L’État Providence, fabrique de pauvres

Publié Par Philippe Robert, le dans Économie générale, Politique

Conséquence de l’État Providence : la France est devenue une fabrique de pauvres. Les gouvernements successifs semblent avoir mis un point d’honneur, depuis bientôt quatre décennies, à créer les conditions d’une régression  irréversible à terme.

Par Philippe Robert.

Posons le décor d’une pièce de théâtre beaucoup trop authentique pour n’appartenir qu’au domaine de la pure fiction et dont les protagonistes, se succédant sans discontinuer du début à la fin jusqu’à former un grande foule, font entendre une plainte à vous fendre le coeur et allant crescendo.

Ainsi en est-il de la fabrique des pauvres qu’est devenue la France dont les gouvernements successifs semblent avoir mis un point d’honneur, depuis bientôt quatre décennies, à créer les conditions d’une régression non seulement indigne de notre pays mais, pis encore, irréversible à terme.

Las ! Il faut désormais se rendre à l’évidence que c’en est bien fini d’un glorieux héritage plus que millénaire tant nos élites dirigeantes, au fil du temps, se sont révélées proprement incapables de s’adapter au monde nouveau in fine issu de la décomposition suivie d’une chute brutale de l’URSS.

Mais revenons à la fabrique des pauvres dont la France s’est fait une spécialité sans jamais sérieusement s’interroger sur les causes d’un tel scandale et, partant d’un tel constat, sur la politique à appliquer pour au moins essayer d’enrayer le cours des choses dans l’espoir d’une consolidation durable.

Jean-Marc Sylvestre : “Le personnel politique est nul pour trois raisons majeures. La première raison c’est l’incompétence (…) La deuxième raison, c’est l’idéologie, une maladie bien française (…) Troisième raison, l’obsession du marché politique”.

À un point tel, d’ailleurs, que nul ne saurait ignorer que chez nous – “wie Gott in Frankreich leben” -, le marqueur le plus emblématique de la marche vers toujours plus de pauvreté a un nom : Les restos du Cœur dont l’idée fut lancée par Coluche dès 1985 puis gravée dans le marbre par force de loi le 20 octobre 1988.

Il me faut ici redire à quel point un tel spectacle de désolation suscite ma compassion mais aussi ma révolte dès lors que le pouvoir politique, se contentant d’agir toujours à la marge (RMI puis RSA et suivants), oppose alors à toute véritable réflexion de fond le cache-sexe avantageux des strass et paillettes des Enfoirés !

En ce 2 juillet 2013, nous apprenons par voie de presse que la France compterait à ce jour, selon une statistique de l’INSEE, 50% de SDF en plus depuis 2001 : “Environ 141.500 personnes, dont 30.000 enfants, étaient sans domicile fixe début 2012 en France (…) Près de deux sans domicile sur cinq sont des femmes”.

Thierry Falissard : “Le premier moyen est évidemment de créer de la richesse, et donc moins de pauvres, par le libre jeu de l’économie de marché. Chercher, au nom de bons sentiments, à partager une pauvreté uniforme plutôt que de la laisser se résorber par le développement, même au prix d’inégalités plus grandes, n’est pas une solution. Ce n’est pas l’écart entre les pauvres et les riches qui compte, mais le nombre de pauvres qui deviennent moins pauvres, et on n’a rien trouvé de mieux que le développement pour cela”.

Ainsi est-il proprement inconcevable que depuis presque quarante ans, depuis le 10 mai 1974 pour être précis, les gouvernants d’un pays aussi avancé que l’est aujourd’hui la France se montrent à ce point impuissants à juguler la pauvreté ! Sauf à penser que le Prince idéologiquement décervelé ait définitivement perdu l’esprit…

Tout d’abord je trouve toujours choquant et blessant de s’arroger le monopole du cœur. Vous n’avez pas, Monsieur Mitterrand, le monopole du cœur ! Vous ne l’avez pas… J’ai un cœur comme le vôtre qui bat à sa cadence et qui est le mien. Vous n’avez pas le monopole du cœur. [1]

La France, ce n’est un secret pour personne, est affligée d’un État providence hautement monopolistique qu’elle ne semble toujours pas prête, malgré une faillite retentissante, à remiser pour de bon en empruntant enfin la voie royale de la liberté reconquise : la liberté, un droit naturel monopolistique fondateur de vie et de prospérité !

