Une famille qui vivrait comme l’État, ça donnerait quoi ?

Publié Par Baptiste Créteur, le dans Non classé

Lorsqu’on a un gros, un énorme déficit budgétaire chronique et une dette abyssale, babylonesque, voire une hippopodette, il est difficile d’appréhender l’ampleur du désastre. Cependant, celui-ci devient évident lorsqu’on ramène l’exercice budgétaire du pays à l’échelle d’un ménage.

Par h16 et Baptiste Créteur.

Le droit français a longtemps fait du comportement d’un bon père de famille la norme comportementale de bon usage et de saine gestion ; le bon père de famille est soucieux des biens et intérêts qui lui sont confiés comme s’ils étaient les siens propres. Pour connaître le statut de nos chers dirigeants, ramenons la politique budgétaire de la France à l’échelle d’un ménage.

L’État français disposait, dans le budget 2013, de 240 milliards d’euros de ressources pour 302 milliards d’euros de charges. La dette publique, elle, se montait à 1 912 milliards d’euros. Ces chiffres, pleins de zéros difficiles à lire et dans des unités de mesure, la dizaine ou la centaine de milliards, assez difficiles à appréhender, sont des chiffres prévisionnels ; ils ont été votés par les parlementaires, en toute décontraction. Comme chaque année, il est parfaitement raisonnable d’attendre que la réalité sera encore pire. Oui.

Comparons cela à un ménage moyen. Avec ses 2 410 euros de revenu net mensuel, notre ménage moyen, s’il se comportait comme l’État français, dépenserait 3 032 euros chaque mois – avec un découvert mensuel de 622 euros. Ramené à l’année, les 28 920 euros de revenus sont loin de suffire pour dépenser 36 391 euros, et le ménage doit donc emprunter 7 471 euros – alimentant un total d’endettement de 230 396 euros. Oui, 8 fois son revenu annuel. C’est un ménage qui sait vivre, que voulez-vous : on ne vit qu’une fois, autant le faire bien surtout si c’est avec l’argent du banquier.

On comprend mieux, au regard de ces chiffres, la gestion que font les hommes politiques de leur propre patrimoine et leur incapacité à épargner – si tant est que leurs déclarations puissent être crues. Compte tenu du respect qu’ils ont pour la parole publique et les engagements qu’ils prennent, rien n’est moins sûr ; entre Jérôme Cahuzac qui, lui, a su épargner, et la pause fiscale dont tout le monde, meurtri, attend l’arrêt aussitôt que possible, l’honnêteté de nos dirigeants pose question.

Et à bien y réfléchir, la lucidité des créanciers également.

Aucun ménage ne parviendrait à faire accepter un découvert de 25% de ses revenus chaque mois, surtout compte-tenu de son profil d’endettement. Les ménages français sont, en moyenne, endettés à hauteur de 80% de leurs revenus, pas 800%, comme l’État actuellement (230 396 euros de dettes pour 28 920 de revenus). Mais il est vrai qu’aucun ménage n’a la bombe atomique, une armée d’inspecteurs du fisc secondée par une armée de policiers, de gendarmes et de soldats outillés et entraînés pour éviter toute confusion maladroite entre « contribuable » (qui paye et se tait) et « citoyen » (qui est armé et entend se défendre tout seul comme un grand).

Au passage, cette dette génère un coût important pour la famille France ; elle paye chaque mois 563 euros pour éponger les intérêts de sa dette, sans même songer à rembourser (rappelons que la famille France s’endette chaque mois, et qu’il lui est impossible, par on ne sait quelle misère, de mettre le moindre sou de côté – le prix du caviar s’envole, dirait-on).

Sur 3 033 euros de dépenses au total, cette hypothétique (mais dépensière) famille France consacre 382 euros à l’achat d’armes diverses, dont des drones dépassés qui font un peu pitié, en plus de 177 euros pour sa sécurité pure, ce qui fait déjà 559 euros. S’y ajoutent 641 euros pour l’enseignement scolaire et 260 pour l’enseignement supérieur et la recherche, avec un résultat qu’on qualifiera pudiquement de mitigé, pour un total atteignant déjà 1 460 euros sur ces seuls trois postes. Avec les 563 euros de la dette, c’est déjà plus des 2/3 que la famille France aurait déjà dépensée.

Les autres petits postes de dépense sont aussi édifiants : 26 euros pour la culture (sachons vivre), plus 12 pour les médias, le livre et l’industrie culturelle (sachons vivre) ; 5 euros pour le sport, la jeunesse et la vie associative (sachons vivre, que diable !) ; à côté, 13 euros pour la santé (sachons tomber malade ?) paraissent bien insignifiants à la famille France, qui dépense 103 euros pour favoriser l’emploi. Sans grand succès.

