Citymapper vs. RATP : open data contre monopole

Publié Par Baptiste Créteur, le dans Édito

Par Baptiste Créteur.

Métro Parisien RATP (Crédits : melibeo, licence Creative Commons)

Métro Parisien RATP (Crédits : melibeo, licence Creative Commons)

Les taxis ne décolèrent pas malgré les concessions du gouvernement. S’ils pouvaient interdire l’innovation, ils le feraient, et c’est d’ailleurs ce qu’ils réclament : l’interdiction pure et simple des VTC. Les restrictions imposées aux VTC et plateformes mobiles, la taxation croissante de leurs nouveaux concurrents et désormais le rachat de leurs investissements douteux dans des licences ne leur suffisent pas ; ils veulent la peau des VTC, et revenir à l’âge d’or du taxi monopoliste.

Le monopoliste n’a pas à se soucier de la qualité de service ou du prix. L’offre est régulée et contrainte, lui assurant une confortable rente – au point que le monopoliste soit, comme dans l’Ancien Régime, prêt à acheter sa charge. Une licence de taxi se négocie jusqu’à 400 000 euros.

Mais une menace pèse sur le monopoliste : l’innovation. Il tire sa rente de la rareté artificielle que génère la limitation de l’offre (en l’occurrence, un nombre limité de licences). Il fait tout ce qu’il peut pour conserver autant de monopoles que possible : le monopole du transport de personnes, le monopole de la maraude, du stationnement, de l’utilisation des couloirs de bus, des trajets vers et depuis l’aéroport.

La RATP est, elle aussi, menacée par l’innovation. Personne n’envisage d’utiliser ses voies pour un service à la demande, mais beaucoup aimeraient utiliser une autre ressource précieuse : ses données. Plus particulièrement ses données de trafic en temps réel, plus fiables que les données prévisionnelles.

Les données en temps réel permettent aux usagers d’optimiser leurs trajets quotidiens. Prévenus d’une perturbation sur la ligne, ils peuvent chercher une alternative pour être à l’heure et prévenir les participants de leur réunion ou demander à leur conjoint d’aller chercher les enfants à l’école. Et ce n’est pas tout : elles peuvent être utilisées pour d’autres fonctionnalités.

Par exemple dans une application de transport intelligente. Il pleut : prenez le métro le plus proche, vous ne perdrez que 2 minutes. Vous voulez y aller à pied ? Voici un raccourci. Trop loin ? Il fait beau, vous pouvez louer un vélo à 3 minutes. En retard ? Voici un VTC à proximité. Pour proposer ces services et bien d’autres, il faut un accès aux données en temps réel pour les tierces parties : l’open data. Que refuse la RATP.

Car la RATP, ayant pris goût au monopole, estime que les données de perturbation sur ses lignes lui appartiennent. Peu importe que l’usager reçoive un meilleur service si elles sont accessibles. L’usager – que la RATP appelle désormais client – n’a qu’à utiliser l’application maison et pas Citymapper. Même s’il n’a pas envie d’avoir une application par ville. Même s’il aimerait disposer d’autres fonctionnalités. Même s’il estime que la RATP, qui se réclame du service public, doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour lui faciliter la vie, y compris partager ses données.

La RATP craint de « perdre le lien avec ses clients » en donnant accès à ses données, c’est-à-dire que son application soit progressivement délaissée par les utilisateurs au profit d’autres plate-formes. Ce « lien avec les clients », la RATP le monétise : elle collecte et utilise des informations sur l’utilisateur et génère des publicités ciblées. Pour avoir une information à jour sur les transports en commun, 1,2 million de Franciliens doivent se coltiner des pop-ups, bannières et autres encarts publicitaires sur l’application RATP, comme si les affiches dans le métro et les stations ne suffisaient pas. Et c’est pour cela que la RATP refuse de partager ses données : elle ne voudrait pas que d’autres les monétisent. Le directeur service et relation client de la RATP, interrogé par Le Monde :

« Vous pensez vraiment que cette société lève autant d’argent pour développer simplement le meilleur service d’itinéraires ? Les investisseurs espèrent récupérer des données sur les utilisateurs de ces applications, qu’ils pourront monétiser plus tard et croiser avec d’autres données. Dès lors, pourquoi devrait-on leur céder gratuitement nos propres données ? »

La RATP n’est pas irréprochable en matière de publicité. La RATP s’est fait prendre non seulement à collecter les données des utilisateurs en violation de ses conditions légales, mais surtout à ne pas prendre les précautions de rigueur pour protéger ces données d’une interception malveillante. Mettant elle-même à risque les données d’un million de Français pour vendre de la publicité, elle refuse de partager ses données de trafic avec des applications plébiscitées ailleurs dans le monde.