Notes :

  1. Valérie Giscard d’Estaing le 10 mai 1974 lors du débat télévisé de l’entre deux-tours de l’élection présidentielle face à François Mitterrand.
  1. Rien d’étonnant à cela.
    Je ne sais pas si beaucoup ici ont été dans la dèche, mais ce que je puis vos dire, pour l’avoir vécu, c’est que quelqu’un dans le besoin ne mord que rarement la main qui le nourrit.

  2. Je suis tout à fait d’accord, dans l’idée, ce qui me choque un peu plus c’est de pointer du doigt les restos du coeur
    Je pense que les restos du coeur, ça a été avant tout une réponse a une urgence quotidienne ne pas laisser mourrir de faim,
    que les politiques choisissent de rémunerer sans contrepartie de travail aucune est une autre affaire et oui je suis entièrement d’accord sur le fait que l’ont cree ainsi des pauvres ( et des féneants …. )

  3. La richesse est aussi une fabrique de pauvres… tout simplement parce que ceux qui tiennent le haut de la société veulent conserver le pouvoir et le transmettre uniquement à leur descendance.

    C’est une stratégie valable caciques africains : un peuple trop pauvre pour se révolter, car trop occupé à survivre. Il faut juste une partie de la population avec un niveau de vie correct pour faire tourner la machine économique (tenus par la peur de rejoindre la masse des miséreux) et acheter.

    C’est aussi la mentalité de certains groupes élitistes : les pauvres doivent rester pauvres car c’est tout ce qu’ils méritent/ne sont pas les élus, etc…
    En plus, ça fait une masse d’électeurs fidèles…
    La grande différence être riche et pauvre est d’abord familiale et culturelle.

    Une exception dépendant : les périodes de forte croissance, qui ont permis à certains de devenir riches à la force de leurs bras si on peut dire, et les périodes de crise grave, où l’ancienne élite est supprimée et où une nouvelle émerge.

    1. Méditez cette parole du président Reagan : «Il y a trop de gens qui ne peuvent pas voir un gros assis à côté d’un petit sans en conclure que le gros a exploité le petit !»

  4. Il y a en France une régression malheureusement de plus en plus visible. Par exemple, dans l’agglomération de Lyon où j’habite, on voit depuis quelques temps se multiplier les bidonvilles.

    Par ailleurs, quand mes neveux, qui habitent en Allemagne, viennent et France, ils sont tout surpris de voir des SDF dans les rues. Car les SDF sont une spécificité française, inexistante en Allemagne.

    1. On a aussi un système qui distribue de l’argent et la nationalité à tord et à travers… et qui attire tous les salop*rds et les miséreux de la planète.

      Charité bien ordonnée commence par soi même.

      Certains disent que ça va jusqu’au « génocide pas substitution »…
      En même temps, avec 60% de nouveaux nés dépistés pour la drépanocytose en IDF, il y a de quoi se poser des questions…

      Rappel : les blancs ne sont pas affectés, donc presque jamais dépistés. La drépanocytose est une maladie génétique très présente en Afrique…

  5. Oué faut le détruire, vu que votre modèle economique c’est la Grèce. avec un smic à 400€, 28% de chômage et des hopitaux qui ferment ou rejettent les pauvres (parasites dans vote langage) on sera plus riche.

    1. « la Grèce. avec un smic à 400€, 28% de chômage et des hopitaux qui ferment ou rejettent les pauvres »

      Hé oui, voila ce qui finit par arriver quand on cede aux sirenes du socialisme.

      1. Oué bien sûr la troika détruit tous les acquis sociaux et le chômage explose, donc faut encore détruire les acquis sociaux.

        1. Ravachol le communiste qui n’est pas communiste mais qui a des idées de communiste. La bonne blague. 🙂

          La Grèce en faillite c’est une des conséquences du socialisme.

          Les acquis sociaux, ce vieux discours poussiéreux de collectivistes qui n’ont pas compris qu’ils auraient tellement plus d’avantages si l’Etat ne leur volait pas leur argent, et si l’Etat ne permettait pas à certains lobbys d’empêcher les travailleurs de leur faire concurrence !

          1. Oui la libéralisation de la grèce c’est très efficace contre le chômage, on a la preuve sous les yeux.

            1. quelle libéralisation de la grèce ?? la liberté économique a regressé ces dernières années en grèce. la grèce est classé 130 en terme de liberté économique c’est de loin le dernier pays de l’ue

          2. ravachmol, petit communiste

            Le jour où la Grèce sera libérée, ils s’en remettront. Faut pas toujours voir les choses en négatif.