Si la famille France était notée par des agences de notation, le ménage « État français » serait vraisemblablement assez loin du triple A. Heureusement, rassurez-vous : l’État français n’est pas vraiment un ménage, et personne n’entend considérer que le gouvernement français pourrait se rapprocher d’une gestion de « bon père de famille ». Faut pas déconner. Car le ménage « État français » dispose d’une arme secrète pour se renflouer : le patrimoine de tous les ménages français. Si le ménage France n’existe pas et fait à peu près n’importe quoi de l’argent qui lui est confié, ce n’est heureusement pas le cas de l’écrasante majorité des ménages français, ménages politiciens inclus. Et ça, l’État l’a bien compris : non content de leur prélever pas loin de la moitié de leurs revenus, il peut à tout moment leur confisquer tout ou partie de leur patrimoine. Ça s’est déjà vu, dans le passé en France, et récemment en Europe ; les Chypriotes s’en souviennent.

Non, décidément, la gestion que font les hommes politiques du budget ne correspond pas à celle qu’en ferait un bon père de famille. Ou alors, « bon père de famille » comprend l’homme bourru et alcoolique, vivant d’expédients et de petits larcins minables d’une journée à l’autre, frappant femme et enfants lorsque l’argent ne rentre pas assez – ce qui étend la notion très au-delà de ce qu’elle pourrait signifier intuitivement…

Les politiciens comptent sur vous pour, un jour ou l’autre, éponger les dettes, leurs dettes, celles qu’ils ont contractées en votre nom pour non pas vous aider, vous servir, mais pour rester au pouvoir. Et ce jour approche plus que vous ne le croyez.

À vous de voir si vous êtes d’accord, mais sachez qu’il faut agir vite : ils ne vous demanderont pas votre avis.

  1. Et il en a qui sont très contents et qui ne veulent pas que ça s’arrête, fallait entendre le discours de certains économistes hier soir chez Taddei.

  2. Pour rappel: les élus le sont par des électeurs et les électeurs, c’est nous.
    Bon! tout le problème est d’arriver à faire la différence entre un socialiste dépensier de gauche et un colbertiste dépensier de droite.
    Vous en auriez pas un qui tiendrait la route ? Je dis ça parce que le ménage de printemps arrive et si c’est pour enlever de la poussière rouge pour mettre de la poussière bleue, on va pas aller bien loin, lol.

  3. Personnellement, je me suis retrouvé avec un endettement de 300% de mes revenus pour acquérir un logement….

    les créanciers m’ont imposés un échéancier sévère… près de 25% de mes revenus pour rembourser capital emprunté et intérêts… ( en fait plus près de 30% en rusant un peu avec les types de revenus)

    et bien sur, je pourrais facilement faire appel à des créanciers pour vivre au jours le jour : le taux du credit revolving est proche de 15 % 😉

    mais voila… je ne suis pas énarque, ni polytechnicien…

    de mes revenus, je déduis le remboursement de ma dette, je provisionne ma quote part au fonctionnement des hopitaux, route, école, armée, forces de l’ordre, justice, subventions, remboursement des dons, etc… et je dépense ce qu’il me reste… très heureux de le faire…

  4. Magnifiquement et tout simplement didactique.
    Peut-être trop indulgent dans la formule « l’homme bourru et alcoolique » qui devrait plutôt être remplacée par « l’ignoble proxénète mafieux ».

  5. Merci d’avoir rappelé que le déficit est supérieur aux 3% fixé par la CE ou bien les 4.8% finalement réalisé par la France, ce calcul n’est qu’un artifice de présentation basé sur le PIB, la réalité étant que la France dépense annuellement plus de 20% de l’argent dont elle dispose, comme vous le faites justement remarquer.

    Du reste, sauf erreur de ma part, le budget (fourre tout) de l’écologie est supérieur à celui de la justice, le salaire des fonctionnaires avale à lui seul plus de la moitié des disponibilités, bref… nos impôts, cet argent qui devrait contribuer au bien être commun (pour faire simple), est en réalité dépensé en frais de fonctionnement, remboursement de dettes, répartition clientéliste.

    Si, les Français devaient se pencher sur la réalité du budget de la France et sa répartition, il y aurait de vilaines surprises, entendu que l’état, dans son fonctionnement actuel, dilapide l’argent qui lui est confié en pure perte, même sans déficit.

    Au rang des comités Théodule, qui connait le CNFPT (centre national de la fonction publique territoriale) ?
    Ce bel organisme, a été créé pour aider les administrations locales à gérer leurs personnels, rien que le titre laisse songeur…

    Pour accomplir sa difficile mission (en fait rien, appelons un chat par son nom) le CNFPT perçoit 1% de la masse salariale versée par les collectivités territoriales (nos impôts), soit environ 330 M€/an, il dispose d’une trésorerie de plus de 100M€ et, cerise sur le capot, il s’est fait construire un siège social qui aura couté près de 70 M€.

    Ils font de belles choses avec notre pognon.

    La cour des comptes, littéralement scandalisée par le fonctionnement de cette belle institution a posé ouvertement la question de son utilité et a proposé de réduire son budget en limitant les prélèvements à 0.9%, ce qui fut fait.

    Que croyez vous que fit ce gouvernement socialiste ? il s’empressa tout simplement de rétablir la dotation du CNFPT à 1% !
    Alors même que l’utilité de ce bidule est fortement remis en question, alors même qu’il n’a pas besoin de ces 0.1% de cotisations supplémentaires, mais que voulez vous, un client (un électeur) doit être satisfait.

