Grève RATP : ces revendications indécentes

Publié Par Patrick Aulnas, le dans Fonction publique, Pushmobile

Par Patrick Aulnas.

Métro Parisien RATP (Crédits : melibeo, licence Creative Commons)

Métro Parisien RATP (Crédits : melibeo, licence Creative Commons)

L’appel à la grève d’aujourd’hui dans le secteur public a des motivations pour le moins confuses. Il se situe dans le cadre du refus de la loi El Khomri sur la modernisation du Code du travail, mais concerne aussi des revendications sur les conditions de travail et les salaires. Les agents de la RATP, du moins certains d’entre eux, réclament des augmentations de salaires alors que la croissance et l’inflation sont pratiquement à zéro et que de nombreuses personnes cherchent désespérément un emploi. L’indécence d’une telle revendication n’échappe à personne, sauf à quelques syndicalistes aussi coupés des réalités que beaucoup de politiques.

Le droit de grève peut être considéré aujourd’hui comme très inégalitaire dans la mesure où certains salariés peuvent bloquer la vie économique d’une région ou du pays tout entier. Ce pouvoir exorbitant repose sur un droit constitutionnel, mais insuffisamment réglementé. Les gouvernements n’ont jamais eu le courage d’affronter certaines puissances syndicales.

Le droit de grève, droit réglementé

grève rené le honzecLe droit de grève a un caractère constitutionnel. Ce niveau dans la hiérarchie des normes juridiques permet de garantir le principe en le mettant à l’abri des fluctuations politiciennes. Il faut s’en féliciter. C’est le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, confirmé par le préambule de la Constitution du 4 octobre 1958, qui place ce droit parmi les « droits et libertés de l’homme et du citoyen » et les « principes fondamentaux reconnus par les lois de la République ». Selon ce préambule, « Le droit de grève s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent ». La Constitution ne contient rien d’autre sur le droit de grève.

L’Assemblée constituante de 1946 avait eu la sagesse de renvoyer au législateur la réglementation du droit de grève, se contentant d’énoncer un principe général. La réglementation du droit de grève existe donc, aussi bien dans le secteur privé (par exemple interdiction des grèves perlées, obligation de respecter le travail des non-grévistes) que dans le secteur public (par exemple obligation d’un préavis de 5 jours avant déclenchement de la grève dans la fonction publique, ce qui n’existe pas dans le secteur privé). Cette réglementation doit être approuvée mais elle n’est certainement pas suffisante.

Les inégalités face au droit de grève

Le secteur public des transports de voyageurs présente des caractéristiques spécifiques qui nécessiteraient un encadrement plus strict de la grève. La RATP dispose en effet d’un monopole des transports urbains à Paris et la SNCF d’un monopole du transport ferroviaire de voyageurs en France. L‘absence de concurrence interdit aux clients de se reporter sur un concurrent, ce qui ramènerait à la raison certains syndicats à caractère plus politique que professionnel. En cas de grève des salariés, la capacité de nuisance du mouvement est donc infiniment supérieure à celle des salariés d’une PME de province. Une inégalité de fait existe. Les uns peuvent bloquer la capitale ou tout le pays. Les autres peuvent tout au plus retarder légèrement les livraisons à la clientèle. Celle-ci peut d’ailleurs changer de fournisseur, ce qui est interdit aux clients de la SNCF et de la RATP, d’où l’expression trop souvent utilisée de « prise en otage ».

Le gouvernement de Manuel Valls aurait là une belle occasion de mettre en œuvre la fameuse « égalité réelle » dont le parti socialiste est si friand. Le Premier ministre disposant même désormais d’un Secrétariat d’État à l’égalité réelle, il lui suffirait de faire plancher sur le sujet Ericka Bareigts.