        2. Ca va pas être facile de montrer que l’accumulation des « acquis sociaux » créé de l’emploi et encore moins que leur « destruction » créé du chômage !!
          Je serai curieux de lire un argumentaire !
          Sinon pour votre gouverne, la troika, c’est du pur socialisme, rien à voir avec les idées de ce site.

          1. Troïka c’est du pur libéralisme, elle ne fait qu’obéir aux banques et aux lobbys financiers, tu vas pas me faire croire que privatiser en masse et et baisser le smic et diminuer le nombre de fonctionnaire ce sont des reformes socialistes.

            Renseigne toi avant de dire des conneries sur la grèce.

            1. c’est toi qui doit te renseigner. la troika a surtout augmenté les impots. depuis quand augmenter lesimpots et les taxes c’est libéral. le fait que tu dise que la troika est libérale montre ton ignorance. si la troika était libéral, pourquoi la grèce a regressé en terme de liberté économique ??

            2. si la troika était libéral, eil n’y aurait pas eu de sauvetage de la grèce. les libéraux étaient défavorable au sauvetage de la grèce. il fallait la sortir de l’euro et lui laisser faire un défaut de paiement. privatiser n’est pas spécialement libéral c’est souvent un moyen facile pour un politicien d’avoir de l’argent vite fait. en général, quand un pays va mal et que l’état a besoin d’argent, il privatise pour avoir cet argent. il fallait libéraliser l’économie grecque qui est ultrarigide cela n’a pas été fait. quand aux fonctonnaires, un politicien libéral leur aurait enlevé tous peurs privilèges

          2. En Grèce, la rigueur c’est pour ceux qui bossent, pas pour l’Etat parce bon, les fameuses privatisations, on les attend toujours. Quant aux licenciements de fonctionnaires, on attendra également :

            http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120624.OBS9461/malgre-ses-promesses-la-grece-a-embauche-des-fonctionnaires.html

        3. Ravachol, dis-moi, vu que tu m’as l’air d’être un de ceux qui souhaitent continuer à financer le train de vie de l’Etat grec, j’aimerais savoir si t’as investi tes propres deniers en obligations grecques, tu sais, histoire d’aider les Grecs à accéder à tous ces fameux acquis sociaux?

          Si tu réponds par la négative, j’en serais forcé de conclure que tu es un petit hypocrite de première capable de générosité seulement avec l’argent des autres.

          1. J’investi pas en obligation, mais j’achete que des olives grecques.

          2. @RAvachol : tu veux peux être parler du capitalisme de connivence, la république des copains.
            Ca n’a rien à voir avec du libéralisme.
            Une solution libérale serait de réduire drastiquement la taille de l’Etat grec qui ne fait que croitre et laisser le peuple libre. C’est l’inverse qui se passe et le peuple trinque.
            Un Etat obèse qui suce le travail et l’argent de son peuple (peu importe qui tire les manette) c’est du socialisme.

        4. les acquis sociaux étaient financé grace à l’endettement. ce n’est pas la troika qui les a détruit. ces acquis sociaux n’auraient pas dû existé. ce qui se passe en grèce c’est juste l’illustration que l’argent n’est pas gratuit, il ne sort pas de nul part il faut travailler pour avoir de l’argent

    2. Les pauvres ne sont pas les parasites. Les parasites, ce sont les membres des comités Théodules, les fonctionnaires inutiles, les clients électoraux qui vivent des largesses des zélus surnuméraires. aucun n’est pauvre, et certains sont franchement riches (Hollande par exemple)

    3. « , vu que votre modèle economique c’est la Grèce » la grèce est l’un des pays les plus socialistes d’europe et tu ose encore accusé le libéralisme, va te faire soigner. la grèce a vécu pendant des décennies au dessus de ses moyens, aujourd’hui elle paye l’addition. c’est d’ailleurs le pasok (parti socialiste) qui a mis en place cette politique d’assistanat généralisé qui consiste à vivre en s’endettant s’en rien produire. normal que le niveau de vie en grèce a baissé ces dernières années, vu que la grèce vivait au dessus de ses moyens, elle avait un niveau de vie trop élevé

