La France croule sous le poids de ses 600 000 élus [Replay]

Publié Par Contrepoints, le dans Politique

Bernard Accoyer (CC, Benjamin Lemaire – Virtuo Presse)

Il y a les mandats de proximité, souvent populaires, comme celui de maire ; les mandats moins bien identifiés par le public (conseiller général ou conseiller régional) ; et les mandats nationaux (députés, sénateurs, parlementaires européens), souvent perçus comme lointains et ne comptant pas forcément parmi les plus appréciés, du fait du gouffre institutionnel et financier qui se creuse entre la « France d’en bas » et la « France d’en haut ».

La France compte la plus importante concentration d’élus de la planète.

Une pléthore d’élus

  • Députés : 577
  • Sénateurs : 343
  • Conseillers régionaux : 2 040 (en comptant les 51 membres de l’assemblée territoriale corse, auxquels s’ajoutent les 131 représentants des assemblées de la Nouvelle-Calédonie, de Polynésie et de Wallis et Futuna).
  • Conseillers généraux (+ conseillers de Paris) : 4 042
  • Maires : 36 635
  • Conseillers municipaux : 519 417
  • Députés européens : 78
  • Élus intercommunaux : 38 000 environ*.

Total : 601 132 élus

Données en juin 2011.

*Les chiffres des élus intercommunaux sont très difficiles à obtenir. Il semble que la Direction générale des collectivités territoriales (DGCT) du ministère de l’Intérieur n’en ait même pas un état précis !

Un élu pour 108 habitants

Selon l’INSEE, au 1er janvier 2011, notre pays était peuplé de 65 027 000 habitants. On compte aujourd’hui en France, environ un élu ou – pour être plus exact car il y a souvent cumul – un mandat électoral pour 108 habitants. Si la démocratie se mesurait à l’aune du nombre d’élus, notre pays serait un modèle universel !

Avec un mandat pour 108 habitants, le taux de représentation français est quatre fois et demi supérieur à celui des États-Unis. Pourtant, la vie démocratique américaine n’a rien à envier à la nôtre. Plus d’un électeur français sur cent est conseiller municipal !

Un parlementaire pour 71 000 habitants

poids des élus rené le honzecAu seul échelon parlementaire (Assemblée nationale et Sénat confondus), le ratio français est d’un élu pour quelque 71 000 habitants. La France entretient quelque 400 parlementaires de plus que les États-Unis.

Si la France n’est pas le pays qui compte le plus de députés par habitant, elle se situe néanmoins dans le peloton de tête. La Chambre des représentants des États-Unis dispose de beaucoup plus de pouvoirs que notre Assemblée nationale, tout en ayant, proportionnellement, 6 fois moins d’élus. En Allemagne, le Bundestag, qui a pourtant accueilli de nouveaux députés au moment de la réunification, compte moins de députés par habitant que notre Assemblée nationale.

Au Sénat, la situation est très similaire. Le Bundesrat allemand compte 178 élus. Les États-Unis se contentent de deux sénateurs par État, soit seulement 100 sénateurs, mais très influents. Au Brésil, il y a trois sénateurs par État, soit 81 au total.

En France, deux sénateurs par département seraient encore en surnombre par rapport à ces pays. Il n’empêche : en 2004, il a été décidé d’augmenter le nombre de sénateurs, en contrepartie de la baisse de la durée de leur mandat, ramené progressivement de neuf à six ans. Le nombre de sénateurs passera en septembre 2011 de 321 à 348.

Il est un pays, l’Espagne, qui a un nombre de sénateurs particulièrement élevé (264) au regard de sa population (46 millions d’habitants) : cela s’explique par la diversité et l’autonomie de ses régions, dans le cadre de sa structure fédérale. Il se trouve que, même par rapport aux sénateurs de l’Espagne fédérale, les nôtres, censés représenter équitablement les territoires, sont en surnombre.

Comparaison internationale du nombre de parlementaires par habitant
Députés + Sénateurs Nombre d’habitants du pays (en millions) Nombre d’habitants représentés par chaque parlementaire
États-Unis 435 + 100 303 566 000
Brésil 513 + 81 190 320 000
Allemagne 622 + 178* 83 104 000
Espagne 350 + 264 46 75 000
France 577 + 343 65 71 000

*Membres suppléants et titulaires

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  1. je rapporterai plutôt le nombre des élus au nombre des contribuables, et non pas des habitants.
    Car en France, très peu de gens payent réellement des impôts.
    Cette approche comptable renforcerait encore les déséquilibres mis en évidence dans votre article.

    1. « Car en France, très peu de gens payent réellement des impôts. »

      Qu’entends-tu par là? En net, tu veux-dire ? Parce qu’il y a beaucoup de gens qui sont écrasés de charges patronales et autres, et de taxes, et qui se croient rusés car ils pensent « ne pas payer d’impôts ».

  2. Quand on dit aux gens que la France est le premier pays communiste après la Corée du Nord, ils rient. Ils ne devraient pas.

    1. Combien d’élus en Corée du nord ?

      1. Combien d’élu n’est pas la bonne question, mais combien de citoyens vivent grâce aux prébendes de l’état?

      2. Ooh, jolie démonstration. La Corée du Nord montre que le nombre et l’intégrité des élus français est impeccable. Je crois que nous allons devoir nous incliner.

  3. Et là dedans, pas 500 pour autoriser un candidat libéral. Avec comme résultat, l’interdiction politique d’une des plus grandes et plus prolifiques traditions philosophiques françaises. Démocratie, qu’ils disaient.

  4. J’affirme depuis plusieurs années que la France est le plus grand pays communiste au Monde. On me dit que j’exagère…

  5. Ben c’est pas dure à comprendre :
    Combien y a-t-il réellement de contribuables en France et dans les autres pays mentionnés.
    Rapportons le nombre d’élus au nombre de contribuable, pour établir une statistique plus pertinente.
    A savoir : « combien de contribuables faut-il pour financer un seul élu.
    On serait probablement très surpris du résultat…

  6. vous avez raison, les faits, les chiffres le prouvent !!

  7. précision: la moitié des foyers fiscaux ne paient pas d’impôt sur le revenu en France !

    donc le mot « Impôt » ne veut rien dire à la moitié des foyer fiscaux français. ça fait beaucoup de monde, des millions de personnes !!

    et je considère que l’impôt (modéré, très modéré ,fait le citoyen)

  8. 600 000 élus ,sans compter les élus de syndicats de ceci ou de de cela , genre syndicat des eaux , lors de son départ Bernard Tomasini , le préfet de la région Poitou-Charentes évoquait le cas d’un maire (cumulard)d’une petite commune ,président de deux ou trois syndicats qui gagnait 7 000 euros par mois . http://www.poitiers.maville.com/actu/actudet_-Le-prefet-quitte-le-Poitou-et-rejoint-le-patron-d-EDF_dep-1906092_actu.Htm

  9. « Quand on dit aux gens que la France est le premier pays communiste après la Corée du Nord, ils rient. »
    ———————-
    Faut pas exagérer hein, on est deuxième, pas premier. Il y a Cuba avant nous.

  10. Il est facile de gloser sur le nombre d’élus, mais j’espérai trouver une information pertinente, force est de constater qu’elle est absente: combien est-ce que ça coute? Et un comparatif avec d’autres démocraties.