La peur des gouvernements

Personne n’imagine évidemment qu’il puisse en aller ainsi à un an des élections présidentielles. Chat échaudé craint l’eau froide. Pour comprendre, il faut remonter à 1995. Cette année-là, le rapport de force entre syndicats et gouvernement avait tourné à l’avantage des premiers. Alain Juppé, alors Premier ministre, avait dû abandonner sa réforme des régimes spéciaux de retraite parce que les cheminots bloquaient le pays.

Ils considéraient comme un acquis social le départ en retraite à 50 ans pour le personnel roulant. Accordé pour les locomotives à vapeur et un travail physiquement très pénible, cet avantage subsiste, avec beaucoup d’autres, pour la conduite confortable des trains actuels. Depuis cet échec, les gouvernements craignent le rapport de force avec les syndicats de la RATP et de la SNCF et n’osent plus toucher aux avantages exorbitants dont bénéficient leurs salariés. Mais l’exaspération monte dans le public et un jour prochain ces salariés pourraient se retrouver complètement isolés après avoir attisé le mécontentement des usagers pendant des décennies.

 

 

  1. Malheureusement, il y a pas vraiment de solution. C’est profondément malhonnête puisque d’un coté, ils pourraient changer de boulot mais ne le feront jamais vu les avantages. Les syndicats me dégoutent. Je bosse dans une grande entreprise et quand j’ai vu les tracts la semaine dernière qui traitaient le patron de l’entreprise avec une sorte de « caricature du gros capitaliste avec son cigare », j’ai juste envie de dire, si t’es pas content, change de boulot. Bref des méthodes d’une autre époque, c’est surement pour ça que le taux de syndiqués en France est aussi bas.

    Si vous voulez qu’on bosse sur une solution qui mettent les salariés de la RATP/RATP/SNCF.Fonctionnaires, je veux bien vous aider mais dans ce genre de situation, j’ai bien l’impression qu’on est pris au dépourvu. Les gens n’ont aucun courage non plus. Ils disent que ces fonctionnaires sont bons qu’à ça mais il y a un moment, faut passer à l’action.

    L’existence de ces régimes spéciaux est une absurdité venant de personnes qui sont sans arrêt là a défendre l’égalité. A mon boulot, je vois des mecs syndiqués, se promener, intouchables pendant leur mandat… Pendant que tu bosses toi comme tout les autres.

    1. Merci de ne pas faire l’amalgame entre les régimes spéciaux et les fonctionnaires, la RATP, SNCF et EDF ne sont pas fonctionnaires à ce que je sache. Les seuls fonctionnaires avec un régime spécial sont les parlementaires. Une reforme des régimes spéciaux devra forcément intégrer l’abolition des privilèges de TOUS ces régimes, y compris ceux des parlementaires.

      1. Tous les fonctionnaires ont un régime spécial de retraite rien que par le fait qu’il est le seul régime à être garantie par l’état et donc l’argent du contribuable.

        Il faut supprimer tous les régimes spéciaux de retraites y compris des fonctionnaires et aligner le montant des pensions sur le régime général avec effet rétroactif, et bien sur les faire cotiser sans variations de salaires brut au régime général, comme ça ils verront ce qu’est réellement le régime de retraite par répartition.

        Une fois cela fait on pourra sans mal passer à un modèle de retraite à la suisse et enfin s’attaquer au niveau de vie des retraités actuels qui est quand même une génération de nihilistes qui aura réussi la prouesse de dilapider l’héritage de la génération d’avant qui a reconstruit le pays au sortir de la guerre et hypothéquer l’avenir de leurs enfants et petits enfants.

        1. Il est tout de même difficile d’inverser comme vous le faites, les responsabilités des uns et des autres: ces « conquêtes sociales », comme dirait un syndicaliste sont devenues des « droits acquis » et donc font maintenant intégralement partie du contrat d’embauche qu’il n’est vraiment pas libéral qu’il soit remis en question par une autorité extérieure aux 2 parties!

          Il fallait y penser avant! Et c’est clairement là que les autorités d’état peuvent se mordre les doigts d’avoir voulu garder le contrôle de sociétés maintenant déficitaires.