    4. l’austérité marche à condition que l’on pratique la bonne austérité (autrement dit que l’on ne fasse pas comme les pays d’europe du sud qui constitue en une augmentation massive des impôts). au contraire, il faut baisser les impots et les dépenses publiques. il existe suffisamment d’exemples historiques (usa dans les années, Harding a coupé les dépenses de plus de 80 % ce qui a permis d’éviter une grande dépression, Pays Bas dans les anées 80, Canada dans les années 90, Suède, Pays baltes,……). de toute facon, quand l’on vit au dessus de ses moyens et que l’on est surendetté, on est obligé de diminuer son train de vie c’est de la simple logique

    5. aucun libéral n’a jamais dit qu’un pauvre était un parasite. les libéraux veulent permettre à tout le monde (y compris aux plus pauvres) de s’enrichir alors que les socialistes maintiennent les pauvres dans la pauvreté en les transformant en assistés. les pays les plus libérales (singapour, australie, nouvelle zélande, canada, suisse,….) sont comme par hasard les pays les plus prospères

  6. Ma pauvreté me fait rouler en Jaguar – petite histoire de pauvre –

    Hier je suis allé changer de voiture, ma vielle caisse de 2001 consommait trop.

    Au début, je voulais un truc qui consomme rien (neuf), mais je suis tombé sur un choix cornélien de pauvre !

    J’avais le choix entre une Laguna quasi neuve (caisse à outils avec des roues) et une Jaguar superbe de de 400CV pour moitié prix.

    (plus vielle certes, mais avec le GPS et tout et tout alors que même pas la Laguna).

    J’ai choisi la Jag, pourquoi ? Car je la paye cash, et après c’est comme si je payais un crédit en allant à la pompe. Et vu le différentiel de prix, je suis gagnant pour les trois prochaines années.

    Alors que pour la Laguna je devais montrer mes bulletins de salaires et me défroquer devant la banque pour le leasing. Tout ça pour la voiture « du peuple ».

    Ma pauvreté et mon aversion pour la paperasse me font rouler en Jaguar.

    CQFD.

  7. La France est une usine à pauvres, et cela commence à l’école : son égalitarisme (le contraire de la justice sociale) veut que celui qui ne fout rien croie dur comme fer qu’il a droit aux mêmes choses que ceux qui se foulent. On lui met aussi dans la tête que le « choix de vie » n’a aucune conséquence, qu’il a des droits mais aucune responsabilité, et l’alcool, la drogue, la maternité sans père, la rupture avec la famille, la consommation compulsive, tout cela fait partie de l’arsenal ludique qui mènent pourtant à la pauvreté.

    C’est que cette pauvreté, combien de gens en vivent ? Ces milliers d’incapables politiquement encartés qui décrochent des planques rémunérées par l’argent du contribuable, pour « comprendre », « divertir » , « accompagner » , « caser », « goinfrer » ces gens rendus systématiquement incapables de prévoir et de gérer, de travailler ou d’anticiper.

    Mettre fin à cette providentielle pauvreté, ce serait priver toute cette faune spécialisée – parfois même bien intentionnée d’ailleurs – de ses ressources, et les remballer au chômage. Pire encore, ce serait raboter une compétence de l’Etat.

    Non, vos pauvres ne sont pas là par hasard, on les fabrique …

  8. pourquoi toujours parler de l’état providence ? le peuple providence existe aussi ; avec quel argent paie t’on tout ces politiques , ministre , députés , sénateurs , cumul des mandats etc etc etc ? c’est pas avec l’argent des contribuables peut être ? qui paie tout les avantages en nature des ces gens là ? leur retraite ? leur primes ?……

  9. Comme le disent si bien les nostalgiques du système soviétique en Russie: »Avant on était tous pauvres mais au moins on était tous pareils! »ce qui semble s’appliquer malheureusement en France surtout sous ce gouvernement!Une petite histoire de finir : « Ils font semblant de nous payer, on fait semblant de travailler! ».Ca ne vous rappelle pas quelque chose actuellement…Quand à l’impôt négatif c’est un sujet tabou…Je ne parles même pas du retour à une monaie saine ça c’est une hérésie qui mérite les pires supplices!

    1. Et les 100 millions de mort t’en as déjà entendu parler?

      1. ravachfol

        On attend toujours que vous demandiez pardon pour les 100 millions de morts à cause de votre idéologie communiste.

