La gauche déconnectée

Les « illusions solidaires » des syndicats et les fantasmes ruineux d’une gauche déconnectée de la réalité

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don

La gauche déconnectée

Publié le 3 janvier 2011
- A +

La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, veut partir l’année du bon pied. En s’attaquant à « la droite », qu’elle juge « de plus en plus provocante ».

Cette droite, incarnée par le Réseau Liberté Québec (RLQ), veut, entre autres, moins de fonctionnaires, plus d’argent dans nos poches de contribuables, et désengorger les urgences avec l’aide d’entrepreneurs québécois – le « privé ».

Beaucoup de Québécois appuient ces idées. Et ça fait paniquer les syndicats de la fonction publique. On les comprend. Leur employeur, c’est l’État. Si celui-ci décide de se serrer la ceinture, ça veut dire moins d’emplois et moins de privilèges pour les syndiqués.

Quelle privatisation ?

Le discours des centrales syndicales est toujours le même : nous vivons dans un monde « néolibéral » de droite, où l’État coupe et privatise sans cesse les programmes sociaux.

Mais quel monde néolibéral ? Quelle privatisation ? C’est l’inverse. Au Québec on étatise et syndique les programmes sociaux sitôt qu’on a la chance. Dernier exemple : les garderies. La CSN et la CSQ ont récemment syndiqué 15.000 gardiennes en milieu familial (des grèves ont suivi aussitôt).

Contrairement à ce que claironne la propagande syndicale, l’État ne rapetisse pas. Il grossit. Le nombre de fonctionnaires aussi. On comptait 94 employés du secteur public pour 1.000 habitants au Québec en 2000, selon Statistique Canada. Aujourd’hui : 112. Le poids du gouvernement dans l’économie était de 27% à l’arrivée de Jean Charest comme premier ministre en 2003. Aujourd’hui : 31%.

Si vous payez 1% plus de TVQ à partir d’aujourd’hui, ce n’est pas un hasard.

La supposée « privatisation des services publics » est un mensonge. Un épouvantail ridicule qui n’effraie aucunement quiconque se donne la peine de vérifier les chiffres.

Programmes sociaux en danger

C’est vrai, nos programmes sociaux sont en danger. Mais pas à cause de la droite. Ironie ultime, ce sont les syndicats eux-mêmes, par leur gourmandise et leur intransigeance, qui menacent la survie des programmes sociaux au Québec.

Revenons aux garderies à 7$. Le coût de ce programme est passé de 290 millions en 1997, à plus de deux milliards aujourd’hui. Sept fois plus. Pourtant, le nombre de places pour les enfants a à peine plus que doublé. Le programme est dans le rouge – le gouvernement a emprunté plus de 200 millions l’an dernier pour se le payer. Et pour satisfaire les exigences salariales des 15.000 nouveaux syndiqués, il faudra ajouter un autre 300 ou 400 millions à la facture. Bientôt, la survie du programme sera menacée. Pas à cause de « la droite ». En grande partie à cause des syndicats et de la bureaucratie, qui font exploser les coûts.

On pourrait aussi parler des hôpitaux, où les syndicats et corporations agissent comme obstacles à une livraison plus efficace des services. De nos écoles, où les syndicats et génies du ministère de l’Éducation nivèlent par le bas autant la qualité des professeurs que des élèves.

Illusions solidaires

Les citoyens qui souhaitent garder des programmes sociaux de qualité au Québec doivent réaliser une chose : ceux qui se déguisent en défenseurs de vos intérêts – les centrales syndicales, comme celle de Mme Carbonneau – sont les mêmes qui vont dépouiller ces programmes pour leur profit, jusqu’à ce qu’on n’ait plus le choix de les privatiser… parce qu’on n’aura plus un sou.

Selon Mme Carbonneau, « les libertés dont le RLQ se réclame sont des “illusions tranquilles” pour l’immense majorité de la population, qui n’aura jamais les moyens de s’en prévaloir ». Erreur. Ce que les Québécois ne sont plus capables de s’offrir, ce sont les « illusions solidaires » de la CSN, FTQ et autres syndicats. Et les fantasmes ruineux d’une gauche déconnectée de leur réalité.

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don
ENA, école de fonctionnaires
4
Sauvegarder cet article

Clémenceau disait :

« La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts ».

En effet plus il y a de fonctionnaires, plus il y a d’impôts. Diminuer le nombre des fonctionnaires est un moyen efficace pour diminuer les impôts.

Mais ce n’est pas facile. Car les fonctionnaires savent défendre leurs avantages : emploi à vie, études supérieures gratuites (et même rémunérées), avancement à l’ancienneté, temps de travail réduit, retraites avancées et plus élevées (75 % de la moyenn... Poursuivre la lecture

Par Thibault Serlet.

 

Des dizaines de villes dans le monde mettent en œuvre des programmes pour attirer les startups. Ces programmes comprennent toutes sortes de formations professionnelles, de subventions et de programmes d'infrastructure parrainés par le gouvernement.

Mais ces programmes réussissent-ils réellement à attirer les startups ?

Nous avons décidé de faire nos devoirs et de répondre à cette question.

Il y a quelques semaines, mon équipe de recherche a publié la Startup Cities Map, une carte ... Poursuivre la lecture

0
Sauvegarder cet article

Par Romain Delisle. Un article de l'Iref-Europe

 

Comme nous l’avons déjà exposé, les politiques publiques actives de l’emploi (assurance-chômage non comprise donc) ne brillent pas par leur efficacité. Une situation que la crise sanitaire n’a pas substantiellement modifiée, même si les dispositifs spéciaux mis en œuvre se doivent d’être étudiés à part.

Il s’agit surtout de savoir si des conséquences pérennes pourraient s’observer sur le marché du travail et d’examiner l’impact des politiques publiques anciennes et no... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles