En banlieue on brûle surtout des milliards

Revoilà Jean-Louis Borloo avec un nouveau plan pour sauver les banlieues en injectant 50 milliards d’euros d’argent public.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Jean-Louis Borloo by Pierre Metivier(CC BY-NC 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

En banlieue on brûle surtout des milliards

Publié le 27 mai 2018
- A +

Par Jean-Baptiste Noé.

Une bonne politique ne se mesure pas aux résultats obtenus, mais aux milliards d’euros dépensés. À ce titre, la politique de la ville est un grand succès. C’est un impératif pour chaque gouvernement : il faut sauver les banlieues, par de la rénovation urbaine, par de la mixité sociale, et par plus d’égalité des chances, le tout en conformité avec les valeurs de la République.

Revoilà donc Jean-Louis Borloo qui, après une politique de la ville menée tambour battant en 2003, propose un nouveau plan pour sauver les banlieues en injectant 50 milliards d’euros. On l’avait vu partir en Afrique pour électrifier le continent grâce à sa fondation Énergie pour l’Afrique. On le retrouve sur un terrain qu’il connaît bien : les banlieues et la dépense de l’argent public.

La politique de la ville est un cas d’école du capitalisme de connivence menée par la France depuis une quarantaine d’années. De l’argent prélevé par l’impôt sur les territoires et les personnes qui créent de la richesse, pour le redistribuer sur des zones en déshérence afin d’acheter la paix sociale et les voix nécessaires aux réélections.

Personne ne semble s’interroger par ailleurs sur les entreprises qui gagnent les contrats d’aménagement et sur leurs liens avec les politiques locaux. N’y a-t-il pas des risques de collusions et de conflits d’intérêts ? Constructions et déconstructions, zones franches, aménagements multiples, création d’écoles, de bibliothèques, de zones de jeux, d’équipements sportifs ; pour toujours plus de violence et de zones dangereuses. La politique urbaine est l’un des échecs les plus manifestes de la politique sociale.

Chronologie de l’intervention de l’État

La liste des lois, plans et actions banlieues donne le tournis. Donnons les principales mesures.

  • 1977 : Opération Habitat et vie sociale sous la direction de Jacques Barrot. Objectif : réhabiliter les HLM.
  • 1981 : Affrontements à Vénissieux dans le quartier des Minguettes. Début du dispositif « Opérations anti été chaud » qui devient ensuite « Ville-Vie-Vacances ». Création des Zones d’éducation prioritaires (ZEP) par l’Éducation nationale.
  • 1981-1983 : Trois rapports sur les villes et les banlieues. Sur l’insertion professionnelle et sociale des jeunes, sur la délinquance (prévention et solidarité), sur la rénovation urbaine. Trois rapports qui concluent à la nécessité de davantage de dépenses pour les quartiers sensibles.
  • 1983 : Roland Castro lance la mission « Banlieues 89 ». Objectif : réhabilitation des quartiers sensibles.
  • 1988 : Création de la Délégation interministérielle à la ville. L’État centralise la politique de la ville.
  • 1990 : Émeutes à Vaulx-en-Velin. François Mitterrand annonce la création d’un ministère de la Ville.
  • 1991 : Michel Rocard lance des grands projets urbains. Mise en place de la loi d’orientation pour la ville. (LOV).
  • 1992 : Bernard Tapie devient ministre de la Ville. Il propose un plan banlieue et démissionne trois jours après l’annonce de ce plan.
  • 1994 : Création des contrats de ville.
  • 1996 : Création des Zones urbaines sensibles (ZUS) et d’un pacte de relance pour la ville.
  • 2000 : Loi de solidarité et de renouvellement urbain (SRU) qui impose notamment des quotas de logements sociaux. (20%)
  • 2003 : Loi Borloo, Programme national de rénovation urbaine.
  • 2005 : Loi de programmation pour la cohésion sociale.
  • 2006 : Loi pour l’égalité des chances. Automne 2006 : émeutes urbaines.
  • 2008 : Plan banlieue.
  • 2014 : Loi Alur (Accès à un logement urbain rénové) menée par Cécile Duflot qui relève les quotas à 25% de logements sociaux.
  • 2018 : En attente de la loi d’Emmanuel Macron sur les banlieues.

Une série de mauvaises mesures

Cette synthèse où ne sont indiquées que les principales mesures est déjà indigeste. À relire après coup elle montre que l’erreur est au fondement même de la politique de la ville : croire que l’intervention de l’État allait pouvoir bien organiser la vie de ces quartiers.

