Quelle leçon tirer du hold up politique de Donald Trump ?

Publié Par Aurélien Véron, le dans Politique, Pushmobile

Par Aurélien Véron.

L’élection de Donald Trump est un séisme politique aux États-Unis. Et un cauchemar géopolitique pour les libéraux occidentaux.

La victoire de Donald Trump est indiscutable. D’abord contre les caciques du parti républicain, puis contre Hillary Clinton grâce notamment à une mobilisation inhabituelle des électeurs. C’est celle d’un candidat atypique – septuagénaire milliardaire new yorkais – sur l’establishment.

Et sur des classes dirigeantes américaines coupées des réalités. Une victoire qui, comme celle, cousine, des partisans du Brexit, doit servir d’ultime avertissement à la classe politique en France à quelques mois de la présidentielle. Voire à l’Allemagne dans la perspective des législatives de septembre prochain.

L’échec du monde médiatique

trump-rene-le-honzecComment ne pas ressentir du plaisir en découvrant la mine dépitée de nos journalistes politiques et nos experts auto-patentés unanimement pro-Clinton à l’annonce des résultats ? Ils sont les premiers responsables de ce délitement démocratique à force de vouloir imposer leur moraline des beaux quartiers, avec une condescendance infinie à l’égard des citoyens.

Hillary Clinton, par les soupçons de trafic d’influence et ses mensonges (notamment sur son utilisation illégale d’une boite mail privée pour empêcher l’archivage de sa correspondance) a une responsabilité éminente dans ce désastre. En outre, comme le Brexit cet été, Donald Trump s’est nourri de la colère des perdants de la mondialisation et de « petits blancs » qui, à tort ou à raison, ont l’impression de ne plus être chez eux dans leur pays et de voir leur destin leur échapper.

Pour autant, il est affligeant que cette colère populaire pas entièrement illégitime ait profité à un homme aux instincts aussi dangereux. Un misogyne et un raciste capable de traiter la plupart des Mexicains de voleurs et de violeurs. Sa proposition d’interdire le territoire des États-Unis à la totalité des 1,3 milliard de musulmans de la planète n’est pas moins consternante.

Un avenir à glacer le sang

Pour ce qui nous concerne, Français ou Européens, le futur chef de la plus puissante armée du monde et allié clé de notre pays, défend des conceptions géopolitiques qui glacent le sang ; il est favorable aux tortures de prisonniers de guerre, une position juridiquement et moralement indéfendable et contre-productive au demeurant. Il a déclaré que les armes nucléaires « sont faites pour qu’on s’en serve ».

Surtout, il se comporte en « idiot utile » de Vladimir Poutine, pour reprendre les termes de Madeleine Albright, la secrétaire d’État de Bill Clinton. Il a ainsi affirmé qu’en cas d’attaque de la Russie sur un pays de l’OTAN il n’appliquerait pas automatiquement l’article 5 du traité de l’Alliance atlantique, clé de voûte de notre défense collective et de notre solidarité militaire.

Il voudrait inviter Vladimir Poutine à « tester » la solidité de l’OTAN par des aventures dans les États baltes ou en Pologne qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Seul « avantage » géopolitique sur Hillary Clinton : Donald Trump se montrera sans doute moins complaisant envers les Frères Musulmans et les monarchies pétrolières du Golfe persique qui diffusent dans le monde un prosélytisme salafiste menaçant.

Ne pas sous-estimer les différences

À quelques mois de la présidentielle, tous les candidats cherchent à tirer des leçons de ce hold-up électoral. Ils ne doivent pas sous-estimer les profondes différences qui distinguent nos deux contrées. Les Français ne sont pas – encore – aussi méfiants de l’État que les Américains. Si le consentement fiscal s’effrite rapidement, si les manifestations de refus de la répression bureaucratique prennent des formes de plus en plus violentes, le culte de l’État reste fort.

