UDI : le curieux choix de Jean-Louis Borloo pour le logo de son parti politique
Publié le 22/10/2012
Jean-Louis Borloo fait-il joujou avec le nouveau parti qu'il a officiellement lancé dimanche 21 octobre 2012, l'UDI ? Il y a de quoi se poser des questions quand on observe l'étrange similitude de son logo officiel avec celui d'un éditeur de jeux en ligne.
Par Monsieur Z.
La politique française regorge de non-évènements politiques mais certains sont nettement plus drôles que la guéguerre soporifique qui oppose actuellement les anciens futurs nouveaux ex chefs de clans UMP. C'est le cas de l'UDI créé par Jean-Louis Borloo et lancé dimanche 21 octobre, à grand renfort de déclarations mégalofficielles décrivant "le premier parti de France", "l'UDF du 21ème siècle", une force phénoménale qui part du Centre et qui "a vocation à devenir le premier parti de France".
Jean-Louis Borloo a envie de jouer, Jean-Louis Borloo prend des risques, Jean-Louis Borloo intimide ses adversaires, dans le jargon du poker ça s'appelle un coup de bluff !
Pour mieux comprendre sa stratégie, il suffit de relever l'étrange similitude du logo de l'UDI avec celui du site de jeux en ligne LUDI ce qui ne doit rien au hasard :

Jackpot ! Jean-Louis veut jouer.
Pour preuve ultime que Jean-Louis Borloo veut toucher le gros lot, devinez chez qui il a trouvé son soutien ? Destaing et Jouanno !
Pour mieux comprendre le match, revoyons au ralenti la finale du derby politique du Centre en 2012 :
- Jean-Louis Borloo fait monter les paris mais avoue qu'il n'a pas de cartes maîtresses et se couche.
- Hervé Morin essaie de s'assoir avec les joueurs avec une mise d'un petit 1% qui fait encore rire sous les tables.
- Bayrou fait un impair et passe son tour présidentiel, match (complètement) nul, la balle au centre.
Et voilà que quelques mois plus tard le jovial Jean-Louis repart au tripot tripartite. Il déconnecte le MoDem et branche l'UDI sur la ligne présidentielle. Il abandonne son meilleur rami et joue son va-tout à tout-va. Borloote et re-Borloote, mais il n'est pas impossible que ça coinche.
"Je suis chaud comme la braise" déclare Jean-Louis Borloo galvanisé par l'appât du gain électoral. Attention toutefois à ne pas suivre le même chemin que DSK, l'ex-président diable qui se déclarait tout aussi brûlant de désir politique, prêt à tout pour se faire caresser les urnes.
Pour preuve ultime que Jean-Louis Borloo veut toucher le gros lot, devinez chez qui il a trouvé son soutien ? Destaing et Jouanno ! Quel joueur ce Borloo, mais qui l'eut dit ?
Lien raccourci: http://www.contrepoints.org/?p=101615



Que de rebondissements dans la grande course aux annonces de candidature au trône royal 2012 ! Borloo jette l'éponge pour la présidentielle 2012, l'action Pernod-Ricard dévisse en Bourse et l'Oréal ferme sa filiale Gels Coiffants. Bayrou enfile son peignoir pour...
Par Monsieur Z (Contrefout). 19 février : L'affiche de campagne de Sarkozy "La France Forte" se décline en version 3D. Son ami, l'homme d'affaires Stéphane Courbit vient de couler son yacht... en mer Egée ! 19 février : Les journalistes...
Primé jadis à la cérémonie des César pour Le Dernier Métro, Gérard Depardieu est brimé à la fumisterie des Fuyards dans Le Dernier Impôt....
En convalescence pour cause de fatigue médiatique, Monsieur Z fait une revue d'actu... alité. Karabatic, Montebourg, Rolling Stones......
Oui, Jean-Luc Mélenchon a raison de ne pas céder. A quoi cela sert-il de constater à quel point on peut s'enrichir aux frais du citoyen ?...
Toujours aussi plaisant
Merci pour cette page d'humour décapant.
