Le mythe de l’allocation universelle

Publié Par Emmanuel Brunet Bommert, le dans Philosophie

Par Emmanuel Brunet Bommert.

Argent - Pièces de monnaie - Euro (domaine public)

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Le concept d’allocation universelle connait aujourd’hui une forte recrudescence d’attention, dans nombre de pays, sous quantité de noms tels que « impôt sur le revenu négatif », « revenu universel » ou « revenu de base garanti ». Pour passer d’abord sur les évidences, un tel principe n’est en rien libéral, mais utilitariste. En effet, l’utilitarisme recherche ultimement le « plus grand bonheur pour le plus grand nombre » ou à défaut le « moins de malheur pour le plus grand nombre », d’où vient son ambition d’universalité en matière morale. Le libéralisme se contente de rejeter la coercition comme solution aux problèmes sociaux, pour la reléguer au rang d’un mal nécessaire à la sûreté commune, dont on se passerait bien si c’était une chose possible.

Cette différence implique que les deux écoles n’ont pas besoin l’une de l’autre pour exister et peuvent même s’opposer régulièrement, sans pour autant se trouver en défaut par rapport à leurs doctrines respectives. On peut penser notamment à cette célèbre accusation faite aux libéraux par les utilitaristes d’un dédain à l’égard des « pauvres », sinon de professer des théories manquant de qualités pratiques pour les « gens du commun ». La notion de « progrès social » est spécifique à l’utilitarisme et transpire dans l’œuvre d’un Jeremy Bentham, par exemple, pour n’en citer qu’une.

L’ère des lumières et plus généralement la période préliminaire à l’indépendance des États-Unis fut l’occasion d’une longue gestation intellectuelle, qui conduisit libéraux et utilitaristes à collaborer finalement, après des siècles d’hostilité. En effet, les deux mouvances parvinrent à s’accorder au moins sur un point : le pouvoir est dangereux et l’usage de la force armée n’est pas une pratique qu’il faut encourager dans la gestion des problèmes sociaux. Cette concession faite aux libéraux par les utilitaristes conduisit à l’alliance intellectuelle la plus redoutable de l’Histoire des idées, si immensément puissante en tout cas qu’elle mena à l’effondrement de tous les gouvernements du monde. Pas un pays n’y a échappé, de l’Argentine à la Russie, des États-Unis au Japon.

Utilitarisme et progrès social

Aujourd’hui encore nous nous référons à cette alliance lorsqu’on parle de libéralisme et, assez ironiquement, c’est à la notion utilitariste de « progrès social » auquel les gens pensent lorsqu’ils disent rejeter le « progrès » de la « société libérale ». L’unité fut de courte durée et dès la révolution française terminée, les deux pensées se portèrent mutuellement tant de griefs qu’elles finirent par se séparer. Les libéraux reprochant aux utilitaristes leur volonté d’utiliser le pouvoir pour imposer le « progrès » par la force armée et ces derniers de critiquer les premiers dans leur doctrine consistant à maintenir le pouvoir hors de la sphère sociale, considérant dès lors que l’usage de la force peut être justifiée pour une raison morale.

L’utilitarisme est l’une des quelques bases fondatrices du socialisme original, à qui il doit énormément de ses habitudes dogmatiques, notamment son ambition morale et sa notion de progrès social comme dérivé de l’enrichissement collectif. Toutefois, il faut se garder de confondre les deux, sous prétexte d’une certaine affinité : il se fait autant de contradictions entre le socialisme et l’utilitarisme qu’entre ce dernier et le libéralisme.

Nous pourrions, par exemple, mettre en avant cette division par la définition que ces trois écoles donnent au mot « liberté » : sa représentation libérale implique une absence de coercition, c’est-à-dire d’usage illégitime de la force armée, alors que la notion utilitariste se définit en une suppression de la contrainte. C’est elle dont on fait usage lorsque nous disons : « ce fauteuil est libre ! » L’idéal utilitariste se situe dans cette « liberté » absolue conduisant à une vie débarrassée de toutes contraintes, dont la prospérité serait à la fois totale et illimitée. La version socialiste, quant à elle, consiste en une capacité à faire quelque chose : une personne est libre quand elle peut agir. Ainsi, puisque nous ne sommes pas capables de voler au-dessus des océans d’un bond, la liberté est une illusion inaccessible, un mythe bourgeois. Celui-ci devenant tout logiquement l’utilitariste, puisque c’est à lui que se réfère le socialiste, par une telle inversion d’interprétation.

Le socialisme revendique l’émergence d’un Homme nouveau, glorifie l’égalité matérielle comme principale nécessité d’un monde sans classes, débarrassé du privilège. Il promet par ce moyen la réalisation de son idéal d’une vie sociale dégagée de l’intérêt personnel, où la société civile serait formée dans le but exclusif d’atteindre, justement, le plus grand bonheur pour le plus grand nombre. Sans s’y opposer fermement, l’utilitarisme n’est pas spécifiquement égalitariste : il importe peu que certains s’enrichissent moins que d’autres, tant que tous le font. Le progrès social a valeur pour l’Homme actuel et non pour favoriser l’émergence d’un hypothétique surhomme débarrassé de l’intérêt personnel. Il en devient donc indubitablement le « bourgeois » du socialisme.

Pour ces quelques raisons, l’idée d’une allocation universelle comme grande proposition libérale n’a aucun sens. Pourtant elle est admise comme telle, du fait que les deux écoles formaient à une époque une force intellectuelle unifiée. Les anglophones ont même conservé l’habitude de nommer les deux « liberalism », du fait qu’elles constituaient encore un tout à l’émergence de la fédération des treize colonies. Une attitude qui n’a pas grand sens, puisque cela revient à dire que nous voyons comme une même chose deux notions opposées, sous prétexte qu’elles ont cessé durant quelques décennies de s’entredéchirer.

Toutefois les grandes propositions utilitaristes de ces derniers siècles se sont toutes soldées par des échecs, confortant la critique des libéraux à leur égard. Que ce fusse l’instruction publique, la santé collective, comme les autres recommandations du même acabit : aucune n’est parvenue à atteindre son objectif, consistant à assurer à la majorité des membres de la société civile une prospérité optimale. Plus encore, « pire » pourrions-nous même dire, elles ont conduit à rendre la vie sociale plus difficile et incertaine qu’elle ne l’était auparavant, pour l’ensemble des citoyens.

