Trump au pouvoir : une menace pour les libertés ?

Publié Par Auteur invité, le dans Libertés publiques, Pushmobile

Par Guillaume Thomas et Yoann Nico.

Après le Brexit, et l’Europe centrale, ce sont les États-Unis qui se choisissent un leader populiste et protectionniste. Il est particulièrement intéressant de revenir sur ce vote anti-système qui s’inscrit dans la continuité d’une crise de régime marquée par le déclin des partis de gouvernants depuis plusieurs décennies dans les démocraties occidentales.

Si la victoire de Donald Trump ne s’est pas traduite par la fin du monde annoncée par l’élite journalistique — elle ne semble pas avoir perturbé les marchés financiers apparemment friands de son plan de relance — elle marque un pas de plus vers le retour aux sociétés fermées au niveau politique et économique, même si d’autres raisons devraient pousser les libéraux à garder l’espoir pour l’avenir.

Une victoire électorale en trompe-l’œil

Beaucoup de médias ont présenté l’élection de Donald Trump comme un séisme électoral marquant une large victoire d’un candidat qui n’était pas soutenu par l’establishment politique. Il convient de rappeler au préalable que la campagne a été d’une violence jamais vue dans l’histoire électorale des États-Unis, avec deux candidats largement impopulaires dans un contexte de mécontentement très fort de la population vis-à-vis de la classe politique et de la situation économique.

Cependant, cette victoire de Donald Trump est en réalité en trompe-l’œil, pour plusieurs raisons. Elle est davantage liée au mode de scrutin qu’à une adhésion populaire, puisqu’en réalité Hillary Clinton a recueilli un plus grand nombre de suffrages que lui (près de 600 000).

Il s’agit avant tout de la défaite du camp Démocrate et de sa candidate plutôt que la victoire de Donald Trump : celui-ci a tout de même perdu environ 600 000 votes républicains par rapport au score de Mitt Romney lors de l’élection présidentielle de 2012. Le succès de Trump s’explique par la démobilisation massive des électeurs démocrates et la victoire surprise dans des États considérés comme acquis par ces derniers, comme l’Ohio ou le Michigan dans lesquels Hillary Clinton a insuffisamment fait campagne.

Il faut également souligner le fait que l’abstention a atteint (selon les premières estimations) son plus haut niveau depuis 1996, témoignant du faible intérêt des Américains pour cette campagne médiocre marquée par les affaires (et la prolifération de rumeurs et théories du complot), ainsi que la violence des attaques personnelles.

Enfin, il convient de préciser contre quel establishment Trump, milliardaire fortuné, ex-donateur de la Fondation Clinton, s’est opposé. Il ne s’agit pas de l’establishment du capitalisme de connivence (auquel il appartient), mais avant tout de l’establishment politique des appareils partisans, notamment celui du Parti Républicain au sein duquel une crise couvait déjà depuis une dizaine d’années (Tea Party, bons scores de candidats outsiders en 2008 et 2012, etc.).

Bref, cette élection est marquée par la défaite d’Hillary Clinton qui incarnait à elle seule toute la sclérose d’une vie politique aseptisée au « political correctness » et monopolisée par des politiciens de carrière.

Une menace pour les libertés

Au-delà de l’incohérence doctrinale et de l’instabilité chronique du candidat Trump, sa victoire est une menace pour les libertés. Sa faible maîtrise des dossiers, ses contradictions et ses propos outranciers et mensongers n’ont pas été un frein à son succès contre l’une des candidates les moins populaires de l’histoire du Parti Démocrate, bien au contraire.

Friedrich Hayek expliquait déjà dans la Route de La Servitude cette accession aux pouvoirs des pires pour deux raisons : la répétition constante de « slogans appropriés assez fort et avec suffisamment d’insistance », et puis la focalisation sur des ennemis désignés (les immigrés mexicains et les musulmans dans le cas de Trump).

Au-delà de l’inconstance idéologique du personnage, les amoureux de la liberté ne doivent pas se laisser séduire par ses promesses fiscales — en particulier de ramener le taux d’imposition des sociétés à 15 % contre 35 % aujourd’hui —  qui masquent son profond illibéralisme. À la conception universaliste des droits individuels, il oppose une conception ethnodifférentialiste basée sur la nationalité, la religion, le sexe ou encore l’origine ethnique.

Il rompt ainsi avec l’idée de « société ouverte » (Karl Popper) ou de « grande société » (Adam Smith et Friedrich Hayek), cette confiance dans l’homme, dans la liberté, et dans l’ordre spontané et autorégulateur du marché qui constitue l’un des fondements essentiels du libéralisme. Ce sont ces mêmes principes qui ont fait la force des États-Unis dans le passé et le retour au protectionnisme est de nature à engluer le pays dans le déclin.

À la société complexe où les hommes libres coopèrent pacifiquement (de plus en plus la nôtre à l’heure de l’économie numérique et coopérative), Donald Trump oppose un interventionnisme fédéral sur certains sujets comme l’immigration ou le libre-échange et rien de cohérent sur d’autres questions si ce n’est un césarisme mâtiné de nationalisme surfant sur les craintes d’une partie de l’électorat. Aux risques économiques et politiques s’ajoutent les risques juridiques.

L’avenir est incertain, car le pouvoir de nomination des juges à la Cour suprême de celui qui a épousé, pour des raisons électoralistes, les positions les plus régressives en matière de mœurs (comme son opposition à l’avortement et au mariage gay) pourrait faire revenir les États-Unis en arrière de plusieurs décennies.

Des raisons d’espérer

Cependant, gardons trois raisons d’espérer pour l’avenir : le constitutionnalisme étatsunien, la sociologie du vote pour Trump et les résultats du Parti Libertarien. Tout d’abord, les États-Unis sont dotés d’un système présidentiel qui, à la différence de la France, institutionnalise une véritable division des pouvoirs (les checks and balances) qui limite le pouvoir personnel de l’hôte de la Maison-Blanche. Le fédéralisme réduit également l’impact des chocs comme celui de la dernière élection, la plupart des décisions se prenant à l’échelle des États fédérés.