          Il deviendrait étonnant et anormal qu’un actionnaire puisse changer, par la loi, les contrats qu’il a signé indirectement avec des individus sans provoquer une révolte évidemment scandalisée.

          Par contre, rien n’empêche l’état de vouloir modifier le contrat sauf à compenser le dol: cela, ça se plaide! En tout cas, ça se négocie!

          Bien courageux sera le pouvoir qui osera s’attaquer à cette tache: il est tellement plus facile d’y renoncer! Et le courage politique est devenu une denrée rare!

      2. La moitié du CA de la RATP (comme de la SNCF) est financée par mes impôts. Les salariés sont de facto des fonctionnaires.

        Ils n’ont peut-être pas le statut mais bénéficient de zéro jour de carence pour maladie.

      3. Uniquement sémantique votre remarque, en effet les SNCF, RATP et autres EDF et cie sont des entreprises publiques avec leurs cohortes d’avantages sur le dos du consommateur. Sans reprendre l’appellation « régimes spéciaux » pour ces nantis, je les appellerai plus régimes très spéciaux. Trop spéciaux…Ras le bol de ces sangsues…

    2. En fait, il y a un système pour en sortir: celui qui exige, quel que soit le conflit, que la liberté de circuler des citoyens soient respectée, comme le droit de chacun de travailler, malgré les piquets de grève qui ont le droit d’essayer de dissuader, pas celui d’interdire de travailler: donc, créer la nécessité sacrée, grève ou pas, d’un service minimum des transports publics. Oh! Ça n’ira pas vite et il faudra revenir sur le sujet. « 100 fois sur le métier, remettez votre ouvrage ».

      Le jour ou un service minimum est assuré, les gens ennuyés par la grève ne se retourneront plus vers l’état pour qu’il cède mais contre les syndicalistes qui sont les créateurs de vos ennuis, ça défoule! Et toute agression contre les gens ou les choses doit évidemment être sanctionné, tant au civil qu’au pénal.

      Pour ça, il faut clairement un gouvernement de droite ou de centre droit qui ne craint pas les électeurs en faisant une politique de racolage, actuellement interdit!

      Ces gens de droite essayent de libéraliser la vie mais pas à coup d’idéologie et de proposition radicale: la liberté est aussi celle de ne pas être libéral et quand on gouverne en coalition, tout se négocie.

  2. N’oublions pas les contrôleurs aériens Français, qui ont bloqués, non pas juste Paris, mais le monde entier avec leur dernière grève il y a 2 semaines… Et cela n’a pas comme seulmz conséquence que vous étiez votre journée de travail, ou que vous deviez changer de mode de transport, mais cela vous coûte des locations de voitures, d’hôtels pour plusieurs jours, en plus, devoir payer un nouveau vol plus cher,… Et coûte très cher à toutes les compagnies internationales, et à nous, vu que les aéroports vont devoir rembourser avec notre argent les compagnies… Et tout cela en précisant que eux ne touchent pas 1000 ou 2000€… Mais 6500€/mois et différents avantages… Merci contrepoints d’en parler car tout cela passe inaperçu car cela ne touche pas forcément le microcosme parisien…

    1. Stéphane Boulots

      Le salaire et les avantages ne sont qu’une conséquence du monopole.

      Franchement, je serais contrôleur aérien, je tirerais au maximum sur la corde, pourquoi ce gêner ?

      C’est là tout le dilemme de l’individualisme : il a très vite fait de se regrouper pour devenir du lobbying : on est bien plus efficace à 10 que tous seul pour faire pression. On est plus toléré en disant que l’on défend l’intérêt général, même si ce n’est que de la mauvaise foi.