Le bonheur objectif

L’idéal bute toujours face à certains problèmes, qui se sont avérés si irrémédiablement insolubles qu’ils conduisirent à quantité de catastrophes, parfois dramatiques en termes de bilan humain ou environnemental. Les notions de « bonheur » et de « malheur » n’ont pas de définition objective qui puisse être admise universellement par la démonstration, comme celle de « joie », de « peine » ou même de « plaisir ». Quel moyen permettrait d’atteindre le plus grand bonheur possible d’une population, sans aucune possibilité de déterminer ce qu’est un bonheur objectif et par voie de conséquence le malheur qui s’y oppose ?

Les voilà, autant utilitaristes que leurs héritiers socialistes, bien en peine à résoudre ce simple obstacle, pourtant essentiel. Une imprécision inadmissible dans une activité dont la finalité revient à déterminer crime comme châtiment, que l’on nomme « administrer ». Concevoir une parade efficace devint une obligation : désormais, plutôt que de rechercher une réponse du côté de la valeur humaine qu’est le « bonheur », ils se tournèrent vers une méthode plus austère consistant à quantifier la misère matérielle. L’utilitariste ne cherche plus alors à rendre heureux, mais moins misérable. Les aspirations individuelles, si elles s’opposent au plan, sont des déviances qu’il faut impérativement déraciner et brûler. Puisqu’il s’agit d’une doctrine sociale, elle se retrouve non seulement à la tête des gouvernements, mais aussi des associations, des syndicats et des entreprises.

Un conflit destructeur va donc émerger entre les corporations socialistes d’un côté et les corporations utilitaristes de l’autre, la première alliance représentée à gauche dans les parlements et la seconde à droite. C’est ici qu’il conviendrait normalement de nous souvenir que ce seront ces mêmes organes qui vont éduquer nos enfants, équiper nos hôpitaux, décider des lois et déterminer les normes : ne cherchez pas plus loin pourquoi l’environnement semble se décrépir et pourrir soudainement sous des autorités de cet acabit. Il est seulement en train d’être terraformé à l’image d’un idéal vague, pour devenir à son tour un terrain tout aussi vague.

Puisque le bonheur n’a pas de « sens » objectif, que l’action humaine doit avoir un but rationnel pour être assimilée et recevoir l’accompagnement utilitaire nécessaire, l’économiste utilitariste préfère les études économiques et philosophiques basées sur des notions objectives, c’est-à-dire fortement mathématisées. Il ignore les sciences qui marquent l’imprévisibilité de la conscience, pour leur opposer des notions plus mécaniques telles que les statistiques et l’analyse. La récente proposition d’un « indice relatif de bonheur », promu par le très utilitariste Nicolas Sarkozy, est l’ultime avatar de cette course ridicule à la standardisation de notions subjectives et personnelles.

L’allocation universelle, du fait qu’elle est fondée sur ces bases intellectuelles, est destinée à un sort équivalent à toutes les autres propositions du même genre. Quelques points seulement permettent d’établir les risques soulevés, ainsi que la faiblesse des arguments :

Une administration n’est pas incorruptible

L’allocation universelle n’est pas le premier concept du genre proposé par les intellectuels utilitaristes. Il fut précédé par un autre, aujourd’hui couramment appliqué dans le monde : la Sécurité sociale. Si l’on étudiait les deux propositions en parallèle, la ressemblance nous frapperait instantanément : l’universalité, la volonté d’assurer le plus grand nombre et l’idée d’une administration supérieure à la société civile. Si les deux se trouvent appuyés sur une même base c’est que les arguments de l’un seront aussi valables pour l’autre.

Les aspirations de la cité sont trop éparses pour qu’une seule volonté puisse pervertir l’ensemble sans risquer de s’opposer une féroce résistance, alors qu’une organisation bâtie sur la force doit être disciplinée et uniforme. Une administration est hiérarchisée, donc sujette à la corruption, qui peut infecter chaque échelon sans résistance puisque la désobéissance doit être réprimée pour qu’un système agencé artificiellement puisse fonctionner. Il suffit d’une seule personne ayant une vision différente de « l’intérêt commun », dépositaire d’un peu d’autorité, pour que la machinerie soit totalement pervertie en quelques années.

Les dépenses et habitudes d’une « bureaucratie » sont appelées à sortir de tout contrôle, s’il ne se fait pas une opposition à même d’agripper la machinerie au bon moment pour la forcer à retourner à sa tâche. Au point que finalement plus intéressée par sa propre prospérité que par la réalisation de la fonction prévue, les soins ne sont plus assurés correctement, les retraites se réduisent, les allocations chômage s’effondrent et les accidents sont moins bien traités. La corruption s’étend ensuite à la société civile entière, jusqu’à la réduire en cendre par l’annihilation systématique de toute activité sociale sur son passage, pour nourrir sa vision décadente de « l’intérêt commun ».

Tout à l’inverse, elle se fait d’une excessive générosité envers son propre personnel, ses lubies momentanées ou pour conforter ses alliés. En d’autres termes, forte de l’ensemble du pouvoir et de la légitimité, l’administration sociale n’a finalement aucune utilité à s’occuper de qui que ce soit d’autre sauf d’elle-même. Pour que cette vision perverse fasse son chemin, il suffit d’un seul individu avec de l’influence et du charisme : que pouvons-nous imaginer de plus dangereux pour la société civile qu’un pouvoir immense aisément corruptible sous l’impulsion d’une infime variable omniprésente ? Ce n’est pas plus sensé que de faire dépendre nos canalisations d’une matière qui se dissout parfaitement bien dans l’eau.

L’immigration doit être contrôlée, sinon interdite

Représentons-nous la situation suivante : un millier de personnes disposent de dix pièces chacune, qu’elles mettent en commun afin de se répartir équitablement le total en une sorte d’assurance, en cas de trouble. Tel quel, la quantité maximale des ressources disponibles est fixée avec précision. Admettons désormais que cette population augmente soudainement considérablement et que de mille, nous passions au double. Les nouveaux arrivants ne peuvent pas, du fait qu’ils ne sont pas aussi fortunés, mettre plus de deux pièces dans la caisse commune. Nous nous retrouvons dès lors dans une situation où il y a un plus grand nombre de bénéficiaires potentiels que de fonds disponibles. Pour compenser, l’administration n’a que deux moyens : augmenter le prélèvement sur ceux qui peuvent payer plus de dix pièces et réduire les prestations de l’ensemble de la communauté.