Par ailleurs, une analyse fine des sondages à la sortie des urnes révèle que le « trumpisme », à l’instar du Brexit, est un phénomène qui touche essentiellement des classes démographiques très spécifiques : des populations en majorité blanches, rurales, et peu diplômées.

Trump n’a réussi à convaincre qu’un peu plus d’un tiers des jeunes de 18-29 ans et fait son score maximum auprès des populations plus âgées. On observe donc une fracture importante entre une population vieillissante, peu intégrée à la mondialisation, plus soumise aux risques du chômage, et sensible à la tentation xénophobe, et une classe active jeune, bénéficiant très largement du libre-échange et de la mondialisation. Ce constat est par ailleurs valable pour l’Europe.

Le blocage du processus moderne d’ouverture des frontières, d’accroissement des échanges de biens, de services, et des cultures, est le fait d’une génération et n’est probablement que temporaire. On peut espérer que la nouvelle génération qui bénéficie de l’économie contemporaine caractérisée par le processus de décentralisation des pouvoirs, des décisions et de l’information, continuera à rester moins sensible aux discours de repli sur soi des candidats populistes.

Un autre fait : les électeurs de Trump se recrutent principalement parmi les moins diplômés. Avec l’élévation du niveau d’éducation dans nos sociétés, ainsi que le développement de technologies éducatives nouvelles comme les Moocs, on peut continuer à espérer que le simplisme (comme l’idée fausse que l’impact de l’immigration est négatif sur l’économie) et le refus des populistes de soumettre leur discours à une argumentation rationnelle ne satisfera plus. Enfin dernier grand espoir : la campagne électorale de Gary Johnson.

La stratégie de recentrage du Parti Libertarien oscillant entre son aile radicale (incarnée par la personnalité excentrique de John McAfee) et son aile modérée que l’ancien Gouverneur Républicain du Nouveau-Mexique représentait parfaitement avec son co-listier William Weld, semble avoir porté ses fruits. Il a non seulement triplé son score par rapport à l’élection précédente en recueillant plus de 4 millions de suffrages (un peu plus de 3 %, soit le record historique du Parti Libertarien créé en 1971), mené une campagne dynamique sur internet, et a atteint jusqu’à 12 % d’intentions de vote frôlant le seuil lui permettant de participer au débat télévisé présidentiel.

De plus, les bulletins de vote du Parti Libertarien étaient présents sur les 50 États pour la première fois de l’histoire du Parti et Johnson a fait des scores très honorables dans certains États (plus de 5 % au Nouveau-Mexique, Colorado, Montana, Wyoming, Dakota du Nord, Dakota du Sud, Oklahoma, Maine).

Les libéraux devront saisir la fenêtre d’opportunité que constituent ces séries de débâcles électorales pour les partis de gouvernement qui risquent de se poursuivre en Europe et notamment en France. Contre le repli sur soi, les velléités identitaires, et le protectionnisme venant de la gauche et de la droite, il faut faire ce que les partis cartels contrôlés par une gérontocratie d’hommes et de femmes qui agacent par leur manque de charisme et de convictions ne font pas : opposer un contre-discours, une utopie mobilisatrice susceptible de susciter l’enthousiasme des nouvelles générations.

Celle qui a compris que l’État-providence n’aurait pas les moyens de financer leurs retraites, que l’emploi à vie n’était ni souhaitable ni possible, celle qui s’affranchit des frontières et des pesanteurs administratives pour travailler, échanger, voyager. Bref, il faut que les libéraux soient les porte-parole de la société ouverte promue en son temps par Karl Popper avec une grammaire moderne. Ils doivent être la première force d’opposition des populismes surfant sur la haine d’une élite à bout de souffle.

  1. Oh, comment écrire que la victoire de Trump est en trompe-l’oeil, à cause du système électoral ?
    L’élection se fait indirectement, via celle de délégué, par états. Ce qui explique que Donald Trump puisse être élu (cela reste au reste à confirmer par les délégués), en ayant au plan national recueilli moins de voix que Clinton.
    Jusqu’à 1958, c’était la même chose en France pour l’élection du président de la république.
    Mais tout est bon pour remettre en cause la légitimité de l’élection de Trump.
    Pour le reste, les USA sont dotés d’un système judiciaire puissant qui empêchera les dérives liberticides que l’auteur redoute.

  2. Quelle mauvaise foi !
    Il faut, dans cette élection, raison garder. Le peuple s’est réveillé, l’Amérique souhaite reprendre la direction de sa vie. Laissons la.
    En revanche, que la gauche, largement assistée, au mono-neurone à la pensée unique, se laissant acheter par un Sorros (vieillard lubrique et débile mais milliardaire) casse les poubelles (dans lesquelles elle avait élu domicile), c’est normal : on la force à penser par elle-même.
    Je ne dirait qu’une chose : Vive l’Amérique libre comme je l’ai aimée et comme je l’aime aujourd’hui.

    1. merci joelle bien dit trump est elu et je suis ravie vrai que soros etcompagnie ainsi que les politiques français tremblent!!!!!

  3. Il est faux de dire que Trump a moins de voix que Clinton, les résultats définitifs donnent 62.972.226 voix à Trump pour 62.277.750 pour Clinton, 306 grands électeurs pour le premier, 232 pour la seconde. (Source Jacques Sapir qui ne doit pas être un trumpiste acharné). Il doit y avoir des sources en anglais, mais je maîtrise mal cette langue.

    Adoncques, dans tous les cas de figure, Trump était élu.

    1. Mais D. Trump EST élu ! Le spectacle navrant des élections en France n’autorise guère les Français à se moquer de leurs amis américains. Rappelons les résultats infinitésimaux des partis se réclamant du libéralisme.

    2. C’est une erreur de référencement de google news qui vous a amené à lire ces chiffres qui sont faux.
      Google news a référencé un site qui n’est pas fiable ni représentatif (fake news) : un problème d’algo.