    Parce que personnellement, que plus de 520 000 personnes soient conseillers municipaux, quand on sait que pour les villes de moins de 100 000 habitants, cela n’ouvre droit à aucune rémunération, j’ai du mal à me scandaliser.

    Devrais-je pousser un cri d’orfraie: Mon Dieu, des individus souhaitent participer aux décisions afférant au bien commun communal et sont prêt à donner de leur temps à la communauté pour cela?

    Mais je comprends leur utilité: il est certain que sans ces quelques centaines de milliers de bénévoles, le titre de l’article serait bien moins aguicheur.

    1. Truc facile : supprimez les salaires de ces 600.000 élus ; ça ne devrait pas faire mal, hein, puisque ce sont « quelques centaines de milliers de bénévoles » comme votre douce naïveté vous pousse à le croire.

      1. Quel beau rebond, qui permet de ne pas répondre à ce que j’ai écrit et de sortir une pirouette anti -étatiste.

        Alors, oui, il ne me semble pas que les conseillers municipaux de villes de moins de 100 000 habitants ne touchent de rémunération pour leur mandat, et j’ai pris l’hypothèse que sur les 520 000 conseillers municipaux, au moins quelques centaines de milliers devaient l’être dans des communes de moins de 100 000 habitants.

        Où y a-t-il une douce naïveté là dedans? Peut-être avez vous des informations plus précises quand aux coûts de ces élus, auquel cas il serait pertinent de les partager.

        Dans le cas contraire, il serait sans doute plus judicieux de vous taire.

        1. S’imaginer que les gens se lancent en politique par pur bénévolat pour ne rien en attendre en retour, c’est au moins aussi naïf qu’imaginer que tous les hommes sont bons et s’entraideront, critique caricaturale pourtant régulièrement jetée à la face des libéraux (qui n’en pensent pas autant en réalité).

          Enfin, sur un autre média, vous auriez beau jeu de m’inciter à me taire, mais ici, c’est plutôt aux loulous de votre acabit de tourner sept fois leurs doigts devant le clavier avant d’écrire des foutaises dont le crincrin général se résume toujours à « L’état, c’est pas si mal, vous n’êtes que des mécréants« .

          1. Je n’ai jamais dit qu’ils n’en attendaient rien en retour, merci du procès d’intention.

            Je pense que quand on est conseiller municipal, on en attend notamment un statut social (qui est aussi le facteur de motivation principal à gagner plus passé un certain cap de revenu, estimé à 30 k€) et une reconnaissance, on en attend un bien commun (ici la gestion communale) de meilleure qualité (et donc une incidence sur sa qualité de vie), on en attends du pouvoir, etc. Mais pas nécessairement des euros, et si c’est le cas, je n’ai toujours pas votre réponse sur ce point de « combien ça coûte? ».

            Et je ne vous incite pas à vous taire, j’essaie de vous inciter à participer autrement que « 600 000 mandats politiques, ils me prennent mes euros et ma liberté » sans plus de nuance et de précision.

            Quand à ma position, elle est légèrement différente, ce serait plutôt: « l’initiative privée (i.e. la somme des comportements individuels induits par les intérêts individuels » est efficiente dans la majorité des situations, mais quand un bien commun doit être géré, seule la puissance publique est réellement légitime et pertinente ».

            http://fr.wikipedia.org/wiki/Trag%C3%A9die_des_biens_communs

          2. vandepj0 : « quand un bien commun doit être géré, seule la puissance publique est réellement légitime et pertinente »
            ————
            Affirmation gratuite et contredite par de multiples exemples : la gestion de l’eau, les assurances, la sécurité des biens et des personnes, l’exploitation des ressources minières…
            L’exemple le plus flagrant étant… le budget public, « bien commun » par excellence et dont la gestion désastreuse par « la puissance publique » contredit exactement vos croyances.

          3. Qui est donneur d’ordre de la gestion de l’eau, sinon la puissance publique?

            Concernant les assurances, certaines sont très biens gérables par le privé (auto, habitation, complémentaire santé), néanmoins, la puissance publique en a rendu certaines obligatoires (Responsabilité civile auto). Pour d’autres, la gestion publique procure de nombreux avantages (santé par exemple), comme une vraie mutualisation du risque, un « prix » proportionnel aux revenus, et de très faible coûts d’acquisition et de gestion liés au caractère obligatoire (coûts de gestion / marketing / acquisition client inférieurs à 1% des primes pour la Sécu, supérieurs à 30% pour une complémentaire santé privée).

            Concernant l’exploitation de ressources, elle peut très bien être confiée à des opérateurs privés, mais la gestion du stock de ressources (halieutique par exemple) reste bien de la responsabilité des détenteurs de la ressource, qui sont les citoyens, donc la puissance publique. Par exemple, tous les pêcheurs de thon en Méditerranée ont intérêt à en pêcher plus que leurs collègues en attendant l’extinction. Un accord doit donc être trouvé entre l’ensemble des acteurs qui seraient impactés négativement par l’extinction de la ressource, mettant en place une politique de gestion de la ressource. Ce qui est au final le rôle de la la puissance publique.

          4. Et concernant le budget public, il faut lire l’article sur le marché politique qui indique comment, encore une fois, des groupes de « passagers clandestins » arrivent à s’approprier le bien commun (le budget public) en étant les clients des hommes politiques.

            C’est certainement un problème, qui n’est pas nouveau, et dont la source est le conflit d’intérêts entre l’élu représentant de la puissance publique et donc responsable du bien commun, et le candidat « marchandise politique » face à ses électeurs « consommateurs ».

            Je dois t’avouer que j’ai du mal à imaginer comment résoudre ce conflit là, inhérent à la démocratie représentative.

          5. @vandepj0
            Concernant les assurances santé, la gestion par le privé ne me paraît pas pire que par le public.
            Effectivement, une sécu monopolistique fait des économies marketing. Et du gaspillage dans la gestion de ses effectifs. A titre indicatif, un smicard paie chaque année (en incluant les cotisations patronales et salariales) environ 3300€ à la sécu rien que pour son assurance santé. Des assurances privées britanniques proposent une couverture semblable à celle de la sécu pour 1800€/an. Vous imaginez si les smicards gardaient la différence ?
            Ces chiffres sont purement indicatifs : après tout, si on laissait tout simplement le choix aux cotisants ? Si l’urssaf était si bien, elle conserverait sans problème ses cotisants même après l’ouverture à la concurrence, non ?

            Concernant la pêche halieutique : si les eaux APPARTENAIENT aux pêcheurs, ils auraient intérêt à en préserver les stocks de poisson.

            Concernant les défauts de la démocratie représentative :
            1) prélevez les impôts de manière simple (juste un impôt sur le revenu et une tva)
            2) reversez DIRECTEMENT les transferts sociaux ou investissements « publics » aux bénéficiaires et à des institutions de droit privée (l’institut Pasteur ? la Croix Rouge ? Emmaüs ?), avec renégociation (très) régulière des contrats publics en fonction des résultats. Ne laissez pas un truc « public » les gérer.