      Si vous écoutez bien la rhétorique « de comptoir », le comportement de ces privilégies est assimilé … à un excès de libéralisme. En fait les gens assimilent individualisme et libéralisme : si les « patrons » revendiquent clairement l’individualisme (salaires exorbitants, retraites chapeaux, stocks etc…) pourquoi le « vulgum pecus » n’aurait il pas lui, le droit moral de tirer sur la corde ?

      Le gros problème du « libéralisme » surtout en France, est de s’articuler en face d’une morale et d’une culture qui rejette entièrement l’individualisme. Et toute l’erreur des « libéraux » Français est de ne pas entrer dans ce moule. Dans les pays anglo-saxons, la société est beaucoup plus communautaire, ce qui permet au libéralisme d’être une « doctrine » politique audible.

      1. communautaire et communautariste l’un est l’autre sont le corollaires d’une société libéral , on ne peut avoir le beurre l’argent du beurre et le cul de la crémière enfin en France la démagogie et le populisme nous font miroiter les 3 et on voit où sa mène 🙂

      2. Si vous etes libéral vous auriez du mal a etre controleur aerien je pense… comme moi j’aurais du mal a etre ce que je n’aime pas par définition, ou que je trouve inutile (les controleurs aeriens ne le sont sans doute pas, je dis cela pour d’autres services comme le ministere de la culture par ex). bref… totu comme je peux gagner pleins d’argent en devenant dealer, je ne le ferais pas car je trouve l’acte pas conforme a mes valeurs… etc… etc…

        Les patrons (et donc je ne parle pas des memes que vous, puisque je retire les <>) ne cherchent pas ce que vous dites, ils cherchent pour la plus part, a avoir une boite qui monte, qui progresse, a se tirer de meilleurs salaires,… tout comme les salariés veulent des salaires plus élevés et des avantages meilleurs… donc tout le monde a droit de tirer sur la corde… si cette corde n’est pas déséquilibré, donc par exemple, en France un salarié peut décider de partir en 1 mois… un patron il faut que ca passe devant le tribunal… donc l’égalité n’est pas… et quand aux faignasses-surpayés-par-nos-impots… c’est différent, ils tirent sur une corde infinie, controle le pays… aujourd’hui les militaires n’ont pas le droit de manifester, ni de faire greve, car cela pourrait causer de graves troubles… et bien ca devrait etre la meme chose pour tous les fonctionnaires, qui sont au service de l’Etat, donc de nous… sauf que ce n’est pas le cas…

        Entièrement d’accord avec vous sur le dernier point (meme si je ne suis pas en désaccord sur le reste), la France ultra-laicarde, ultra-globalisante, ultra-egalitaire… emepche le libéralisme de s’exprimer… la preuve le dernier débat en date, outre le fait qu’une ministre toujours en place ait pu prononcer les mots « negres » tranquillement, sur le hijab qui rentre chez les couturiers et dans des magasins en Angleterrre ou autres pays communautaristes (et ceci est une qualité pour moi, pas une critique) ou dans notre pays, au lieu de laisser le marché faire, et laisser des vendeurs vendrent, il faut que tous les socialistes et les nationalistes (comme quoi les grands esprits se rencontrent et forment des partis) se sentent contre… donc au lieu de laisser le marché faire, il y a meme des prétendus liberaux qui sont contre la vente de hijab a H&M (prétendus libéraux, car ce sont les memes qui ne critiquent pas les subventions aux entreprises par exemple)….

    2. Vous avez raison. Ces aiguilleurs ont évidemment de grosses responsabilités. Je pense qu’ils méritent leurs salaires. Mais quel était le motif de la grève?

  3. Les syndicats vivent presque exclusivement grâce au subventions de l’état, ils sont donc complètement irresponsables. La solution? Thatcher.

  4. Vous pouviez rappeler que ce régime de retraite hyper-privilégié était en faillite mais que NS a fait adosser (j’adore ce mot) sur le régime général.

    En Amérique c’est plus clair, ils utilisent le même mot (syndicate) pour parler des syndicats et de la mafia.