La fameuse rebelle au système, Marine Le Pen, ne vit-elle pas de l’argent public, elle et son parti, depuis de nombreuses années ? Son bras droit, Florian Philippot, n’est-il pas un énarque qui n’a jamais mis les pieds dans une entreprise ? Jusqu’ici, personne ne le leur a vraiment reproché. Ils n’en restent pas moins les rentiers d’un système qu’ils prétendent contester. Contrairement à Donald Trump qui retire sa légitimité de n’avoir jamais fait de politique ni vécu d’argent public jusqu’ici.

Donald Trump l’a emporté dans un pays à l’économie solide et proche du plein-emploi, tandis que nous subissons, nous Français, une croissance moribonde et un chômage explosif. En France, l’emploi reste un thème au cœur des préoccupations des Français, même si leur inculture économique – ouvrez un livre d’économie pour lycéen ou un journal pour comprendre – complique l’argumentation des candidats en campagne. Et facilite le discours absurdement incantatoire du FN. Peu de candidats déclarés sont audibles sur le sujet, aucun n’a un parcours personnel rassurant sur ce point pour les électeurs.

Et en particulier pas à l’ex-UMP. À la primaire des Républicains, Nathalie Kiosciusko-Morizet connaît mieux le monde des startups que ses concurrents, son frère baigne dedans. Malgré une certaine lucidité dans sa vision, elle reste loin de figurer dans le trio de tête car la France ne se résume pas à l’écosystème turbulent des startups innovantes.

Malgré son conservatisme sociétal et son soutien incompréhensible à Poutine (comme Trump), François Fillon est le candidat qui, à défaut de bien connaître le secteur privé, affiche le projet le plus abouti pour desserrer l’étau qui asphyxie les entreprises en France. À côté, Alain Juppé joue le profil rassurant de la continuité. Tout l’inverse d’un Trump et des déferlantes réformatrices ou populistes qui secouent l’occident.

Les soutiens de la droite qui se déplaceront pour peser sur la ligne qui sera en lice porteront-ils leur choix sur la continuité ou sur la rupture, celle de François Fillon qui n’a pas laissé un souvenir de suractif de la réforme pendant ses 5 années à Matignon ? La victoire de Trump ne nous dit qu’une chose, les citoyens sont de plus en plus nombreux à exprimer leur lassitude des simples coups de rabot et des rafistolages ruineux, financés à crédit, et qui ne font que les enliser davantage.

Si Nicolas Sarkozy fait tomber brutalement des tabous de la « pensée unique », ses penchants personnels ressemblent trop à ceux d’Hillary Clinton pour ne pas finir balayé par la colère à droite. En ce sens, Fillon pourrait bien passer devant Juppé et terminer premier à cette primaire le 20 novembre.

À côté de ces « institutionnels » tant décriés, la candidate indépendante Rama Yade a lancé des propositions fortes, à commencer par la suppression du financement public des syndicats, aussi peu représentatifs des salariés que puissants pour bloquer toute évolution de leur cadre de travail. Elle n’a pas été entendue jusqu’ici par des médias obnubilés par les candidats du système, à l’instar des États-Unis.

Emmanuel Macron intrigue favorablement un grand nombre de Français avec une vraie stature, bien qu’il appartienne déjà un peu à ce système dont de plus en plus de monde ne veut plus, il n’est pas encore candidat et n’a pas livré son programme. Une surprise pourrait bien venir de l’un d’eux, car chacun d’eux incarne bien cette rupture dans la liberté de ton et la vision.

Les électeurs français aspirent à des changements radicaux, sans savoir réellement lesquels. Économiques, sociaux, culturels ? Ils savent que l’immobilisme les tue à petit feu dans un monde en mouvement. Mais changer comment, pour faire quoi ? Les dernières réformes structurelles remontent au début de l’ère Mitterrand avec des mesures socialistes choc, parmi lesquelles les expropriations d’État. Depuis, les gouvernements successifs n’ont cessé de bricoler la carlingue déglinguée d’un modèle social inerte.