          6. @vandepj0
            l’eau, bien géré ? Il est notoire c’est le domaine de la corruption par excellence.
            Les couts marketing de l’assurance santé privé ? c’est, heureusement, une goutte d’eau dans la masse à gérer. Inversement un système « à taille unique » ne satisfait personne et coute excessivement cher. Le système de tarification des médicaments par exemple : il n’y a pas de marché, donc, comment fixer le prix ? c’est impossible. Donc il n’y que deux prix possibles : trop cher (donc ruineux) ou trop bas (donc indisponible, donc ruineux aussi mais pour la raison inverse). La prévention ? sans intérêt pour personne.
            Un marché libre de l’assurance santé proposerait des formules diverses (avec ou sans homéopathie, avec ou sans produits nouveaux…) et les compagnies d’assurance aurait vraiment intérêt à organiser de la prévention (les primes restant fixes elles empocheraient les économies)

          7. @ BenFranklin
            Le gaspillage dans la gestion des effectifs de la sécu existe peut-être, mais le système est nettement plus efficient qu’une assurance privée quand on voit que l’ensemble des frais est inférieur à 1% des primes et prestations.
            Et l’ouverture au choix pose plusieurs problèmes:
            1/ L’individualisation du risque par les assureurs privés, qui ferait que la Sécu se récupérerait tout le « mauvais risque », et la rendrait non viable
            2/ La « casse » d’un des système de redistributifs permettant d’atténuer les impacts des inégalités: tout le monde paye une part égale de ses traitements (flat-tax) pour une prestation identique. Tous les gens qui ont un revenu supérieur au revenu moyen ont intérêt individuellement à quitter le système collectif. J’admets le côté « politique » de ce point et conçoit que certains puissent penser qu’on doit être soigné selon ses moyens et pas selon ses besoins.
            2/ la gestion de l’environnement concurrentiel, qui augmente les coûts de gestion de façon TRES importante, il faut attirer les clients (pub), leur faire une proposition (collecte des informations tarifantes et établissement d’un devis dans les règles), souscrire leur risque, etc… Tout ceci, dans un système concurrentiel, représente environ 25% des primes, quand les frais de gestion de la sécu sont inférieurs à 1% des primes.

            Concernant les stocks de poisson: tu sais que même si tu POSSEDES 1km² de mer les poissons sont libres de passer chez le voisin? Si tu ne pêches pas/peu pour préserver ton stock, ton voisin lui à intérêt à pêcher les poissons éclots chez toi avant que tu ne les pêches.
            Il faudrait donc qu’un pêcheur possède SES poissons, et pour cela qu’il les marque, ou alors qu’il clôture son km² de mer.
            J’imagine que tu te rends compte de l’impossibilité physique à réaliser cela?

            Concernant les solutions proposées, tu ne résous pas le problème de la démocratie représentative, tu proposes simplement un système d’imposition qui te parait plus efficient (et avec lequel je ne suis pas loin d’être d’accord, flat tax sur l’ensemble des revenus, taxe sur l’énergie/le carbone, revenu universel pour tout le monde pour assurer la progressivité).

            1. Frais de gestion de la secu : 3%… Et non 1%
              http://fr.m.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9ficit_de_la_S%C3%A9curit%C3%A9_sociale_en_France
              Et cela représente 10Mds d’€ !!

          8. @P

            Je n’ai jamais dit que l’eau était « bien » gérée, je demande simplement comment « choisir » les représentants des clients sur un service par essence monopolistique. Des actionnaires seraient pires que des élus (puisque les actionnaires sont ceux qui, indirectement, corrompent les élus pour faire appliquer leurs souhaits).

            Concernant l’assurance privée, j’y travaille, et je peux t’affirmer que les coûts d’acquisition client sont nettement supérieurs à 10% des primes. Rien que la pub représente au minimum 2% des primes.

    2. Parce que personnellement, que plus de 520 000 personnes soient conseillers municipaux, quand on sait que pour les villes de moins de 100 000 habitants, cela n’ouvre droit à aucune rémunération, j’ai du mal à me scandaliser. faux; ils sont tous payés.

      1. J ai aussi du mal à croire qu un conseillé d une ville de 99.999 habitants ne travaille que quelques heures par mois bénévolement…c est un job à temps plein

      2. Dans les communes de moins de 100 000 habitants il y a des indemnités uniquement pour le maire et les adjoints.
        Si le conseil municipal décide de rémunérer des conseillers municipaux dans les communes de moins de 100 000 habitants cette rémunération est prise sur celle allouée au maire et aux adjoints et elle est au maximum de 230€ brut par mois.

        http://www.cdg14.fr/fr/remuneration/statut-des-elus/indemnite-de-fonction/indemnites-de-fonction-des-maires-adjoints/fichiers/INDEMNITE%20MAIRE%2001072016_4_1466.pdf

  11. vandepj0 : « Qui est donneur d’ordre de la gestion de l’eau, sinon la puissance publique? »
    —————–
    Je n’ai pas contesté la pertinence du rôle de donneur d’ordre de l’Etat, j’ai contesté la pertinence de la gestion que vous lui attribuez, svp, ne changez pas de sujet !

    vandepj0 : « Concernant les assurances, certaines sont très biens gérables par le privé (auto, habitation, complémentaire santé), néanmoins, la puissance publique en a rendu certaines obligatoires (Responsabilité civile auto).  »
    —————-
    Idem, vous confondez le rôle de donneur d’ordre et de gestionnaire, rien à voir ! Si vous avez recours constamment aux hommes de paille, c’est que vos arguments ne valent pas un clou.

    vandepj0 : « Pour d’autres, la gestion publique procure de nombreux avantages (santé par exemple), comme une vraie mutualisation du risque, un « prix » proportionnel aux revenus, et de très faible coûts d’acquisition et de gestion liés au caractère obligatoire (coûts de gestion / marketing / acquisition client inférieurs à 1% des primes pour la Sécu, supérieurs à 30% pour une complémentaire santé privée). »
    —————————————
    « Avantages » totalement fantasmé avec des chiffres sortis du chapeau. Et contredits par le FAIT que la majorité des actes hospitaliers en France est assurée par le privé (si sa gestion était si bien que ça, pourquoi l’Etat la sous-traiterait aussi massivement aux cliniques ??? Pour la « pertinence » de la gestion par l’Etat, vous repasserez !).

    vandepj0 : « Par exemple, tous les pêcheurs de thon en Méditerranée ont intérêt à en pêcher plus que leurs collègues en attendant l’extinction.  »
    —————————————-
    Là encore, vous avancez une affirmation totalement gratuite. On a de multiples exemples de gestion raisonnée de ressources par les coopératives, celui le plus flagrant étant l’exploitation durable de la coquille St Jacques partout sur nos côtes de la Manche. Et ce sans avoir besoin que l’Etat et encore moins Bruxelles y mette ses gros doigts boudinés.

    Votre mythologie de l’homme rapace et égoïste qui suce Mère Nature jusqu’à la moelle fait partie de la propagande typique de la pensée gauchiste qui considèrent les individus comme des êtres immatures incapables de décider ce qui est bien pour eux ou pour le groupe. Propagande bien pratique pour justifier les pires dérives interventionnistes. N’empêche que c’est une caricature, qui repose au mieux sur du vent, au pire sur des mensonges et des exagérations.

    1. Ok, j’ai été un peu imprécis avec le terme de « gestion ».
      ——————-
      Idem pour l’assurance maladie, ce n’est pas que ce soient des fonctionnaires ou des sous-traitants privés qui gèrent les feuilles de maladie qui me préoccupe, mais bien que l’assureur soit la puissance publique et que cette assurance soit obligatoire avec un prime proportionnelle au revenu.

      Mes chiffres ne sont pas sortis du chapeau, mais ne sont effectivement pas « publics » concernant les complémentaires santé privées. Concernant la sécu, il suffit de lire les rapports de gestion de la CNAM.

