Les syndicats et les milliardaires soutiennent Hillary Clinton

Publié Par IREF Europe, le dans Amérique du Nord

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

Donald Trump a beau être un milliardaire, ses confrères ne le soutiennent pas. Sur les 23 milliardaires qui ont fait des dons pour cette campagne présidentielle aux États-Unis, 4 seulement ont donné 18 millions de dollars à Trump et 19 ont donné 70 millions de dollars à Hillary Clinton.

Parallèlement, les syndicats ont déjà donné 110 millions de dollars aux candidats, environ 38 % de plus que lors des élections de 2012. Là aussi, c’est Hillary Clinton qui tire le jackpot : sur les 110 millions, 90 % ont été versés à la candidate démocrate. On remarque d’ailleurs que les syndicats donnent plus que les riches…

L’argent des syndicats aux démocrates

dessin-contrepoints811Depuis 1989, les sommes que les syndicats consacrent aux élections sont largement plus élevées que celles allouées par les riches Américains ou bien par les entreprises. Et 90 % de cet argent des syndicats est dirigé vers les candidats démocrates. À noter aussi que les grandes sociétés ou banques américaines – AT&T, Procter & Gamble, UBS, CityGroup, JP Morgan et Microsoft – ont toujours donné de manière égale aux Républicains et aux Démocrates.

Vu son programme économique, il est tout à fait normal qu’elle soit la préférée des syndicats. Mais Hillary Clinton, la candidate des riches ? Aucun média français n’en parle…

Sur le web

  1. Clinton, candidate des riches? Aucun média n’en parle…
    Si, M. Poisson a essayé. Vous avez vu le résultat.
    En France, toute vérité n’est oas bonne à dire…

  2. L’Agence France Propagande continue de bien nous cacher ces états de fait.

  3. une candidate démocrate soutenus par les plus riches….que ne leur a t’elle promis sans le crier sur les toits ? car il va sans dire que les riches ne donnent pas sans contrepartie , normal ;

  4. D’une manière générale, il me semble que Trump a reçu beaucoup moins de dons que Clinton.

  5. En même temps il n’y a rien de nouveau là dedans. Le principe même de l’élection américaine et ses modes de financement en font un énorme marché de votes. Clinton, dans sa position de future grande redistribuerai es, satisfait les deux extrêmes : les syndicats qui oeuvrent pour que le peuple bénéficie dès largesse de l’Etat providence, et pour pouvoir conserver leur pouvoir ; les très riches de l’autre, qui peuvent ainsi sembler généreux en espérant des retours politiques favorables à leurs entreprise ou à leurs actions.
    Mais en même temps, pour un milliardaire, qu’est-ce vraiment que quelques dizaines de millions d’Euro sinon une contributions symbolique ? Ils misent ainsi sur le candidat en principe opposé à leur propre monde, histoire de l’attacher et d’en faire un élu redevable.
    Rien de nouveau, en fait…

  6. Un article plus détaillé aurait été le bien venu. Dommage de se contenter d’une brève présentation des faits alors que c’est un sujet qui demanderait un approfondissement. Trump est totalement imprévisible et il prône un fort protectionnisme économique. Le milieu d’affaires a peur de Trump car cela signifie un saut vers l’inconnu. Trump n’a pas l’air psychologiquement très stable. Lors de ses élections, les milieux d’affaires soutient massivement Clinton. D’ailleurs, dès que Trump est remonté dans les sondages, la bourse a plongée. Ce n’est pas pour rien. Trump fait peur au milieu d’affaires.
    Clinton est une démocrate modérée, c’est une centriste. Elle incarne le statu quo. Entre un républicain modéré et Clinton, il n’y a pas tant de divergences sur le plan économique. Clinton fait parti de l’élite. Au même titre que les milliardaires et dirigeants de multinationales. Ils la connaissent très bien. Ils magouilles ensemble. Il suffit de voir Wikileaks, Clinton est clairement connecté avec les multinationales qui financent sa fondation. Elle sert leur intérêt. N’oublions pas qu’aux USA, la porosité entre public et privé est extrêmement forte. En effet, aux USA, tous les hauts postes de la fonction publique sont nommés par le président (qui dans certains cas doit recevoir l’aval du sénat). On assiste à une forte politisation de la haute administration mais surtout, il arrive souvent que des hauts fonctionnaires quittent le public pour travailler dans le privé puis reviennent dans le public. Exemple de carrière type: nommé sous Clinton travaillant dans le privé sous Bush retour dans le public avec Obama.
    Obama qui est plus à gauche que Clinton et qui a beaucoup plus de convictions qu’elle a massivement été soutenu par Wall street en 2008. Il leur a bien rendu. Wikileaks confirme l’implication de City Group dans le choix de nombreux membres de l’admi Obama. https://wikileaks.org/podesta-emails/emailid/48595 A lire https://newrepublic.com/article/137798/important-wikileaks-revelation-isnt-hillary-clinton (l’auteur de cet article peut difficilement être taxé de républicain).