    Au fait, on en est ou de « la charte du contribuable », créée en 2005 ? nan je rigole…

    Autre réflexion au sujet de cet article :
    Voila, me semble t’il, un exercice utile et sain, une critique efficace et sans concessions, ce à quoi doivent s’astreindre entre autre les libéraux, c’est le but atteint par votre article.

    Les références élogieuses à des entités Anglo-saxonne, sont hélas à ranger au placard du réalisme, qui est bien Français lui.
    A force de vouloir montrer le modèle d’ailleurs en dénonçant la gabegie locale, on ne se fabrique que des opposants, déjà que l’europe n’emporte pas l’adhésion, pourquoi voulez vous que les citoyens voient une porte de sortie dans le libéralisme lorsqu’on leur cite Ron Paul, Rockwell et consorts (surtout eu égard à leur argumentaire de supermarché) ? véritables suppôts du Satanisme économique, car, quoi que l’on s’en défende, c’est la perception qu’en ont les citoyens contribuables européens…
    Vous remarquerez, et ceci vaut prudence, que je n’exprime rien à l’encontre des anglo-saxons (ouf, faut faire gaffe de bien mettre les warnings, vu certains illuminatis…)

    Il faut s’efforcer de chercher dans le passé politique Français, il y a eu et il y a des intellectuels et dirigeants dignes d’intérêts, il faut en extraire la partie de leur action et en démontrer le sens libéral, peu importe s’ils ne s’en réclament pas.
    Une telle action est plus constructive et productive que celle consistant à désigner des entités venues d’ailleurs, fussent elles libérales.

    Après il reste les utopistes, ceux qui rêvent d’un monde libéral avec force arguments, montrant au passage qu’ils viennent de découvrir la roue en essayant d’en démonter les avantages aux autres.
    On ne va pas recommencer de la maternelle, si, non ?

    Un « setup » de la société est inenvisageable.

    Essayons d’améliorer ce que nous avons, en le critiquant durement s’il le faut, en se faisant le relais d’actions qui vont grandissantes : les pigeons, les tondus, etc… tout ceci me conforte dans mon propre sentiment d’être libéral, j’ose y déceler les prémisses d’un encrage libéral de notre société.

    1. Très pertinentes observations et j’avoue que l’épisode CNFPT ne manque pas de sel (et d’amertume pour le contribuable que je suis).
      Bien vu pour la prudence à l’égard des modèles anglo-saxons, un peu trop mirifiques à mon goût dans l’esprit de bien des libéraux français. Nous avons nos références, à nous de les étudier avec intelligence, car elles sont issues d’un contexte historique local, donc toujours mieux approprié à nos spécificités que les autres.
      Cela dit, si nous pouvions ne serait-ce que connaitre un peu de répit comme l’économie britannique actuelle, je ne cracherais pas dessus!

  6. Philippe_Murray_Rothbard

    Excellent article qui remet bien les choses en place.

    Bien entendu les macro économistes modernes pour qui l’Etat flotterait dans une bulle rétorquerons avec toute leur mauvaise foi que ça n’a rien à voir avec la gestion du pécule d’un ménage.

    En éludant de façon bien mystérieuse le lien entre le premier et le second.

    1. On peut être libéral et observer que l’Etat ne fonctionne pas comme un ménage, c’est de la science économique, pas de la politique. Le « lien entre le premier et le second » est très bien connu et personne ne l’élude, je ne vois pas d’où vous sortez ça.

  7. Tous les imposteurs (au sens propre du terme) qui nous réduisent en esclavage (puisqu’une importante part du fruit de notre travail est captée sans consentement ni contrepartie tangible) ne comprenent le dicton « Qui paie ses dettes s’enrichit » que comme « Qui paie mes dettes m’enrichit ». Et je mets dans le même sac aussi bien ceux qui ont la prétention de nous gouverner que tous leurs affidés politiques et autres prébendiers.

  8. L’article que j’attendais par mes deux chouchoux 🙂 C’est Noël! Merci pour cette clarté… Qui pique les yeux quand même…

  9. je ne comprend pas le raccourci vers les 230 000 de dette sur 1 an

    1. cela correpond au 1 912 milliards d’euros de dette public de l’état…remis dans le contexte du ménage.

  10. Pour aller jusqu’au bout du raisonnement, quel serait la solution du Ménage Français, pour ne pas s’attirer les foudres des banques et des huissiers ? Cambrioler le commerçant d’à côté ? Escroquer ses voisins ? Filouter sa famille ? La solution: l’argent des autres ! D’où l’indulgence de Taubira pour la délinquance…

    1. Filouter sa famille, c’est déjà ce que fait l’état.
      On ne peut manger qu’à sa table, et là, le père de famille, nous sort : « Je sais que tes grand parents te filent de l’argent de poche. 5€. Pour ton dessert, obligatoire je te le rappelle, c’est 4€. C’est un yaourt parce que les sales créanciers nous oblige à des économies. Heureusement on a trouvé un producteur bio qui nous le fait pour 4€20. C’est un ami.