      Je n’ai jamais parlé de la fonction publique hospitalière.

      ——————

      Comment se fait il alors, par exemple, que les pêcheurs de thon rouge en Méditerranée pêchent tant et si bien qu’ils amènent l’espèce au bord de l’extinction?

  12. « Qui est donneur d’ordre de la gestion de l’eau, sinon la puissance publique? »

    Filer la gestion de l’eau (et créer par la même occasion un monopole et un marché captif) aux copains du maire, c’est vraiment se soucier du bien commun hein. Le bien commun, l’intérêt général, toussa, ce sont des escroqueries intellectuelles, de la merde en barres collectiviste.

    Vous écrivez par ailleurs que la plupart des conseillers municipaux ne sont pas payés. Certes. Il n’empêche qu’ils peuvent avoir et ont un pouvoir de nuisance phénoménal en votant les décisions de l’assemblée. En URSS, il n’y avait que 600 mille fonctionnaires. Malgré leur nombre, ils ont pu détruire, à leur profit, pendant 70 ans, leur pays.

    1. Oui, ils prennent des décisions en assemblée. Qui d’autre sinon pour décider du jour de passage des éboueurs, de l’attribution des marchés d’assainissement, de la construction et de l’ouverture de crèches, etc.?

      Les habitants, qui se rassemblent, s’organisent entre eux?
      Structurent cette organisation et décident que certains seront les représentants des autres?
      Et finalement, on appellerait cette structure commune et elle aurait pouvoir sur un territoire déterminé?

      1. quelle rapport entre l’adduction d’eau, l’assainissement, les ordures, la circulation ?
        aucun.
        quel rapport avec un territoire ?
        aucun
        quel rapport avec le « pouvoir » ?
        toujours zéro.
        Le vice, ce n’est pas que des choses se traitent collectivement. Le vice, c’est qu’une structure unique décide à la place des clients du service qu’elle offre et du prix qu’ils devront payer.

        1. Le territoire est quand même un dénominateur commun à beaucoup de services:
          La voirie est monopolistique sur un territoire.
          L’adduction d’eau (et l’assainissement pour les zones denses :)) le sont également.
          La collecte d’ordures est également économiquement monopolistique sur un territoire.

          Ainsi, les gens qui vivent sur ce territoire pourraient organiser séparément un traitement collectif de chacun de ces sujets. Comme il est plus efficient et moins cher de ne pas entretenir plusieurs structures de gestion / décision, l’évolution logique est une structure de décision unique avec des représentants des habitants des territoires.

          Et suivant la taille optimale pour gérer la situation de monopole, il est logique d’avoir des structures de taille différente (commune pour la voirie urbaine, Etat pour les autoroutes).

          Après, je ne dis pas que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, et peut-être que certains échelons sont inadaptés au monde d’aujourd’hui, peut-être qu’on les a empilés, notamment en raison du conflit d’intérêts entre l’élu qui a la responsabilité de structurer les échelons pour le bien commun, et l’homme élu qui a besoin de crouter et de satisfaire ses camarades, etc.

          Et pour en revenir à l’article, je trouve légitime de « dénoncer » un mille-feuille si celui-ci est trop important et par conséquent coûte trop cher à la collectivité. Comme nous en sommes les « clients » et les « actionnaires », nous avons le droit de dire que ce mille-feuille ne nous convient pas , et de voter pour des gens qui décideraient de supprimer des feuilles, voire de nous présenter en proposant de supprimer des feuilles.

          Je trouve par contre que l’article est un peu faible sur les notions de coûts, et à sa lecture j’ai plus le sentiment d’un réquisitoire haineux contre l’organisation collective que d’une approche structurée et réfléchie.

          Mais j’imagine que ma position est bien trop nuancée pour correspondre au crédo de ce site, où la collectivité, c’est mal, l’Etat, c’est mal, la commune, c’est mal, les élus, c’est mal, etc.

    2. Par ailleurs, étant donné que l’infrastructure fait qu’il est impossible d’avoir plusieurs gestionnaires pour la distribution et l’assainissement de l’eau par exemple sur un territoire donné, quelle solution préconiserais-tu pour attribuer ce marché en évitant la merde en barre collectiviste?

      Chacun se démerde avec son puit et sa fosse dans son jardin?

      1. Tu n’y connais rien et par suite tu dis des bêtises. L’assainissement c’est l’exemple typique du truc qui se fait très bien en individuel (ou par immeuble) , et pour souvent moins cher que la solution collective (Cf. la fameuse histoire de l’assainissement de la belle-mère de notre cher Nicolas).

        L’adduction, c’est encore un autre marché. ça aussi ça peut se traiter en individuel, ça dépend du contexte. Quand il faut amener l’eau, chaque série de tuyaux est indépendante et constitue un marché différent ; les clients peuvent s’organiser eux-mêmes pour, au choix, tirer la ligne ou se faire livrer.

        Dire « gestion communale ou bien chacun sa merde « , c’est aussi con que de dire « communisme ou la jungle ». Les solutions collectives non communales, ça existe, quand même.

        1. Je ne connais pas la belle mère de Nicolas, mais j’ai du mal à croire qu’on puisse obtenir la même qualité d’assainissement (notamment en ce qui concerne le respect des normes de pollution) si chacun a sa station d’épuration individuelle, pour moins cher qu’une station d’épuration collective.
          Par contre, la fosse septique à la campagne pour des zones à faibles densité, pourquoi pas, mais j’imagine mal chaque immeuble ou appartement (pour éviter une dérive collectiviste du conseil syndical) traiter ses propres eaux usées.

          Mais certainement que je raconte de la merde, que les économies d’échelles et les gains de productivité liés à la mutualisation sont des chimères, et que les grandes entreprises ne le sont pas pour bénéficier de gains de productivité lié à un une intensité capitalistique importante, mais ne sont que le fruit des délires collectivistes de quelques énarques.

          Quelques petites questions pour finir: comment on gère une solution collective non communale? Tout le monde doit être d’accord? Et si quelqu’un ne l’est pas? A la majorité? Tout le monde doit se coller tous les dossiers et voter pour toutes les décisions? Quid des coûts de décision? Ne serait(il pas plus judicieux, à partir d’une certaine échelle, de donner mandat à des représentants? Dans ce cas, quelles différences avec une démocratie représentative?

          1. La belle mère de nicolas n’avait pas d’assainissement, les voisins, si ; Nicolas voulais les forcer à organiser un assainissement collectif (hors de prix et inutile, mais plus économique pour la belle-mère), ils lui on dit merde. Demande au Canard.

            Lis déjà ça, tu mourra moins con : http://fr.wikipedia.org/wiki/Assainissement_non_collectif . Tes croyances en la matière sont du même niveau que dans les autres matières : fausses. l’ANC est souvent meilleur pour l’environnement que le collectif, c’est connu … de ceux qui savent, évidemment, mais ça inclut aussi les gens qui prennent la peine de se renseigner 5 minutes avant d’écrire sur un sujet …

            Il y a toujours une échelle limite où les gains des économies d’échelle sont bouffés par les couts de collectivisation (en l’occurrence : les tuyaux en plus)

            Pour le reste … tes questions sont décidément trop cons, et tu dois le savoir toi même. Tu vires au troll.