Si la population grandit à nouveau, la méthode est réitérée jusqu’à ce que l’ensemble des créateurs de richesses soient contraints de consentir à des fortunes pour un système qui n’est plus capable de protéger qui que ce soit : c’est l’effondrement. Afin de réduire ce risque, l’immigration, ainsi que toute autre variation majeure dans le peuplement, doit être contrôlée sinon prohibée dans un territoire, sans quoi la répartition des ressources disponibles ne peut être maîtrisée. Par exemple, dans le cas des États-Unis d’Amérique, l’entrée et l’installation du migrant furent aisées au XIXe siècle avant de devenir au milieu du XXe beaucoup plus rudes, peu de temps après la fondation d’une Sécurité sociale par le gouvernement.

L’allocation universelle fait aussi face à ce problème, mais en des proportions autrement plus épiques : si la population est déterminée d’un revenu universel de dix pièces, par exemple, ceux qui produisent le plus sont contributeurs de ceux qui produisent le moins. Tant que la population reste stable, l’embarras n’est pas critique et l’allocation aux plus faibles producteurs va même augmenter à mesure que la richesse s’accumule. Toutefois, si l’immigration est libre, on se retrouve alors face à un dilemme : soit nous la refusons aux migrants, auquel cas elle n’est plus universelle soit on la leur fournit, et l’effondrement devient une certitude.

Il se fait bien un argument disant que « tous les immigrants ne viendront pas forcément profiter du système ou ne le pourront pas ». Toutefois, le principe même d’offrir « gratuitement » de l’argent, que ce soit sous la forme d’une protection sociale ou d’un revenu assuré, attirera inévitablement les peuplades du monde, y compris parmi les plus aisées qui obtiendront parfois crédit pour ce faire. Au même titre qu’il ne faudrait que quelques minutes à un milliardaire pour être ruiné, s’il décidait de donner son argent aux passants d’une avenue bondée.

Cette démonstration s’applique tout aussi bien dans le cadre d’un vieillissement de la population, conduisant à des idées de résolution aussi immorales que criminelles, telle que la généralisation de l’euthanasie pour les personnes âgées. La surcharge de natalité étant pareillement une difficulté, sa solution revient au même : permis d’enfanter, élimination du nouveau-né non autorisé et stérilisation de masse. Ces quelques notions paraissent peut-être fantaisistes aujourd’hui, mais sont régulièrement discutées par les intellectuels utilitaristes depuis des décennies, d’autant que certains pays ont expérimenté des politiques bien plus terrifiantes avec un appui populaire massif. Il ne serait pas spécifiquement surprenant que la Suède, première grande nation européenne à proposer une telle allocation, se positionne un jour dans l’avant-garde du « permis d’enfanter » et de « l’euthanasie pour raison sociale ».
Nous ne pouvons que nous incliner devant la promesse d’un tel concentré de générosité.

À suivre ici

Lire sur Contrepoints notre dossier spécial revenu universel

  1. Beaucoup de mots, si peu d’arguments. Rien que la suppression de l’ensemble des administrations qui gèrent et contrôlent les diverses aides, et la revente des locaux correspondants, donnera suffisamment de fonds pour non seulement ne pas avoir à augmenter les prélèvements, mais pour économiser des milliards tous les ans. Et si en plus quelqu’un avait des cou…. pour réformer la fiscalité, on ne reconnaîtrait plus la France

    1. bonjour Toto

      Votre post est typique d’un utilitariste.

      1. On peut rever d’un monde libéral comme d’une fin en soi.

        On peut aussi voir le revenu inconditionnel comme une étape, ou un moyen de sortir de l’impasse actuelle.

        Plus qu utilitariste, c’est tout simplement du pragmatisme.

        1. L’article explique très bien la différence entre utilitaristes et libéraux.
          L’allocation universelle relève de toute évidence de l’utilitarisme.

          Apres à vous de choisir votre camp.

          1. si je comprends bien pour approuver telle ou telle mesure vous ne réfléchissez pas à cette mesure mais vous commencez par la placer dans une représentation idéologique du monde…???

            ce qui fait que vous ne pouvez vous adresser qu’à des gens qui ont saisi parfaitement le sens et les subtilités des représentations et qu’en outre bien sur ces systèmes ne peuvent pas se recouvrir. quelque peu. ça réduit l’audience…

            Etre libéral n’est pas un but pour moi, être utilitariste non plus…je préfère réfléchir un peu et si besoin me référer à des principes moraux plus égocentrés voire un peu arbitraires…

            ok ok le revenu universel c’est pas bien car cela relève de l’utilitarisme et l’utilitarisme c’est pas bien car ça promeut des trucs similaires au revenu universel..

            Non pour discuter du revenu universel et pour être compris de son auditeur, et c’est la moindre des choses pour espérer le convaincre, il suffit de parler du revenu universel…
            ça peut vous choquer mais je ne lirai jamais un livre qui m’explique la philosophie libérale, j’ai autre chose à faire. Notez que cela m’évite la critique d’un biais idéologique, si je suis libéral, c’est circonstanciellement ..

          2. différence qui n’ a aucune assise théorique et philosophique l’auteur donne son avis comme au comptoir libéralisme et utilitarisme sont compatibles, cet article ne prouve en rien le contraire.

        2. « Plus qu utilitariste, c’est tout simplement du pragmatisme. »

          Même les socialistes se disent « pragmatiques » du fait qu’ils sachent parfaitement que la France est irréformable…donc il est tout à fait « pragmatique » de jouer de la musique pendant que le bateau coule.
          De plus, tout porte à croire que les politiciens feront de la surenchère sur le montant de ce RU à des fins électorales. Du coup, cela n’avance à rien.
          Enfin, le fondement de cette aide sociale est le même que les multiples aides d’aujourd’hui: je te prends 100 euros, mais je t’en rends 70…je suis sympa hein?

          Bref on ne sort pas de la trajectoire du mur, on ne fait que l’éloigner un peu.

      2. Hahaha. Je me marre. Je me suis barré de ce pays à la con parce que j’en avais plein le derrière d’être une vache à lait pour les gouvernements successifs. J’ai aucun problème pour savoir comment gagner ma vie. J’étais contre le revenu universel. Et puis j’ai pris 5 min pour réfléchir. Si ce dernier permet de virer tous les incapables qui peuplent les caf, pôle-emploi, et autres administrations inefficaces nourries avec mes impôts, je me dis que la redistribution partielle des impôts à tout le monde ne peut pas être pire. Le système social coûte des milliards et est inefficace. En plus, il crée un mécontentement au sein de la population ce qui donne une montée du FN qui vous fait tant trembler.