      Vous auriez du vous poser la question par vous même : les 3 ou 4 états en recomptage étaient très serrés à quelques milliers de voix et n’auraient pas pu inverser les -600,000 en +600,000.

      https://www.washingtonpost.com/news/the-fix/wp/2016/11/14/googles-top-news-link-for-final-election-results-goes-to-a-fake-news-site-with-false-numbers/

  4. le comptage de voix n’a pas d’intérêt dans une fédération, est ce que la Californie doit designer seule la politique des USA ? Non.le partage de voix entre les pauvres les riches les blancs les noirs n’a aucun intérêt, ils sont tous américain.

  5. Cet article a dû être écrit par quelqu’un bloqué dans une faille spatio-temporelle 😀
    J’ai failli m’arrêter après la première phrase mais je me suis dit que ça devait être un fake… les articles du 1er avril font en général preuve d’imagination… pas de bol.
    Nous c’est pas grave on a Rama Yade candidate du Parti Libéral, ça doit être ça un candidat hors système… solaire

  6. Victoire en trompe l’oeil ? A ce compte-là, Annie Dingo aussi, a obtenu à Paris une victoire en trompe l’oeil encore plus flagrante : élue maire de la ville par des grands électeurs (les conseillers de Paris) alors qu’elle s’est pris une énorme rouste dans l’arrondissement où elle s’est présentée.

  7. Beaucoup, beaucoup de fautes d’analyses dans cette vision.

    In finé, mainteant qu’on approche de la fin de dépouillement des bulletins, le vote est supérieur en nombre de voix pour Trump que Clinton.

    Dire que la campagne n’a pas été de bonne qualité, sous entendrait que les autres ou les gens parlent policés sans exprimer ce qu’ils pensent vraiement seraient meilleures?
    Limiter la victoire de Trump à la défaite de Clinton est absurde. Les gens veulent un Job, et Trump sait créer des emplois. Les gens ont votés pour Trump, et pas contre Clinton.

    Voir l’élection de Trump comme Terra-Nova par segmentation de minorités, est ridicule. Les gens qui ont voté pour Trump sont celles qui sont les plus sensibles ou touchées aux soubresauts de la société.

    Les partis libéraux ont perdus….Parce qu’ils n’arrivent pas à expliquer de manière simple les bénéfices de politiques libérales a des gens qui sont réticents aux changements.

    1. « les gens veulent un job et Trump sait créer des emplois ».
      Vrai.

      Mais plus encore de plus en plus de gens ont compris que renoncer un peu à leur souveraineté personnelle et à leurs liberté pour un gouvernement n’est un choix valide que si le gouvernement en question « fait les choses » et les fait efficacement. Or une grande part de la réputation de Trump dans les affaires et qu’il est très bon pour « get things done ».

      C’est surprenant de voir tous ces libéraux affichés regretter l’échec de la super étatiste fonctionnaire à vie Clinton et regretter Trump l’entrepreneur parce qu’il a quelques positions étatistes. C’est sûr il est étatiste, comme les autres, mais probablement moins, il parle de réduire les impôts, la bureaucratie, et souhaite un Etat efficace. On jugera sur pièces, bien sûr, mais à la base c’est plus prometteur que 90% des derniers gouvernants élus ces dernières décennies, d’autant plus qu’il a, lui, pu gouter à l’Etat de l’autre coté, comme nous!

      Je pense que si son étatisme et ses propositions liberticides sont davantage vilipendés par les « libéraux » que celles (pires souvent) de sa rivale parce que contrairement à ce que raconte le discours dominant actuel, nous sommes souvent très très influencés par les média. Surtout les « intellectuels » et surtout en Europe.

  8. deux choses ,olivier todd dit que contrairement à ce que vous dites ce sont des diplomés du superieur n’ayant pas fini leur etudes qui ont votés trump ; d’autre part et que le miracle economique des usa a eu lieu alors que la protectionnisme existait au usa années 1935- 1980 (taux à 20 pour cent en 1970 ) ; aujourd’hui aux usa si vous êtes economistes , vous ne faites pas carrière si nous ne souscrivez pas à la mondialisation heureuse et que le marché peut tout… les ouvriers du michigan ,pennesylvanie, wisconsin et ohio la ceinture de rouille , licenciés qu’hillary clinton a méprisé en les traitant de « pitoyables !!… » et leur usine parties au mexique apprécieront ; d’autre part trump n’est pas ujn tea party ;il mantient le mariage gay ! en france il est mal perçu mais il est plutôt à gauche du parti républicians ;lui au moins a construit des immeubles ; romney en 2012 lui achetait des boites qu’il decoupait et revendait ,les fonds vautours pour faire du profit

  9. Votre analyse me laisse vraiment perplexe! J’ai l’impression de ne pas vivre les mêmes événements que vous ni de lire les mêmes journaux. Votre partialité est fort gênante.

    1. +
      Et en plus d’être partiale, cette analyse est incroyable !
      Guillaume Thomas, un libéral ? AMHA, c’est un thinktanker de la bonne cause, on croirait un Minc…
      Et les mots ! « ethnodifférentialiste « , « illibéralisme »… on comprend qu’il adresse à des lettrés !

    2. C’est un article du Monde ou du New York Times? Ça y ressemble furieusement

  10. Chers journalistes, vous vous êtes trompés, avant cette élection, il semble que cela recommence….

    Vous me faites penser à ce turfiste qui après un pari perdu, explique pourquoi il n’a pas gagné !!!!

  11. toujours la même histoire , la démocratie c’est lepire des systèmes à part tous les autres sauf quand le Peuple vote mal..Dans ce cas il faut changer le Peuple ou le faire revoter jusque’ à ce qu’il vote bien.
    la démocratie c’est permettre à la majorité d’avoir la liberté de choisir ( et Dieu sait si les cartes ont été biseautées dans cette élection) et d’en assumer les conséquences…..couple infernal Liberté /Responsabilité
    Dans 4 ans les américains auront l’occasion redire si majoritairement ils sont satisfaits ou pas..De plus de quoi nous mêlons nous :ça concerne les américains pas nous….