    1. Encore une légende urbaine !

      Les américains utilisent deux mots différents : union pour les syndicats et syndicate qui signifie « groupement d’intérêt individuels » .

      Une centrale d’achat par exemple est un « syndicate », les accords entre firmes (genre quand les opérateurs de télécom se mettent d’accord entre eux) est un « syndicate »

      Les « Syndicate » sont une version primaire du « Monopoly » : il s’agit en grande partie de profiter, d’établir une position dominante ou de s’en rapprocher en s’associant pour augmenter sa force de pression.

      Le problème en France est que les « Union » sont en fait des « Syndicate » : ce sont les Français qui utilisent le même terme et en dévoie le sens.

  5. Une seconde…la responsabilité n’est pas seulement celle des syndicats, il faut en face des hommes politiques qui songent plus à leur avenir personnel que’à la réussite du pays…et donc la responsabilité nous en incombent, à la rigueur aussi à notre constitution.
    Ce qui est un peu curieux c’est le droit de grève quand on a la sécurité de l’emploi, ce serait rigolo qu’un gouvernement ose poser la question…
    On peut aussi parler de la contamination des esprits qui conduit qu’après les succès des fonctionnaires dans les grèves, des professions non publiques en appellent aussi au gouvernement pour garder leur emploi…

  6. Article intéressant mais très parisianno-centré. Le monopole des transports publics ne concerne pas que Paris, mais toutes les agglomérations. Les grèves des transports désorganisent aussi les autres grandes agglomérations, où vivent et travaillent des gens comme vous ! Par ailleurs la notion de « PME de province » est pour le moins curieuse. n’y en a t-il pas à Paris? Sont-elles différentes? Vous vivez certainement à Paris et comme beaucoup de parisiens, vous avez malheureusement ce biais de toujours créer une dichotomie, même lorsqu’elle n’a pas lieu d’être, entre Paris et ce que vous avez appelez avec désintérêt « Province », c’est-à-dire le non-Paris, mais qui représente 99 % du territoire et 90 % de la population.

    1. @chatp bien vu !

  7. D’ailleurs, au sujet de cette gréve, j’ai noté les commentaires des internautes: la majorité incriminait…les compagnies dites low cost qui n’ont pu acheminer leurs passagers à destination dans de bonnes conditions (5 jours pour un retour Rome-Nantes pour Vueling)
    Pas un commentaire sur le comportement des contrôleurs aériens.

    1. En fait ce n’est pas les compagnies low-cost le probleme, mais belle et bien les aiguilleurs du ciel… le probleme, c’est qu’une compagnie comme Air France va déployer plusieurs avions par jour, dans les plus grand aéroports avec le plus grand nombre de passagers… les low-cost ne font partir que très peu d’avions, de petits aéroports, avec de petites quantités de voyageurs… cette équation est basique… si vous prenez un petit aéroport comme celui de Saint-Etienne, qui ne voit partir qu’un ou deux avions par jour, si le controleur est en greve, tout l’aéroport est bloqué, et si il ne l’est pas c’est identique puisque les controleurs aériens controle tous les avions qui passent au dessus de la France (c’est pour çà que meme les aéroports des villes proches étaient aussi bloqués) donc si saint etienne est bloqué, aucun vol ne peut revenir… par contre les grandes compagnies qui utilisent les grands aéroports, eux ont le droit au bon vouloir des controleurs, donc certains peuvent se poser d’autres non… et quand l’aiguilleur syndicalisé et nationalisé doit choisir entre le méchant « low-cost » et le bon vol national-socialiste, il choisit ce qu’il préfère… et il est vrai que si il faut privilégier une compagnie, les aeroports vont de toutes facon privilégier celui qui rapporte le plus, donc les grandes compagnies.