        Mais je suis loin, et je me marre en vous voyant débattre de votre médiocrité. Et je ne manquerai pas d’aller faire un tour lors des élections, voter FN, pour vous voir baliser pendant quelques semaines au moins

        1. Le problème, c’est que ce revenu dit universel ne ferait que justifier leur présence et ce seront ces mêmes individus qui collecteraient la dîme du RU. Avec les mêmes dérives actuelles.
          Sue le second argument, même pas peur.

        2. Toto: le probleme, c’est qu’ils ne vont pas virer les bons vieux copains de ces administrations. Souvenez-vous de l’informatisation necessaaaaiiiire de nos belles administrations. Cela allait rendre la fonction publique plus efficace, moins nombreuse et moins couteuse. Est-le cas? Evidemment non. Les administrations sont la pour rester. Et donc vous paierez les deux: les administrations ET le revenu universel. Nous sommes dans une « logique » de parachevement du communisme larve, le socialisme n’etant que la rampe de lancement. Vous avez quitte la France. Je suis tres content pour vous et aimerais en faire autant. Mais les enfants sont encore aux etudes. Des que cela sera termine, on se barre. Je compte me les peler ici encore 3 ans.

        3. « For every complex problem there is an answer that is clear, simple, and wrong. » – H. L. Mencken

        4. En gros, vous ne supportez plus l’Etat providence et ce système spoliateur redistributif actuel. Mais le RU n’est finalement qu’une autre forme d’Etat providence spoliateur et redistributif. Théoriquement plus supportable (théoriquement!)… On essaye de nous le vendre en nous faisant croire que nous ferons tous partie des bénéficiaires et que cela ne nous coûtera rien de plus grâce à la suppression du parasitisme du système actuel. De la théorie à la réalisation pratique, il y a un gouffre qui devra éviter connivence, copinage, conflit d’intérêt, électoralisme (et j’en passe) de différents groupes (bien intentionnés) qui vont s’employer à modifier le projet initial pour tirer la couverture à eux.
          Tout cela (si tout se passe bien et j’en doute) pour se retrouver à nouveau dans ce même Etat providence et ses effets délétères sur la liberté et la responsabilisation des individus.

        5. Je suis – profondément – pour l’allocation universelle. Inconditionnelle et la même pour tous.

          Cela permet d’avoir un coussin de secours et donc de prendre des risques, des risques massifs niveau création économique.

          J’y met deux conditions : suppression de toute autre forme d’aide – subventions incluses; fermeture des administrations gérants ces obsolètes redistributions – personnels inclus.

          Donc, cette allocation ne verra jamais le jour ou ne ne sera jamais viable : les autres aides aident les potes, vont vivre les amis, les administrations les gérant aussi.

          Je ne pense pas qu’il y ait grand chose à rajouter. Reste à attendre la faillite de ce système moisi.

          1. Au contraire, je pense qu’on pourrait supprimer tous les fonctionnaires qui gèrent les subventions actuelles grace au RU.

            En effet, eux aussi seraient bénéficiaire de ce RU. Et entre tenir le guichet à la CAF, et glander chez soit pour pratiquement le meme prix, le calcul sera vite fait. Vu sous cet angle, je pense même que ca se fera sans heurts.

    2. Toto a raison , les premiers bénéficiaires de l’état providence et de l’état assistanat sont les fonctionnaires des mairies , des collectivités locales et de l’état , qui les gèrent …

      1. Et vous pensez qu’une AU va aboutir à virer ces parasistes ?
        Pour rappel, la réforme des régions avait pour but de réduire le nombre d’élus. Au final, ils ont doublé le nombre de parasites par région.
        On ne réforme pas le socialisme, on le supprime.

        1. +10. L’AU n’est qu’une proposition socialoïde proposée pour résoudre les problèmes créés par le socialisme mais toujours pour rendre l’individu dépendant de l’Etat.

    3. Rien n’empeche de supprimer les administrations sans pour autant redistribuer

    4. C’est exact, l’économie sur la gestion de la redistribution telle qu’elle fonctionne actuellement financerait au moins la moitié du « revenu universel ». Il est clair que le système ne peut pas fonctionner si les immigrés en bénéficient : cela constituerait un appel à une ruée pour rejoindre notre pays et nous serions submergés très vite. Il faudrait donc des règles et leur application stricte, comme par exemple verser le revenu universel à proportion du nombre d’années passées dans le pays avec un talon de vingt ans et une durée de quarante ans au moins pour en bénéficier à plein taux, les années passées par les parents sur le sol français étant prises en compte. Il faut également que ce revenu universel ne soit mis en place qu’en remplacement de tous les systèmes redistributifs actuels, et non en plus. Cette évidence n’est malheureusement pas mise en avant par les « gauchistes utilitaristes » qui constituent le gros des troupes des promoteurs de cette réforme.

      L’argument selon lequel ce revenu serait distribué de manière indécente aux riches ne tient pas, car ceux ci devraient l’intégrer dans leur revenu imposable et donc la plus grosse partie reviendrait ainsi à l’état sous forme d’impôt.

      Une fois ces précautions prises, le système n’a rien d’utilitariste, au contraire il est ultra libéral puisqu’il laisse les individus libre de dépenser comme ils l’entendent le revenu de base qui leur est distribué. Il faut même se demander si ce n’est pas trop libéral et si, compte tenu de l’irresponsabilité de nombreux bénéficiaires potentiels, il ne faudrait pas le verser sur un compte spécial dont les sorties ne peuvent servir qu’à acheter des services ou biens de première nécessité.

    5. bah les gens s’occupant de la redistribution sociale travaillent aprés ils seront du coté des oisifs trainant leur flegme et touchant le revenu de base..c’est quoi le mieux ?
      m’enfin , une chose est certaine , il n’y aura plus de chômeurs , une stat de moins a exploiter par les politiques pour gagner vos suffrages

  2. Belle démonstration. Mais le revenu universel n’est-il pas considéré, par ses défenseurs, comme moins pire qu’une multitude d’allocations souvent injustes malgré leurs bonnes intentions?

    1. En théorie, en théorie…

      Mais pensez-vous vraiment qu’en adoptant ce truc, on va supprimer toutes les autres dépenses sociales en contrepartie ?
      et à terme, le clientélisme ne va pas pousser les privilégiés de l’État à exiger des privilèges et les polytocards accepter de les donner?

