Pas de sortie de crise sans les entreprises et les entrepreneurs

Publié Par Thibault Lanxade, le dans Économie générale, Entreprise et management

Un chef d’entreprise, candidat à la présidence du Medef, rappelle que la sortie de crise ne pourra pas se faire en tapant sans cesse sur entreprises et entrepreneurs.

Par Thibault Lanxade.

Encourageons la croissance plutôt que de la brider.

Pierre Moscovici considère que les conditions sont réunies pour reporter le délai du retour du déficit public de la France à 3% du PIB. Cette position me semble en décalage par rapport aux analyses européennes. Les signaux ne sont pas encore suffisants pour rassurer Bruxelles.

L’exercice est très politique certes mais il ne faut pas oublier les actes : quid de la réduction des dépenses publiques, quid des réformes structurelles, quid de l’abandon des jours de carence pour les fonctionnaires… ? Encore un effort Monsieur le Ministre !

Il faut sortir de l’ambiguïté et remettre l’entreprise au cœur de la politique économique française. C’est là l’intérêt des Français, le signal qu’attend Bruxelles.

Je regrette d’ailleurs que dans son discours, le Ministre, qui assure son attachement au dialogue social n’évoque à aucun moment la situation des entreprises et l’association de leurs organisations patronales à la définition de la politique économique nationale. Il n’y a pourtant ni croissance ni réduction du déficit public sans création de richesse et donc sans entreprises.

Le Ministre refuse que lui soit reprochée toute autosatisfaction. Les patrons le prennent aux mots : qu’un cap exigeant, à la hauteur des enjeux, soit proposé aux Français. Que ce cap engage l’État de façon plus tangible.

Il faut entendre les entrepreneurs et leur proposer des solutions pour sortir de la fiscalité et des réglementations asphyxiantes. La situation des entreprises doit être l’alpha et l’oméga de la politique économique du gouvernement.


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  1. Le gang des entrepreneurs est autant louffoque que le gouvernement. A part pleurer et faire de la délocalisation un métier d’avenir est-ce que peut encore trouver un futur entrepreneur qui n’est pas corrompu au besoin de reduire les coûts et faire de l’automatisation un mode de fonctionnement sans personnel.

    Et demain le pousse bouton ne sera plus français.

  2. On se creuse la tete pour savoir si on peut revenir a un deficit de 3% du PIB. Donc, en somme, meme un objectif médiocre est un challenge pour la France. Car meme avec 3% de deficit, cela signifie que la dette continue d’augmenter de 3% par an.
    A mon avis, les entreprises n’ont pas du tout besoin de mesurettes. C’est une revolution qu’il faudrait, et pas une revolution stalinienne!