  12. PhilippeMurrayRothbard

    Je vais un peu passer outre les erreurs de l’auteur qui, comme beaucoup, oublie que le mode de scrutin joue sur la participation.

    Pour le reste et ce qui concerne le fond de l’article, je ne peu qu’opiner du chef : quand on voit que les hideux Giuliani et Bolton sont en tête pour décrocher le poste de secrétaire d’état, il y à de quoi se faire un sang d’encre pour la liberté.

  13. J’ai l’impression en lisant la première partie (Une victoire électorale en trompe-l’œil) que l’auteur cherche tous les prétextes possibles pour amoindrir la victoire de Trump. Je m’attendais presque à lire que le mauvais temps fut responsable de la non mobilisation des électeurs démocrates ! Je retrouve le même raisonnement que je peux lire en France lorsque le FN fait une percée à une élection : diminution de leur victoire, caricature de leur électorat (non diplômé, blanc, rural), défaite des autres (et non victoire du FN), etc.

    Au lieu de s’attarder sur un fait irrévocable (Trump élu pour 4 ans sans trucage d’élection) pourquoi ne pas attendre ses décisions et les analyser ?

  14. Article plutôt lamentable et mal renseigné.

  15. Quelle étrange tendance dans les commentaires de Contrepoints, en ce moment. Beaucoup de gens pour se réjouir de la victoire de Trump et bien trop peu pour s’inquiéter des libertés en péril.

    1. Quelles raisons avons nous de craindre pour les libertés à cause de Trump ? Celles relayées par l’Immonde, L’aberration, Franc Shincter, et Faux Tadévisions, en provenance du Clinton News Network (CNN) ? Pas crédibles, on peut légitimement parier que les faits seront inverses de celui qu’ils prédisent.
      Déjà, rien que d’avoir échapper la réalité connue d’Obama et Clinton est une raison de se réjouir pour la liberté.

      1. ??? Quand un personnage, en public, se permet de mépriser et dénigrer à ce point, les noirs, les handicapés, les femmes, les latinos et j’en passe… On est plus qu’en droit de s’inquiéter pour les libertés ! Ou alors, il a simplement offenser tout ce petit monde pour son petit jeux de candidat ce qui est tout autant abjecte !

        1. Changez de chaîne de télé ou de journal : il s’en est juste prix aux illégaux. Sinon pourquoi 30% des latinos auraient voté pour lui ?
          Pour ce qui est des femmes il s’en est pris au féminisme qui veut de la discrimination positive : et d’ailleurs certains et certaines ont voté pour Clinton juste parce que ça aurait été la première femme présidente… tu parles d’un argument !

          Sur les chaînes démocrates au US ou françaises il n’y avait tellement de caricatures et de montages video que ça en devenait non crédibles.

          1. Et pour les handicapés ?

            1. Manifestement vous ne savez pas de quoi vous parlez.
              Googlez :
              Trump and the handicapped

              … et vous en saurez plus sur ce sujet à propos d’une seule personne (oh oh un journaliste) et qui a été monté en épingle.
              Et même si c’était vraiment sa volonté de caricaturer l’énervement de ce journaliste handicapé en faisant des gestes désarticulés, qu’est-ce qu’on devrait dire de tous ceux qui imitent Gilbert Montagné ?!!

              C’est toujours le même problème : si on critique une personne de couleur on est forcément ra-ciste

              Perso j’attends une caricature au sujet de la taille des WC handicapés, des couloirs et des dégagements, de la faible hauteur des lavabo, des WC et des plans de travail, de la faible profondeur des meubles sous évier et lavabos dans les logements actuels… et tout cela pour satisfaire 0.62% de la population qui ne mettra jamais les pieds chez vous alors que 9% de la population fait plus d’1m90.

              1. WC Handicapés dans tous les restaurants, même ceux qui n’ont jamais reçu aucun comme les routiers. Typiquement 15kEuros gaspillés à cause de ces coincés de la fesse de polytocards.
                Et pourquoi une loi imposant le lavabo relevable partout ❓ En effet pourquoi ne pas penser à ceux qui sont grands et ont de l’arthrose ❓
                Cela fera augmenter le PIB ce genre de conneries :mrgreen:

                1. Quand j’ai demandé au cuisiniste de me mettre les plans de travail à 95cm il m’a dit que ce n’était pas la norme !
                  Il a fallu que je lui dise que j’allais changer d’installateur pour qu’il obtempère… ma cuisine n’est pas un lieu public !

        2. BigBug: se permet de mépriser et dénigrer à ce point, les noirs, les handicapés, les femmes, les latinos et j’en passe…

          -12% de la population est afro-américaine.
          -17% de la population est hispanique.
          -50.3% sont des femmes.

          Donc il insulte et méprise au minimum 65% de la population et vous trouvez que c’est cohérent avec le résultat ?

          Changez de chaîne de télé comme on vous le dit plus haut et faites quelques statistiques et règles de trois avant d’avaler n’importe quoi.

    2. Je ne m’inquiète pas des libertés en péril pour la mandature de Trump, Georges Bush père les leurs avaient sacrément réduites avec le Patriot Act.
      En France, c’est qui, qui nous réduit nos libertés de « penser » sur tout ce qui ne correspond pas au politiquement correct, c’est qui, qui vient à défendre les jhiadistes connus et fichés contre la soi disant vindicte de la « ultra droite » (sans doute crée pour l’occasion de l’interview TV) , et c’est qui, qui raconte tous les soirs sur les médias audio et télévisuels des « mensonges et des contre vérités » saupoudrés du « Ca va mieux » ou de « Pas de bol ».
      Pourvu que les français, profitent du passage de Trump aux affaires chez lui, pour permettre à une personne qui ne « connait rien aux dossiers internationaux » d’effectuer le même type de changement de « boite à outils ». Souvenez vous, cette « boite » que le capitaine du pédalo nous a vendu pour lutter contre le chômage au début de son règne.

