Trois choses à savoir sur le libéralisme

Le libéralisme est une tentative d’éliminer, ou du moins de limiter, l’arbitraire dans les décisions humaines

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Trois choses à savoir sur le libéralisme

Publié le 6 avril 2011
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Ce qu’il y a de bien dans les conversations politiques, c’est que de temps en temps, elles s’éloignent un peu des considérations triviales sur la pluie et le beau temps, le lifting de Carla ou les cravates du président pour s’intéresser aux principes. Ici, il faut entendre « principes » au sens large, comme les raisons, motivations et autres normes qui nous poussent à agir, ce qui demande au moins l’espace de quelques minutes de se poser et de réfléchir.

Dans une tribune récente publiée sur Causeur.fr, Gil Mihaely attaque le libre échangisme du blogueur George Kaplan. [1] Selon G. Mihaely, le libéralisme qui l’inspire tend à rabattre toutes les questions humaines sur l’économie. Celle-ci devrait dans l’idéal se limiter à « analyser et quantifier certains phénomènes et comportements humains pour comprendre le fonctionnement des sociétés mais aussi pour permettre aux acteurs de prendre des décisions raisonnables ». Certains sujets, les plus sérieux en fait, échappent à l’économie, qui n’a pour ainsi dire qu’un rôle d’intendance : « L’économie telle qu’on la conçoit aujourd’hui n’est pas capable de répondre aux questions les plus importantes que pose toute société humaine : comment souhaite-t-elle organiser la vie et les relations entre ses membres ? Quel niveau d’inégalités est-elle prête à supporter pour équilibrer libertés et paix sociale ? Comment équilibrer et concilier intérêt général et intérêts privés ? Les réponses à toutes ces questions-là sont négociées dans le cadre de ce qu’on appelle la Politique. »

En opposant action politique d’un côté et libéralisme économique de l’autre, cet exposé omet une chose pourtant fondamentale. Le libéralisme est avant tout une tentative d’éliminer, ou du moins de limiter l’arbitraire dans les décisions humaines, que ce soit par l’économie, le droit, les lois, les raisonnements juridiques, la logique ou parfois même par le droit naturel. Si les politiques ont tendance à penser spontanément leur activité comme une activité souveraine, qui échappe comme par magie à l’encadrement du droit ou même à la justification rationnelle, les libéraux sont là pour leur rappeler qu’ils appartiennent à la même humanité qu’eux et que leurs positions de pouvoir ne les autorisent pas à faire n’importe quoi sous prétexte que les circonstances ou les passions du moment l’exigent.

Pour comprendre comment les libéraux pensent, il me semble indispensable de revenir sur trois points qui pris tous ensemble dessinent les contours de leurs principes, qui est aussi une éthique de la liberté.

(Illustration René Le Honzec)

Individualisme

Premièrement, le libéral partage avec son frère ennemi le marxiste une certaine défiance vis-à-vis des fictions morales et politiques collectives qu’emploient les hommes pour justifier leurs choix. Ce qui relève de la mythomanie dans la sphère privée ne semble déranger personne quand le phénomène se produit dans la sphère publique. Quand j’explique à mon petit cousin que j’ai toujours raison, parce que j’ai fait des études de philo et que l’universel parle par ma bouche, il a toutes les raisons du monde de douter de ma santé mentale ou de ma sincérité. Quand un politique ou un haut fonctionnaire vient expliquer à la télévision que l’intérêt supérieur de la nation, de la république ou du peuple parle par la sienne, peu de monde s’accorde sur les mêmes constats.

Pourquoi marquer une telle différence entre sphère publique et privée ? Après tout, les deux mettent en scène des individus, qui pour les libéraux sont les seules véritables entités qui réfléchissent, délibèrent, font des choix et expriment des préférences (pas toujours rationnelles, on est d’accord). Cela ne signifie pas que les fictions collectives n’ont aucun poids dans les actions humaines. Bien souvent, au contraire, elles agissent comme des métaphores efficaces qui modèlent les conduites et les comportements. Mais seulement voilà, pour comprendre les phénomènes sociaux, la méthode la plus raisonnable aux yeux des libéraux revient encore à partir de ses éléments les plus simples pour ensuite expliquer ceux plus compliqués, ce qui revient à ne pas accorder la même consistance ontologique à l’individu et à la société. [2]