  11. Et quel serait le patrimoine de cette famille?

  12. Moi ca que j’aime c’est qu’à l’elysée ça m’étonnerait qu’ils payent des taxes sur les avantages en natures tels que les repas 5 étoiles et les véhicules avec chauffeurs. De bon petits revenus complémentaires qui méritent une petite taxation.

    Et flanby pourrait se mettre au régime pour monter un effort d’amaigrissement du gouvernement.

    1. Clairement : Hollande a littéralement un train de vie de milliardaire (un Airbus à disposition, etc.) et pas des impôts de milliardaires.

  13. Trés interessant, je voudrais le calcul des impôts payés d’une part par un salarié du privé avec une famille de quatre enfants à revenu égal avec d’autre part , un homme ou femme politique qui cumule au moins la fonction de député – maire et conseiller général ou président de conseil général?
    Les impôts que nous payons pour payer les déficits de l’Etat ne sont pas payés de maniére juste; le calcul que vous pourriez faire pour nous éclairer pourrait le montrer? Merci

    1. Sans compter qu’en cas de cumul des mandats, si les rémunérations sont plafonnées à un certain niveau (mais apparemment pas toutes), elles ne se cumulent pas sur le plan fiscal, chacune pouvant être séparée et bénéficier donc d’une imposition à un taux minimal, un genre de flat-tax pour les parlementaires.

  14. C’est article est la preuve qu’il existe des gens encore assez mal instruits – ou juste assez cons – pour ne pas voir que ce parallèle état / famille est un non sens, ne serait ce que parce que l’État est pérenne.

    Ensuite, je suis étonné de voir qu’à aucun moment il n’est question du patrimoine de l’État, qui s’élève à 12513 Milliards cette année, ce qui, ramené à votre – non – exemple, fait que votre famille posséderait 837675€ ?

    1. Petit comique. Le chiffre que vous donnez est le patrimoine économique de la France et non celui de l’Etat français. Je sais bien que c’est le rêve liberticide de tous les socialistes que l’Etat confisque toutes les richesses des Français, mais ce n’est pas encore ainsi.

      13000 milliards, c’est le patrimoine net de la France. Le patrimoine net de l’Etat s’élève, quant à lui, à un peu plus de 500 milliards, soit environ 25% du PIB. Seulement le quart de la richesse créée en France en une seule année ! Pas de quoi pavoiser.
      Voir les chiffres sur le site de l’INSEE : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1431#inter1

      Au regard du patrimoine qu’il détient, cela nous fait donc un taux d’endettement de l’Etat de 80%. Joli !!

      Et comme l’explique très bien l’INSEE, l’Etat ne fait que s’appauvrir d’année en année : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1431#inter5

      Qui est mal instruit déjà ?

      1. vous avez raison Raphaël, mais il faut avoir de l’indulgence pour un internaute qui a la lucidité de choisir avec raison son pseudo.

      2. Votre calcul est faux : Actifs = 2 683 / Passif = 2 177 / Solde = 507…. Elle est ou la dette ???

    2. Ah bon? votre famille n’est pas perenne depuis plusieurs centaines de milliers d’années?

      1. l’etat est perenne ! comme l’empire romain ?

  15. L’enjeu de la dette est le véritable clivage « gauche/droite » aujourd’hui.

    L’intérêt général est ce qui différencie l’Etat et les particuliers. A ce titre, l’Etat seul peut détenir le pouvoir de battre monnaie. C’est l’une de ses fonctions régaliennes.

    Les libéraux, posent le postulat d’une neutralité de la monnaie dans les échanges et dans l’économie. Les taux d’intérêts étant fonction de l’offre et de la demande de monnaie.

    Tandis que pour les keynésiens, la baisse des taux d’intérêts est une façon de faciliter l’accès à la consommation par le crédit. Cette consommation, dès lors que les produits sont fabriqués dans le pays et par des entreprises nationales crée de nouveaux emplois, puisqu’il faut produire davantage, et ces salaires servent également à consommer.

    La dette, est une façon de stimuler la croissance selon le principe de la « demande effective ». Ces sommes sont directement injectées dans l’économie par de grands travaux, par la commande publique…

    Logiquement, et avec l’effet du multiplicateur d’investissement, ces sommes sont récupérées en grande partie par la fiscalité.

    Si tel n’est pas le cas, en quoi cela pose-t-il problème ? Banqueroute ? Défaut de paiement ? Faillite ? Pas du tout. Là encore, l’Etat et différent du particulier.

    Un individu qui contracte un prêt auprès de sa banque doit le rembourser au terme d’une échéance de dix, vingt, trente, cinquante ans. Mais pas sur une durée plus longue que son espérance de vie. En revanche, l’Etat est éternel. Il peut très bien demeurer éternellement endetté.

    Concernant la France, le véritable problème date de 1973 et le moment où la loi est venue interdire à l’Etat d’emprunter auprès de sa banque centrale (en l’espèce la Banque de France). Logique reprise par les traités européens visant à la création de l’Euro et la création de la Banque Centrale Européenne (B.C.E.). L’argument avancé est la peur de l’inflation.

    Pourtant, cette création monétaire est libre pour les banques commerciales. L’inflation ne peut être contrôlée, l’Etat s’endette auprès de ces organismes, et verse des intérêts d’emprunts.