Qui s’efforcent d’être le meilleur service d’itinéraires avant tout, car elles n’ont pas l’avantage du monopole. À Londres et à New York, les applications tierces ont supplanté les applications développées par les réseaux de transport. À Paris, la RATP refuse de partager ses données pour se protéger encore un peu de l’innovation. Récemment, Citymapper, une start-up londonienne, a demandé à la RATP de partager ses données – en vain. L’Open Data, ce sera pour une autre fois.

Peu d’endroits résistent autant à l’économie numérique que la France – Uber, AirBnB, Google, Netflix, Dailymotion, LeBonCoin, Amazon. Trop souvent, le corporatisme et l’immobilisme l’emportent sur l’innovation et le progrès. L’Open Data peut nous faciliter la vie, notamment dans les villes où les infrastructures de transport sont aussi cruciales. La RATP peut continuer à proposer son application et doit accepter que d’autres aient accès aux mêmes ressources pour le bien de l’usager. Sinon, qu’elle cesse de se revendiquer du service public et accepte la libre concurrence, sans solliciter le contribuable.

  1. J’ aimerais que vous ne citiez pas le Bon Coin comme exemple de la gentille entreprise toute prête à partager ses données en mode bisounours. Elle ne s’est pas mieux comportée envers un créateur d’ appli que la RATP avec les concurrents de la sienne. Sous Windows Phone, nous disposions d’ une appli qui explorait systématiquement Le Bon Coin en fonction des données de recherche que nous fixions et cette appli vous envoyait automatiquement le résultat de ses recherches sur votre Smartphone que vous n’aviez plus qu’à consulter. C’était très pratique d’ avoir cette solution. Le Bon Coin a obtenu sa fermeture en début d’annee dernière, retrait de la plateforme de téléchargement, arrêt d’exploration des données avec d’ aussi elegants motifs tels que vol de données (LBC paraît moins sourcilleux avec Google), commercialisation abusive (appli gratuite en téléchargement et en utilisation) et en la menaçant de poursuites judiciaires lourdes et longues qu’une petite équipe de bidouilleurs ne pouvait soutenir…
    Officiellement LBC agissait ainsi parce que devant sortir une appli similaire… Sauf que ce service de recherche oblige d’abord à se connecter sur LBC et à devoir demander systématiquement le résultat de chaque demande de recherche… Lourdingue et en décalage flagrant…
    Bref LBC qui tend à écraser ses concurrents se comporte comme un bon petit monopoliste comme les autres…
    Tout le monde a bien compris que LBC qui monétise le nombre de clics sur son site ne tient surtout pas à ce que ce nombre baisse même si cela augmente la satisfaction réelle des lecteurs clients potentiels des annonceurs en commençant par perdre moins de temps dans la recherche…

    1. Euh… il me semble que LBC est une entreprise privée. Ce n’est pas un monopole, juste un acteur dominant.
      Ce qui est surtout étonnant c’est qu’elle puisse empêcher judiciairement quelqu’un d’exploiter des données qui sont publiques à partir du moment où elles sont diffusées sur le réseau. Etonnant que LBC n’ait pas mis en place une limitation logicielle pour empêcher cet accès de masse.

      1. C’est un acteur très dominant en situation de quasi-monopole.
        Mais il commence très ostensiblement à avoir la grosse tête et à prendre tous les travers du monopole.
        Visiblement, c’est le nombre de clics sur le site qui est son unique préoccupation et non véritablement la satisfaction de la clientèle, annonceurs comme acheteurs.
        Par exemple, il refuse de mettre dans le masque de saisie des caractéristiques des voitures un alinea pour les cylindrées moteurs ou la finition du modèle. Ce qui rend la recherche plus pénible puisqu’il faut passer des coups de téléphone ou des mêls ou des sms pour vérifier donc pour rien la plupart du temps (quand on te réponds, ce qui est beaucoup moins fréquent qu’on imagine même de la part de vendeurs « en urgence ») quand, comme moi, tu refuses systématiquement les modèles dotés de leurs plus petits moteurs (les veaux qui sont là pour le prix du neuf et la pub sur la conso normalisée…)
        Il entrelarde maintenant les résultats de recherche d’annonces publicitaires des plus cocasses quand à leur adéquation avec votre recherche en cours :
        MDR d’avoir des pubs pour Meetic et ses services d’agence matrimoniale quand vous recherchez des jantes alu d’occase…
        Si l’annonceur est content de galvauder son offre à des gens qui n’en ont rien à cirer, grand bien lui fasse mais cela énerve aussi au passage ledit lecteur de gaspiller de la data payante (sur smartphone) pour rien…

      2. Quant à l’appli, c’était celle qui se nommait « Petites annonces » et pour laquelle sont trouvables sur le net, ses démêlés avec LBC.

        1. Sauf qu’avant le bon coin, tout le monde utilisait ebay…maintenant, le modèle des sites comme le bon coin pourrait être assez rapidement menacé par des initiatives comme OpenBazaar : https://openbazaar.org/

          Une entreprise privée est destinée à dépérir si elle n’est pas capable de s’adapter à son environnement…un monopole peut survivre en dépit des contraintes de son environnement.

  2. je suis a fond pour la RATP , ses infos sont a elle et elle doit pouvoir en faire ce que bon lui semble et si pour elle les divulguer est préjudiciable ….cela ne regarde qu’elle , n’est ce pas cela le libéralisme ?
    une entreprise d’etat ou autre à aussi droit une vie privée mème si c’est pour la ‘bonne ‘ cause

    1. Nous pensions naïvement que la RATP devait poursuivre sa quête d’un service d’ excellence en échange de son monopole qui deviendrait donc moins contestable…

      1. la RATP est une entreprise syndicale à fond d’état rien a voir avec un service public sinon cela se saurait ….comme la SNCF , SNCM etc
        on est en France , le service public n’existe pas..a la limite , les pompiers ….tant qu’il y aura du bénévolat

    2. Non. Ses infos sont avant tout à destination des clients. Les données de trafic, les plans des transports en commun sont des informations nécessaires aux clients et leur aspect dépasse la notion de propriété de l’entreprise. Et entre parenthèses, une entreprise n’a pas de « vie privée », aucun rapport!

      Personne à la RATP ne fait interdire les plans de métro et de bus qui se vendent partout à Paris en librairie. Alors pourquoi les infos de trafic devraient
      être le monopole exclusif de la RATP? Après tout ces infos appartiennent tout autant aux clients. La vérité est que si nous étions en pays libéral, la RATP donnerait l’accès libre à ces infos, comme cela s’est fait à Londres, au bénéfice des clients. Mais nous sommes dans un pays qui protège les monopoles, et la RATP le garde jalousement, avec la satisfaction client que l’on connaît… Rentre Avec Tes Pieds!

      Je suis à fond contre la RATP et tout ces monopoles archaïques qui se maintiennent au détriment des clients… et des entreprises monopolistiques elles-mêmes.

      1. la RATP n’a pas de clients mais des usagers dont elle se passerait bien.

        1. La RATP déclare elle-même avoir des clients et non des usagers. Relisez l’article. Et le fait est que si la RATP est effectivement un service public, et ceux qui payent ses services de transport des usagers, alors les informations de trafic ne sont pas sa propriété, mais celle des usagers, sans parler du contribuable qui casque.

    3. reactitude: « une entreprise d’état ou autre à aussi droit une vie privée »

      Tout à fait d’accord avec vous, elle n’a l’impératif de partager ses données qu’avec ses propriétaires.