        1. T’as un peu du mal à comprendre toi.

          1. Oui… Je n’arriverai jamais à comprendre un communiste 🙂

          2. Bon, tu n’en as pas marre de venir te ridiculiser ici?
            Tu n’es pas liberal, on a compris. Tu ne cales rien en economie, on a compris aussi. Tu crois que la Grece devient de plus en plus liberale sous l’influence de la troika mais ne parvient pas a comprendre que malgre ca, la depense publique grecque ne baisse pas, on a compris.
            Maintenant tu peux continuer a te repeter en boucle et faire la demonstration de ta betise au plus grand nombre, c’est comme tu veux.
            Mais comme tout les petits socialistes en herbe, tu commences juste a devenir un peu fatiguant, en plus d’etre completement ininteressant.

          3. Le capitalisme à besoin de l’état. Le libéralisme c’est du capitalisme ( l’inverse n’est pas toujours vrai). Donc le libéralisme à besoin de l’état.

            Quand t’auras compris ça on pourra discuter. Après libre à toi de penser que Mario Draghi est un communiste.

            1. ce n’est pas parce qu’il n’est pas communiste qu’il est libéral.

  10. @Ravachol,
    « Le capitalisme à besoin de l’état. Le libéralisme c’est du capitalisme ( l’inverse n’est pas toujours vrai). Donc le libéralisme à besoin de l’état. »
    Le probleme avec toi, c’est que tu ne maitrises pas les termes que tu utilisent. On ne peut donc pas discuter honnetement.
    Le capitalisme, c’est l’accumulation du capital, point. Il n’y a strictement aucun besoin de l’etat pour ca, les individus capitalisent naturellement.
    Ce dont tu parles, c’est du capitalisme d’etat et ca, tu ne trouveras aucun liberal pour le defendre.
    Ensuite le liberalisme, ca n’est pas du capitalisme pour la simple raison que ce sont deux concepts qui ne sont pas dans la meme categorie. Le liberalisme est philosophique (avec une part qui influence le secteur economique) alors que le capitalisme est un mecanisme.
    Ton sophisme ne tient donc pas une seconde puisque ni le capitalisme, ni le liberalisme n’ont besoin de l’etat.
    L’etat en revanche, pour le liberalisme, peut etre prefere aux secteurs privees dans certaines circonstances que je ne vais pas perdre mon temps a t’enumerer.

    « Quand t’auras compris ça on pourra discuter. Après libre à toi de penser que Mario Draghi est un communiste. »
    Je ne vais sans doute pas comprendre un truc aussi pipeau que ton sophisme que j’ai pris le temps de demonter.
    Merci aussi pour l’homme de paille, nulle part je n’ai pretendu que Draghi etait communiste.
    Autre chose?

    1. « Merci aussi pour l’homme de paille, nulle part je n’ai pretendu que Draghi etait communiste. »

      « Les socialistes sont des communistes. La troïka ce n’est pas libéral, or tout ce qui n’est pas libéral est socialiste. Donc communiste. Mario Draghi est un membre de la troïka. Donc Mario Draghi est communiste. »

      Ca c’est ton raisonnement mon brave, alors le sophiste c’est qui?

      1. Tu as besoin de repos mon vieux, ou est-ce que j’ai ecrit un truc pareil?
        Et effectivement, cette phrase est un sophisme qui n’a aucun sens.
        Autre chose?

        1. Tu ne l’a pas écrit, tu l’as sous-entendu, et je trouve ça bien pire.

          1. Je suis d’humeur joviale, je vais donc detailler ma pensee puisque tu ne sembles pas l’avoir comprise.
            Tu dis que la troika est liberale, ce a quoi je te reponds que concretement, leur action se traduit par une absence de baisse de la depense publique.
            Or les liberaux ne veulent que ca, que la depense publique baisse et son corrolaire, a savoir que les prelevements baissent aussi. Or ce que fait la troika, c’est pousser a reduire les prestations sociales SANS toucher aux prelevements. C’est completement anti-liberal.
            En deduire que c’est donc communiste, c’est bien entendu completement bidon, il n’y a pas de manicheisme qui voudrait que ca soit soit liberal soit communiste.