          2. Les questions de fond sur qui est légitime à décider sont trop cons, je le note. Un superbe bottage en touche.

            Concernant l’assainissement non collectif, merci de me forcer à m’intéresser au sujet.

            Il est évident que pour une habitation isolée / en zone peu dense, il y a un arbitrage à réaliser entre coûts de raccordement à un assainissement collectif et assainissement individuel.

            Sachant que l’assainissement non collectif est loin d’être gratuit: de 10-20k€ pour l’installation du système et de la micro-station ou de la fosse (durée de vie de 25 ans), contrôle annuel à 100€, vidange et entretien tous les 2-3 ans, etc.

            En zone dense, outre le fait qu’il est difficile d’installer une fosse ou une station (oui, ça s’insère mal dans un appartement), je suis assez persuadé que les solutions collectives sont plus efficientes. (Il est plus facile d’entretenir et contrôler une station de 40 000 EU que 8 000 station de 5 EH)

            Ensuite, je suis tout ouïe pour la démonstration que l’ANC est meilleur pour l’environnement que le collectif.

        2. Obligation de se raccorder au tout a l’égout quant il passe dans votre rue même avec une fosse neuve aux normes .

  13. vandepj0 : « il ne me semble pas que les conseillers municipaux de villes de moins de 100 000 habitants ne touchent de rémunération pour leur mandat »
    ———————–
    Si, pourtant ! D’après la loi n° 92-108 du 3 février 1992, les indemnités d’un conseiller municipal, QUELLE QUE SOIT la taille de la commune, c’est 220€22 par mois.
    (source : http://www.cdg68.fr/iso_album/circ4405.pdf )

    Pour 520 .000 conseillers, ça ne fait « que » 1,4 milliards par an minimum (je ne compte pas les petites gâteries en plus pour ceux des communes > 100.000 h), une paille dans un océan de dettes, surtout quand ça sert à décourager le sevrage des mamelles de l’Etat nounou.

    1. Merci pour le lien, et pour la mauvaise foi. Si dans une commune de moins de 100 000 habitants des conseillers municipaux sont indemnisés, c’est prélevé sur l’enveloppe de rémunération du maire et des adjoints.
      Du coup, la tentative de calcul s’avère vaine.

      C’est plus clair là: http://www.maires74.asso.fr/docs/elus/1207925721.pdf

      1. Si c’est prélevé, c’est que cette rémunération est non nulle. Qu’il ne s’agit donc pas d’un bénévolat totalement gratuit, et que ceci coûte donc de l’argent au contribuable.
        Bref, votre argument s’est bel et bien effondré.

        1. Manifestement, nous avons des problèmes de compréhension. Un conseiller municipal PEUT être rémunéré environ 200€, et SI il est rémunéré, cette rémunération est prélevée sur l’enveloppe destinée à payer les maires et leurs adjoints.
          Vous pensez sérieusement que sur les quelques centaines de milliers de conseillers municipaux, la rémunération soit la règle plutôt que l’exception, quand on voit déjà la faiblesse du traitement possible des maires et maires adjoints?

          1. Ouiinn bouh ouhouh vous avez raison ces gens sont des saints et ils travaillent pour rien c’est extraordinaire.

            Naïf.

          2. vandepj0: « Un conseiller municipal PEUT être rémunéré environ 200€, et SI il est rémunéré »
            ——————–
            Bon donc on attend que vous nous montriez un conseiller municipal qui aurait refusé les indemnités de 200€ PREVU PAR LA LOI et écrit en noir sur blanc, un seul (je ne doute pas que ce saint homme existe, je voudrais juste savoir son nom). Ca ne doit pas bien dur d’en trouver parmi 1/2 million (!) n’est ce pas, vu que vous sous-entendez très fortement que ce serait la règle.

            Parce que pour l’instant, votre histoire de « conseiller pas rémunéré », c’est au mieux un fantasme, au pire un gros bobard, donc poubelle. Les 1,4 milliards/an MINIMUM que nous coûtent ces conseillers « bénévoles » par contre, ce n’est pas du fantasme, c’est bien prélevé de nos poches, et que ça passe par la main velue des maires (ou pas, mais bon, on n’en est plus à une de vos affirmations gratuites) n’y change rien, malgré vos pathétiques tentatives de rattrapage aux branches.

            1. La réalité, c’est que l’écrasante majorité des conseillers municipaux ne se font pas payés : plus la municipalité est petite, moins ils le sont (en fait, ils ne le sont pas du tout).
              Ex. : je suis conseiller municipal d’une commune de 3 600 hab., 27 élus dont maire + 7 adjoints. Seuls ces 8 là sont indemnisés, sur la base d’un barème (% d’un cadre de la fonction publique Etat).

              Le coût des 27, c’est surtout le papier des réunions du conseil, + une salle assez grande et éclairée/chauffée/climatisée parfois pour 27.
              Trop cher à mes yeux quand on est un conseiller n’ouvrant JAMAIS la parole en deux ans de mandat à ce jour.

              Ces 8 élus sont-ils trop payés ? :
              – la loi sur la parité a induit ceci : pour garder pour des raisons affectivo-politiques 4 hommes adjoints sur 2,5 vraiment efficaces (dont un, adjoint finances EC-CEC retraité, qui en vaut bien deux), on a retenu 3 femmes, dont 1 vraiment utile. Bref, on aurait pu fonctionner avec 5 adjoints seulement, donc à moindre coût car il ne s’agit pas d’une enveloppe globale à répartir
              – 4 d’entre eux sont élus communautaires en plus, mais je crois qu’ils sont juste défrayés des frais de déplacement (et certains ne demandent pas de remboursement).

              Aucun élu de chez nous n’est président de syndicat intercommunal mais certains élus de communes voisines le sont et là, le pire côtoie le médiocre alors qu’ils gèrent des centaines de milliers d’€ et des dizaines de personnes, le tout avec amateurisme, voire favoritisme, tout en étant bien payé.
              Il y a donc une grande disparité entre élus : on peut être un gros cumulard (de fonctions et d’indemnités) tout en s’affichant seulement « maire » d’une commune modeste.
              D’autres ont moins d’état d’âme et sont aussi conseiller départemental et/ou régional, avec 3 ETPT pour une seule personne et les indemnités qui vont avec.

              Bref, dans vos réflexions, il faut être nuancés et au moins rapporter la masse globale du coût des élus à un petit nombre d’entre eux.

              Je finis par les motivations des élus :
              – parfois, le bien commun (si si !)
              – parfois, le côté bande de copains
              – parfois, la défense de ses intérêts propres (ex : propriétaire foncier)
              – souvent, l’aura, le prestige
              – parfois/souvent, l’argent (et cumul avec la gloriole).

          3. @h16: je n’ai pas dit qu’ils travaillaient pour rien (cf. un de mes commentaires supra), mais pas nécessairement pour de l’argent (encore que 200€ max, ce n’est pas ce que j’appelle de l’argent).
            Par contre, je ne peux que remarquer le ton débilitant, bravo pour cette discussion de fond.

            @miniTAX: Décidément, vous êtes long à la détente. Un conseiller municipal PEUX toucher 200 euros SI le conseil municipal décide de lui attribuer cette rémunération, auquel cas elle sera déduit de l’enveloppe servant à payer les maires et leurs adjoints. Je suis persuadé que vous êtes capable de comprendre que les maires et leurs adjoints n’ont pas nécessairement envie de réduire leur indemnisation pour faire plaisir à des conseillers municipaux, et quand bien même ils le souhaiteraient, l’enveloppe global est insuffisante pour donner 200€ à tout le monde.
            Mais si je phantasme, comme vous semblez le croire, merci de me détromper et de trouver des informations sur les masses des budgets de traitement des élus locaux et particulièrement des conseillers municipaux plutôt que de vous échiner à marteler un calcul de coin de table dont je vous ait déjà démontré la vacuité.