      J’ai personnellement subit cette greve, et en effet, j’avais un vol ryanair prévu et la seule alternative que Rynair m’a proposé c’est 7 jours plus tard (je leur en veux pas ils sont tout aussi victimes de ces grosses faignasses surpayés par nos impots) donc j’ai du prendre un billet d’une compagnie nationale 3 fois supérieur en prix… avec comme seule différence un repas a 5€ servi gratuitement. Je privilégie les lowcost, car souvent les aeroports sont petits, ou on est dans des annexes, qui nous permettent de ne pas nous tapper 3 heures de marche pour aller prendre l’avion, les bagages sont dispos plus rapidement, la sortie est plus rapide, la douane est plus rapide,…. bref tout est plus rapide et beaucoup moins cher donc idem…

    2. Cela n’a rien d’étonnant! Le droit de grève, certes légitime, inscrit dans le marbre de la constitution n’a clairement pas du tout le même poids que le droit de travailler! Toute atteinte au droit de grève ou de manifestation (y compris une révolte obligatoire des syndicats si des délits envers les personnes ou le matériel ont été objectivement constatés par la police et sont poursuivis par les parquets).

  8. réponse à « liberté adorée »

  9. Ce qui tue notre pays, c’est la CGT. Ne pas oublier que ce syndicat vit de l’argent public, c’est à dire de l’argent de nos impôts. Ne pas oublier non plus que l’Humanité vit uniquement de l’argent public, toujours le nôtre. EN fait, tout les communistes de ce pays ne vient qu’aux crochets de l’état, contre la volonté de la majorité des Français, mais grâce aux socialistes.

  10. la CPAM du 93 est en grève. Des gens sont venus pour rien sous la pluie et à les voir, sans détailler, il est facile de supposer qu’ils ne roulent pas sur l’or.

    Toute l’indécence du modèle social communiste français.

    1. Une de mes collègues a perdu une journée de salaire car elle n’a pu trouver quelqu’un pour garder ses enfants car leur école était fermée.

      La solidarité est devenue un mot obscène dans ce pays.

  11. Vous avez pris la précaution de viser seulement « certains » agents de la RATP, et pas « les » agents de la RATP, ce qui est juste car si le réseau fonctionne moins bien que d’habitude, il fonctionne encore.
    Mais même comme ça vous vous trompez de cible : il est parfaitement normal que les gens usent et abusent des droits qu’on leur donne, et en réclament « toujours plus » .
    Le souci c’est que des « responsables politiques » (des irresponsables, donc…) leur donne raison contre tous le monde, et ont conçu un droit du travail pervers qui avantage les gréviculteurs contre tous les autres.
    Accessoirement çà fait belle lurette que tous les transport collectifs devraient être automatiques, capable de fonctionner qu’il y ait gréve ou pas grève. Là aussi, « on » a fait le choix de laisser une petite minorité en position d’emmerder tous le monde juste en ne travaillant pas, mais c’est bien un choix, pas une nécessité technique.

  12. La fonction publique et certaines entreprises publiques sont les racketteurs de la république : prise d’otages du privé et pillage des caisses de l’état, cad nos impôts. Il y en ras le bol de ces nuisances qui amènent le pays à la faillite. Il est temps que la rue prenne le pouvoir, mais la vraie rue, ceux qui ont envie de bosser et que précisément on empêche.

    Tous les parasites doivent être empêchés de nuire définitivement en les remettant à leur juste place et en virant la pléthore qui ne sert à rien sinon à se servir. Ils sont normalement au service de l’état et ne doivent en aucune façon, comme c’est le cas, se servir de l’état pour leurs petits intérêts minables.

    1789 a viré les nobles, il est urgent d’en faire autant avec cette nouvelle noblesse, celle d’état.

  13. Beaucoup de commentateurs incriminent à juste titre le personnel politique.

    Celà étant, soyons juste, Nicolas Sarkozy a quand même eu, soyons juste, le mérite de faire voter le service minimum.

    Service minimum qui m’a permis de venir bosser aujourd’hui – même si j’ai du me lever plus tôt (et désolé de ce commentaire francilien-centré).