            Ce que tu ne saisis pas avec ta these sur la protection des acquis sociaux, c’est que ces acquis n’existent que parceque les pays peuvent s’endetter et pressuriser le peuple de taxes. Meme si tu confisquais toute la richesse des plus riches, ca ne suffirait pas a couvrir les frais pour maintenir le niveau des prestations sociales. De tres tres loin pas.
            Le seul moyen de parvenir a une reelle justice, c’est de faire degonfler l’etat et de reinjecter l’argent dans l’economie afin de diminuer le nombre de chomeurs. En parallele, ca permettra aussi de creer de la richesse et donc de tirer le maximum de pauvres en dehors de leur condition actuelle.
            Oui dans un systeme liberal il y aura des pauvres. Oui il y aura des inegalites. Mais tout cela existe aussi dans les systemes socialistes, simplement parceque c’est ainsi qu’est la nature, inegalitaire. Les socialistes en promettant d’eradiquer la pauvrete ne font que mentir car ca n’est pas une tache a la portee des hommes. Mais tu peux aider a ton niveau a rendre la vie plus facile aux plus demunis. J’ose esperer que c’est ce que tu fais deja puisque ca semble tellement te preoccuper…

          2. Les états providences ont une raison tout à fait louable d’exister : diminuer les risques de l’existence des gens.

            « L’état providence », avant, c’était les solidarités de village, de familles, et la charité.

            Ayant connu la dèche dans ma vie, je suis très content de ce fait, sinon, je n’aurai jamais pu m’en sortir.

            Je dois vous rappeler que l’immense majorité des individus n’a pas les capacités pour devenir entrepreneur ou leader dans un domaine, par exemple. Vu que nos solidarités familiales et communautaires ont disparues, elles doivent être compensées.

            Le problème, ce sont les abus, la mauvaise gestion, le clientélisme électoral.

          3. Ravachol est l’ idiot utile, peut-être même qu’ il a des intérêts chez Contrepoints pour animer les commentaires. Des comme lui il y en a dans tous les forums. C’ est très drôle…

          4. C’est l’Etat-providence qui a fait disparaître les solidarités familiales et non l’inverse. 70 % des SDF ont de la famille : pourquoi leurs membres ne s’en occupent-il pas ?

  11. Alex6 merci de répondre à Ravachol ; cela m’entraine à répondre aux communistes. Et j’ai grand besoin de cette pédagogie constante que l’on trouve sur contrepoint.

  12. « Près de deux sans domicile sur cinq sont des femmes. »

    ah super, et les autres ce sont des martiens ?
    C’est plus rigolo d’etre sdf quand on est un homme? ou alors c’est plus normal? ou alors c’est moins normal dans le cas des femmes? ou alors il faut s’attendrir comme pour les enfants cites plus haut ? hum.

    1. C’est ce qui m’horripile chez les libéraux comme chez les bobos : ils ne savent pas ce qu’est la pauvreté ou la misère, car souvent ils l’ont pas vécu.

      Être SDF, pour une femme, c’est très moche. La plupart s’enlaidissent pour ne pas être la proie de prédateurs ou d’autres SDF (les SDF sont souvent en état de misère sexuelle, et il ne fait pas bon être un faible). Quant à celles qui dealent leurs fesses, il y en a à qui il arrive des choses horribles… par exemple, à New york il y a eu des cas de SDF prostituées qui ont été séquestrées et torturées…

      1. Qu’est ce qui vous permet d’affirmer qu’on a pas vécu la misère?
        Vous voyez a mes idées et à mon pseudo que j’ai vécu 6 mois dans une voiture?

        Etre SDF c’est moche pour tout le monde, on est sale, on pue, nos fringues puent, le moisi en hiver, la sueur aigre en été. On se sent pas franchement très bien dans ses baskets. Alors votre histoire de femmes qui s’enlaidissent, je n’en vois franchement pas la portée.

        Et l’exemple café du commerce sur les SDF prostituées séquestrées et torturées, s’il n’est appuyé par aucune comparaison, est simplement une anecdote. Des bourgeoises qui partent faire un footing et se font séquestrer et torturer il y en a aussi.

      2. Pour avoir été « SDF » pendant 4 mois, je peux vous garantir que ce n’est pas l’état-providence qui m’a aidé (au contraire).

        Le gros de l’aide m’est venue d’amis et de ma famille.

        J’ai eu de la chance, certes, mais j’ai surtout pu esquiver les soi-disant « aides » de l’état : entre hébergement insalubre et soupe populaire… Si j’avais été livré à cela plus de quelques semaines à l’époque, je ne m’en serais jamais sorti. Et je ne parle même pas des « bienveillants » qui ont l’impression de faire preuve de « largesse » en déversant l’argent gratuit des autres (jamais le leur bien sûr).