La justice avant la politique

L’individualisme est d’abord une question méthodologique, mais il ne tarde pas à devenir éthique quand on aborde la question du droit, ce qui nous porte à considérer un second point. Quand les libéraux se trouvent être des philosophes ou des économistes, comme tous les philosophes et les économistes, ils se racontent des petites histoires. Ces petites histoires ne cherchent pas forcément à être historiquement pertinentes, mais sont ce que Bernard Williams appelle des « généalogies imaginaires », qui visent plutôt à expliquer rationnellement pourquoi les hommes adoptent telle coutume ou telle croyance plutôt qu’une autre : « Le pouvoir de la généalogie imaginaire réside dans le fait qu’elle introduit l’idée de fonctionnalité là où on ne l’attendrait pas nécessairement et qu’elle se place sur un terrain plus primitif pour expliquer sa nature. » [3]

La plus connue de ces généalogies imaginaires est celle proposée par David Hume pour expliquer l’émergence de la justice. Pour le philosophe anglais, des hommes raisonnablement égoïstes et moyennement bienveillants l’adoptent comme attitude morale lorsqu’il devient évident que l’institutionnalisation de la propriété et de son transfert se fait au bénéfice de tous. Plutôt que de se taper dessus pour acquérir des ressources relativement limitées, ce qui suppose du temps, de l’argent, et tout cela pour des résultats incertains, il est plus raisonnable d’adopter des artifices de régulation qui favorisent la coopération pacifique sur le long terme. [4]

Mais comme peut le constater n’importe quel lecteur même non libéral, les règles de conduite posées par l’institution de la justice naissent avant et sans lien immédiatement nécessaire avec le Pouvoir institutionnel, n’en déplaise à Hobbes et à tous ses disciples. Si nous suivons encore un peu Hume, le gouvernement qui s’ajoute à l’institution de la justice est un correctif à la faiblesse humaine, qui vise essentiellement à préserver l’ordre et la paix parmi les hommes. [5] En termes moins élégants, c’est le gros bâton qui vise à faire rentrer dans le rang les moins aptes à se conformer aux règles de « juste conduite ». [6]

Contenir le Léviathan

Seulement, le libéral, qui n’en finit pas d’être soupçonneux, s’il peut admettre que les hommes ont autant besoin d’ordre et de sécurité que de justice, n’oublie pas que ceux qui proposent de lui en fournir ne sont pas des anges aux motifs complètement altruistes. Or, quand ces marchands d’ordre monopolisent l’usage de la violence dite « légitime » sur un territoire donné, tout se complique, car la tentation est grande d’abuser d’une telle position dominante. Pour tenter de préserver la justice de l’arbitraire, le libéral propose alors d’appliquer au gouvernement des règles strictes, de le réduire en morceaux – trois pour être précis – de consigner ses tâches dans un document écrit appelé « constitution », dans lequel ses représentants jurent solennellement de protéger les personnes, leurs droits et la propriété, ou encore de conditionner l’exercice du pouvoir à des élections régulières ou à des concours. Tout ceci peut tempérer – au moins pour un temps – les ardeurs des représentants de l’Etat, mais n’élimine pas la singularité de leurs positions, et donc les avantages substantiels qu’ils peuvent en tirer.

Et la démocratie dans tout ça ? La règle majoritaire n’est ni bonne, ni mauvaise en soi, elle est un arrangement comme un autre pour produire des choix collectifs. Ce qui compte essentiellement, ce sont les raisons invoquées pour faire ces choix, c’est-à-dire pour qu’une petite partie de la population décide pour toute la population. Si un jour, un référendum décide de pénaliser tous les hommes roux, je n’aurai sans doute rien à dire sur la forme démocratique du vote, mais plusieurs remarques d’ordre éthique ou même de bon sens me viendront sûrement à l’esprit. Cela explique pourquoi Gil Mihaely se trompe encore quand il soutient qu’une fois exprimé le suffrage universel, l’économiste n’a plus qu’à opiner du chef quelle que soit la décision. Si le citoyen a politiquement tort quand il est minoritaire, le citoyen libéral a quand même le devoir moral de l’ouvrir, même si c’est pour jouer le rôle de Cassandre. Il l’ouvrira d’autant plus que la démocratie est devenue un lieu de marchandage entre politiques et électeurs, les premiers négociant leur élection avec les seconds en échange d’avantages en termes de redistribution des ressources, le tout au détriment des électeurs et politiciens perdants. Mais tout cela est une autre histoire. [7]

Pour conclure, remarquons que si les libéraux ont de bonnes raisons de préférer le marché à la politique, leurs bonnes intentions ne suffisent pas à les rendre aimables aux yeux de leurs concitoyens. Il leur faudra expliquer, et expliquer encore, quitte à passer pour les rabat joies de service.