    J’ai le souvenir d’une époque pas si lointaine (sans même parler de 1995), où quand la Ratp était en grève, RIEN ne circulait.

    Maintenant, pour être clair, je ne suis pas fan de Sarkozy et je ne souhaite pas qu’il se représente. Mais sur ce point, il a fait preuve de courage politique. Dont acte.

    1. Secouer la main droite, et tendez discretement la main gauche….

      Faire en sorte qu’il y ait un service minimum (donc un service perturbé tout de meme) est une bonne chose, mais combien de jours par an sont concernés ? 2 maximum ! et ca toujours été ainsi, les greves durent 2 jours maximum et s’arretent… donc une mesure purement « populiste » meme si j’aime pas le terme, mais qui ressemble a du populaire, mais qui touche le premier degré de la reflexion, touche le sentimentalisme, comme la déchéance de nationalité (au premier instant tout le monde dit génial, et si tu réfléchi un peu, tu te dis que ca sera totalement inutile donc a quoi sert de le faire, a part perdre du temps sur l’essentiel et perdre de l’argent)… objectif ne pas toucher au fond des problemes, en réglant des problemes parasites et sans grands interets… qui va dire, ce qui devrait-etre « remise a plat du regime des retraites égalitaires avec le privé, possibilité de licencier, trvail effectif de 35h et non pas de quelques heures,… » personne… on touche à l’image uniquement, à la forme, car la forme ca plait ou ca plait pas, mais le fond tout le monde s’en fou… bref.

      1. Je vous trouve injuste.

        D’accord avec vous pour dire que le fond du problème c’est le statut, les régimes spéciaux…

        Après il faut être un minimum réaliste :
        – soit vous faites « à la Thatcher », un bras de fer qui s’installe dans la durée (mais elle avait prévu des stocks de charbon – et on ne peut pas « stocker » du transport en commun)
        – soit vous faites comme les autres…. rien

        Entre ces deux solutions, le service minimum diminue l’impact des grèves et il me semble que, du coup, le nombre de jours de grève avait diminué.

        D’autant que cette mesure s’accompagnait du non-paiement des jours de grève.

        Alors OK ce n’est pas suffisant mais c’est quand même quelque chose.

        1. vous avez oublier la solution à la Reagan, pour un problème de transport, aussi (contrôleurs aériens) : virer les grévistes.
          Après quoi, curieusement, y’a plus de problème …
          Et ne me dites pas que le droit de grève est trop protéger pour que ça marche, ce n’est pas vrai.

          1. En France, ça ne passera jamais… ou, en tout cas pas, avant longtemps! Ne nous faisons pas d’illusions ridicule.

        2. Et en échange, des augmentations de salaires sur les maigres économies réalisées sur le non remplacement de fonctionnaires. La droite social clientéliste dans sa splendeur.

  14. « revendications indécentes »

    Chacun a le droit de défendre ses intérêts et ses opinions. L’indécence est culturelle et subjective. En revanche le fait de choquer les autres est bien réel. Mais surtout il n’y a pas de raison de juger différemment l’indécence de manifestations de privilégiés et l’indécence de manifestations de racistes, xénophobes ou pourquoi pas de truands qui protesteraient contre les répressions policières.

    A part si bien sur la presse était orientée (mais cela se saurait) …

  15. L’exemple vient d’en haut, doubler le salaire de Tavares, ce n’est pas indécent?

    1. Ce qui est indécent c’est de lorgner sur le portefeuille d’un type qu’on ne connait ni d’Eve ni d’Adam.
      Ce qui est indécent d’amuser le peuple avec cette question minable (qui ne nous regarde même pas), alors que pendant ce temps l’État dépense
      10 MILLIONS PAR HEURE (peu ou prou) qu’il n’a pas, et CA, ça nous regarde, c’est le trésor public, notre pognon.