L’attente de changement est plus forte que jamais. Marine Le Pen aimerait surfer sur cette déferlante populiste. Mais l’exemple Trump ne semble pas transposable : terrain différent, contexte différent, préoccupations différentes. À trop vouloir le copier, elle pourrait bien se retrouver coincée par son actuel plafond de verre aux alentours de 40%, incompatible avec le mode de scrutin en place.

  1.  » trump l’a emporté dans un pays à l’économie solide et proche du plein emploi  » ….si c’était le cas , je ne vois pas pourquoi tant d’électeurs ont viré la clinton et par la même le parti des démocrates ; ils auraient donc laché la proie pour l’ombre ? allons donc …..

  2. Intéressant. Mais le terme hold up est choquant. Un peu de respect pour les électeurs US qui l’ont voulu ainsi !

    1. ++
      Hold Up : dans l’esprit de l’auteur, cela semble être jugé comme une action malhonnête. Si c’est cela, être libéral ? Il s’agit pourtant bien une victoire qui s’appuie sur plus de la moitié des grands électeurs des USA… faire attention aux mots que vus employez ! Si c’est cela, être libéral ?

      1. Édit : à Aurélien Véron, qu’attendez-vous pour vous présenter et sauver notre pauvre société, au lieu de faire le procès des un(e)s et d’accorder des bons points aux autres ? Vous savez bien qu’en France que le système de financement des partis est verrouillé (par l’état et les chambres) et le système d’élection par représentation : voilà les deux cibles auxquelles il faut s’attaquer…

      2. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

        « …une victoire qui s’appuie sur plus de la moitié des grands électeurs des USA… »

        Vous faites bien de préciser ce fait. Car les électeurs, quant à eux, ont majoritairement voté pour Clinton (47,7% contre 47,5% pour Trump).

        1. @José Lopez-Martinez
          Effectivement, le système d’élections présidentielle aux USA prévoit une règle du ‘tout ou rien’ lors des votes pour désigner les grands électeurs, mais c’est un très grand pays (géographiquement) et ceci explique peut-être cela ? Cependant, il faut aussi considérer que ces mêmes élections lui ont aussi assuré la majorité dans les deux chambres (même si elles risquent de s’avérer ‘rétives’, contrairement à ce qui existe chez nous)

          1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

            Nous connaissons tous la règle électorale du « winner takes all ». Mais il est bon de rappeler que prétendre que « les électeurs US ont voulu » l’élection de Trump est une assertion contredite par les faits.
            Quant aux élections pour le Sénat et la Chambre – qui correspondent plus à des enjeux locaux –, rappelons également que les Démocrates progressent dans ces deux chambres (+2 sénateurs et +6 députés respectivement).

            1. Le nombre total de voix obtenu dans un système indirect ne signifie rien.
              Pouvez-vous affirmer que si l’élection avait été au suffrage universel direct Clinton aurait été le candidat qui obtient le plus de voix?
              La seule chose que l’on sait c’est que dans les swings states les électeurs ont plus voté pour Trump que pour Clinton.
              Peut-on à partir de ce fait prétendre que Trump dans un système direct aurait été le candidat ayant obtenu le plus de voix, pas plus.
              La seule chose que dise les faits sur les élections présidentielles, c’est que Trump les a remportées.

              1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

                Sans rire ! La majorité des électeurs a voté pour Clinton. Le « peuple » a majoritairement choisi Clinton. Mais cela ne signifierait rien !? Ça veut dire simplement que Trump devient POTUS en ayant recueilli moins de voix que son adversaire principal et en n’ayant récolté que 0,2% supplémentaire des suffrages par rapport au candidat républicain précédent. Mais cela veut dire surtout que ce n’est pas tant Trump qui a remporté l’élection que Clinton qui l’a perdue (en 2012, Obama recueillait 51,1% des suffrages contre 47,7% pour Clinton).