Notes :

[1] Gil Mihaely, « On ne peut pas faire l’économie de la politique. »
[2] Carl Menger, Investigations into the Method of the Social Sciences with Special Reference to Economics, New York, New York Univ. Press, 1985, p. 93.
[3] Bernard Williams, Vérité et véracité. Essai de généalogie, Paris, Gallimard, 2006, p. 48.
[4] David Hume, Enquête sur les principes de la morale, Paris, Flammarion, 1991, appendice III, pp. 227-236.
[5] Ibid., IV, p. 111.
[6] L’expression est de Fr. A. Hayek.
[7] Magnifiquement narrée par un grand classique de l’économie politique : James Buchanan & Gordon Tullock, The Calculus of Consent. Logical Foundations of Constitutional Democracy, Liberty Fund, Indianapolis, 1999.

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  • Le libéral préfère le marché à la politique…tant que cela sert ses intérêts. Quand le marché lui est défavorable, il préfère subitement la politique. C’est toujours pareil.

    • Le commentaire de Hueb est rigolo quand on le compare à la manchette de l’article. Visiblement il est de ceux qui préfèrent éviter de s’intéresser aux principes pour en rester à des considérations triviales sur la pluie et le beau temps, le lifting de Carla, les cravates du président ou autres méchants libéraux qui ne pensent qu’à leurs intérêts…

      • « La justice avant la politique » évoque une prétention à la neutralité axiologique qui est une des marques de fabrique du libéralisme, et que pourtant les communistes eux-même n’auraient pas renié. Ce n’est guère étonnant: cette phrase ne peut en effet se comprendre si on admet pas une conception eidétique de la justice, et donc une tradition platonicienne dans laquelle puisent tous les courants de pensées issus des Lumières, parmis lesquels le libéralisme et une grande partie des socialistes.
        On peut même préciser: « les règles de conduite posées par l’institution de la justice naissent avant et sans lien immédiatement nécessaire avec le Pouvoir institutionnel », on retrouve également là la conception rousseauiste de l’homme. Rousseau – à travers Hume notamment- est d’ailleurs présent à tous les étages dans cet article (« Et la démocratie dans tout ça ? La règle majoritaire n’est ni bonne, ni mauvaise en soi, elle est un arrangement comme un autre pour produire des choix collectifs. » vous avez quasiment la même phrase dans le Contrat Social). L’auteur défend d’ailleurs très ardemment sa conception du droit naturel contre le droit positif de Hobbes, avec l’évidence pour seul argument.
        Pour ma part, je m’en tiens justement à une vision peut-être plus « hobbesienne », mais surtout plus aristotélicienne de la politique, qui attribue une valeur téléologique -et non pas fonctionnaliste (et donc imaginaire, l’auteur le reconnait lui-même)- à la politique. De ce fait, j’accepte beaucoup plus facilement
        la Généalogie de la morale, qui, elle, n’a rien d’imaginaire, en ce qu’elle rejette justement l’introduction artificielle de fonctionnalité dans son processus explicatif.
        Je me fends de cette petite explication non seulement pour expliquer que je me fiche comme de l’an 40 des cravates de Carla et du lifting du Président , mais surtout pour réaffirmer que les jugements moraux prétenduement apolitiques des libéraux relèvent bien souvent de l’hypocrisie, cet hommage que le vice rend à la vertu.

        • Subliiime réplique ! Que c’est beau ! On y assiste à la formalisation d’une sorte de point Godwin « négatif » (accusation de communisme), complément indispensable du point Godwin « positif » (accusation de nazisme). Voilà une bonne chose de faite : les libéraux sont définitivement encerclés par des contradictions indiscutables, telle l’antimatière confinée entre ses aimants.

