Le Pen, PS, gauchistes et LR : état des lieux des grandes manœuvres pour 2017 !

Publié Par Patrick Aulnas, le dans Politique

Par Patrick Aulnas.

Les grandes manœuvres en vue de l’élection présidentielle de 2017 ont commencé. Deux facteurs principaux sont à l’œuvre. La montée du Front National depuis l’arrivée de Marine Le Pen à sa tête transforme profondément ce parti. Par ailleurs, la gauche de gouvernement est aujourdhui condamnée à un aggiornamento idéologique qu’elle a beaucoup tardé à réaliser du fait des caractéristiques de sa base militante. 

Le Front national a conquis l’électorat populaire pour les présidentielles de 2017

Ce parti a radicalement modifié son programme, non pas par conviction, mais pour des raisons stratégiques. Il est en effet nécessaire de s’adapter aux aspirations de l’électorat ouvrier pour le conquérir. C’est chose faite. Le parti nationaliste n’a rien perdu de son anti-européanisme viscéral, mais celui-ci correspond parfaitement au ressenti des milieux populaires, bien souvent victime du libre-échange du fait du coût du travail et de sa réglementation en France. La promesse de stopper les délocalisations d’entreprises recueille donc l’assentiment des salariés modestes.

Il suffit de plaquer un discours social-interventionniste sur cette approche protectionniste de l’économie pour faire tomber dans le ravissement tous ceux que la globalisation a maltraité. Le parti de Marine Le Pen est d’ailleurs considéré par certaines formations européennes d’extrême-droite comme un parti de gauche du fait du rôle qu’il réserve à l’État dans le domaine économique.

Il remplace effectivement en France le parti communiste dont il ne reste que quelques lambeaux et certaines envolées lyriques de Marine Le Pen ne sont pas très éloignées de celles de Georges Marchais dans les années soixante-dix. 

L’extrême-gauche se radicalise

Abandonnée par le prolétariat qu’elle prétend défendre, l’extrême-gauche n’a qu’une solution si elle veut rester… extrême : se radicaliser. La CGT durcit le ton et mobilise contre la politique d’un gouvernement de gauche. Les étudiants d’extrême-gauche passe la « Nuit Debout » depuis un bon mois, sous la houlette de quelques intellectuels d’origine bourgeoise, en mal de leadership, comme Frédéric Lordon. Comme on le sait, les révolutionnaires se recrutent en général dans la bourgeoisie. On prétend chercher la « convergence des luttes ». Il faudrait pour cela que le monde ouvrier s’associe à Nuit Debout. Mais il regarde Marine Le Pen avec les yeux de Rodrigue pour Chimène. Il est à des années-lumière des bobos de la Place de la République.

Le discours se radicalise donc mais avec des chances plutôt faibles d’aboutir à un mai 1968 bis. À l’époque, la fameuse convergence avait eu lieu mais avait fait long feu, la CGT et le Parti communiste abandonnant rapidement les rêvasseries des trotskystes et maoïstes. 

Les socialistes et la droite se disputent le centre

Jean-Luc Mélenchon pourrait bien profiter de la radicalisation de l’extrême-gauche. Il a le charisme nécessaire et également l’expérience du candidat à l’élection présidentielle, ce qui compte beaucoup. Certains sondages le placent même devant François Hollande au premier tour.

Il ne reste pas grand-chose du Parti socialiste après quatre années de présidence Hollande. La crispation sur une idéologie archaïque de sa gauche et l’évolution sociale-libérale de sa droite ne sont plus conciliables. Elles ne l’ont jamais été mais avant l’épreuve du pouvoir, les divisions étaient moins apparentes et François Hollande, Premier secrétaire de 1997 à 2008, avait toujours cherché une pseudo-synthèse de pure forme. Il est largement responsable de l’état actuel du parti.

L’Union de la gauche de Mitterrand ou la Gauche plurielle de Jospin ne peuvent plus exister désormais. À défaut de trouver des appuis à gauche (communistes et écologistes) le candidat Hollande devra les trouver au centre. Mais nombreux sont les prétendants à courtiser l’électorat centriste, qui sera certainement déterminant. Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy ne peuvent remporter la victoire qu’avec son appui. Emmanuel Macron est également sur les rangs mais il n’a aucune chance d’être élu en 2017 si Hollande ne se présente pas.