                1. Avec une participation de 55% on ne peut pas dire que Hillary a recueilli une large majorité des citoyens. C’est aussi biaisé que le systeme des grands électeurs ou que le systeme unipersonnel a deux tours chez nous.
                  Ça revient à confondre grossièrement Démocratie et systeme électoral.
                  Un seul système approche un tantinet les concepts généraux de démocratie : le jugement majoritaire. Un peu sphistiqué a mettre en place, il aurait le mérite d’élire un candidat sinon majoritaire, du moins largement légitime. Au sens populaire du terme.
                  Ce qui n’est le cas ni aux US ni en France

  3. Quand vous parlez d’économie florissante et de plein emploi, êtes vous sûr de ce que vous avancez ? J’ai lu des choses moins regouissates sur la situation économique et sociale des USA, par exemple, 50 millions d’américains qui survivent grâce à l’aide alimentaire, des chiffres falsifiés concernant le chômage,….. etc

    1. économie florissante et de plein emploi

      C’est surtout vrai par rapport à la situation en France…

      La classe moyenne américaine a pas mal souffert ces dernières années. Cela n’empêche pas que globalement l’économie US est beaucoup plus dynamique que la nôtre.

  4. Où serait le « danger » d’élire Marine Le Pen sinon qu’à changer de braquet dans la société actuelle qui nous étouffe un peu plus jour après jour ?
    On nous assène que François Hollande n’est pas la pire ces choses mais lui-même a t’il travaillé en entreprise ?
    Que connaît il des fins de mois difficiles qui angoissent et empêchent de dormir ?
    Quel est le mal à ne pas accepter que l’on nous dise ce que nous devrions penser ?
    Pourquoi serions nous toujours dans l’erreur et eux toujours dans la vérité ?
    Il faut arrêter de nous prendre pour des c.. !!!

    1. Marine comme Trump c’est l’avenure.En 2017 ne vous « Trumpez » pas

      1. En 2012 j’ai voté au 2° Tour pour François Hollande, contre Sarkozy et son populisme agressif, sa politique versatile et guidée par l’émotion ou les sondages.

        Ce qui m’a choqué le plus, c’est l’amateurisme le plus total avec lequel la nouvelle équipe, apres 10 ans de préparation, des cadres très expérimentés a démarré le mandat.
        Et je ne parle pas de la sinistre séquence du Caudillo Valls…

        Et dans les bricolages des candidats actuels, dans le sens qu’ils proposent à leur mandature, Il n’y a que le vide derrière les formules chocs, incohérentes et non chiffrées.

        L’amateurisme de le Pen n’a pas grand chose à craindre du supposé professionnalisme des autres.
        PS : j’ai décidé de voter POUR, y compris au 2° tour… donc blanc à ce jour.

        1. Hélas, dans notre système actuel un vote blanc est décompté avec les votes nuls, et donc est traité comme suffrage non exprimé. Voter blanc ou ne pas aller voter revient au même.
          Pas de vote « pour » possible lors d’une élection ou aucun candidat n’est valable. Et donc élection au suffrage minoritaire de facto !

    2. Le danger , c’est son INCOMPÉTENCE. Elle n’a que le culot monstrueux des bonimenteurs de foire qui vous font acheter le gadget dont vous n’avez pas besoin.
      Voter pour l’extrême droite est une aventure suicidaire.
      Ce parti qui prétend lutter contre l’islam vient de déclarer que  »l’islam est compatible avec la République » Qui dit mieux.Peut-être même, qu’il va chercher de l’argent pour sa campagne en Arabie saoudite. Les pauvres admirateurs de ce parti doivent se sentir cocu.

  5. Mais le peuple ne s’est pas fait volé!
    Il ne veut plus de cette Amérique dirigée par une élite à Washington, qui couche avec les représentants des plus riches et distribue des avantages fiscaux considérables aux plus riches.
    Entre la cynique intrigante et l’homme d’affaires fier d’avoir réussi, les Américains ont choisi le moindre mal.
    A l’intérieur, la classe moyenne est en souffrance depuis des décennies.
    A l’extérieur, là encore depuis trop longtemps, les USA interviennent et mettent le feu à des régions entières.
    C’est ce dont les Américains ne voulaient plus.