          Vu comme ça, ça paraît intelligent et sans alternative possible, le constructivisme. Détourner Platon puis les lumières de façon absolument univoque, et avec quel verbiage orwellien !, pour suggérer la proximité du communisme et du libéralisme, voilà une tentative de manipulation des idées que ne renieraient pas les plus gros grumeaux des hautes instances de l’éducation nationale. Aristote n’a qu’à aller manger sa confiture, plutôt que de l’étaler ! Pouf, la doxa constructiviste officielle l’a effacé ! Pouf aussi, Staline et Mao ! Pouf enfin Hitler ! Ah non, pas lui, pas pouf ! Il faut garder le repoussoir ultime pour contrôler l’acculturation des masses, tout en se gardant bien de relever qu’il était viscéralement constructiviste, lui aussi.

          Vous noterez au passage la distinction über-zubtile : communiste n’est pas socialiste, ça n’a strictement rien à voir, hein ! Faudrait pas risquer de gâcher, avant de l’avoir inventée, la fameuse troisième voie alterbordélique avec laquelle la France va bientôt illuminer les philosophes et politiques du monde entier, dès qu’elle aura été conçue dans ces beaux esprits féconds universitaires que le monde justement nous envie.

          Revel, toujours Revel (il connaissait parfaitement bien le sujet « socialiste » pour l’avoir un temps pratiqué) : « Ne pas se laisser embrigader ! Un malentendu fausse quasiment toutes les discussions sur les mérites respectifs du socialisme et du libéralisme : les socialistes se figurent que le libéralisme est une idéologie. […] Les libéraux se sont laissé inculquer cette vision grossièrement erronée d’eux-mêmes. Les socialistes, élevés dans l’idéologie {politique}, ne peuvent concevoir qu’il existe d’autres formes d’activité intellectuelle. Ils débusquent partout cette systématisation abstraite et moralisatrice qui les habite et les soutient. Ils croient que toutes les doctrines qui les critiquent copient la leur en se bornant à l’inverser et qu’elles promettent, comme la leur, la perfection absolue, mais simplement par des voies différentes. »

        • « l’Histoire montre que le juge précède le roi, que la société précède l’État. »
          Non. L’histoire ancienne montre que les deux fonctions étaient souvent mêlées. La disctinction Etat/société est une conception moderne (un Grec ancien aurait utilisé le mot polis pour évoquer l’une et l’autre notion). Et l’histoire moderne montre que les Etats participent largement à la construction des sociétés, le fait que nous soyons tous en train d’utiliser la même langue dans cette conversation le prouve.

          « Aristote fonde la source et l’objectif de la politique dans la poursuite du bien suprême »
          Exactement, c’est-à-dire que le but de la politique est de définir ce qu’est la justice. L’une et l’autre appartiennent à la sphère de la praxis, et non au monde théorique. C’est pourquoi la prétention de certains libéraux à la neutralité axiologique les classe dans le champ de l’idéologie. En gros le libéraux ont trouvé ce qu’est la justice, mais ils concèdent à la politique ce juste les modalités de sa mise en oeuvre. Mais quand même, ils ont LA vérité, qui découle d’une construction théorique.

          @bubulle, je ne commenterai pas votre post, et je vous laisse à l’exégèse illuminée de mes propos.

  •  » tout est politique  » était le cri de ralliement des fascistes, des nazis et des communistes…heureusement en france nous en sommes loin!

  • C’est vrai que cette phrase est un peu le repoussoir sur lequel s’est construit le libéralisme (plus exactement à l’origine, c’était probablement plus le « tout est religieux » de la Saint-Barthélémy – qui revient exactement au même).
    Mais en luttant contre cette affirmation que tout est politique, la pensée libérale nous pousse à rejetter un certains nombre de sujets hors-du-champ politique. Poussée à l’extrême, cette logique donne l’ultra-libéralisme, pour qui « rien n’est politique », ce qui n’est in fine pas moins totalitaire.
    Soyons honnête, cet article est loin d’emprunter ce chemin – et malgré tous leurs défauts il faut louer les libéraux pour leur faible propension à tendre vers le point Godwin, Phil étant l’exception qui confirme la règle.

    • N’importe quoi. Le libéralisme est une philosophie politique. Par conséquent, les libéraux ne rejettent pas la Politique mais se méfient des politiques, la première n’étant pas assimilable aux seconds. Selon les libéraux, l’ordre social est pensé indépendamment des hommes politiques de sorte qu’une organisation de la société émerge spontanément. C’est donc en l’extrayant de la clique des technocrates étatistes avec leurs lubies tatillonnes et liberticides du « tout est politique » qu’on redonne à la Politique ses lettres de noblesses.