Il devait, comme l’a avoué Hollande, servir à élargir la base électorale du Président de la République. Mais il joue sur plusieurs claviers à la fois, ce qui n’étonnera personne de la part d’un politicien aussi brillant. Il n’est pas interdit de feindre de rabattre une clientèle électorale centriste vers François Hollande sur un fond musical macronien. Cela s’appelle faire d’une pierre deux coups. Personne ne sait aujourd’hui qui est dupe, de Hollande ou de Macron. Mais le jeune ministre a pour lui la popularité et le renouvellement, essentiel actuellement. 

Quatre pôles pour deux candidats au second tour des présidentielles de 2017

En définitive, le panorama politique actuel comporte quatre pôles : l’extrême-gauche (communistes, partis de gauche, EELV, petites formations marxistes), le centre (socio-libéraux, centristes, radicaux, gauche de LR), la droite (LR très divisés) et le Front National. Marine Le Pen a toutes les chances d’être présente au second tour mais aucune chance d’être élue (tous les sondages le montrent). La gauche n’a aucune chance de gouverner à nouveau faute d’avoir choisi une stratégie, c’est-à-dire des alliances claires.

Le futur Président sera donc celui qui sera opposé à Marine Le Pen au second tour de 2017.

  1. Pour avoir pas mal lu Contrepoints et d’autres sites qui décortiquent bien le paysage politique français, je pense que le FN n’est PAS un parti d’extrême droite, mais bel et bien un parti de gauche, voire d’extrême gauche. Son programme social, son programme économique, son interventionnisme massif sont bel et bien ceux de la gauche rouge sang.
    Pour autant, il est avantageux que tout le monde, et en premier lieu les médias, le présente comme un parti d’extrême droite :
    – cette désignation évoque le parti Nazi (socialiste, on y revient), mais que nos dirigeants de gauche de l’épique et de toujours ont qualifié d’extrême droite en raison (je crois) de son nationalisme exacerbé. Et afin de conserver le titre de Socialiste vierge de toute honte.
    – cette désignation permet de limiter la fuite de la base électorale de gauche du PS vers le FN. Si le FN était décrit et compris par tous pour ce qu’il EST, le plus grand parti de gauche que nous ayons depuis des décennies, alors il est certain que le FN faisait la razzia sur la plupart des élections, présidentielles, législatives, etc. Et on en prendrait pour longtemps.
    Et donc, je me demande si ce mensonge flagrant (mettre le FN actuel à droite alors même qu’il est ouvertement à gauche) n’est pas délibéré de la part des médias et des politiques.
    Propagande, quand tu nous tiens !

  2. Tant que le FN ne gagne pas peu m’importe. C’est pour cela que je suis près à soutenir Alain Juppé car il est de loin le plus rassembleur, ratissant de la droite à la gauche en passant par le centre.
    Bien sûr il n’y a pas grand chose à attendre de lui mais au moins on aurait une certaine forme de certitude et de stabilité avec une France se réformant lentement et insuffisamment certes mais qui avance néanmoins, là où le FN représente la réincarnation du Parti Communiste avec toutes les horreurs qui suivraient. Hollande aurait l’air d’un ultra-libéral comparé à Marine.

    1. @Gilgamesh Si Marine Le Pen passait, ça ne changerait rien au pays. Quand comprendrez vous cela ?

      1. Faux, ça changerait et pour le pire. Cet argument des frontistes pour rassurer ne passera pas.

        1. Pouvez-vous m’expliquer ce que va changer de remplacer le socialiste Hollande par le socialiste Juppé, Sarkozy, … ou la socialiste Marxine?