      1. Pas 10 millions par heure mais 800 millions par jour: ce sont les frais de fonctionnement journaliers de l’Etat. En dépense, cela fait donc autour de 450 millions par jour.

        1. 77 milliards (77 000 millions) de déficit public, dont 70 milliard pour l’État au sens strict
          8760 heures dans l’année
          Je vous laisse faire la division
          (et encore, j’aurai pu prendre les 1607 heures réglementaires du fonctionnaire… ce qui donnait 50 Millions par heure de travail)

    2. Si vous êtes salarié de PSA ou actionnaire, je ne pense pas que vous ayez a vous plaindre du montant du salaire de Tavares vu l les primes versées au salarié et les dividendes versés aux actionnaires.
      Si vous êtes ni actionnaire ni salarié de PSA la décision du conseil d’administration de l’entreprise ne vous regarde pas.

    3. Cessons l’hypocrisie… Combien de personnes qui jouent les offusqués auraient refuser cette rémunération si elle leur avait été proposé ?!
      Carlos Tavares avait déjà fait ses preuves chez Renault et depuis qu’il est à la tête de PSA, le groupe se redresse. Il ne doit certainement pas faire les 35h et même dans son temps libre il doit garder une pensée pour l’entreprise. Selon moi, ce genre de critique cache une légère couche de jalousie…

      1. Même sans parler d’un salaire à plusieurs millions, combien de personnes qui jouent les offusqués trouvent normal de gagner plus que leur collègues même si ils sont moins bon?
        Je ne pense pas que ces mêmes personnes viennent se plaindre aux propriétaires de l’entreprise pour dire qu’ils doivent baisser leurs salaires.

    4. Faire passer les profits de PSA du négatif au positif, n’est-ce pas indécent ? Ne fallait-il pas maintenir la société en pertes jusqu’à la faillite ou le rachat ?

    5. Le salaire de Tavares n’a pas doublé. Il a eu en 2015 des primes importantes prévues au départ dans son contrat. Elles sont importantes parce que les résultats sont très bons. Il a précisément été embauché pour ça. A l’époque personne ne s’est offusqué des clauses de son contrat. Un peu choquant peut-etre, mais on a besoin en France de managers de cette pointure. Mieux vaut un bon patron à ce prix qu’un mauvais moins bien payé.

      1. De toute façon, c’est le résultat d’un contrat d’embauche, sans doute bien négocié. Le reste, sauf comme salarié de PSA ou comme actionnaire, ne nous regarde pas. Chez moi, on disait « regarde dans TON assiette » ou « T’occupe pas du chapeau de la gamine »!

  16. Les capitaines d’industrie de niveau mondial sont à ce prix. Peugeot aurait pu hériter d’un pleutre sous payé à la Pépy pour un résultat assez catastrophique…

  17. Les agents ratp ne disposent plus de ce régime spéciale pour tous les agents rentre depuis 2009 donc arrêtez !

    Les agents qui font grève ne sont pas payés…

  18. Les investissements en routes, autoroutes et rues ont subi la pénurie malgré les besoins croissants de déplacements de chacun des habitants en nombre croissant aussi. Notre argent a été gaspillé à soutenir des transports collectifs urbains de plus en plus distancés en prix et efficacité comparés aux automobiles: plusieurs centaines de milliards d’euros y ont été engloutis (cela représente plus de 10% de la dette de la France).
    En quelques dizaines d’années les lobbys rouges et verts collectivistes, les chasseurs de subventions, d’assistanat et de rentes monopolistiques, et les élus ont transformé l’Ile de France en piège pour les habitants. Ne disposant plus d’infrastructures routières suffisantes les Parisiens sont devenus otages des transports collectifs, plus ou moins captifs de ce piège, qui en plus plombe notre économie par ses dépenses et sa lenteur infernale.
    Même ceux qui ont encore un véhicule malgré la propagande, les brimades et la répression contre les automobilistes, subissent les impacts des problèmes récurrents des transports collectifs.

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