    3. « Quelle étrange tendance dans les commentaires de Contrepoints, en ce moment. Beaucoup de gens pour se réjouir de la victoire de Trump et bien trop peu pour s’inquiéter des libertés en péril. »

      @Tara Tata : Cela n’a rien de nouveau et n’a rien d’étonnant. La majorité des internautes sur Contrepoints sont des libéraux-conservateurs. Les libéraux pur jus comme moi ont toujours été une espèce rare.

      Trump incarne le rejet de l’immigration et c’est surtout ça qu’apprécient les libéraux-conservateurs. Pourquoi ? Parce qu’ils ont une définition complètement erronée de ce que signifie « autoriser l’immigration ».

      Les libéraux-conservateurs, exactement comme les gauchistes auxquels ils prétendent s’opposer, pensent qu’ « autoriser l’immigration » revient à forcer les nationaux à accueillir des étrangers et à s’occuper d’eux financièrement.

      En réalité, lorsqu’on définit correctement « autoriser l’immigration », cela signifie uniquement :
      Ne pas supprimer la liberté des étrangers de se rendre chez des nationaux qui consentent à les inviter.

      Par conséquent, contrairement à la croyance populaire, un État qui « autorise l’immigration » n’est absolument pas un État qui « accueille toute la misère du monde ». C’est juste un État qui n’interdit pas l’entrée d’étrangers si ceux-ci sont invités.

      1. C’est vrai que Clinton qui a voté par deux fois le Patriot Act en 2001 et 2006 était à côté de Trump un gage quant au respect des libertés.
        D’un côté on a des paroles Trump de l’autre les actes de Clinton.
        Avec Clinton il n’y a aucun doute ça a toujours été moins de liberté et plus de pouvoir coercitif pour Washington à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières des USA, je vois mal comment Trump pourra faire pire qu’elle sur ce point.

    4. Tara Tata +1000,
      Est-ce les fidèles de CP qui ont changés ou bien faut-il ré-écrire les valeurs libérales ?

    5. Clinton n’avait qu’à être meilleure. Son gros nez de clownesse n’était pas assez gros ❓
      Et Trump n’a pas tous les pouvoirs.

  16. Amusant de parler de danger pour la liberté quand Trump n’a cessé de critiquer les folies meurtrières de son pays, discours peu relayés et les guerres en Irak, alors qu’un Obama a été le plus gros vendeur d’armes de toute l’histoire, a participé à des centaines de milliers de morts innoncents en Lybie, Yémen, Afrique ou les USA soutiennent de nombreux dictateurs,…qu’il soutient les rebelles islamistes en Syrie d’Al Quaida !
    La propagande continue mais nous avons un cerveau…
    Quand à l' »ouverture » libérale du monde, depuis tant d’années, elle n’a amené que misère et accroissement des pauvretés pour la majorité de la population au profit de quelques riches….
    Il n’est pas compliqué à comprendre que cela ne peut que mener à la ruine tous nos pays un peu plus en avance puisqu’il s’agit de produire au moins cher possible sans foi ni loi en exploitant la misère, voir nos usines textiles du nord fermées pour aller faire travailler les enfants au bengladseh 15 heures par jour dans des conditions misérables et des immeubles délabrés.
    Mais il faudrait voter pour que cela continue.

    1. PhilippeMurrayRothbard

      « Quand à l’ »ouverture » libérale du monde, depuis tant d’années, elle n’a amené que misère et accroissement des pauvretés pour la majorité de la population au profit de quelques riches…. »

      Vous devez confondre avec les politiques keynésiano-socialistes ainsi que l’augmentation des taxes et normes qui ont été menées durant tout le XXè siècle et perdurent encore maintenant.

    2. Amusant de parler de danger pour la liberté quand Trump n’a cessé de critiquer les folies meurtrières de son pays, discours peu relayés et les guerres en Irak, alors qu’un Obama a été le plus gros vendeur d’armes

      Très bien…

      Moi pas président: Quand à l’ »ouverture » libérale du monde, depuis tant d’années, elle n’a amené que misère et accroissement des pauvretés

      Faux, selon l’ONU l’extrême pauvreté est passée de 30% de la population mondiale en 1960 à moins de 10% maintenant.
      Selon l’OCDE c’est maintenant 3 milliards de personnes qui font partie de la classe moyenne et 5 milliards de personnes en feront partie en 2030.

      Moi pas président: pour la majorité de la population au profit de quelques riches…. »

      Selon les « études » que vous citez, un étudiant américain du supérieur est plus pauvre qu’un Éthiopien à cause de sa dette.
      Vous avez bien lu: Les futurs avocats, médecins, politiques, qui vont s’en mettre plein les fouilles, sont, dans ces « études », comptés comme plus pauvres que le plus pauvre des Éthiopiens !
      Pour vous dire le sérieux.

      Lisez plutôt ceci:
      https://www.contrepoints.org/2014/02/09/153911-46-de-la-richesse-pour-le-1
      Et ne manquez pas cela:
      http://www.contrepoints.org/2014/01/24/154378-reduction-de-la-pauvrete-les-philosophes-et-les-croyants

      voir nos usines textiles du nord fermées

      Vous regrettez l’époque de Germinal en France ? Les emplois migrent vers le tertiaire et les services dans nos pays, aucune ouvrière ne va le regretter et le plein emplois est possible comme les pays bien administrés d’Europe le démontrent.

      Quant au « Bangladais »… pitié quoi! 80 millions de Chinois accèdent à la classe moyenne chaque année, ce pays sort de l’extrême misère infligée par le communisme.

      Lisez plutôt cet article sur la situation économique au Bangladesh:
      https://www.contrepoints.org/2010/12/22/9551-diagnostic-du-banglades

  17. Vous trouvez que cette campagne a été plus violente que celle de 1968 ou Bobby Kenedy a été assassiné?

    Combien de fois faudra-t’il expliquer que dans un système électoral indirect personne ne peut prétendre savoir qui aurait gagné l’élection si elle avait eu lieu au suffrage universel direct.

    Pouvez-vous me dire combien d’électeurs auraient voté Trump, et combien auraient voté Clinton si le système avait direct?