      On n’ajoutera que de la démagogie à la démagogie.
      Et je ne parle pas des incitations économiques à l’oisiveté que àa va créer…

      1. et pire ce revenu de base sera un acquis un droit une évidence…quand on nait il pleut de l’argent de quelque part…

  3. J’adhère à cette argumentation.
    Les démagogues (et les « idiots utiles » qui les ovationnent )jouent sur les mots pour arriver à leur fin .
    Comme le droit au travail qui vient supplanter le droit de travailler. On ne peut vous empêcher de travailler mais le travail ne tombe pas du ciel.
    En quelque sorte puisque le travail ne semblerait pas décider à venir du ciel en abondance(sauf des mannes de l’état parce que c’est lui qui paie) il est génial de substituer un salaire, l’allocation universelle, au travail qui ne veut pas venir ex nihilo .
    Libérons le droit de travailler et stoppons la spoliation du fruit du travail et de l’investissement .
    faisons confiance à la solidarité inter-personnel.

  4. Oui, le revenu universel est utilitariste, et le libéralisme reste opposé à toute forme d’aide sociale étatique dans sa doctrine.

    Mais dans un Etat socialiste, on est parfois obligé de choisir entre deux maux. Et entre le système actuel et un système où toutes les aides seraient versées par le revenu universel et tous les prélèvements par une flat taxe, le second maux serait bien moindre que le premier.

    Je pense plutôt que le vrai problème du revenu universel, c’est qu’il piégera les libéraux qui voudront bien le mettre en place à condition de supprimer toutes les autres aides, condition sera promise par les socialistes, mais jamais tenue… 

    Les socialistes n’ont aucun intérêt à supprimer leur interventionnisme dans leurs outils de propagande que sont l’éducation nationale, les médias et la culture. Encore moins envers leur clientèle de fonctionnaires, syndicats, et divers monopoles étatiques.

    Il me paraît donc évident que le revenu universel ne fera que s’ajouter à ce qui existe déjà, et sera au final une nouvelle source d’appauvrissement, de perte de libertés et de tensions… 

    1. Ce financement par la suppression de toutes les autres aides part de toute façon d’une grosse erreur : les autres aides sont nombreuses, mais loin d’être universelles. Dans la pratique, remplacerait-on un ensemble d’aides actuelles inférieur au revenu universel, voire nul, par ce dernier, et une aide supérieure de même ? Certains, ceux qui ne touchent que peu ou pas d’aides, applaudiraient, mais si on n’augmentait pas drastiquement le montant du revenu universel, d’autres, en grand nombre, seraient floués et feraient la révolution.

      1. La solution qui consiste à supprimer l’état providence me semble plus simple, plus efficace et produirait moins d’effets de bords. Sans compter qu’elle permettrait de supprimer beaucoup plus de postes de fonctionnaire, de simplifier et baisser réellement les impôts et surtout qu’elle ne continuerait pas de graver dans la tête des Français que l’état leur doit tout.

        Pourquoi s’emmerder avec des bricolages (du reste condamnés à l’échec, comme tout ce qui découle du socialisme) comme l’allocation universelle, alors qu’on a des solutions simples, élégantes et efficaces.

  5. J’apprécie ce texte car il rejoint la critique opposée par Hannah Arendt au libéralisme… tout comme au socialisme. Leur aspect budgétaire totalitaire. Un écrivain comme Von Mises ne tombe pas dans ce travers déjà par le fait qu’il déconseille la création d’un parti politique strictement libéral (libertarien). Autant je considère la pensée libérale indispensable, autant il me semble qu’aucune mesure politique contingente ne doit se réclamer d’elle entièrement. Cela n’a pas d’intérêt. Son auteur éventuellement, mais pas ses instruments, lesquels peuvent toujours être détournés de l’esprit.

    1. Hannah Arendt est d’une grande confusion intellectuelle( à mon sens).
      Quant à son analyse du totalitarisme, je la trouve fausse …

      1. Je voudrais dire un mot sur Hannah Arendt. Elle ne me semble pas plus confuse que bien des penseurs libéraux et elle a le mérite de ne pas prétendre faire de la philosophie. Elle prétend se concentrer sur les systèmes politiques. Ce faisant elle a le mérite d’avoir formulé très en détail une distinction entre la sphère privée et la sphère publique, sur des racines historiques antiques (dans un ouvrage appelé L’action humaine… Ça ne s’invente pas), ce qui manque cruellement aux libéraux face aux socialistes qui entendent rien moins que les fusionner, comme le trotskiste Michel Sapin le rappelait récemment. La définition du totalitarisme part de là et sa démonstration de la similitude entre Staline et Hitler aura déstabilise plus d’un admirateur à gauche ou elle en avait pourtant beaucoup. Son traitement du cas Eichmann et de la banalité du mal en a surpris d’autres aussi, dans le clan communautariste. Je ne vois rien qui dépasse cette pensée depuis sur ce thème, nonobstant la douce phobie administrative thématisée à gauche par… un Thevenoud.

    2. Pour continuer je suis d’accord avec votre point de vue venant de Mises à propos d’un parti ou d’une mesure
      politique . Le libéralisme(pour moi) est une pensée. Eviter l’écueil de la « vérité »(monisme) bonne à tout satisfaire et accueillir le pluralisme( dans le débat déjà)…

  6. L’Impôt Négatif (IN) n’est pas libéral. Personne ne soutient le contraire.

    En attendant, un IN sera toujours mieux que ce qu’il y a aujourd’hui.

    1. Quitte à tout changer, autant changer vers quelque chose qui marche!

      Plutôt que quelque chose qui marche pas, mais après tout c’est un peu moins pire.

      (D’autant que dans le cas de l’AU, c’est loin d’être évident, que se soit un peu moins pire).

  7. Alors, on va faire simple : le mot « libéral » renvoie au mot « liberté », par conséquent « choix », pas vrai ?

    Après cette remise à plat, il y a deux façons de considérer le revenu universel : soit il est facultatif, optionnel, auquel cas il relève du choix de chacun d’y cotiser ou pas (et d’en bénéficier ou pas), auquel cas, il est compatible (pourquoi pas ?) avec le libéralisme ;

    Soit il est imposé à TOUTE la population et, en ce cas, je ne saisis pas très très bien où et en quoi il serait plus libéral que le système actuel…

    En clair, quand certains se transforment en « commerciaux » tentant de nous convaincre (ils nous prennent pour des cons ?) que le RU c’est vach’ment bath ou le contraire, un libéral, lui, va se battre pour que ce RU, comme tout le reste de fait, ne soit pas imposé. C’est simple. Tout le reste = blabla.