Le mal des banlieues remonte à l’origine même, quand l’État a décidé de reconstruire le pays dans les années 1950 et de décider où les Français devraient habiter. Certes il y avait urgence, car après la Seconde Guerre mondiale de nombreux logements étaient détruits et beaucoup de Français vivaient dans des gourbis. Sans compter les bidonvilles qui s’entassaient à Nanterre et dans les villes de la périphérie parisienne.

Les grands ensembles répondaient à une nécessité : loger des populations qui étaient à la rue ou qui vivaient dans des cabanes ou des logements insalubres. Les nouveaux logements étaient à cet égard une réussite : propres, neufs, spacieux, éclairés, avec tout le confort moderne : l’eau, l’électricité, la douche et les toilettes dans les logements et non plus dans la cour ou dans le couloir. Ce fut un véritable saut quantitatif qui a été apporté à la population.

Mais cette reconstruction s’est combinée à la loi de 1948 qui a gelé les loyers parisiens. Résultat : les propriétaires n’ont plus gagné assez pour faire les travaux de rénovation de leurs appartements. D’où une dégradation du parc urbain et un refus de louer de certains. Ce qui contribua à la grande crise de l’hiver 54. Si beaucoup de Français étaient à la rue cette année-là c’était d’une part la faute de la guerre et aux destructions, mais aussi à de mauvaises politiques qui ont empêché la rénovation et la reconstruction du parc urbain. La vague de froid extraordinaire a aggravé le problème.

L’effort de reconstruction a été le prétexte à une communisation du pays, d’où les vagues de nationalisation des années 1946-1947. Au lieu de se contenter de grandes directives et d’aides ponctuelles quand cela était nécessaire, l’État a voulu diriger et piloter entièrement la politique urbaine. Nous en payons encore aujourd’hui les conséquences. Sans compter que la population a changé. La dégradation des quartiers n’est pas due seulement à un manque d’entretien, mais aussi au fait que les habitants dégradent et détruisent les lieux qu’on leur propose.

Les effets pervers de la solidarité

C’est toujours au nom de la solidarité que l’on fait les plus mauvaises politiques. Avec l’idée qu’il faut que les villes riches, c’est-à-dire les villes bien gérées, payent pour les villes pauvres, c’est-à-dire les villes mal gérées où la gabegie est une règle. Pour cela il y a l’impôt, pour les particuliers, et la péréquation, pour les collectivités locales.

Au nom de la solidarité, les villes qui ont des excédents budgétaires doivent verser une somme à celles qui sont déficitaires. Depuis la révision constitutionnelle de 2003, la péréquation est un objectif de valeur constitutionnelle. L’article 72-2 de la Constitution dispose que « La loi prévoit des dispositifs de péréquation destinés à favoriser l’égalité entre les collectivités territoriales ». Voici comment la définit l’État français :

Littéralement, la péréquation consiste à égaliser les situations. Elle doit atténuer les disparités de ressources entre collectivités territoriales au regard des charges auxquelles elles doivent faire face. Ressources et charges dépendent en effet de contraintes géographiques, humaines (ex. : revenu des habitants) et économiques (ex. : dynamisme des bases fiscales, importance du tissu industriel ou tertiaire, etc.), qui ne garantissent pas a priori une adéquation des ressources aux charges de chaque collectivité.

Ainsi, en 2017, le département des Yvelines a dû payer 40 M€ au titre de la péréquation, montant qui sert essentiellement à financer le département de Seine-Saint-Denis. Le 93 est certes un département très endetté, mais aussi l’un des plus riches de France, car l’un de ceux qui reçoit le plus d’aides et de subventions publiques, sans compter l’ensemble des aménagements (RER, autoroutes, etc.) à quoi va s’ajouter la manne des Jeux olympiques. Pénalisant la vertu pour encourager la gabegie, la péréquation dissout les liens locaux et n’encourage pas la bonne gestion.

Le drame des logements sociaux

Difficile de faire comprendre que le logement social n’a rien de social et qu’il est un désastre pour le logement en France, notamment pour les plus pauvres. La loi SRU a aggravé la pénurie de logements, causant une hausse des prix sans précédent. C’est elle qui est en partie responsable de la difficulté des Français à se loger, bien que la majeure partie de la population croie encore que c’est avec davantage d’aides et d’interventions de l’État que leur situation pourra s’améliorer.

En imposant 25% de logements sociaux dans les constructions nouvelles, c’est-à-dire 25% de logements qui sont payés moins cher que le coût de construction, cela oblige les constructeurs à répartir le manque à gagner sur les autres logements, donc à les vendre plus cher. Des personnes qui payent donc un tarif plus élevé que le marché, pour se retrouver dans des logements identiques que des populations qui payent beaucoup moins cher. Il y a de quoi se sentir floué. D’autant que les différences de vie font que la cohabitation n’est pas toujours aisée.