        2. Arrête avec cet argument, Gilgamesh, c’est ridicule.
          Si Marine passe, elle obtiendra au mieux une poignée de députés, très, très loin d’une majorité parlementaire : cohabitation garantie. Et en plus contre elle de toute façon toute l’administration, du conseil d’État au conseil constitutionnel
          Que pourra-t-elle faire ? rien, sinon ce qu’à fait Chirac : foutre quelques bâtons dans les roues du gouvernement, dénoncer l’austérité et la non utilisation d’une imaginaire « cagnotte », tenter quelques nominations rigolotes pour des emplois sur laquelle il a la main (c’est à dire quasiment aucun, puisque les emplois importants sont à l’initiative des ministres, ou bordés par des lois et règlement sous l’œil du conseil d’État) , et c’est tout. Elle ne peut même pas organiser des referendum …
          Bilan des course : Marine transforme la présidence en monarchie à l’anglaise, et la République devient parlementaire, au moins pour 5 ans.
          La seule question est alors de savoir si le parlement reste finalement à gauche (possible si le FN bouffe assez de voix à droite et si Marine fait assez peur à la gauche pour qu’elle se mobilise quand même), passe à droite, ou se trouve sans majorité.
          Pas de quoi fouetter un chat

        3. Liberté adorée

          Vous vous plantez royalement, sur plusieurs points :
          – le premier est stratégique, dire que le FN est un parti d’extreme droite, raciste et tout le tralala, peu importe que ca soit vrai ou non, sur le fond, c’est ce qui l’a fait monté. Ce rejet par les élites, vouloir a tout prix dire que c’est un parti « pas comme les autres » au meme moment ou les Francais rejettent massivement les partis « comme les autres »… plus vous direz que c’est un parti « pas comme les autres » plus vous le ferez monter, c’est ce qui se produit depuis sa création.
          – le deuxieme point est concret, que propose Marine Le Pen de plus ou de moins qu’un mélange entre Sarkozy, Hollande ou autre dit « républicains » ? Je vous parle concretement, donc ? Sortez moi un argument qui ferait d’elle un parti différent des autres qui propose des trucs extremistes… je vais vous aider, elle parle de sortir de l’Europe… euh ca c’est une histoire de début de campagne, aujourd’hui elle est a l’étape référundum, et comme elle sait que les Francais majoritairement ne voudront pas sortir de l’Europe, elle prend aucun risque, ensuite la sorti de l’Euro, elle l’a dit elle-meme, référundum, et idem que la sorti, personne n’en veut vraiment. (encore une fois je me fous du fond, de savoir si la sorti est bonne ou non)
          – le troisieme point est encore stratégique. Marine Le Pen, a tissé sa toile depuis un bout de temps, sa stratégie de dite « dédiabolisation » a marché, et je peux meme vous dire qu’elle va continuer et s’amplifier. Elle a viré toutes les cases que son père agitait, elle a lié avec les juifs (s’est rendu en Israel, a dit que les juifs ne pouvaient voter que pour elle si ils voulaient etre en sécurité, et détail mais qui a son importance n’a par exemple jamais dénoncé la LDJ et ces agissements), en meme temps, quand on connait le FN tradi, sur les homos, elle a recruté Philipot gay et reconnu comme tel, pour renouer avec les homos justement, ce que son père n’avait bien évidement pas fait…. aujourd’hui il ne lui reste qu’un seul axe politique, c’est le combat contre l’islam et le communisme économique. Sur le premier point, donc l’islam, vous allez voir que dans quelques mois, elle va se relacher sur ce sujet et elle a meme commencé, encore une fois sous l’impulsion de Philippot qui lui fait comprendre qu’il ne faut plus se facher avec 6 millions d’électeurs potentiels, donc le discours va se rarifier et elle prendra la défense de certains musulmans, tout en prenant soin de ne pas perdre trop d’anti-musulman sur le chemin, donc elle continuera a en parler un peu, mais moins que les autres, et encore une fois aujourd’hui Valls et Sarkozy en parlent beaucoup plus. Son objectif est clair, passer de 30% de voix a 51%, pour cela il va falloir qu’elle garde son électorat tradi en grande partie et qu’elle gagne une nouvelle partie, et cela ne se fera que par…. son slogan « la France apaisée' »….