    2. La rémunérations des élus ce n’est pas le problème. C’est des cacahouètes. Le problème, ce sont les décisions qu’ils prennent parce que l’argent de la caisse commune ne leur coute rien. Ils n’ont simplement pas conscience que l’argent qu’il mettent dans la rénovation de l’école (qui était pourtant encore très propre), la construction d’un lycée inutile (Cf. l’affaire récente), l’aménagement débile d’une rue (avec de zoli piti murets blanc pour gêner la circulation et la mettre en sens unique), et l’embauche de deux neveux qui n’auraint rien à faire même si ce n’étaient pas des branleurs, c’est autant de valeur détruite et donc d’emplois détruits.

      Et plus les élus sont nombreux, plus ils prennent de décisions débiles. En croyant souvent bien faire, en plus, avec l’approbation des naïfs du genre de vandepj0 qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.

      1. Merci pour l’injure, c’est toujours agréable.

        Quand à la prise de décision sur les biens communs, je veux bien croire que la démocratie représentative soit un mauvais système, mais j’avais en tête que les autres étaient pires.

        Qui devrait décider de la construction ou de la rénovation de la voirie? De l’attribution d’un marché pour la distribution et l’assainissement de l’eau? Du nettoyage des parties communes de la ville? De la construction et de la gestion de crèches, de terrains de sports, etc?

        Dieu y pourvoira? La main invisible?

        1. « Qui devrait décider de la construction ou de la rénovation de la voirie? »

          Logiquement, c’est au propriétaire de la rue. Le hic, c’est que les rues sont publiques, donc à personne, et les maires se comportent comme si elles leur appartenaient alors qu’il se sont que les dépositaires pour une durée déterminée d’une autorité illégitime.

          1. Qui est titulaire de l’autorité légitime? Comment cela devrait-il fonctionner?

        2. Qui doit décider ? mais ceux qui payent !
          Et qui doit payer ? mais ceux qui profitent du truc ou qui provoquent la nuisance (pollueur = payeur).
          ça règle déjà bien des questions, comme celles de l’adduction d’eau, des crèches et des terrains de sports (à payer par les utilisateurs) ou l’assainissement et les ordures (à payer par les producteurs de déchets).
          Tu ajoutes quelques mécénats, dons et souscriptions pour payer des choses dont on peut se dispenser mais qui font l’agrément d’une ville (parcs , fontaines, bacs à fleurs, gros stades…) et je ne vois pas trop ce qu’il reste comme problème qui réclame absolument l’existence d’un élu tout puissant (maire…) et d’une assemblée mégalo, le tout doté d’un pouvoir discrétionnaire sur le portefeuille de l’habitant.

          1. Le plus évident est la voirie et toutes les infrastructures utilisées par tout le monde sans péage à l’utilisation (police municipale par exemple) et les infrastructures non économiquement duplicables, donc par essence monopolistiques (adduction d’eau, mais aussi dans une certaine mesure crèches, terrains de sport et collecte des ordures ménagères, bien que certains points soient discutables).

            De plus, ceux qui décident dans une municipalité sont les mandataires de ceux qui payent. J’ai du mal à situer le problème.
            Et in fine, si tu n’es pas content de la gestion par le mandataire, tu peux voter, te présenter pour devenir mandataire, ou changer de commune.

          2. @vandepj0,
            Le problème, c’est que vous décrètez qu’un tel service est « par essence monopolistique », ce qui est un raisonnement circulaire dans lequel vous vous enfermez.

            Personne ici n’a contesté qu’un service mutualisé PEUT (mais pas toujours) avoir des avantages sous forme de service public. Ce qui est contestable, c’est de décréter qu’un service public d’un « serait par essence monopolistique », de deux, serait forcément la meilleure forme et de trois devrait être assuré par les pouvoir publics alors que d’innombrables exemples vous démontrent le contraire.
            Un service public (l’adduction d’eau, le transport en commun, la collecte d’ordure, les télécoms…) peut très bien assuré par le privé et peut être soumis à la concurrence (par une délégation de service renouvelable dans le temps et soumis à appel d’offre public) et ce qui arrive tout le temps et qui marche très bien. A l’inverse, la gestion par le privé n’est pas forcément le mieux parce que naturellement, la tendance est de former des monopoles ou des oligopoles qui ferment la porte à la concurrence, ce n’est pas pour rien qu’il y a des lois contre les ententes illicites. L’Etat a déjà assez à faire pour prévenir ces dérives (ce qu’il ne fait pas de toute évidence pour l’adduction d’eau vu la mainmise quasi-générale de l’oligopole Lyonnaise+Veolia), il n’y pas intérêt à ce qu’il s’implique dans la gestion même de l’adduction, vu ses perfs déplorables par ailleurs (vous reviendriez au monopole de France Telecom, vous ???).

          3. « ceux qui décident dans une municipalité sont les mandataires de ceux qui payent. »

            Non, de ceux qui ont voté pour eux.

          4. voilà, théo31 exprime parfaitement la chose, et si tu n’es pas capable de faire la différence entre une commune et une association (une mutuelle etc.), ne viens pas donner des leçons de démocratie (« TAKA voter / te faire élire si t’es pas content »)

            Parce qu’un des fondements de la démocratie c’est la liberté d’association, ce qui inclus aussi évidemment la liberté de NE PAS être associé contre son gré ; et c’est pas parce qu’aurait le droit de voter ou me faire élire au bureau de l’association que ça change quoi que ce soit. Les anti-chasse on le droit de na pas adhérer aux association de chasse, je ne vois pas pourquoi on refuse ce droit aux anti-sport (et ce n’est pas plus con d’être anti-sport que d’être anti-chasse); De même, il n’y a aucune pertinence à ce que ce soit la même structure (la commune) qui gère les ordures, les transports en commun, l’adduction d’eau, etc. a tel enseigne qu’en pratique les communes confient en général ces différentes compétence à des structure spécialisés différents. Autant que les citoyens adhèrent directement et à titre personnel à ces structures, quitte à ce qu’ils désignent des mandataires spécialisés pour les y représenter ; ça éviterait corruption, mélange des genres etc.

  14. @vandepj0 : « Comment se fait il alors, par exemple, que les pêcheurs de thon rouge en Méditerranée pêchent tant et si bien qu’ils amènent l’espèce au bord de l’extinction? »
    —————————————-
    Le thon rouge de Méditerranée n’a jamais été « au bord de l’extinction », faut arrêter de dire n’importe quoi. En 2010, le quota pour la seule France a été de plus de 1/2 million de tonnes (!), pour une espèce « au bord de l’extinction », pardon !
    Mais c’est vrai que pour quelqu’un shooté au dirigisme, que seraient ses arguments sans une bonne grosse menace imaginaire.

    1. oups, millier, pas million !

      1. On a pêché jusqu’à 40 000 tonnes de thon rouge en Méditerranée en 1994.

        Depuis, les prises baissent, et la « récolte » 2007 a été de « seulement » 26 000 tonnes, par par « concertation des pêcheurs » mais par raréfaction de la ressource.