    Si l’on fait le calcul des intérêts versés depuis 1973 aux banques commerciales, le déficit actuel de 1 700 milliards d’euros ne serait plus que de 300 milliards d’euros. Ce qui n’est pas « vivre au-dessus de ses moyens » pour un pays qui crée plus de 2 000 milliards d’euros de richesse chaque année !

    Qu’aurons-nous pu faire de ses 1 500 milliards en 40 ans ? Comment aurions-nous vécu ? Comment vivrons-nous demain ?

    1. bonjour SAGUER Sébastien

      « La dette, est une façon de stimuler la croissance selon le principe de la « demande effective »  »
      Depuis 40 ans on fait de la relance par un déficit, ça n’a pas marché.

      « Si tel n’est pas le cas, en quoi cela pose-t-il problème ? Banqueroute ? Défaut de paiement ? Faillite ?  »
      d’une part de nombreux français et entreprises seront ruinés, (mais j’imagine que c’est le but des socialistes) d’autre part cela pose un mega problème par perte de confiance des investisseurs, qui ne pretent plus à l’etat donc plus de paye pour les fonctionnaires.

      Pour l’argument de la loi de 73 lisez l’excellent billet de h16
      https://www.contrepoints.org/2011/11/28/57873-pour-en-finir-avec-la-loi-de-1973

  16. mis à part que la comparaison se heurte à des graves problèmes épistémologiques. En effet, contrairement à un ménage, un Etat fait la loi, un Etat aura toujours un pouvoir de création monétaire, un Etat ne construit pas son budget comme un ménage qui lui ne peut agir que sur les dépenses quand l’Etat a le pouvoir d’agir sur les recettes, sans oublier que l’Etat a une position très particulière dans le cycle économique sans commune mesure avec un ménage : l’Etat dépense c’est à dire participe au fonctionnement de l’économie, et ainsi participe à la création de richesses et de valeur monétaire, mais grâce à l’impôt, récupère mécaniquement au moins une partie des dépenses qu’il a effectué, en prélèvement sur l’activité que ses dépenses ont engendré. Rien à voir donc avec un ménage.

    J’ajoute que lorsque vous parlez des 13 euros pour la santé, vous devez sans doute parler de la santé dans le budget de l’Etat, vous ne comptabilisez pas les dépenses de sécurité sociale.

    1. @Lionel37
      Je ne sais pas d’où vous vient l’idée qu’un ménage ne peut agir que sur les dépenses et pas sur les recettes, sûrement d’un éminent économiste martien. Parce que sur Terre, un ménage peut se mettre à deux pour travailler, ouvrir une petite activité, envoyer le petit dernier casser des cailloux sur le chantier nucléaire d’à côté, travailler le dimanche, histoire d’augmenter ses recettes (ah pardon, il paraît que c’est interdit par les syndicats, le travail dominical) ? Et en Franchouillie, il peut même faire de l’optimisation fiscale, tel notre Président, pour maximiser ses rentrée (ou plutôt minimiser les ponctions par Gouvernemaman).

      De même je ne vois pas non plus où vous tenez que l’Etat tiendrait une place particulière parce qu’il aurait participé au fonctionnement de l’économie. Et mon boulanger, il compte pour du beurre ? Il participe à quoi, au bingo du samedi soir ?

      Vous n’auriez pas d’autres prétextes moins foireux, genre, « l’Etat, c’est pas comme nous parce qu’il n’est pas mortel » ou « l’Etat, c’est pas comme nous parce qu’il échappe aux lois de la physique » ?

      1. Ah bon, parce que vous pensez que pour un ménage, il suffit de décréter que ces revenus vont augmenter pour qu’ils augmentent ? Donc selon vous, un ménage décide de ses dépenses et ensuite en fonction de ses dépenses, module ses recettes ? Un peu de sérieux, mon ami ! Vous n’avez rien compris à la position de l’Etat. L’Etat du fait de l’impôt indexé sur l’activité économique récupère mécaniquement une partie des dépenses qu’il effectue et qui participent à l’activité économique. Votre boulanger, lorsqu’il paie ses fournisseurs récupère une partie de ce qu’il a versé (si ces fournisseurs vont acheter du pain chez lui, hypothèse assez alambiquée mais bon, admettons), mais il n’en récupèrera qu’une très faible partie, contrairement à l’Etat qui lui a position dominante sur toute l’activité économique, et qui donc récupère bien plus que le boulanger chez qui ses fournisseurs iraient !

        Que vous le vouliez ou non, la nature économique de l’Etat est différente de celle d’un ménage, la meilleure preuve est justement ce que nous dit l’auteur : c’est qu’un ménage ne pourrait pas avoir un tel train de vie ! C’est donc bien la preuve que l’Etat n’a rien à voir avec un ménage !

        1. Lionel37 : « Ah bon, parce que vous pensez que pour un ménage, il suffit de décréter que ces revenus vont augmenter pour qu’ils augmentent ? Donc selon vous, un ménage décide de ses dépenses et ensuite en fonction de ses dépenses, module ses recettes ?  »
          ———————–
          Je n’ai jamais dit ce que vous me faites « penser », bref, vous vous permettez de « penser » à ma place pour pouvoir critiquer ces pensées, donc vos hommes de paille grossiers ne valent pas un clou.