    On peut très bien faire l’analyse suivante : Trump aurait remporté l’élection si elle avait été au suffrage universel direct car il ne fait aucun doute que si il a remporté tous les swings states c’est qu’il a été capable de plus mobiliser ses électeurs sur son nom que Clinton par conséquent ses partisans au niveau national se seraient plus mobilisés que ceux de Clinton si le mode de scrutin avait été différent.

    Trump perd 400 000 voix par rapport à Romney au niveau national mais il en perd 1.4M en Californie (2012 Romney : 4.4M Trump : 3M ), donc il fait 1M de voix de plus que Romney sur le reste du territoire, encore une fois il ne faut jamais regarder les scores au niveau national il faut analyser les résultats état par état car le but de la campagne c’est de gagner des états, et pas le vote populaire.

    Au niveau des libertés vous auriez pu comparer Trump et Clinton.
    Clinton sénateur de l’état de New-York a voté pour la barrière entre le Mexique et les USA c’est vachement plus libéral que Trump qui veut faire un mur.
    On notera l’énorme différence entre Trump qui veut que tous les clandestins criminels soient expulsés des USA quand Clinton ne veut en expulser que certains.
    Au passage on rappellera que niveau liberté que Clinton voulez faire assassiner Assange ce qui bien sur est tout à fait rassurant si on compare au méchant Trump

    Alors oui je me réjouis de l’élection de Trump car Clinton outre le fait qu’elle soit corrompu elle constituait une menace bien plus grande pour les libertés que Trump, et toute son action politique en témoigne pour elle.

    Durant toute la campagne ça a été du grand n’importe quoi sur ce que proposaient Trump et Clinton et un silence total sur les réalisations de Clinton en tant que Sénatrice et Secrétaire d’état, et après l’élection ça continue encore et encore et je sens que ce n’est que le début d’accord d’accord.

    1. « Combien de fois faudra-t’il expliquer que dans un système électoral indirect personne ne peut prétendre savoir qui aurait gagné l’élection si elle avait eu lieu au suffrage universel direct. »

      Il ne s’agit pas de « grands électeurs » comme pour nos sénatoriales en France

      – Les USA sont une Fédération de 50 Etats + le district de Colombia (Washington DC) qui a un statut batard + quelques territoires dont Puerto Rico qui sera peut-être un jour un 51° Etat, Le suffrage est direct mais se fait par Etat.

      – comme dans tous les pays de tradition anglaise, il s’agit d’un scrutin uninominal majoritaire à tour unique. ‘The winner take all ». Il y avait 5 candidats (le républicain, la démocrate et trois indépendants), le vainqueur dans un Etat prend tout l’Etat.

      – prenant tout l’Etat, le parti du vainqueur désigne alors un certain nombre de délégués qui représenteront l’Etat – leur nombre est fonction de la population recensée – Cela va de 55 pour l’Etat le plus peuplé (la Californie) à 3 délégués pour les Etats les moins peuplés même s’ils sont très grands (exemple le Montana)
      Ces délégués doivent se rendre le plus rapidement possible à Washington, à cheval et bien armés car il y a de nombreux coyotes à deux ou quatre pattes avant qu’ils n’aperçoivent le dôme du Capitole. Il est probable que ceux qui arrivent d’un Etat très éloigné tel la Californie, le Nevada, l’Arizona ou le Nouveau Mexique, territoires pris au Mexique après la guerre américano-mexicaine de 1846/1848, soient rendus dans la capitale dans le courant du mois de décembre. Les USA, c’est quatre fuseaux horaires, quand il est 6 heures à New York, il est 3 heures à Los Angeles.
      Nota: Ce temps pourrait éventuellement être très réduit si jamais on construit un chemin de fer reliant la côte Est à la côte Ouest, il faudra sérieusement y réfléchir.

      Une fois arrivés là-bas, les délégués de chaque Etat réunis dans la capitale élisent le président fédéral. Il s’agit d’un vote bloqué, chaque délégué a prêté serment de voter pour le candidat vainqueur dans l’Etat qu’il représente.

      Tout à été prévu et écrit noir sur blanc dans la Constitution de 1787-1789 signée par chacun des 13 Etats associés d’origine – les Vieux Etats – et si le système des délégués a été mis au point, c’est que c’était une nécessité à une époque ou ni le cheval de feu, ni le télégraphe, ni le smartphone et l’ordinateur n’avaient été inventés. Même si les USA d’origine ne couvraient qu’un fuseau horaire, c’était déjà très grand en comparaison des royaumes européens.

      La Constitution américaine date de 1789 et n’a pas changé depuis sauf les Amendements. Il y en a 27 qui se sont rajoutés depuis aujourd’hui. En réalité, il y en a 17 puisque les Dix Premiers, appelés « Bill of Rights », qui définissent les droits du citoyen américains furent votés dans la foulée de la Constitution.
      Et encore sur les 17, il y en a deux qui s’annulent – celui qui prohibe l’alcool et celui qui en rétablit la vente et la consommation 🙂

      Les américains sont habitués à leur Constitution et ils trouvent leur système très bien. Aucun n’a contesté le système de vote par Etat qui est d’ailleurs celui de pratiquement toutes les Fédérations.

      Pour mémoire, combien avons-nous eu de régimes et de constitutions entre 1789 et notre république « number five » ? On est un peu mal placé pour critiquer un système qui marche.

      On peut évidemment se demander pourquoi ne pas modifier la Constitution (un autre Amendement) et moderniser la procédure des délégués des Etats.
      La réponse est dans le fait que modifier la Constitution n’est pas une mince affaire *la révision doit être demandée par les législatures des deux tiers des états et approuvée par les trois quart, et ce dans un délai de 6 ans ».
      Et ce n’est pas demain la veille qu’un problème aussi mineur (une fois tous les 4 ans, 530 rombiers voyagent aux frais de leur parti) soit débattu par des centaines de législateurs pour changer quelque chose qui a toujours donné pleine satisfaction.