Le député (et conseiller) de Valenciennes laisse détruire des archives régionales.
Docteur en Géographie
courrier
2bis/D005 rue Saint-Michel
59300 Valenciennes
le 09 novembre 2012
Mesdames et Messieurs les Conseillers Municipaux
Hôtel de Ville
59300 VALENCIENNES
Madame, Monsieur,
Cette lettre ouverte a pour objet l'expulsion, le 10 octobre, de mon ancien
logement que la Ville avait obtenu par préemption lors de la vente du groupement
Quesnoy/Beaumont , dont j'étais l'un des propriétaires. A 11h, je me suis retrouvé à la
rue avec mes seuls vêtements de ville.
Je n'avais appris l'existence d'une telle décision que le vendredi précédent.
Après la vente de ce groupement mes revenus avaient subitement baissé passant
de 1500€ à 450. Cette situation avait été prévue, aussi, avais-je, pour ce faire, une
réserve financière. Celle-ci a été détournée, provoquant une situation de fin d'activité
très difficile et me laissant démuni. (1)
Parallèlement, mon état de santé, c'était dégradé depuis plusieurs années,
ralentissant considérablement mon activité et ma capacité de suivi de l'administratif, en
tout domaine (le maire dispose d'un certificat médical). A ceux qui me critiquent, je leur
souhaite une bonne santé.
Mes quatre lettres à la Ville sont restées sans réponse. (2) Ce qui m'autorise à
vous écrire.
Je cherchais moi-même par tout moyen à quitter ce logement, avec pour
difficulté essentielle, le déménagement de ma bibliothèque. En effet, ancien enseignant
à l'U.V.H.C, je suis chercheur en géographie et dans deux domaines linguistiques, le
picard et les langues finno-ougriennes et, sur ces sujets j'ai assemblé une imposante
documentation.
Le jour de l'expulsion, l'huissier m'indique de « tout enlever ou cela partira à la
déchetterie ». Je lui précise que, trop malade, je ne peux le faire vite. Et je m'en vais
avec mes seuls vêtements de ville. Il m'a fallu un certain temps « encaisser » cette
situation impensable.
On me fait remarquer qu'il est étonnant qu'un agent municipal ne ce soit pas
présenté pour voir de quoi il en retourne. On s'est contenté d'une procédure écrite, ce
qui suppose que le destinataire soit en bonne santé, ce qui est loin d'être le cas. Les
agglomérations voisines pratiquent la relation directe avec l'habitant, comme à l'époque
du garde-champêtre, quand ce n'est pas le maire qui se déplace. Ce point n'est pas
indifférent si l'on observe que la Ville, comme institution, oublie une formalité ce qui lui
apporte un avantage dans la procédure qui suit.
On remarque aussi que de sujet de droit, je passe par la porte arrière (la fameuse
backdoor de l'informatique) pour en ressortir sujet de non-droit et même plus sujet du
tout. Le citoyen est éliminé de façon tout à fait légale. Une forme d'indignité nationale.
Car, que faire dans une voiture ? Le zék avait froid mais avait au moins un statut et une
couche (3). Une situation que je ne souhaite à personne.
Mais, faute d'une quelconque médiation ou prise de contact, l'expulsion est faite,
et la question du déménagement reste entière.
La décision reste, semble-t-il, muette sur ce point.
Il est aussi curieux que deux conseillers s'expriment pour se retrancher derrière
une décision de justice qui n'est plus l'objet du débat car je suis effectivement parti. Il est
curieux également que lorsque j'appelle, on écourte la communication pour me dire
qu'on me rappellera, ce qui ne se fera jamais. Il est à craindre que l'on soit dans le
XIXème siècle d'avant la République. (4)
Mais, il ne s'agit pas uniquement d'une destruction en tant que propriété
intellectuelle, il s'agit aussi d'une destruction de valeurs.