          Les ménages ne décrètent pas que les revenus augmentent pour qu’il augmente, tout comme l’Etat. Les ménages ne décident pas des dépenses puis modulent les recettes en fonction des dépenses, mais fais constamment un arbitrage entre les deux flux, tout comme l’Etat.
          Donc vous n’avez en rien démontré en quoi ce qui serait bon ou néfaste pour un budget d’un ménage le serait différent pour un budget d’Etat, vous vous contentez d’affirmer gratuitement que c’est différent.

          ——————————–
          Lionel37 : « c’est qu’un ménage ne pourrait pas avoir un tel train de vie ! C’est donc bien la preuve que l’Etat n’a rien à voir avec un ménage ! »
          ——————————–
          NON, tout ce que ça prouve, c’est que les constantes de temps sont plus long pour l’Etat que pour le ménage, rien de plus. L’Histoire, elle, par contre, a amplement prouvé qu’en matière de fonctionnement économique, le budget d’un Etat suit les mêmes lois implacables que celle d’un ménage : quand l’Etat est surendetté, il gaspille d’énormes ressources à payer les intérêts, il hypothèque son avenir, il réduit ses marges de mainoeuvre, il subit la loi de ses créanciers, il sombre dans la dépression et il peut parfois s’effondrer dans la faillite et exploser, tout comme un ménage, mais juste avec un peu plus de temps de retard. C’est un principe de réalité tout aussi incontestable que les lois de la physique au vu de tous les exemples d’Etat défaillants depuis des siècles.
          Et ce ne sont pas vos arguties coupées de la réalité qui vont changer quoi que ce soit à ce FAIT.

          1. C’est simplement une question ? Je n’ai jamais prétendu dire ce que vous pensiez, je vous pose la question étant donné que vous me dites que comme un Etat, un ménage décide de ses recettes et les adapte finalement comme bon lui semble ! L’Etat, peut, à la différence d’un ménage jouer très facilement sur ses recettes, via l’impôt qu’il peut augmenter ou baisser, je ne pense pas que vous nierez ce fait ! L’Etat a donc une possibilité bien plus grande que les ménages, jouer à la fis sur les dépenses mais également sur les recettes en augmentant certains taux ou en créant certains impôts ! Il n’y a rien à démontrer c’est un fait !

            Concernant l’Etat, vous en appelez à l’histoire. En effet, à partir du moment où l’Etat ne se finance plus auprès d’une banque centrale, il gaspille énormément d’argent à ayer des intérêts, la France en est un exemple flagrant puisqu’elle a payé quasiment voire plus d’intérêts depuis 1980 que sa dette a augmenté ! Voilà encore une preuve de la non-efficacité du marché, mais passons. La seule et sans doute la différence fondamentale entre un Etat et un ménage, c’est qu’un Etat peut faire défaut et ainsi couler un grand nombre de créanciers (contrairement à un ménage), qui justement préfèreront discuter avec lui pour éviter de perdre une partie de leur épargne ! Quand on voit les Etats qui après avoir fait défaut ont réussi à se relever (Russie, Argentine par exemple), on se dit que vos lois sont véritablement à revoir, et cela pour la bonne raison qu’il n’existe pas de lois économiques comme il existe de lois physiques, il serait temps pour vois de vous en rendre compte !

            1. « Quand on voit les Etats qui après avoir fait défaut ont réussi à se relever (Russie, Argentine par exemple), on se dit que vos lois sont véritablement à revoir »

              Quand on voit la débandade de l’Argentine en 2014, la non-spécialisation et la stagnation de la Russie, on rigole bien.

              « à partir du moment où l’État ne se finance plus auprès d’une banque centrale, il gaspille énormément d’argent à payer des intérêts »

              L’argent gratuit n’existe pas, si l’État se finance à 0% cela signifie qu’il transfère discrètement la richesse des individus dont il impose son monopole monétaire, de fait il vaut mieux utiliser l’impôt que la planche à billets, c’est moins inique et plus démocratique. S’il y a des intérêts c’est pour inciter l’État à être raisonnable dans sa gestion, chose qui n’est pas suffisante apparemment.

              Un État ne devrait utiliser la dette (via les déficits) qu’exceptionnellement contrairement à ce qu’avancent les keynésiens et autres pour leurs politiques conjoncturelles inefficaces, démagogues, et déresponsabilisantes.

    2. Bonjour Lionel37
      Non Non Non
      Vous avez une créance que ce soit envers un debiteur publique ou privé, si il y défaut le créancier mange son chapeau et il n’aime pas.
      L’état dépense, c’est une évidence, mais dépense dans un but électoraliste (à court terme). Voir les hurlements des fonctionnaires quand l’évolution de la société rend obsolète ceux-ci.
      Allez dans un service public vous êtes systématiquement maltraité.

      Je pose la question au socialiste; Voulez-vous que la distribution alimentaire soit entre les mains de magasin d’état ? Aucun socialiste honnête répondra par l’affirmative.