          Maintenant et en conclusion, plus vous direz que ce parti est UMPSFN plus les électeurs le quitteront, car ils n’en voudront pas, donc meme si vous n’etes pas convaincu (comme moi) que le FN n’est qu’un parti comme les autres, ne jouer pas le jeu, ni de la diabolisation, ni de l’angélisme, juste de l’ignorance, et au lieu de casser du sucre sur le dos du FN, parlez des partis qui vous plaisent plus…. tout le monde y sera gagnant a la fin.

          1. +1

            Le FN est un parti comme les autres. Avec les mêmes parasites qui veulent vivre de la même manière que n’importe quel parasite : sur le dos de leurs hôtes. A savoir les contribuables du secteur marchand.

            Voter Juppé, le socialiste de droite, ou Hollande, le socialiste de gauche, pour barrer la route à Marxine (très bien trouvé !), la communiste d’extrême droite ? Plutôt crever la gueule ouverte (façon de parler). Je pense même que cela ferai du bien que le FN puisse appliquer son programme collectiviste stupide (ce qu’il ne pourra pas, bien sûr, étant donné qu’il n’aura jamais une majorité à l’assemblée nationale). Comme cela peut-être que la France se retrouverait vacciné pour quelques décennies contre le socialisme !

            Il faut dénoncer le FN comme étant un parti socialiste parce que c’est exactement ce qu’il est. Un parti socialiste aussi minable, médiocre et lamentable que les autres. Un fléau comme les autres.

            1. Etant donné que les partis une fois en place s’assoient sur leur promesse de campagne, on peut effectivement se demander si MLP va appliquer son programme. N’oublions pas que c’est une stratégie pour ratisser le maximum de voix.

    2. Il est vrai qu’on peut compter sur un énarque, ancien premier ministre, repris de justice qui lors de son passage à Matignon a augmenté la TVA de 2 points, créé la CRDS et la CADES pour réformer petitement l’état.

  3. D’accord avec cette analyse mais il faut tenir compte du contexte international notament du basculment du monde des pays de tradition libérale comme les USA vers des pays de tradition autoritaires comme la Russie et la Chine…

    1. Il n’y a pas de ‘basculement’.

      La Russie est un pays profondément empêtré dans une grave crise économique qui fait que le niveau de vie des Russes est revenu à celui du début des années 2000 tandis que le budget de la Défense a dû être baissé pour la première fois et que la part de la Russie dans le PIB mondial est en chute libre…traduisant une nette perte de puissance économique à l’échelle mondiale.

      La Chine n’est plus ce qu’elle était : Croissance réelle proche de zéro, plus de 500 milliards de dollars de fuite des capitaux en 2015, dette désormais supérieure à celle des Etats-Unis, forte méfiance de nombreux pays asiatiques qui se militarisent en conséquence. L’économie chinoise commence à se stabiliser mais au prix de plus de 1000 milliards de $ balancés par le gouvernement dans l’économie et reviendra les hanter dans quelques années.

      Bref, en 2016 le tableau réel est tout autre, et ces pays sont très loin d’être convaincants..

      1. Russie : PIB par habitant, ($ PPA internationaux constants de 2011) données banque mondiale
        2000 : 13 173
        2005 : 18 118
        2010 : 21 664
        2014 : 23 293

        1. Marrant vous oubliez 2015 avec le pays ayant eu une chute de PIB de 3,7%. You lose.

          Et de 2 on parle des salaires réels, du biveau de vie réel, qui a chuté officiellement de 10% l’an dernier.

          1. Les données de 2015 ne sont pas encore disponibles.
            Et même avec une baisse de 3.7% le niveau de vie des russes en 2015 restera largement au dessus de celui de 2000.

            « le niveau de vie des Russes est revenu à celui du début des années 2000 » de fait avec une hausse de 85% du PIB par habitant en Parité de Pouvoir d’Achat en USD constant ce que vous dites est juste faux.

  4. « Ce parti a radicalement modifié son programme, non pas par conviction, mais pour des raisons stratégiques. » Genre les autres partis ont des convictions… Tous veulent juste la victoire.