      1. Le président des USA est élu au suffrage universel indirect car le président n’est pas élu directement par le peuple mais il est élu par le collège électoral (appelé grands électeurs en français).
        Le scrutin est majoritaire uninominal à un tour pour la désignation par les états des membres du collège électoral mais un président n’est élu que si il obtient la majorité absolue soit au moins 270 voix du collège électoral aujourd’hui.
        Si aucun candidat n’obtient 270 voix c’est à la chambre qu’il revient d’élire le président.

        La règle n’est pas the winner takes all.
        La règle est chaque état décide du mode d’attribution des grands électeurs le Maine et le Nebraske n’applique pas le système winner takes all, il y a un grand électeur attribué pour le candidat arrivé en tête dans un district et 2 pour celui arrivé dans l’état regarder le Maine (4 grands électeurs) Clinton a gagné dans un district, Trump dans l’autre ils ont chacun un grand électeur, et Clinton ayant obtenu plus de voix que Trump au niveau de l’état elle en a remportée 2 autres.

        Les grands électeurs ne se rendent pas à Washington, ils se rendent dans la capitale de leur état respectif pour voter et les bulletins sont envoyés à Washingtpn D.C et y sont dépouillés.

        Enfin c’est leur système électoral et si ils veulent le changer c’est que ça regardent et je ne le critique en rienn, ce que je critique sont ceux qui disent que si le président des USA était élu au suffrage universel direct (vainqueur du vote populaire) Clinton aurait été élu alors que si le système été différent les candidats et les électeurs agiraient différemment.

        PS : Concernant le nombre de régime depuis 1789 en France nous en somme à 15, et à force d’enchainer les régimes qui ne marchent pas l’état est devenu obèse.

  18. Il semble et j’espère que l’auteur aurait tenu les mêmes propos avec Clinton victorieuse, car cet article n’est destiné qu’à servir le parti libéral. Or je ne vois pas en quoi cette élection montre une progression de ce parti.

    Malgré le rejet respectif des 2 candidats, aucune alternative même respectable tel que Gary Johnson n’a attiré les votes (5% des votes parmi les 2 millions d’habitants du Nouveau Mexique, quelle rigolade !)

    J’en déduis que les média ont eu une influence certaine pour éviter l’éparpillement des voix hors leur candidat de choix ou qu’un troisième prétendant sorte au plan national. Plutôt que moquer le vainqueur inattendu, l’auteur devrait réfléchir aux manœuvres du Système avec les Clinton !

    A l’évidence, Trump a bénéficié d’un soutien direct des media (« Choisir le pire pour le spectacle ! ») . Est-ce vraiment pour l’audience ? Ou il s’agissait de sélectionner le candidat le plus « clivant » comme challenger ? Et ils se sont bien trompés !

    Le parti libéral aurait dû présenter son propre faux clown, bien pire encore que Trump, et ils auraient eu droit au soutien intéressé des média !

  19. Accuser un politicien ou bien n’importe quel quidam qui veut de faire élire de mentir… c’est défoncer des portes ouvertes.
    Depuis la semaine dernière on a lu ici des articles bien plus intéressants et plus argumentés. Celui là n’ajoute rien à ce que nous propose les médias subventionnés.

  20. « Un autre fait : les électeurs de Trump se recrutent principalement parmi les moins diplômés. »
    Les 80 % de noirs et les 70% de latinos qui ont voté pour Clinton sont dans la catégorie des plus diplômés?
    Et les jeunes votent majoritairement à gauche se n’est pas non plus une surprise.

    1. Et puis bon, il faut savoir, est-ce que le « un vote = une voix » doit être la règle, et dans ce cas celui de l’analphabète compte autant que celui du diplômé d’Harvard, comme semble le vouloir l’auteur de l’article, ou pas ? À moins qu’on adopte un vote censitaire où seuls les « gens biens » seront autorisés à participer.

      1. Excellente contradiction que vous relevez ! 🙂

  21. Il n’y a aucune victoire en trompe-l’oeil mais une victoire tout court de Trump. Si les Etats-Unis s’appellent Etats-Unis, c’est bien parce qu’il s’agit d’une fédération d’Etats qui ont passé un deal, incarné par la constitution, pour vivre ensemble. Dans ce contrat, le collège électoral existe pour que les petits Etats soient sur-représentés par rapport aux gros même si, et c’est normal, ces derniers envoient davantage de grands électeurs. Si un jour les citoyens européens votent pour un président, vous imaginez la Belgique (10 millions d’habitants) ou le Luxembourg (400 000 habitants) accepter un scrutin sur le mode une voix = un vote ? Autant filer directement la présidence à un Allemand (80 millions d’habitants), tout le monde gagnera du temps. Ajoutons à ce sujet que les règles ne se changent pas de façon rétroactive. Les Américains ont choisi des candidats selon des critères connus, peut-être en aurions-nous eu d’autres s’ils avaient été différents, ces derniers ont fait campagne selon ces mêmes critères et le meilleur a gagné, point barre !

    Trump n’est pas plus une menace pour les libertés que Clinton. Certes, il a tenu des propos inacceptables sur les Mexicains et les Musulmans mais bon, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Concernant les clandestins, nous sommes passés de 11-12 à 2-3 millions d’expulsions, seulement les repris de justice. Obama a expulsé 2,5 millions d’immigrants illégaux, certes sur 8 ans, dont 91% avaient un casier mais bon, quand c’est Obama, c’est bien. L’histoire du fichage des Musulmans et de leur interdiction d’entrée aux USA, plus personne n’en parle et tout le monde est contre, à commencer par le vice-président élu Mike Pence.

    Idem sur le plan économique, quand Trump parle de protectionnisme, il faut comprendre qu’il promet les résultats présumés (mais pas réels, soyons clairs) que cela donnerait. À l’arrivée, nous aurons une réforme fiscale d’ampleur si j’en crois Paul Ryan. Bref, on verra mais les chances que les USA mettent en place des barrières douanières sont de 0.