    1. avec Tump le guerrier le feu risque d’être attisé

  6. Des républicains qui critiquent le choix d’autres républicains , des gens qui se disent en démocratie et qui refusent le choix d’un vote démocratique , mais jusqu’où va t-on aller dans le ridicule ?

  7. « Malgré son conservatisme sociétal et son soutien incompréhensible à Poutine (comme Trump), François Fillon… »

    Soutien Appui, défense, protection.
    Encore un mot détourné – je ne pense pas que Poutine ait besoin de la protection de Fillon !
    En réalité, il s’agit d’une attaque ad personam, pour le déligitimer par un lien implicite avec un personnage honni.

    Il aurait été plus clair pour un libéral comme l’auteur de critiquer Fillon pour son soutien de l’Etat Nation, mais cela n’aurait pas été assez dévalorisant.

    1. Qu’est-ce qui est le mieux? Faire la guerre à Poutine (nous sommes au milieu)? option Clinton. Ou intégrer Poutine à l’Occident pour le bénéfice de tous? Option Trump (Google = Sergeï Brin + Larry Page, russe et américain). Il faut savoir être pragmatique!

      1. En fait, nous ne sommes pas du tout « au milieu » !
        Prenez Un globe terrestre, ou Google Earth pour vous en convaincre : les deux puissances sont séparées par l’océan Arctique, pas par l’Europe.
        Les cartes de géographies centrées sur l’Europe que nous apprenons depuis notre enfance faussent notre vision du monde.
        Le jour où on comprend que la partie orientale de la Norvège (en haut de l’Europe, puisque désormais, avec les Hauts de France, on peut se passer des concepts géographiques de base) se trouve à l’EST du Bosphore et donc de la Turquie, on commence à relativiser un peu.
        Quand on prend un avion qui va de Moscou a Washington passe par le Groenland et pas au-dessus de la France, on relativise la position centrale de l’Europe…

  8. il n’est jamais bon de donner sa pleine confiance à un partis et d’en ‘élire un président et ensuite d’ en attendre de lui tous ce vous souhaitez c’est la meilleur façon d’être déçu, Tant que les constitutions seront bafouées l’état de droit de chaque citoyens le sera aussi.

  9. Pourquoi parler de hold up électoral ? Il s’agit d’un vote, tout simplement. Non, TRUMP ne défend pas des positions géopolitiques qui « glacent le sang ». Faire la paix avec Poutine devrait plutôt être de nature à nous rassurer. Les pleurs du dirigeant ukrainien ne doivent faire nous faire oublier qu’il a pris le pouvoir par la force, suite à un coup d’Etat « populaire ». Qui peut croire que Vladimir Poutine est prêt à envahir la Pologne ? Mettre en avant de tels arguments est ridicule.
    Et penser que les problèmes que nous rencontrons, d’emploi notamment, vont être résolus grâce aux start up est faire preuve d’un aveuglement coupable : les NTIC ne créent que peu d’emplois, le plus souvent très qualifiés et donc inaccessibles au plus nombre des chômeurs, sans parler des migrants légaux ou non inemployables car ne parlant pas Français et n’ayant aucune qualification.
    La croissance telle que nous l’avons connue est terminée, voilà le problème.

  10. « À la primaire des Républicains, Nathalie Kiosciusko-Morizet connaît mieux le monde des startups que ses concurrents, son frère baigne dedans »
    Un peu fatiguant de ne regarder l’économie que sous le prisme des startups. La plupart du temps, ces startups ne sont « que » des fonctions supports. Leurs clients, in fine sont des entreprises de biens et services classiques. Or, des personnes comme NKM n’ont que mépris pour le secteur de la production. Et ne sont pas les derniers à vouloir imposer des contraintes « bien pensantes » (Merci le Grenelle de l’environnement…).
    Loïk Le Floch Prigent remarquait par exemple qu’on s’extasiait devant les 5000 emplois générés par les startups à Rennes, en oubliant les 250 000 emplois de l’agro alimentaire en Bretagne. 250 000 emplois que certains s’ingéniaient à détruire par des réglementations (écotaxe…).
    J’imagine qu’on a le même phénomène aux US. Il ne faut pas s’étonner du résultat du vote.