  8. Certains libéraux Français me font penser au FN de Le Pen père: faire comme si on voulait, mais surtout ne pas arriver au pouvoir. Un soutien infaillible des libéraux au revenu universel couplé aux réformes du droit du travail, flat tax et simplification des entreprises (plus chèquebéducation) est le ticket gagnant.
    Le revenu universel n’est pas libéral au sens strict, mais c’est un instrument de conquête du pouvoir. Il est libéral dans la simplification du système étatique en place sans pour autant toucher aux avantages considérés comme acquis par une bonne partie de la population. Les économies de gestion seraient énormes.
    Franchement, le jusqu’au boutisme de certains idéalistes fait peur… et explique que les libéraux soient si peu écoutés.

    1. Le RU n’est pas libéral de près ou de loin.

      Je suis pragmatique , on peux viser 30% de prélèvement sans déficit, avec une assurance maladie minimaliste (ALD), un minimum vieillesse par répartition, et une aide pour les plus faibles par une prise en charge communale.

      Mais le RU est une extension de l’emprise de l’état sur la vie des citoyens.

      C’est pas difficile à comprendre.

      Je n’ai d’ailleurs lu AUCUN libéraux favorable au RU détailler les ressources de ce RU (TVA IRPP Flat tax) jamais aucun détail sur les allocations qui seront retirées (Retraite AF All chomage Ass maladie..)

      Jamais aucun détail, c’est dire le peu de sérieux de cette idée saugrenue.

  9. En dépit de toutes les absurdités distributives et abus qu’entrainerait l’AU en question, celle-ci cadre avec les utopies entretenues au sein d’Etats de l’U.E.
    Ces thèses « sociales » se trouvent appuyées par qq zozos gesticulateurs dans le parlement à 750 Z-élus grassement rémunérés ! Ceux-ci en seraient-il aussi bénéficiaires ?
    Ainsi la FINLANDE lancera(i)t bientôt une expérience sur cette folie dé-structurante sur la PSY de ses futurs bénéficiaires. On ne sait où les aberrations dites progressistes entrainent notre vieux continent !

  10. Pffff … La proposition vient de Milton Friedman, qui comme tout le monde le sait bien n’est pas du tout un libéral … L’auteur de cet article est certainement mieux que M. Friedman plus reconnu comme penseur liberal.

    Bien entendu pour les anarchistes capitalistes, avec friedman on est à la limite de la fraude, mais pour le monde dans lequel nous vivons, friedman est un affreux et dangereux liberal comme on ne l’aura jamais vu.

    il n’en demeure pas moins, que le revenu universel est une sacré avancée. L’état se nourrit et grossi sur son seul pouvoir de distribution. le revenu universel est une sacré avancée de ce point de vue là. Non seulement l’état perd une grande partie de son pouvoir et de sa justification mais qui plus est nombre de ses administrations seront amenées à disparaître.

    Les critiques formulées sur l’immigration ne change en rien par rapport au système d’aujourd’hui. Il s’agirait donc d’une avancée.

    je suis peut être utilitariste encore qu’il faudrait définir ce terme. Parlons plutòt de pragmatisme.

    Vous vous dites libéral … mais relisez vous … Vous cherchez à faire de la liberté un dogme et vous érigez en censeur autoproclamé d’une pensée qui serait juste alors même que le problème que vous soumettez fut porté par un libéral prix Nobel et présente de nombreux avantages pour contrer la destruction de la nation telle qu’elle est exposée par Bastiat dans la loi.

    Etrange conception de la liberté

    1. Et bien, si ça vient de Friedman, Friedman à proposer une mauvaise mesure, pour le coup. Tout le monde peut se tromper, même Friedman. Quoique j’aimerais bien voir dans quel contexte et dans quelles conditions il proposait ça, parce que ça me surprend, venant de lui.

      « il n’en demeure pas moins, que le revenu universel est une sacré avancée. L’état se nourrit et grossi sur son seul pouvoir de distribution. le revenu universel est une sacré avancée de ce point de vue là. Non seulement l’état perd une grande partie de son pouvoir et de sa justification mais qui plus est nombre de ses administrations seront amenées à disparaître. »

      Non. Au contraire. Avec le RU, l’état à tout lieu de grossir. Il lui suffit d’augmenter les taxes, comme avant. Son pouvoir sera même encore plus grand puisque chaque Français saura qu’il doit son revenu à l’état. Quand à diminuer le poids de l’administration, vous ne cessez de le répéter, mais vous n’expliquez nulle part en quoi le revenu universel devrait faire baisser le nombre de fonctionnaire.
      Vous répétez qu’il faudrait moins de fonctionnaires pour gérer le RU, mais depuis quand le nombre de fonctionnaires en poste est-il lié au nombre de fonctionnaires nécessaires? Ça fait des années que la cour des comptes se plaint de l’écart entre ces deux nombres!

      « Vous vous dites libéral … mais relisez vous … Vous cherchez à faire de la liberté un dogme et vous érigez en censeur autoproclamé d’une pensée qui serait juste alors même que le problème que vous soumettez fut porté par un libéral prix Nobel et présente de nombreux avantages pour contrer la destruction de la nation telle qu’elle est exposée par Bastiat dans la loi. »

      Il suffit pas de le dire. Je n’ai vu aucun argument convainquant sur le sujet, jusque-là. A part se cacher derrière Friedman et invoquer le nom de Bastiat, vous avez quelque chose?

    2. Ca tombe bien je viens de terminer capitalisme et liberté de Friedman et je peux vous dire que j’ai pas vu ce genre de proposition, au pire il parle d’un impôt négatif mais en dernier recours dans le sens ou un impôt négatif serait le plus individualiste en poussant les gens à faire des choix, mais jamais il ne mentionne le revenu universel. Friedman même si il est pragmatique dans certaines analyses exprimera sur chaque point le fait qu’il n’aime pas cela car c’est pas très libéral mais qu’il peut vivre avec car cela va dans le bon sens. Mais le RU c’est clairement une notion que Friedman aurait rejetée

  11. Un commentateur l’a souligné,l’argument du « jusqu’au boutisme libéral » ne tient pas.
    Admettons la réalisation de l’Au ou RU avec comme condition l’effacement de toutes les autres allocations.
    Très vite une autre mesure interviendra, ou le montant changera etc. Rappelez vous la CSG et la RCDS qui devaient être provisoires. Elles sont définitives et leurs taux n’a cessé d’augmenter et elles vont étre certainement intégrée à l’impôt sur le revenu … Le « malade »nécessite toujours plus de soins;
    L’étatisme c’est comme le socialisme c’est magique.
    Alors oui pas de libéralisme extrémiste, militons pour une libéralisation du droit de travailler et une diminution de la spoliation de l’état. Laissons à tous les spécialistes rémunérés le soin d’allouer le capital n’importe comment. (L’argument Friedman s’appelle un argument d’autorité .)
    C’est raisonnable, non?