      Quant à votre remarque sur le point Godwin, elle est amusante, placée juste après avoir qualifié le libéralisme de totalitarisme.

      • Relisez-ma phrase: je parle de l’ultra-libéralisme en expliquant de quoi il s’agit à mes yeux et je précisait bien que l’article n’entre pas dans cette catégorie selon moi.
        Ma mention du point Godwin faisait allusion à la remarque de Phil, un peu plus haut.

        D’une manière générale, je ne parle pas au sujet des libéraux de rejet de la politique mais d’exclusion d’un certains nombre de sujets du champ politique. C’est tantôt parfaitement justifié, tantôt absolument discutable, et c’est souvent plein d’arrière pensées.

        Quand au rejet des hommes politiques à proprement parler, il est davantage lié à l’époque qu’à la philosophie politique qu’est le libéralisme – laquelle est quand même à l’origine des systèmes représentatifs dans lesquels nous vivons, et que l’on peut classifier sous l’étiquette « démocraties libérales ». Accéssoirement les technocrates libéraux (pour qui rien n’est jamais politique) ça existe aussi et c’est loin d’être en voie d’extinction.

        • Comment ce terme pourrait-il désigner quoi que ce soit de précis alors que ultra signifie excessif, un terme purement subjectif? L’emploi du qualitificatif ultralibéral dénote déjà l’absence d’argument.

  • @Hueb et IntendanceSuivra Dans  » tout est politique » l’accent doit être mis sur « tout ». Je n’ai jamais écrit que ceux qui pensaient que la politique était nécessaire comme art de gouverner la cité( en respectant le droit naturel) étaient nazis ou cocos( ça c’est pour le point godwin). Je n’ai pas davantage écrit que  » rien ne devait être politique » même si la question se pose à la lecture de Spooner, Rothbard, Friedman( fils ), Salin, Simonnot…

  • « Il leur faudra expliquer, et expliquer encore, quitte à passer pour les rabat joies de service. »

    Contrepoints, Wikiberal, Liberaux.org, pour vous servir.

  • Vous êtes un vrai champion de l’homme de paille.

    • Voilà, paf, un homme de paille. C’est quoi que vous ne comprenez pas dans l’axiome de non-agression ?

    • Ah et vous pensez que les libertariens n’y ont jamais pensé ?

      Bref, en tout cas, vos délires de libertariens qui veulent foutre en prison les socialistes sur le simple fait qu’ils soient socialistes ou organiser des milices anti-socialistes, ça repose bien sur votre imagination fertile.

  • @Nick de Cusa : J’aime le mot « expliquer » appliqué à Contrepoints. Outre quelques articles argumentés et construits, on trouve aussi _ dans les articles _ des explications du genre :
    traiter tout adversaire d’écoanalphabète _ sans argument outre mesure
    « le torrent de boue socialiste »
    « socialaud » => appliqué à tout et n’importe quoi

    Enfin je ne vais pas en faire la liste, mais pour un lieu d’information, même affiché politisé, c’est un peu embêtant. Il ne me semble pas que même Marianne ait été jusqu’à une telle logorrhée contre les libéraux, sans parler de médias qui argumentent. Je veux donc bien dire que Marianne informe et prêche la bonne parole, mais le dire de Contrepoints me parait _ pour une majorité d’articles _ une franche rigolade.

    • J’ajoute que cet article fait partie de ceux que j’apprécie.

    • Alors là, vous êtes d’une sacrée mauvaise foi. Par exemple, au moment où j’écris ces lignes, il y a 15 articles à la une (page d’accueil) et un seul (l’édito) adopte un ton satyrique et sarcastique.
      Que vous n’appréciez pas ce ton, ok, mais il n’empêche que même ces articles là reposent sur une argumentation.
      Personnellement, j’aime bien la variété de ton de contrepoints : certains articles rigoureux et sérieux, d’autres plus grinçants ou amusants.

      • Alnurn, de mauvaise foi ? Allons. Ça se serait vu.

      • C’est bien dommage : on remarque beaucoup les articles sarcastiques, et c’est d’eux qu’ont se souvient. Ca a le don de m’énerver de tomber sur de telles perles.

        Niveau mauvaise fois, je me demande à quel point il faut y aller. Dois-je faire comme ces articles et me mettre à traiter tous les libéraux sur un pied d’égalité, avec un vocabulaire équivalent ? Je ne sais pas si ça vous plairait autant.

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