  11. « Fillon pourrait bien passer devant Juppé et terminer premier à cette primaire le 20 novembre. »

    Vous rêvez. Certes les sondages peuvent se tromper, mais Trump a gagné des points en partie sur des postures protectionnistes. Bonne chance pour récupérer la victoire de Trump quand on se dit libéral ! Quant à Fillon, son programme est le moins applicable selon les français. Le seul espoir est qu’il ne s’agit que d’un sondage, ça fait pas bien lourd.

  12. « Les Français ne sont pas – encore – aussi méfiants de l’État que les Américains. » Croyez-vous ?…
     » le culte de l’État reste fort. » De l’Etat providence, oui, pour les politiques et une partie de la population qui ne vivent que de ça. Pour les autres, ceux qui tirent la charette, c’est devenu insupportable !
    L’ Etat ne semble là que pour nous détrousser et ne construit rien. Pire, il détruit de jour en jour ce qui faisait la richesse de notre pays, richesse matérielle et richesse culturelle…

  13. Economie florissante ? Déficit commercial abyssal, déficit budgétaire intenable, dette supérieure à 100% du PIB…
    Plein emploi ? avec un taux d’occupation des personnes en âge de travailler le plus faible depuis 40 ans ?
    Et en ce qui concerne les Russes, Trump est partisan du dialogue et de l’apaisement, ce qui paraît plus raisonnable que les appels à une frappe préventive des actuels responsables militaires américains (sous administration démocrate me semble t’il, et avec un président prix Nobel de la paix…lol…)
    Votre article n’est même pas tendancieux, il est ridicule tellement vous êtes de parti-pris. Et vous vous dites Libéral…pas étonnant que le Libéralisme soit à ce niveau dans notre pays avec des porte-drapeaux comme vous !

  14. Quel « hold up » ????
    Il y a eu une consultation électorale très démocratique ,
    Ce n’est pas un « hold up » même si cela gêne aux entournures les girouettes politiques hexagonales
    Attendez le résultat des élections ……… chez nous ………..

  15. MLP n’a rien à voir avec un Trump. Elle voudrait le faire croire, mais son parcours nous garantit qu’elle serai incapable de changer quoi que ce soit en France. Les candidats de la droite représentent cette caste contre laquelle justement les américains ont voté. Elle pourrait bien subir le même sort en France. Quand à la gauche, Macron y compris, elle n’existe plus malgré tous ses supports médiatiques. La seule alternative crédible en vue d’un réel changement est l’émergence de la société civile (Objectif-France par exemple). La France est capable d’un tel bouleversement, et se grandir ainsi aux yeux du monde. Quant à la Russie, ne vous en déplaise, vous avez tout faux: ce sont les US qui ont oeuvré pour se créer en la Russie un ennemi, et il est facile maintenant à une Clinton de l’accuser. Trump, de même que Fillon, ont donc raison de vouloir dialoguer. Ne nous leurrons pas, les problèmes de la Georgie, de l’Ukraine et de la Syrie ont bien été voulus et initiés par les US, en dépit de la volonté de ces peuples (je simplifie un peu, mais le fond est là), et la France servile a suivi (Frégates, embargo agricole…, que des décisions vides de sens et de manque de réflexion).

  16. Utiliser l’appellation de « hold up électoral » est d’une bassesse sans égal qui décrédibilise tout votre papier !

  17. Un avenir à glacer le sang? Ce n’est pas la teneur des propos de Trump qui glace le sang, mais la barbarie qui est une menace permanente. Ce qui glace le sang, c’est l’idéologie qui inspire, alimente et excite cette barbarie. Face à la lâcheté de ceux qui font le lit de cette idéologie, Trump incarne le courage et peut l’insuffler à toute une population. C’est ce qu’on attend d’un homme politique.

    1. Le Général Soubelet, lui a déclaré  »six millions de français ont voté pour le FN ,j’en ai le sang qui se glace » Il sait de quoi il parle!

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