  12. je crois que tout le monde a compris ce que représente le revenu universel, .. la seule chose qui est véritablement inconnue est de savoir ce qui se passerait si on le mettait en place car si il ne s’agissait que de simplifier le système d’allocations sociales et la fiscalité en économisant de la bureaucratie, on pourrait faire des jolies additions… mais le revenu universel c’est aussi et surtout, même si tu es un adulte en pleine santé mentale et physique, tu n ‘as pas besoin de travailler pour vivre cela t’est dû… ensuite on peut dire ce qu’on veut supposer ce qu’on veut, imaginer , extrapoler sa propre experience à autrui , tout ça ne vous dit pas ce qui se passerait, j’ai peine à imaginer que tant du coté des revenu universel positif que négatif il n’y aurait pas des incitations à quitter le pays ou à en fermer les frontières pour ne pas partager le gâteau…

    alors on peut causer on peut faire accroire que les gens n’ont pas compris les enjeux … en gros ;c’est faux, ce qui se passerait ça c’est une question…mais m^me les éventuelles experience de revenus universels dans d’autres pays ne seraient pas si éclairant que cela…

    1. Le chemin est à mon avis assez simple:
      1) Instauration du revenu minimum.
      2) Instauration d’un revenu maximum.
      3) Convergence du revenu minimum et maximum.
      4) Communisme.

      Le revenu universel c’est faire naitre un droit de créance à vie et je n’ai pas de mots pour qualifier une telle abomination.

    2. « c’est aussi et surtout, même si tu es un adulte en pleine santé mentale et physique, tu n ‘as pas besoin de travailler pour vivre »

      A supposer que l’on fixe le montant tel que ce soit vrai, alors c’est en effet le plus gros probleme.
      Si, par contre, on fixe le montant « trop » bas, c’est a dire qu’il ne suffit pas pour vivre, alors il ne sera probablement pas possible de supprimer toutes les aides actuelles, et donc on ne resoud rien au point de vue de la lourdeur de l’administration.

      Donc, quel que soit le montant du RU, ce n’est pas une bonne idee.

      1. Exactement, le cumul des aides actuelles pour des familles est RSA+Allocations familiales+Allocation logement+Bons CAF+Allocation Jeune enfant+Allocation rentrée scolaire+Tarifs sociaux eau et électricité+Cantine à 50 cents le repas+ Garderie gratuite+Transport gratuit+Exonération impôts locaux et fonciers et Taxe OM, Exonération de cotisations sociales, CMU gratuite, mutuelle gratuite… pour ce qui est des principales.

        Ca représente des milliers d’euros pour certaines familles. Il faudrait donc établir le montant minimum de l’IN ou du RU au maximum cumulé des aides existantes si l’on veut remplacer toutes ces aides par une allocation unique UNIVERSELLE. Conserver une seule aide signifierait que le RU n’est plus universel puisqu’il subsisterait des aides sous conditions et la bureaucratie qui va avec. Le niveau de ce RU serait alors démobilisateur et la masse des contributeurs se réduit et conduit à l’augmentation de leur contribution qui démobilise les contributeurs…

        Dans l’article j’ai trouvé le parallèle avec la SS très parlant. Voilà où mène l’universalité avec un système où certains contribuent et d’autres dépensent sans jamais avoir mis un rond dans le système.

        1. La fraude aux prestations sociales reste quand même une goutte d’eau quand aux milliers d’euros c’ est pareille aussi une minorité de familles touchent de telles sommes.

  13. Cet article est étrange.

    On n’y parle pas de la manière dont les éventuels libéraux conçoivent et justifient l’impôt négatif ou RU ou RBI… Concept noyé dans une çritique générale de l’administration et du paternalisme où la fin justifie les moyens. Et cerise sur le gâteau, l’auteur esquisse l’évolution terrifiante d’une telle politique avec euthanasie généralisée des vieux… Du coup cette tentative de faire passer les libéraux utilitaristes pour des tyrans en puissance fait un flop.

    Au titre, je pensais naïvement que l’auteur allait reprendre les arguments avancés par des libéraux avérés (ou pas), et qu’on trouve en plus dans certains articles de Contrepoints, pour les critiquer et les démonter.

    Je suis très loin d’être convaincu par l’exercice… Il me semblait qu’il y avait des angles d’attaques plus convainquants.

  14. L’article est un modèle de syllogisme : les socialistes sont utilitaristes donc toute mesure utilitariste est socialiste.
    Faire rouler les voiture à droite est une mesure utilitariste.
    Or elle n’a strictement rien à voir avec l’idéologie socialiste.

  15. Le Revenu de Base est un projet de société.

    Pour tous, sans condition, une base, un plancher, sans personne dessous.

    Au dessus de ce plancher, rien ne change, ce n’est pas la révolution, le débat continue.

    Certes, certains qui aujourd’hui étaient dans l’obligation absolue de travailler dans le secteur marchand, alors qu’ils ont d’autres aspiration, sortiront de ce secteur du travail marchand et vivre la vie frugale qui leur convient. Le PIB reculerait d’autant.

    Mais combien ?

    Les adeptes d’une telle vie frugale sont peu nombreux ou bien peu motivés. Qui en connait autour de soi qui cessent de travailler après s’être privés pour constituer le capital pas énorme permettant d’obtenir une rente modeste ?

    Elimination de la misère, élimination de la grande précarité, filet de secours pour inciter à la prise de risque, le Revenu de Base répond à des besoins humains ancestraux. C’est tout de même ce qu’on espère d’une société « civilisée ».

    Sinon, sans ce Revenu de Base, nous perpétuons la loi de la jungle, celle des forts qui dominent, au détriment des faibles ; des forts d’un type particulier, pas des grands penseurs, non, les détenteurs de la force brutale.

  16. Une autre idée associé au revenu universel et dont l’article ne parle pas est un changement de paradigme dans notre vision de l’être humain.