      Votre choix, soit le minitel soit internet.

      1. Bonjour,

        s’il y a défaut, le créancier mange son chapeau, ça c’est une évidence. Mais alors ? Je n’ai jamais dit le contraire. Vous prétendez que l’Etat dépense dans un but électoraliste, j’aurai tendance à vous dire, pour un Etat démocratique, c’est plutôt une bonne chose ! Finalement, c’est une application de la bonne vieille loi de l’offre et de la demande : l’Etat offre des services demandés par ses électeurs ! Jusque là je ne vois rien de mal !

        Allez dans un service privé, vous serez maltraité au moins également, voire pire. Lisez à ce sujet mon commentaire à l’article « Aux abois, l’Etat instaure la dictature fiscale ». http://www.contrepoints.org/2013/09/27/140580-aux-abois-letat-instaure-dictature-fiscale-on-essayait-plutot-limpot-raisonnable

        1. Lionel37 : « Vous prétendez que l’Etat dépense dans un but électoraliste, j’aurai tendance à vous dire, pour un Etat démocratique, c’est plutôt une bonne chose ! »
          ————————-
          Une « bonne chose », si vous le dites, mais alors que ceux qui dépensent ne nous bassinent pas en permanence avec la rengaine que c’est pour « l’intérêt général » alors que c’est pour un intérêt corporatiste, aux dépens forcément des autres (puisque l’argent est prélevé sur tout le monde mais dépensé au profit d’une poignée).
          Bref, vous cautionnez une hypocrisie et une injustice flagrante, pour la crédibilité du raisonnement, on repassera.

          —————————
          Lionel37 : « Allez dans un service privé, vous serez maltraité au moins également, voire pire. »
          —————————
          Vous n’avez pas compris. Ce qui importe, ce n’est pas que le service soit privé ou public. Ce qui importe, c’est la possibilité de choisir la concurrence, càd quand le service (public ou privé) ne convient pas, le client mécontent puisse aller voir ailleurs.
          On peut avoir un entreprise publique qui offre un bon service comme EDF et une entreprise privée qui offre un service minable, comme Orange ou la Lyonnaise des eaux. Et inversement. La règle dominante, c’est l’existence de la concurrence, ou du moins la menace de son apparition qui fera bouger tel ou tel service. Là encore, c’est un constat basé sur le fonctionnement même de la nature humaine et impossible à nier : s’il y a monopôle, il n’y a pas grande incitation à faire des efforts, de service, d’innovation, de productivité comme s’il y avait une concurrence.
          Et le fait est que les services publics sont par essence monopolistiques, donc protégés contre la concurrence donc génétiquement médiocres et peu enclin à se tourner vers la satisfaction du client puisque celui-ci est captif.
          Ce n’est pas parce que vous allez prendre un exemple anecdotique contraire que vous allez pouvoir réfuter une généralité.

          1. Vous m’expliquerez en quoi dépenser de l’argent pour la justice, la sécurité, l’éducation, la santé, les infrastructures (routes, réseaux, aéroports,), c’est dépenser pour une poignée ! J’ai hâte !

            Choisir la concurrence ? pourquoi faire, si le service est moins efficace comme il l’est souvent. Cf. ce que j’ai déjà dit ! Vous me faites bien rire avec vos idées purement théorique sur la concurrence. Vous prônez une concurrence pure et parfaite qui n’existe pas et n’existera jamais, car elle est impossible. Et ne parlons même pas (sauf si vous le voulez) de ses pseudos bienfaits. il y a bien longtemps que seuls les naîfs y croient encore ! Pour les exemples pratiques, je répète voyez ce que j’ai écrit. Ce qui est plus intéressant, c’est de savoir pourquoi la concurrence serait un bienfait ! Là j’ai hâte que vous me répondiez, on pourrait enfin parler du fond. Vous prétendez que s’il y a monopôle il n’y a pas incitation à faire des efforts, etc, mais sur quoi vous basez-vous pour affirmer cela ? D’autant plus que l’on parle de monopôle contrôlé par les citoyens de manière démocratique.

            Avez-vous entendu parler du dilemme du prisonnier ? Vous verrez que même en concurrence, il n’y a pas nécessairement incitation à faire des efforts !

            Juste une remarque méthodologique : quand vous avez un contre-exemple, vous réfutez une généralité, c’est une des règles de base de la logique et des maths, que cela vous plaise ou non !

  17. SAGUER Sébastien : « En revanche, l’Etat est éternel. Il peut très bien demeurer éternellement endetté.  »
    —————-
    « L’Etat est éternel », ha ha elle est bonne celle-là.
    Louis 16 ou Napoléon doivent être mort de rire, littéralement !

    1. La Grèce plus récemment….

    2. en effet, vous avez vu l’Etat français être racheté ? L’Etat français a disparu ? Et bien non, pour la bonne raison qu’un Etat n’a rien à voir avec une entreprise ou un ménage ! Les preuves s’amoncellent devant vous pour vous le montrer mais tel un soviétique vous refusez de les voir !