      Ça tombe bien: c’est nous !
      Sa dette de 5.5 milliards et ses subventions sont à notre charge, ses données sont aussi notre.

      Des propriétaires bien cocu il est vrai, les rapport de la cour des comptes sont assassins sur cette régie,
      retraites, salaires, services, rentabilité, c’est la fête à Léon et nous sommes les dindons:
      https://www.google.fr/#q=ratp+cour+des+comptes

      1. ses propriétaires , c’est nous……. on est des ‘propriétaires’..mais sans droits autres que de payer et de la fermer!
        si je suis propriétaire j’exige que toute personne utilisant ma propriété paie ..le gratuit.. n’existe pas dans une société libérale si ce n’est pas volontaire

        1. Tous les Grançais sont donc propriétaires puisqu’on leur attribue, nolens volens, ses dettes…

    4. Reactitude : trouvez-vous normal que les sociétés d’autoroute vous engagent à entrer sur l’autoroute alors qu’elles savent pertinemment que le trafic est bloqué par la neige ? J’ai posé la question après avoir été bloqué une première fois pendant 8 heures à cause de la neige on m’a répondu qu’il valait mieux regrouper tous les automobilistes en difficulté au même endroit pour pouvoir les dépanner (!) puis une deuxième fois pendant 4 heures à cause d’un camion qui avait perdu son chargement (une grue!) et là pas de réponse.
      Maintenant j’utilise Waze et je le suis à la lettre quand il propose des itinéraires de contournement et je confirme que les panneaux d’entrée d’autoroute ne donnent aucune info sur l’accident qui va bloquer la circulation 5km après alors qu’il aurait été si simple de faire entrer les véhicules 20km plus loin.
      Les infos de trafic sont assez faciles à agglomérer sans faire appel aux sociétés d’autoroute… et d’ailleurs les sociétés d’autoroute utilisent les infos partagées par les utilisateurs (accidents, immobilisation de véhicules, objets abandonnés sur les voies). Malheureusement ce n’est pas aussi facile pour les transports en commun mais nul doute que ça le deviendra avec ou sans leur aide : c’est de la résistance à l’innovation et c’est là qu’on voit la limite de l’intérêt général, cette chimère.

      1. l’info trafic est un sujet délicat en France chaque automobiliste la voudrait mais…gratuitement ..et c’est impossible tout a un cout et le cout de l’autoroute et de la voiture est ..ASTRONOMIQUE.. .
        quel intérêt pour la société d’autoroute d’offrir un service sans valeur ajoutée , de toute façon , c’est un monopole , content ou pas , le client n’a pas de choix , c’est un usager sans droits!

        1. « … l’info trafic… gratuitement… c’est impossible… »

          Justement, ce que je vous dis c’est que ça existe pour la route et « gratuitement » puisque l’application agglomère les données (vitesse, ralentissement, arrêt etc…) de tous les conducteurs qui utilisent l’appli et ça marche super bien. Si vous avez entré votre destination l’appli peut vous faire sortir de l’autoroute pour vous faire re-rentrer 20km plus loin car elle a détecté un bouchon entre les 2 bretelles. La première fois où l’appli m’a demandé de sortir de l’autoroute j’ai pu voir en passant sur des ponts au-dessus de l’autoroute que j’avais évité un arrêt total de la circulation sur 10km.

          1. Sam, vous prêchez à un pauvre hère qui n’aime rien tant que de perdre son temps à être bloqué sur autoroute en compagnie d’autres prisonniers et en payant « pour rien » en plus…On trouve de tout dans le monde, que voulez-vous…

            1. je suis un aigri de la république et je me fous totalement des ‘services ‘ étatiques ou privés( ça existe?) , je prends mon mal en patience et cela marche, mes nerfs sont intacts , j’arrive a destination …un jour ou l’autre , sans importance quand tu n’as pas l’œil rivé sur ta montre ou l’esprit a chercher la petite bête parce qu’un ‘service’ ne fonctionne pas à la perfection

    5. Mais comme la RATP est à nous?

  3. Le rejet de l’innovation par certaines corporations peut conduire la France vers un déclin durable. Pourtant le « développement durable » semble pourtant un meilleur choix politique pour les Français que le « déclin durable ». Mais celui-ci nécessite une nouvelle gouvernance, s’éloignant des principes d’une économie administrée d’après-guerre qui au final est un système économique confiscatoire et de paupérisation puisqu’il prend l’argent des « usagers » pour pérenniser un service de piètre qualité, ce qui va à l’encontre de la notion de « Service Public ».
    Les Français se tirent une balle dans le pied en favorisant le corporatisme et l’immobilisme à l’innovation et au progrès. Il faut ouvrir les yeux et regarder ce qui se passe outre France, à commencer en effet par outre-Manche.