        Afin de préserver les stocks, il aura fallu que les différents Etats (et pas les pêcheurs) mettent en place une Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l’Atlantique, qui établit un quota de pêche, quota qu’il a fallut passer à 13000 tonnes en 2011.

        Et en attendant, en raison de leur grande préoccupation de la gestion du stock, les pêcheurs ont immatriculé des thoniers sous pavillon libyen pour échapper aux quotas.

        http://www.iccat.int/Documents/SCRS/Other/StatBull40.pdf

        1. Oui donc, le thon rouge n’a jamais été « mené au bord de l’extinction ». Mais merci quand même pour votre belle tentative d’enfumage.

  15. Même non imposable,tout le monde paye des taxes – impôts indirect qu’ils disent – et leur montant prélevé sur le revenu des français excèdent de loin celui de l’impôt sur le revenu.

  16. Quel est le coût direct et indirect de ces 600 000 élus ? Aucun média n’a encore osé s’attaquer à cette enquête-tabou…

  17. Si ces parasites étaient payés au smic et assujettis à l’impôt exorbitant que le français ordinaire se doit de payer, il y en aurait moins!

  18. Il est urgent de réduire le nombre d’élus en France, aligner les régimes spéciaux de retraites etc.

  19. j’ai beaucoup aimé l’article sur le nombre des élus en France. Y a t’il déjà eu une pétition lancée à ce sujet?
    je n’arrive pas à comprendre comment un système qui se rapproche de plus en plus du système de l’Ancien Régime (avec ses privilégiés minoritaires face à une majorité de contribuables surtaxés) puisse perdurer dans notre si « cher » démocratie.

  20. A quand les reformes

  21. A l’heure où l’on s’interroge sur la vie démocratique en France, le coût de fonctionnement de nos institutions, la vie politique, les réformes et les économies pour ne pas dépasser les quotas admis en Europe, il faut bien sûr regarder en France mais aussi dans le reste du monde comment les Etats sont gérés, les dettes maîtrisées et le fonctionnement des différents strates de la communauté nationale.
    Trop d’élus en France me semble une évidence, trop de régions surement, pourquoi des départements et des communautés de communes plus des communes ?
    Poser les questions c’est tenter d’y répondre en faisant des analyses sur les pays comparables au nôtre, c’est ouvrir vers de nouveaux paradigmes politiques, bouleverser les habitudes et ne pas s’en remettre au politiquement correct.

  22. Qu’attend on pour faire cesser tout çà ?
    Suggestion: Déjà ne pas aller voter pour les « départementaux »… ou blanc (mais cela ne compte pas !Elle est belle la démocratie!)

    1. je vais être cynique mais:

      ne pas aller voter ne fait que voter pour le gagnant puisque le fait que vous ne votiez pas n’a qu’un impact mineur au premier tour pour d’éventuelles triangulaires.

      voter blanc ou nul ne fait que voter pour le gagnant puisque le fait que vous votiez blanc d’a aucun impact sur le résultat

      Donc si vous devez voter essayez de le faire pour un candidat réellement libéral (je crois qu’il y en a qq uns du PLD ou du mouvement étudiant libéral les jeunes libéraux – après vu que chacun à sa définition du libéralisme je ne veux pas faire de prosélytisme.)

      Voter pour le PS c’est valider la politique du gvt actuel
      Voter pour l’UMP c’est valider la politique du gvt actul et de son prédécesseur vu que la politique est la même en France depuis Giscard
      Voter pour la gauche ou les frondeurs c’est voter pour encore plus d’Etat
      Voter pour la droite c’est voter pour encore plus d’Etat
      Voter pour le centre c’est voter blanc et pour plus d’Etat
      Voter FN c’est voter pour encore plus d’Etat.

      Bref, hormis éventuellement de pouvoir voter pour un candidat libéral, voter ou ne pas voter reviens à voter encore plus d’Etat.

      La question que je me pose, c’est que se passera t il si n’importe qui sauf le FN gagne: réponse rien hormis encore plus d’Etat.
      Que se passera t il si le FN gagne? Encore plus d’Etat oui mais peut être une réaction violente et sanglante de la part de l’extrême gauche et des antifas qui pourrait se propager à tout le pays via tous les mécontents de tout bord qui pourrait engendrer chaos et destruction, voir un putch et une révolution et donc peut être une remise à plat du système via une VIème république et une nouvelle constitution.

      Il y a bcp de si dans mon hypothèse, mais c’est la seule que j’ai trouvé pour sortir du cynisme des élections qui ne servent à rien, sinon elles seraient interdites depuis longtemps pour citer Coluche.

      Mais le jeu en vaut il la chandelle?

      Je précise que je ne suis absolument pas partisant, supporter ou fan du FN: ce parti est complètement anti-libéral d’un point de vu économique, sociétal, social, européen et mondial. Il ne s’agit que d’un regroupement de néo fascistes nostalgiques des colonies, des régimes forts et étatiques, ultra-conservateurs, racistes, xénophobes, fermés et renfermés qui proposent un programme économique et social calqué sur le programme du PCF de Marchais en 1981.

  23. Le problème ici est que l’on confond encore et toujours Etat et Public. Ce qui est publique est par définition ce qui appartient à tout le monde, or l’Etat n’appartient pas à tout le monde. Il y a volontairement une confusion des termes pour asseoir la domination de l’Etat. On confond donc les organismes publiques des organismes d’Etat.
    Dans un etat de droit, un organisme publique est soumis au droit commun, donc en cas de manquement je peux me retourner contre lui et lui exiger des comptes sur la façon dont il gère mes cotisations (perçues via prélèvement, impôt ou contribution), exactement de la même manière que toute entreprise publique.
    A contrario un organisme d’etat n’a à se justifier que devant certaines organisations, jurés, cours d’administrations. Ils ne relèvent pas du droit commun.

    Prenons un exemple: on confond école publique et éducation nationale. L’éducation nationale est dirigée, commandée par le ministre de l’éducation, lui même chapeauté par le premier ministre lui même nommé par le président, donc l’Etat dirige, commande l’école ‘publique’ puisque nationale et étatique.
    Une école publique devrait être gérée par ses bénéficiaires ou utilisateurs ou acteurs: parents, directeurs, professeurs voir élèves. Elle pourrait plus facilement s’adapter aux besoins (et aux libertés) de chacun, et ce même en suivant un tronc commun généraliste à l’ensemble des communes de France garantissant le minimum demandé (lire écrire compter parler français voir à minimum une seconde langue – mondialisation, Europe toussa) et un socle de base (géographie, histoire), l’approfondissement ou les spécialisation étant laissées plus libres.

    Mais aujourd’hui même dans le plus petit village de France, tout est contrôlé par des organismes d’Etat via la fonction publique (sic!) et plus par le citoyen.

    Nous ne somme plus dans un régime démocratique ou le citoyen dirige les élus et donc l’Etat mais où l’Etat controle les citoyens par les élus et tous ses organismes d’Etat: police, impots, caf, CPAM, URSSAF, RSI, fonction publique et par derrière via toutes les organisation vivant des subventions: journaux, associations etc etc

    Tous nos élus, tous nos dirigeants d’organismes publiques devraient rendre des comptes au moins une fois l’an, comme dans les entreprises privés pour une reconduction de leur mandat et cela dans une totale transparence. Et tous devraient répondre du droit commun. Nous serions alors dans une véritable démocratie (libérale?) et dans un Etat de droit. Dans tous les autres car nous ne sommes que dans un régime oligarchique ou despotique.