Certains mettent leur argent à la banque, dans des valeurs immobilières ou autre,
pour ce qui me concerne, mes investissements étaient tous dans les livres. De sorte
qu'on ne détruit pas seulement des idées, mais qu'on détruit un capital. On peut
imaginer aisément ce que valent environ vingt mille ouvrages. J'avais commencé à
préparer la vente d'une partie lorsqu'est intervenue l'expulsion. Donc il m'est interdit
d'avoir les fonds pour sortir de cette situation. On peut alors dire qu'il y a spoliation.
Par ailleurs, plusieurs personnes me font observer que le pillage sur place ou la
revente, à une étape ou à une autre, sera tout à fait probable. D'autant plus que les
ouvrages n'ont pas été répertoriés. Auquel cas, il y aurait une nouvelle qualification.
Ici, il est nécessaire de prendre toute la dimension de la question.
Ces éléments sont constitués de :
. effets personnels (trois armoires)
. documents de famille (dont photos, notamment celles du fils disparu)
. appareils de bureau et électroniques (2 ordis, deux photocopieuses, tv, etc, une dizaine)
. une tour (2m) de dossiers de recherches collectées (env. 80)
. une tour (2m) de dictionnaires de linguistique annotés (env. 80) en diverses langues
(la plupart de ces dictionnaires me suivent depuis une quarantaine d'années et sont
consultés quotidiennement pour mes travaux, et copieusement annotés, tel le dictionnaire
basque - français du père Lhande) (10 pages de descriptif rien que pour les dictionnaire).
.trois étagères sur bureau comprenant une cinquantaine d'usuels et de textes littéraires
analysés sur cahiers, en ancien français (poésie épique et le oeuvres sans cesse lues et
analysées de notre cher Froissart)
. classeurs photographies des rénovations de bâtiments effectuées (90 logements rénovés,
par mes soins)
. des classeurs de notes linguistiques sur fiches et apostilles.
. une rangée de dossiers de correspondance privée
. un rayonnage de journaux divers en attente de d'archivage
. une tour de livres en attente ou en cours de lecture (une centaine)
.8m par 2,40 de boîtes-bibliothèque (atlas linguistiques européens, reliures de journaux
divers, mélanges - festschriften de linguistique, dictionnaires de spécialités
(dialectologie), 2 boîtes bibliothèque de japonologie , géographie, systémologie d'Etat,
philosophie sociale, nombreux ouvrages sur la presse depuis le XIXème s., littérature en
langue régionale, archives de nombreux aspects des épisodes des actions des acteurs de
la reconnaissance de la langue régionale,
. 5 m par 2 de revues reliées . Certaines complètes et très rares (à/c de 1830, à/c de 1928)
.5m par 2 d'archives de recherches (documents uniques, ethnotextes rédigés par des
centaine de personnes, notamment participants de concours de littérature dialectale)
. mobilier pour porter tout ça, dont une table à valeur historique de l'architecte C.
. 45m³ de cartons 60cm par 50), (environ 50), 9m³ de journaux reliés ou non
. affaires de ma mère décédée, avec les photos de mes grands-parents et arrière-grandsparents
. 5m³ de presse (quotidiens en diverses langues, français; américain, basque, etc)
. outils et matériaux,de l'ordre de 4m³
. comme seuls portraits au mur, vue cavalière de Tübingen où j'ai habité, portrait de
Proud'hon, photo, unique de mon grand père, un grand pressomane lui aussi
. Thèse, mémoires, diplômes, tous documents authentiques se rapportant à la vie civile et
qui sont, définition, unique. Voir, fin de lettre.
. paperasses diverses (1 m³, beaucoup de formalités hors de ma portée)
Chacun comprend qu'il m'est désagréable de devoir faire cette liste, d'ailleurs
incomplète . Titre par titre, un descriptif prendrait quelque 300 pages.
N'aurait-elle dû pas être faite par l'huissier, ne serait-ce que par photographie
systématique ?