    L’idée est donc de faire confiance à l’individu au lieu de s’en méfier, et donc de le fliquer pour qu’il avance (coercition). Dans ce cas le RU devient aussi un investissement sur le long terme en se disant que ceux qui en profitent vont en faire un usage responsable pour apporter au final une plus-value à la société. Cela ne se fera donc pas au détriment des autres.

    Bien sûr si la mentalité actuelle persiste comme on peut le voir avec le RSA où les bénéficiaires sont fliqués et où une pression sociale tend à les rejeter (en les voyant comme des parasites par exemple) cela ne peut pas marcher. Qui aimerait apporter une plus-value à une société qui vous flique et vous insulte ?

    Donc vu sous cette angle il me semble que l’on peut rapprocher le concept du RU d’un concept libérale, d’autant plus que sous cet angle on touche à des règles de vie en commun (donc d’une vision non utilitariste si j’ai bien compris).

    1. OK, je suis pour faire confiance aux individus et à leur capacité de s’en sortir, donc un RU … de zéro euro.

  17. En socialie on rase gratos sauf que…. Rien n’est gratuit puisqu’il faut toujours faire les poches de quelqu’un …..

  18. tout dépend du système dans le système actuel l’allocation universelle devrait être obligatoire pour la simple et bonne raison qu’il n’y a pas assez de travail à cause des mesures sociales imposées par l’état: chaque fois que l’on protège certaines personnes, par ex les fonctionnaires, ou l’impossibilité de licenciement c’est une partie de la population qui ne retrouvera plus de travail c’est une corrélation mathématique. Il faut que l’état assume ses actes: un autre ex: pour chaque nouvelle mesure de discrimination positive il y a aussi une victime, l’home qui ne peut plus se présenter à cause de son sexe et qui était pourtant plus comptent etc, le type qui ne vient pas d’une cité mais qui a pourtant fini premier du concours et qui ne sera donc pas pris.
    Dans un vrai état libéral sans protection des fonctionnaires et sans protection du travail en effet il n’y aurait pas besoin d’un tel système.
    Et sinon pour répondre à quelques arguments, évidemment il faudrait un revenu contrôlé interdit aux étrangers qui n’ont pas cotisé aux moins 5 ans par ex, puis pour la corruptibilité cela existe déjà en terme de proportion vu tout l’agent qui est déjà détourné ce sera vraiment bénin.

    1. il faut juste comprendre que tout est lié on ne met pas des pneus de bicyclette sur une voiture avec un moteur v8, certaines mesures libérales n’ont aucun sens si elles ne sont pas accompagnées d’autres mesures

  19. Devant ce fleuve de commentaires, libéraux, utilitaristes voire pragmatiques ou toute autre chose, j’ai renoncé à tout lire faute de temps. Ma conviction inébranlable est que, lorsque la valeur marchande de ce que l’on produit est excessivement ponctionnée par une stratégie politicienne de redistribution, il reste deux solutions. Soit profiter au maximum du système avec tout ce que cela implique, quitte si ça n’est pas suffisant à avoir des revenus non déclarés quelle qu’en soit la source, soit émigrer vers des cieux plus cléments.

  20. Article qui illustre parfaitement des problèmes qu’ont les libéraux :

    1. Se déclarer affranchi du principe majeur qu’ils prêchent aux autres, à savoir éviter de généraliser des principes abstraits
    2. Se croire exonéré du reproche qu’ils font aux gouvernants, à savoir être complétement déconnecté du réel.

    Avec ce genre de discours polémique, politique et intello, on est pas prêt d’avancer.

    J’aimerais bien voir Mr Emmanuel Brunet Bommert expliquer droit dans les yeux à des gens en réelle difficulté qu’il rejette le RU parce que « L’allocation universelle est fondée sur des bases intellectuelles qu’il désapprouve » et surtout méditer cette phrase de Burke : « Le gouvernement est une invention de la sagesse humaine pour pourvoir aux besoins des hommes »

    1. Et vous M. Boulots, proposerez donc à ces personnes en difficulté de les aider de vos propres deniers, histoire de donner l’exemple.

      1. A bon, parce que ce n’est pas déjà le cas ? Vous croyez qu’elles sont aidées par l’argent public ?

        https://youtu.be/xvz8tg4MVpA

        1. Je parle de coopération volontaire avec son argent, pas celui de son voisin, et à des conditions librement choisies. Au lieu de jouer sur les émotions.

          1. Stéphane Boulots

            @theo31 :

            Clairement, la démocratie n’est pas un coopération volontaire à des conditions librement choisies, c’est même carrément le contraire. Vous vous trompez complétement de bataille : en défendant la démocratie, vous défendez la dictature du peuple.

            Le problème des impôts, c’est que 90% des gens décident de ce que paient les autres 10%

            Quand à l’émotion, on est en plein dedans : on parle de filet de protection, de dernière chance pour des gens que la société répugne parce qu’elle ne leur apporte rien et qui n’on aucun autre choix que de subir cette fichue démocratie supposée être faite pour eux et par eux.

            Le problème des aides sociales, c’est que 90% des gens qui n’en ont absolument pas besoin, décident ce qui est bien pour les 10% auxquels cela fait cruellement défaut.

            Alors l’histoire d’utilitaristes versus libéraux … on est très loin du compte, c’est de l’argutie d’intellos de gauche complétement déconnectés de la réalité.

            Commencez par apporter des solutions, si le RU ne vous plait pas, OK, mais le yaka fokon, le « dans un monde de bisounours tout irait pour le mieux » et les  » y’a pas de problème »‘ …. ça montre le libéralisme comme une alliance contre nature entre des intellos rêveurs et des populistes antisystème dont la seule préoccupation est de payer moins d’impôts et d’accumuler une cassette de louis d’or sous le matelas et qui finissent toujours par défendre malgré eux les intérêts de quelques politiciens.

  21. Même le concept d’allocation universelle n’a pas de sens, une allocation est censé protéger une personne en difficulté et la difficulté est loin d’être universelle.
    La même allocation pour une mère célibataire avec un enfant handicapé que pour un fils de milliardaire qui vit chez ses parents ? Autant ne donner d’allocation à personne.

    1. On pourrait renommer ça : « argent de poche universelle », je penses qu’on serait plus proche de la vérité…

      1. … et solidaire : a pus !

  22. Pierre Kirool (émigré)

    Moi je soutiens à fonds cette mesure même si elle est socialiste. Parce que c’est sûr. Maintenant c’est la bonne ça va marcher. Tout ce qu’on a fait avant pour éradiquer la misère n’était pas vraiment du socialisme. Faut juste espérer que les USA ne déclarent pas un embargo sur nous.

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