        1. Le RSA est quant même un revenu très appréciable…

          Mais je suis d’accord avec vous : au final, c’est la famille et les mais qui m’ont permis de m’en sortir (combo main tendue/coup de pied au cul).

          1. Donc au final ce n’est pas l’état providence qui vous a permis de vous en sortir mais la solidarité, la famille, les amis, le village… la charité privée quoi.

            C’est dans la lignée de l’article, et pas l’inverse…

  13. et dire que l’état compte depuis hier plus de 300 000 nouveaux pauvres…avec à leur tête Messieurs Sarkosy, Copé et consorts. Je vous l’avoue, j’ai versé une petite larmichette.
    Pourquoi n’ont ils pas fait appel à la COCOE pour recompter ces derniers de campagne trop facilement dépensés… En attendant, devant tant de misère je compte bien donner mon argent…si toutefois les taux d’intérêts sont suffisants. Tenez, voici mon engagement formel: http://0z.fr/LIb7A

  14. J’ai récemment posté sur la fabrique des pauvres, ce reportage fait par Arte qui raconte comment les pauvres sont créés en Europe.

    Il y a aujourd’hui, joli mois de mai, quelques media qui ont repris l’information selon laquelle le CPAS sponsoriserait 13500 européens.

    Pour toucher le Revenu minimal d’insertion en Belgique, vous devez fumer, boire et ne pas travailler … et avoir des enfants en âge d’école.

    Mais, ce n’est pas le seul problême créé.

    La politique fédérale mise en route a des conséquences financières pour les CPAS.

    « Nous craignons de voir une gestion administrative des dossiers supplanter une gestion sociale », a indiqué un conseiller à la Fédération.

    Et si cela donne un surcroit de travaif aux employés du CPAS, ils risquent de préférer à leur tour de ….. recevoir le revenu minimal d’insertion et donc de rejoindre la liste des bénéficiaires du soutien.

    Le jeu est comment fabriquer les pauvres …. Le jeu c’est comment une société est détruite.

  15. Il y a quelques temps déjà, je me suis penchée (épanchée ?) sur la fabrique des pauvres.
    En Belgique, à Bruxelles, il y a au moins deux personnes qui vivent de la fabrique des pauvres.
    Ce sont Yvan Mayeur le Bougre Mestre et Pascale Peraïta sa …..
    Pascale a déclaré quelques 192 0000 euros par an … pour s’occuper des pauvres. Vous trouvez ça normal ?
    Pascale vient de faire poster sur CPAS BXL un dithyrambique CV d’elle.
    Tous les deux ils font construire des ensembles immobiliers.
    Quand on sait que le bâtiment est la principale source d’argent non déclaré, on se demande …. pas longtemps …. d’où vient sa fortune.
    Chérie

  16. le libéralisme mène à l’enrichissement généralisé (y compris des plus pauvres) tandis que le socialisme mène à l’appauvrissement généralisé. la raison pour laquelle des gens pensent que les libéraux sont contre les pauvres c’est le fait que les libéraux s’opposent à la politique antiriche (qui nuit à tout le monde) et s’opposent aux discours démagogistes et populistes des socialistes sur les riches

  17. l’état providence est un système pervers car il prétend lutter contre la pauvreté mais maintient les pauvres dans leur situation, il transforme les pauvres en assistés. le socialisme a besoin des pauvres pour prospérer. voilà pourquoi loin de diminuer la pauvreté, le socialisme avec les aides sociales amène les pauvres dans une situation de dépendance. la redistribution de richesse est un synonyme de clientélisme. l’état providence est un système absurde car il prend à ceux qui ont réussi pour financer ceux qui échouent ce qui décourage la réussite et encourage ceux qui échouent à rester dans leur situation, a ne rien faire pour améliorer leur situation. pour les socialistes, les pauvres sont des incapables, incapable de s’en sortir pour eux c’est pour cela qu’ils ont besoin de l’état pour les protéger et pour veiller sur eux. les socialistes pensent qu’ils sont meilleurs que les pauvres, qu’ils doivent décider à la place des pauvres

  18. Contrairement aux idées reçues, les SDF ne sont pas juste les produits d’une indigence matérielle. Le problème est plus complexe que cela et le sens de la relation « Indigence matérielle SDF » n’est pas évident. D’ailleurs, en France, a-t-on observé une réduction du nombre de personnes à la rue depuis que le RSA existe ? http://papiers.creapage.net/DocumentsDeTravail/2007/LaDesocialisation

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