  18. Le découvert correspond donc à peu prêt au remboursement des intérêts de la dette. Tout est donc la faute des politiciens qui ont vendu notre pays à la finance internationale ultra libérable. Si nous avons continuer d’imprimer notre monnaie, nous n’aurions pas subi la crise. C’est un constat qui va faire plaisir aux nationalistes de tout bord.

    1. Pour être tenace, ce poncif n’est pas pour autant juste :

      http://www.contrepoints.org/2012/03/12/72842-idees-recues-sur-la-loi-du-3-janvier-1973-dite-loi-rothschild

      Et voici pourquoi la Banque Centrale ne prête pas à l’Etat :

      http://www.contrepoints.org/2012/06/05/85805-seigneuriage-pourquoi-la-banque-centrale-ne-prete-pas-a-letat

      Quelle image pensez-vous donner de votre niveau de connaissance en qualifiant la dette publique d’utra libérale ?

      Et si vous souhaitez encore un peu de lecture :

      http://www.contrepoints.org/2011/09/08/44601-de-la-fameuse-loi-pompidou-giscard-rothschild

    2. Vous avez entièrement raison. Vous avez également raison de ne pas invoquer la loi de 1973 (comme vous prête notre ami) qui n’a jamais interdit le financement de l’Etat mais dont cette disposition n’a jamais été appliquée jusqu’à 1992 qui est la véritable date interdisant le financement de l’Etat par banque centrale. Notre ami, dans ses démonstrations oublie simplement que la monnaie circule et que donc une augmentation de la masse monétaire par l’Etat ne profitera pas qu’à lui, d’où l’aspect douteux de ses calculs, sans oublier que l’Etat peut très bien se financer auprès d’une banque centrale mais également rembourser son emprunt, ce qu’il oublie allègrement, sans même parler de la création monétaire des banques privées qui pose les mêmes problèmes que ceux qu’ils invoquent ! Voilà pourquoi, je trouve son argumentation peu sérieuse.

  19. En fait, si on comparait a l’état, je dirais que sur les 2 parents qui participent au budget commun, y a un petit enculé qui mettrait pas sa part, mais qui en planquerait une part en suisse, comme une grosse merde. Si le budget du ménage serai largement bénéficiaire.

  20. Et une famille qui vivrait que de services privés pour se payer tout cela dépenserait bien plus et vivrait aussi à crédit.

  21. Est considéré par l’auteur comme « édifiant » pour un ménage qui gagnerait 2410 par mois de dépenser 38 euros pour la culture. Quand on gagne ça, ça me parait édifiant… de dépenser si peu en culture ! Et non pas l’inverse. C’est le juste le prix d’une place de concert et tant pis pour la littérature, le ciné ou la musique alors ? Quant aux 5 euros pour le sport, ça permet juste d’aller une fois à la piscine mais sans maillot de bain à priori et je parle pas le prix d’un abonnement à une salle de gym ^^. Pour le coup, cet ultra-libéral a un beau point commun avec les totalitaristes : le rejet de la culture. A part ça, pour être complet, l’article devrait évoquer le patrimoine de l’Etat français (ce qui nuancerait son propos), la nature de l’endettement (ce qui soutiendrait son propos puisque l’endettement n’est plus un endettement d’investissement mais un endettement de dépenses courantes) et l’endettement des deux autres participants du jeu (ménages et entreprises pour voir l’endettement de la « France » dans sa globalité. Surtout que les ménages français détiennent une partie – de plus en plus faible, certes – de la dette de l’Etat). Sans cela, la compréhension de la dette en reste que trop limitée. Je suis chiant mais j’ai étudié trop longtemps la macroéconomie pour accepter tout sophisme ou simplisme sur le sujet de la dette.

    1. Et c’est justement ce qu’il sous-entend.

      A ceci près que la culture ne devrait pas être affaire d’Etat. Comme tous les collectivistes vous raisonnez comme si ce dont l’Etat ne s’occupe pas, n’existe pas, ce qui est parfaitement faux.

      En revanche, ultra-libéral, ça ça ne veut rien dire.

  22. Ramené à un patrimoine estimé a 1253 milliards d’euros ça fait un solde combien !?

    1. Je voulais dire 12513 milliards…..

      1. Pour vous éviter de remonter dans le fil des commentaires, je vous offre celui de Raphael MARFAUX:

         » Petit comique. Le chiffre que vous donnez est le patrimoine économique de la France et non celui de l’Etat français. Je sais bien que c’est le rêve liberticide de tous les socialistes que l’Etat confisque toutes les richesses des Français, mais ce n’est pas encore ainsi.

        13000 milliards, c’est le patrimoine net de la France. Le patrimoine net de l’Etat s’élève, quant à lui, à un peu plus de 500 milliards, soit environ 25% du PIB. Seulement le quart de la richesse créée en France en une seule année ! Pas de quoi pavoiser.
        Voir les chiffres sur le site de l’INSEE : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1431#inter1

        Au regard du patrimoine qu’il détient, cela nous fait donc un taux d’endettement de l’Etat de 80%. Joli !!

        Et comme l’explique très bien l’INSEE, l’Etat ne fait que s’appauvrir d’année en année : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1431#inter5

        Qui est mal instruit déjà ?

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