    1. Pour le lien Wikileaks regarder aussi attachments

  7. Milliardaires n’équivaut pas à grandes entreprises ou milieu d’affaires. Les milliardaires sont des personnes avec des convictions. Certains milliardaires sont de gauche (genre Soros), d’autres de droite (Adelson, les frères Koch,…). Si c’est vrai que certains milliardaires font des dons par intérêt, d’autres le font par convictions. Donc, prendre l’exemple des milliardaires n’est pas une bonne idée. D’autant plus que Trump en tenant des propos racistes et en prônant du racisme a hérissé beaucoup de gens très riches je pense aux riches de la silicon valley. La silicon valley a beau être progressiste, le rejet de Trump n’a rien à voir avec le rejet habituel des autres républicains. Certains riches de la silicon valley ont fait des dons à Clinton. Là où d’habitude, ils n’en faisaient pas parce qu’ils étaient peu politisés. Il est intéressant de voir que même certains riches donateurs et soutiens du parti républicain rejettent Trump. Un exemple marquant c’est Murdoch pourtant conservateur. Autre exemple: les frères Koch ont refusé de soutenir Trump cette année alors que ce sont de grands financiers du parti républicain.
    Les propos anti élite de Trump ne plaisent bien sûr pas trop aux plus riches. C’est normal.

    Ce qui est intéressant c’est de voir que le milieu d’affaires est massivement derrière Clinton. Là où d’habitude comme vous le dites, il y a plutôt un équilibre. Les marchés boursiers ont plongés après la remontée de Trump dans les sondages. Trump est vu par le milieu d’affaire comme une menace pour l’économie car il est totalement imprévisible. En plus, ses discours nationalistes et racistes ne sont pas très rassurant. Il n’a pas de compétence en politique (il n’a jamais fait de carrière politique avant). Pour gagner les élections, il se base sur un discours populiste et démagogue. Tout cela inquiète fortement le milieu d’affaire. S’il avait recentré son discours après les primaires, il aurait pu obtenir des soutiens au sein du milieu d’affaires mais il ne l’a jamais fait. Pour moi, le fait qu’il n’a jamais modéré son discours, va lui faire perdre les élections

  8. ce n;est pas nouveau tout cela.

  9. Avec les révélations de Wikileaks, elle n’est pas que la candidate des « riches »

    1. #Spiritcooking

  10. « Vu son programme économique » justement un programme reste un programme. C’est juste des promesses rien ne dit que Clinton les tiendra. Wikileaks montre que son discours privé est très différent de son discours public. Il y a un décalage entre ce qu’elle pense et ce qu’elle dit. Elle n’hésite pas à dire le contraire en privé de ce qu’elle dit publiquement.
    Clinton est l’exemple de la politicienne sans conviction qui obéit surtout à ses propres intérêts. On peut pas dire que la politique de son mari ait été anti business. Elle mènera le même genre de politique. N’oublions pas que la chambre des représentants est acquis aux républicains ce qui empêche toute réforme trop à gauche.
    L’interventionnisme étatique dans l’économie loin de nuire aux multinationales leur profitent au détriment des multinationales. Cela nuit à la concurrence notamment des plus petites entreprises qui ont beaucoup plus de mal à s’adapter à la réglementation. Quand aux impôts, les multinationales ont les moyens de pratiquer de l’optimisation fiscale ( qui est légal). Là où les petites entreprises subissent de plein fouet une hausse des impôts.

    1. « au détriment des multinationales » au détriment des pme. Lisez ceci sur la réglementation ( et les commentaires en dessous de l’article) : https://minarchiste.wordpress.com/2016/10/07/les-rentes-reglementaires-une-etude-tente-de-les-quantifier/

  11. S’il y a bien une chose que Wikileaks prouve c’est que Clinton est l’exemple même de la politicienne prônant le capitalisme de connivence. clinton est l’incarnation du crony capitalism (capitalisme de connivence). c’est quand l’État soutient certaines entreprises, soit qu’il cède à leur pression par corruption, soit que ce soit de sa part une volonté délibérée à des fins politiques. Le capitalisme de connivence c’est quand il y a une collusion entre milieu politique et grands entreprises. En gros, les politiciens servent l’intérêt de multinationales en échange celles ci aident les politiciens. Dans le cas de Clinton, il s’agit non seulement de financement de sa campagne électorale mais aussi de dons à sa fondation sans oublié du fait que les multinationales engagent certains de ses proches.
    Clinton est justement la candidate parfaite des multinationales tant elle pratique le capitalisme de connivence.
    Pratiquer le capitalisme de connivence n’est pas contradictoire avec le fait d’avoir un programme social. On peut pratiquer le capitalisme de connivence tout en menant une politique sociale. Il suffit de regarder l’exemple d’obamacare et de voir à quel point cette réforme a profité à l’industrie pharmaceutique. Si cette industrie a mis tant d’efforts et d’argent pour que l’obamacare soit adopté ce n’est pas par bonté d’âme ou par altruisme mais par intérêt.

    1. Le capitalisme de connivence est le capitalisme de notre époque, toutes les puissances économiques y ont recourt.

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