    Les dernières lois liberticides sur la propriété privé ou la propriété d’entreprendre ainsi que les lois despotiques (j’écris et je vote les lois spéciales qui m’avantagent) sur l’augmentation des rémunérations des perdants aux élections, me font penser que l’on se dirige doucement mais fermement vers un Etat despotique.

    1. lapsus: « exactement de la même manière que toute entreprise publique. » je voulais bien évidement dire entreprise privée.

  24. Je suis d’accord avec l’article. Trop d’élus. 8 cumulards sur 10, ils doivent avoir du mal à partager leurs temps de travail malgré les conseils de Laura Slimani. Ceci dit, c’est important de préciser que dans les 500 000 conseillers municipaux une bonne partie n’est pas rémunérée et pour les villes de plus de 100 000 habitants, c’est 228€/mois. Un article de Contrepoints en parlait d’ailleurs :https://www.contrepoints.org/2013/12/24/151059-remuneration-des-elus-locaux-le-dessous-des-cartes

    1. leur cout est indirect , ce sont soit de futurs élus soit ils finissent a la tête d’associations bien subventionnées , en tout cas , ils ont tous un réseau d’influence rémunérateur …le bénévolat , ça n’existe pas !

  25. ça fait bcp surtout si on compte leur copains en affaires , leurs conjointes amant(es) gosses et famille toujours nombreuse et si on rajoute les fonctionnaires et fonctionnaires à la retraite……m’étonne pas que l’on paie toujours plus et que les dettes s’entassent !

    1. reactitude,
      Effectivement, le nombre des élus est en France trop important. Nous sommes dans un système inefficace car, de fait, les décisions importantes ne sont pas prises au niveau des élus dits de proximité. Nous avons donc quantité d’élus qui ne servent à rien ou à pas grand chose.

      La France est en situation d’échec dans tous les domaines notamment au niveau économique. Nous sommes le pays d’Europe le moins industrialisé. Le seul pays ou seules survivent les industries bénéficiant d’un monopole de fait soutenu par l’Etat.

      La cause de cette situation est l’ultra centralisme héritier du bonapartisme, situation qui conduit à confier le pouvoir de décision à des  » barons de la république » irresponsables et très souvent incompétents.

      La solution consiste à mettre un terme à cette Vème république en évoluant vers une démocratie directe avec un transfert, au niveau régional, du pouvoir de décision notamment au niveau économique et fiscal. Il faut permettre aux électeurs de contrôler les actions de nos élus en instituant le référendum d’initiative populaire…

  26. La totalité des commentaires à cette heure datent de 2011 ! On y lit autant de sophismes que de choses intéressantes, au style près. Ne faisons pas un sophisme supplémentaire en 2016 en additionnant les élus fortement indemnisés, moyennement indemnisés et les bénévoles, qui sont les plus nombreux. Sur le total, il y a environ 50% de bénévoles. En effet, les conseillers municipaux et les conseillers communautaires (ce sont les mêmes d’ailleurs, il ne faut pas les compter deux fois !) n’ont pas d’indemnité. L’indemnité des maires et adjoints varie selon l’importance de la commune, comme celle des présidents et vice-présidents des communautés de communes (à ne pas compter deux fois non plus car ce sont des maires et des adjoints le plus souvent).
    Un deuxième sophisme consiste à comparer des pays dont la structure est fédérale avec des pays centralisés. Ainsi, pour les USA, ou l’Allemagne, l’Espagne ou la Belgique (jamais citée, mais elle bat des records), il faut compter tous les membres des gouvernements des Etats fédérés.
    En ce qui concerne le Parlement européen, il faut aussi poser la question de savoir pourquoi les députés européens français ont une indemnité bien plus élevée que ceux de certains pays ; je pense que c’est la plus élevée de tous d’ailleurs.
    Ensuite, si on combat le cumul des mandats, on va augmenter le nombre d’élus indemnisés, ce qui contredit la thèse que le nombre d’élus est trop élevé. Pourtant, le coût total ne sera pas proportionnel à l’augmentation de ce nombre car il y a un plafonnement des indemnités pour les élus qui cumulent.
    Une proposition rationnelle serait de dire : on réduit les nombres de parlementaires de 50% par exemple, mais cela doit être un travail à temps plein. Cela ne devrait-il pas être réformé en même temps que le code électoral, qui devrait permettre d’élire des représentants de chaque département en fonction de la population et sur une liste avec vote sur un nom ou en tête de liste (voir comment on vote en Belgique !).
    Le problème ne réside pas seulement dans le nombre d’élus mais dans le nombre d’institutions qui se superposent ; on a prétendu simplifier pour « faire des économies ». Les électeurs ont été bernés une fois de plus car les réformes institutionnelles doivent être votées par des élus nationaux qui doivent ainsi nuire à leur intérêt personnel (le carriérisme politique, c’est là le vrai ennemi) et donc aucune majorité pour des réformes de ce type ne peut être espérée.

    1. Bonjour Dulieu

      Vous oubliez une chose, c’est une vision dynamique, les conseillers municipaux qui ne sont pas payés sont soit dans l’opposition, soit en début de carrière, et deviendront futurs ‘prébendaires’, soit en effet des purs bénévoles, il y en a sans doute 😉

      La vraie question c’est le nbre de commune, ce qui entraîne mécaniquement une explosion de conseillers municipaux. Trop de petite commune d’où les communautés de commune crées, alors que les fusions seraient plus simples… mais les citoyens n’en veulent en généralement pas.

      1. La majorité des conseillers municipaux ne deviennent jamais maires ni adjoints.
        Ce ne sont pas les citoyens qui n’aiment pas les fusions de communes mais les maires ; dans les communautés de communes, ce sont eux qui prennent collectivement tous les pouvoirs en devenant Présidents et vice-présidents, avec le supplément d’indemnités qui valent mieux que ce que touchent les maires des petites communes.

  27. Le Senat est inutile.
    Les communes sont beaucoup trop nombreuses. 3 fois moins de communes en Allemagne (12000 environ) qu en France (36500).

    1. C’est vrai qu’avec des communes beaucoup plus grosses on pourra enfin avoir des listes multiples et des candidats encartés c’est sur que l’on va y gagner, quand les exécutifs locaux seront tous aux mains de LRPS!

      Si quelqu’un ici peut me donner un exemple récent ou la fusion d’entité publique a entrainé une baisse des coûts je suis preneur.

      Il en ira de la fusion des communes comme de la fusion des régions.

  28. Pas de confusion, il y a plusieurs sortes d' »élus ».
    Les conseillers municipaux des villes de moins de 100.000 hab ne touchent aucune rémunération. Plus de 100.000 hab, ils touchent 228 euros par mois. Seuls ceux des très grandes villes sont payés des salaires qui se situent entre 1000 et 15000 euros par mois.

  29. Coût annuel du monde politique français, tout compris : 15 milliards d’euros par an !

    1. On oublie les Permanents Syndicaux qui sont,certes à un autre niveau, les représentants du peuple et qui seraient environ 100.000, (équivalent environ 40.000 emplois/ plein-temps.
      Cela ferait + de 700.000 représentants/ délégués/élus pour un pays de 66 M. d’habitant.
      Visiblement le nombre ne fait pas la valeur. Mais contribue à alourdir la barque!