  4. La France n’est pas une démocratie. C’est une oligarchie corporatiste bureaucratisée.
    Chaque aspect de la vie découle de cette réalité.

  5. Faut pas tout mélanger. Critiquer la RATP, un service public c’est une chose, mais, critiquer ceux qui sont obligés de travailler 12h par jour 6 à 7 jours / semaine (pas de repos) afin de pouvoir payer une licence, c’est autre chose… Si les Taxis hurlent, c’est parce que le contrat qu’ils avaient avec notre « super état » a été dénoncé par ce même état sans préavis… Puis, la licence c’est pas tout, il y a des familles, des crédits et autres responsabilités à honorer ! Alors, avant de jeter les artisans en pâture vous ferez mieux de regarder la réalité en face. Le seul responsable de cette « tragédie » est notre état incompétent et irresponsable !

  6. Je comprends tout à fait les arguments des défendeur de citymaper (qu’il m’arrive d’utiliser).

    Néanmoins, après tout, la R.A.T.P est une entreprise qui à la LIBERTÉ de ne pas donner accès à ses données (indépendamment que ce soit un monopole public, en effet les autoroutes sont un un monopole privée et rien ne les empêche de conserver leur donnée). Je veux dire supposons que la R.A.T.P soit une entreprise oligopolistique privée (ce que vs aimez les libéraux) alors n’est-ce pas dans sa LIBERTÉ de ne pas divulgué ses données ?

    Enfin, la transmission et la prise de ses données à un cout (capteurs, serveurs). Est-il juste qu’une entreprise puisse prendre gratuitement dans ses ressources ? L’accepteriez vous si vous avez une entreprise ?

    C’est pourquoi, je pense qu’il faut de l’open data mais aussi une participation, normale et non excessive, des entreprises qui gagnent de l’argent avec ses dites données. Sinon c’est s’approprier le travail d’autrui sans contribution en retour…

    1. En plus, sur wikipedia, la R.A.T.P est une entreprise au vert sur toute les valeurs économiques (dette, chiffre d’affaire, resultat net). Elle détient bcp de part de marché à l’étranger (notamment la fameuse Londres, au niveau des bus, sachant que le prix du métro est prohibitif donc tout le monde prend soit le bus/vélo)

      Donc cela m’a l’air d’être une entreprise publique correcte. On peut, évidement, toujours amélioré…

      1. « En plus, sur wikipedia, la R.A.T.P est une entreprise au vert sur toute les valeurs économiques (dette, chiffre d’affaire, resultat net). »

        Les fonctionnaires ce sont déchainés sur la page wiki. En fait elle est en déficit et fortement subventionnée pour plus de 50%, difficile de savoir exactement les comptes sont très soigneusement opacifiés.
        http://www.economiematin.fr/news-transports-commun-financement-recettes-ratp-taxe-impot-cout-reel-transports-commun

  7. Je ne sais pas si ça a changé, mais je crois que c’est à peu près la même chose avec Meteo France. Les organismes publics américains ou anglais laissent à libre dispo gratuitement leurs données tandis que Meteo France les fait payer. C’était le cas il y a quelques années, à confimer aujourd’hui.

  8. Il est intéressant de noter que le SYTRAL qui gère les transports en commun de l’agglomération lyonnaise a ouvert depuis l’année dernière l’accès à ses données, pour permettre justement à tous les acteurs intéressés, de proposer des services facilitant les déplacements dans l’agglomération. Peut-être que cette initiative, comme il y a quelques années pour le VELOV, sera reprise à Paris.

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