Mais si l'arrachement d'une partie de soi est une chose horrible, la coupure d'un
travail élaboré depuis trente ans, ne peut vraiment être décrite. A chaque instant l'esprit
renvoie à un travail qui n'est plus là. Ce travail est dispersé sur des centaines de
feuillets et de notes dont je procédais actuellement au long travail de mise en forme et
de contrôle. Il me revient avec émotion ces instituteurs, quatre personnes aujourd'hui
disparues m'avaient apporté leurs notes et des lexiques presque faits. L'un d'eux, près
du départ lors de l'enquête orale, devait s'interrompre toutes les dix minutes pour se
reposer, puis il continuait de plus belle à m'explique en quoi le picard de son village sur
la ligne de front avait changé dans le courant de la guerre (la grande). Des manuscrits
d'exception. Un autre n'a pas moins de vingt mille mots.
Parmi ces documents, il y a les cinq ou six cents mémoires rédigés par mes
étudiants de l'I.U.T. Cela consistait en enquêtes auprès de personnes de leurs quartiers
ou villages. Chaque entretien étant enregistré. Ils avaient découvert beaucoup et chaque
année passée donnait un éclairage de plus en plus patrimonial à ces témoignages,
instantanés d'une époque.
Ce sont des documents uniques dont sera privée à jamais la communauté
culturelle régionale. Est-ce là le rôle d'une municipalité ? Voit-elle les citoyens comme
des objets jetables ? Les mots me font défaut.
Pour mettre en perspective, il faut se souvenir que la dernière destruction
d'archives par voie d'autorité a eu lieu, dans la région, à Bruxelles, vers 1942, quand
les nazis détruisirent 63m3 d'archives de Paul Otlet, inventeur du Répertoire
Bibliographique Universel, et de Henri La Fontaine, Prix Nobel de la Paix, tous deux
précurseurs dans la conception d'internet. Pour ce qui me concerne, j'ai quinze à vingt
tonnes
Si ces archives disparaissent, il faut bien qualifier cela de « destruction de
propriété intellectuelle ». D'autant qu'il était dans mon esprit d'en faire donation.
Voici quelques années, le maire d'une grande ville faisait détruire les mosaïques des
thermes romaines de sa ville. C'était déposséder les habitants.
De nature discrète, cette lettre m'est donc pénible. Comme tout le monde, j'ai
reçu pas mal de coups de bâton, et quelquefois des attaques odieuses. J'ai toujours
veillé à la dignité et la courtoisie qui me paraissent le véritable liant de toute
démocratie.
A situation exceptionnelle, décision exceptionnelle. Les textes réglementaires
partent de bonnes intentions mais évidemment ils ne peuvent prévoir toutes les
situations. C'est alors que la médiation et le bon sens ont leur mot à dire. C'est ce qui
fait le succès de pays comme le Finlande et l'Allemagne, ce que l'on ignore bien
souvent en France (les Finlandais n'admettent pas l'exclusion sociale, les Allemands
veulent réaliser et n'admettent pas ce qui nuit à ce but).
Tout notre communauté y sera gagnante.
Sur un plan technique, une solution transitoire ne poserait aucun problème ne
poserait pas de difficulté pour une grande ville.
Je saisis l'occasion pour vous prier d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de
ma haute considération.
André Lévèque
risteys@hotmail.fr
06 87 54 79 72
1) les documents probants de ce détournement par une notaire sont déposés chez mon conseil.
2) voir la copie de l'attestation médicale adressée au maire
3) zaklioutchoniï / Заключённый, enfermé du gou.lag.
4) voir l'Observateur du Valenciennois du 8 novembre écoulé
Repères biographiques
1946, fonctionnaire des hôpitaux, études financées en travaillant, études d'une quinzaine de
langues en Europe.
docteur en géographie (prof. Yves Lacoste, Paris VIII « le paysage vu dans le Valenciennois »)
maître ès lettres ancien français et dialectologie (prof . Henri Roussel, Lille III « le dialecte
picard parlé à Escautpont »)
diplômé unilingue de finnois (prof. Jean-Luc Moreau, Institut National des Langues et
Civilisations Orientales) .
ancien enseignant à l’U.V.H.C. 1983 – 1993. Dans le locatif de 1993 à 2011.