    Enfin, concernant la cour suprême, à moins qu’un juge « libéral » meurt ou parte à la retraite (j’imagine que le second cas ne se présentera pas car il en connaîtrait les conséquences), rien ne changera. Pour le moment, Trump va remplacer un partisan de la peine de mort, du droit à porter des armes et pro-life par un un juge partisan de la peine de mort, du droit à porter des armes et pro-life, la belle affaire ! Le rapport des forces restera identique, avec une cour suprême à coloration conservatrice, celle qui a validé le mariage gay et Obamacare…Ce sont des juristes de haut vol ces gens-là, ce qui ne les empêche pas d’avoir des opinions, pas de minables politiciens.

  22. Article rédigé par un … un quoi au fait? bref par un « penseur d’élite » dans la droite ligne de la pensée unique de la gauche en France.

    Et je suis surpris qu’il s’inquiète pour les libertés aux US, avant même que Trump soit en poste. Tout à fait le style de la pensée unique qui a sévi avant les élections, et malgré la claque que ces gens ont pris, ils continuent dans leurs procès d’intention.

    Dernier point à signaler à l’auteur, il ferait mieux de s’indigner du recul de toutes les libertés en France depuis que nous avons mis ces guignols de socialistes au pouvoir. Je ne parle pas des libertés des assassins et des voyous, elles par contre ont bien prospéré.

  23. Comme beaucoup de commentateurs, les auteurs de l’article se noient dans la politique intérieure américaine et oublie l’essentiel. Une Amérique repliée sur elle même, sur ses intérêts immédiats, qui oublie ses obligations de première puissance mondiale d’un pays attaché aux droits de l’homme et au maintien des équilibres fragiles entre les forces qui veulent se partager le monde.

    1. Christial: qui oublie ses obligations de première puissance mondiale

      J’ai souvent été manifester quand le USA appliquaient leurs « obligations » à coup de tapis de bombes à partir des années 2000.
      16 ans plus tard je constate que j’avais vraiment eu raison à voir la situation catastrophique dans ces régions.

      Christial: et au maintien des équilibres fragiles entre les forces qui veulent se partager le monde.

      Les forces de la mauvaise foi ?
      Qu’est ce que la chine ou l’inde ferait du monde ? ils ont déjà de la peine à tenir leur propre pays. Pour la Russie, sont PIB est équivalent à celui de la grande Bretagne et ses dépense militaires représentent 5% de celle de l’OTAN+USA.

      Une Amérique repliée sur elle même, sur ses intérêts immédiats

      Sa dette qui était déjà monstrueuse en 2008 a doublé sous la présidence Obama, qu’est ce que le monde gagnerait si les USA faisaient faillite ou entraient dans une grave dépression ?

      Une Amérique qui s’occupe bien de ses intérêts sans intervenir militairement tout azimut, c’est tout bénéfice pour le monde.

  24. Article de « Auteur invité » … ça me fait penser à Michel Muller du coup !

  25. Et rebelote, once again, les électeurs de Trump sont donc majoritairement des péquenauds blancs à moitié analphabètes, racistes et xénophobes, incapables d’appréhender la complexité du monde dans lequel ils vivent… des beaufs en somme, des bouseux prompts à lyncher les boucs émissaires qu’un vulgaire manipulateur populiste leur a montré du doigt…. « une population vieillissante, peu intégrée à la mondialisation », des petits blancs qui roulent en 4×4 en buvant du moonshine…

    Mais à l’inverse, les électeurs de la mère Clinton sont évidement des personnages éduqués, ouverts sur le monde moderne, des gens aptes à analyser finement les problèmes contemporains, des gens éveillés et soucieux des libertés individuelles, des gens qui SAVENT ce qui est bien pour l’humanité…

    Ce discours est consternant.
    Je ne suis pas américain et intellectuellement, en tant que libéral, j’aurais plutôt opté pour G. Johnson, mais ce genre de laïus binaire et complètement à côté de la plaque est en train de saturer les meilleures volontés…

    On étouffe.
    Le prisme français est mortifère, continuons comme ça et la démocratie va devenir un vrai défouloir à bullshit… si ce n’est déjà fait…

  26. Désolé mais cet article est pitoyable rempli de clichés sur un monde libéral et globaliste, propriété des grands trusts serait le Paradis sur terre; alors que la réalité nous démontre toujours plus le contraire , C’est affreux et déprimant, inhumain et malsain, choquant et insultant pour l »intelligence !!!

  27. Cependant, cette victoire de Donald Trump est en réalité en trompe-l’œil, pour plusieurs raisons. Elle est davantage liée au mode de scrutin qu’à une adhésion populaire, puisqu’en réalité Hillary Clinton a recueilli un plus grand nombre de suffrages que lui (près de 600 000).

    J’ai arrêté de lire à ce point. J’en ai assez de ces faux libéraux.

  28. D’abord et avant personne ou presque ne se soucie qu’un chose soit bonne pour l’économie…on a pas une variable qui puisse dire : ça c’est bon et ça c’est mauvais et qui par dessus le marché devrait faire accepter la pilule à celui qui subit un truc qui lui nuit mais qui « bénéficie à l’économie »
    SI vous êtes libéral, vous devez vous plaindre de l’interventionnisme économique en général, pas d’un mauvais interventionnisme économique qui ne bénéficierait pas à l’économie »…

    ensuite l’analyse catégorielle ( les fameux blancs pauvres et non éduqués, à quoi pourrait on se demander )est toujours tendancieuse.. vous regardez les catégories qui vous arrangent, vous en tirez des conclusions conformes à une interprétation déjà faite… je ne dis pas que c’est faux, je dis qu’il faut se méfier des interprétations de ce genre

  29. On n’a pas beaucoup de raisons de se réjouir de la victoire de Trump … Mais pas mal de se réjouir de la défaite de Clinton.

    Le défaut de cet article n’est pas d’être orienté orienté mais d’être convenu !

    En revanche, qui dans les médias s’avance à constater que Hollande n’a RIEN fait pour les vrais problèmes, que Obama a été une catastrophe sur pas mal de points, que l’économie et la paix dans le monde se portent mal ?

    Comment s’étonner que des populistes arrivent au pouvoir quand on leur trace de tels boulevards ?

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