  5. « Emmanuel Macron est également sur les rangs mais il n’a aucune chance d’être élu en 2017 si Hollande ne se présente pas. » Le but n’est peut-être pas l’élection de Macron, mais qu’il détourne suffisamment de voix de droite pour que Hollande se retrouve au second tour face à M. Le Pen.

    1. Macron n’a aucune chance de détourner des voix de droite au premier tour.

      1. +1
        Çà ne marche de toute façon jamais comme ça : les gens ne change pas de vote entre la gauche et la droite, ils changent entre l’abstention et différentes gens du même bord.

        1. Je dirais même plus deviennent abstentionnistes de plus en plus jeunes.

          Voyez-t-on des dégoutés de la politique de 30 ans, il y a 30 ans ? Je ne pense pas, sincèrement, même si je suis trop jeune pour tirer des conclusions de mon expérience.

      2. J’en connais…

      3. Biensur que si, moi-meme je serais tenter de voter Macron plus que Juppe, enfin un jeune et plus liberale que le socialiste de droite…
        Sauf que c’est exactement la stratégie de l’executif: piquer des voies a Juppe pour permettre a Hollande d’atteindre le second tour face a Marxine (effectivement tres bien trouvé! ) .
        Bref, Macron est tres probablement un « leurre » pour éparpiller les voies libérales et faire encore gagner les collectivites de gauche: la tentation est grande pour un liberale mais le meilleur choix reste clairement de ne plus voter.

  6. La mafia est la solution …

    1.  » La mafia est la solution …  » Mais nous sommes en plein dedans depuis 36 ans !

  7. Depuis 2005, date du référendum sur le TCE, une recomposition est en marche entre les nationaux (bonapartistes) dits aussi souverainistes et les internationalistes marxistes et orléanistes (UMP-UDI-LR etc..) pour qui la Nation doit être détruite ou en tous cas amoindrie.
    Le FN aujourd’hui constitue un socle solide vers lequel les nationaux peuvent venir s’appuyer.
    La chance du FN est le bilan de trente cinq années de gouvernement conjoint socialo-centriste (UMP) qui doit aujourd’hui être soldé.
    Le mur est proche maintenant et tout autre politique autre que la politique menée par une génération entière (une génération fait trente ans par convention) qui a dilapidé l’héritage gaulliste ne peut être que bénéfique.

    La gauche marxiste et marxiste léniniste est en recul, recul malheureusement freiné en France par la propagande marxiste sécrétée générations après générations par l’Education dite nationale qui imprègne les esprits et en particuliers ceux qui y ont été soumis plus longtemps, ce qui est le cas de ceux qui font des études universitaires. Le bain a été prolongé et le vernis est donc plus épais et plus difficile à disparaître au fil du temps une fois que les individus sont sortis de l’Educnat pour rentrer dans la vraie vie. Sans cela le marxisme, idéologie du l’époque du charbon et de la machine à vapeur aurait disparu depuis longtemps.

    Pour ce qui concerne les centro-ump-républicains (?), comme ils n’ont plus de politique à proposer sauf celle menée depuis des lustres et dont chacun peut apprécier les résultats tangibles sur le plan du décrochage économique et de l’insécurité dans tous les domaines, comme il n’y a plus rien à dire sauf à persévérer dans le déclin (perseverare diabolicum, dit l’adage médiéval) c’est donc une bataille d’égo entre grands vizirs qui veulent être calife à la place du calife. Le discours est du verbiage à la mode « grand oral de l’ENA », thèse, antithèse, synthèse et prothèse.

    Bref un monde disparait, une génération s’efface, une autre prend le pouvoir.
    Simplement, comme plusieurs générations vivent en même temps sur le même territoire et donc votent, le jeu politique est donc évolutif avec la disparition mécanique de la génération la plus ancienne et le poids grandissant des générations nouvelles, à savoir les X et les Y.
    Ce qui sauvait les deux partis d’alternance UMP et PS jusque là, c’était le poids de leur électorat qui est aujourd’hui à la retraite et en diminution naturelle, alors que par exemple, le socle électoral du FN se situe dans les deux ou trois générations actives.

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