Puisqu’il faut 25% de logements sociaux partout, sans tenir compte des besoins et du marché, dans certaines villes, les logements sont vides. Dans d’autres, les propriétaires ne peuvent pas acheter des logements qui coûtent trop cher, ce qui oblige les constructeurs à renoncer à certains programmes, alors que la demande est forte. D’où un marché en tension, qui accroît la hausse des prix.

Abroger la loi SRU, supprimer les logements sociaux, notamment en vendant le parc existant, est la meilleure façon de redonner de la souplesse au marché et de produire une baisse des prix. La loi SRU répondait à un calcul cynique : en imposant 20% de logements sociaux (quand elle fut créée), les socialistes espéraient imposer 20% de population qui leur était favorable et donc gagner ainsi des communes lors des municipales. Un calcul de boutique politicienne dont toute la population souffre aujourd’hui.

Pour les maires récalcitrants qui ne veulent pas de 25% de logements sociaux, des amendes étaient prévues. Mais le calcul était vite fait : il était plus rentable de payer l’amende que de construire des HLM, d’autant que la population qui vit dans les HLM est une grande consommatrice de services municipaux et de gratuité, donc elle coûte très cher.

La loi Duflot a changé la donne : en plus de l’amende, qui a fortement augmenté, le préfet peut préempter des terrains et organiser des constructions forcées. C’est la fin des libertés communales et la mainmise complète de l’État. C’est dans le logement que la politique communiste est encore active, pour le malheur des populations modestes qui souffrent de cette mauvaise politique de la ville.

Sur le web

Voir les commentaires (32)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (32)
  • et ou il va prendre l’argent ? dans nos poche!
    lui aussi c’est un spécialiste en c…s .

    • Oui sachant que les cons-tribuables sont minoritaires dans le pays …

      • On rappel tout de même que l’impôt sur le revenu ne représente à tout casser que de l’ordre de 20% du revenu total de l’état (et c’est en baisse constante).
        Sauf, évidement, pour le pékin.e (lol) moyen, n’est visible que ce qu’il voit écris. C’est pour cela que je propose d’augmenter la TVA (invisible, donc de facto indolore) plutôt que la CSG (visible, donc « dolore »). Le résultat serait le même mais psychologiquement les gens ne verraient rien et tout se passera bien.

        Second point, où trouve-t-on l’argent ? Vous n’imaginez pas le nombre d’argent inutile gaspiller par l’Etat pour le profit de… personne. C’est notamment le cas des « Grands Projets Inutiles » comme le projet Lyon-Turin, l’aéroport NDDL, le refus de vendre des mistrales à la Russie, ou encore l’installation de portillon inutile du fait de l’abandon de la taxe « carbonne ».

        Les mauvaises langues disent « c’est abandonner qui coute cher ». Je réponds non : l’erreur a été de signer des contrats qui ne devaient pas être signé car le projet est I.N.U.T.I.L.E pour personne sauf en toute rigueur aux entreprises qui font du capitalisme du connivence mais on peut les employer pour d’autres chose, enfin elles doivent cesser de faire du lobbying et chercher des relais de croissance privée (je plaisante ca existe pas).

        Enfin, dernier point, il y a tout un tas de gachi sur des strates administratives inutile (la création des régions à AUGMENTE les dépenses. Stupide). On a aussi les PPP qui sont des douilles monstrueuses.

        bref, il y a bcp de dépense INUTILE qu’on pourrait éviter de faire sans touché personne – pour commencer. Après on verra pour le reste. Mine de rien y a de quoi gagner des milliards rien qu’en supprimant tout ces projets inutiles, ces comités Théodule et en nettoyant la classe politique (suppression de postes).

        Évidement, on s’attaquerait là à des intérêts particulier très puissant et ce ne sera jamais fait.

        • J’oubliais les tirs INUTILES dans le désert contre le méchant « bachar ». D’autant que ces tirs ont eu des problèmes. Une des nombreuses stupidités : que d’argent (et de temps) gagné en laissant Bachar et la Russie faire le [bon] boulot [sur le terrain]. Fondamentalement : on serait arriver au même point, l’argent en plus (et les attentats en moins).

          C’est pas comme cela qu’on va vendre. La soumission coûte cher.

        • Encore un qui propose d’augmenter les impôts et de le faire en cachette des contribuables, avant de réfléchir à baisser les dépenses de l’Etat. Hé, si vous augmentez les impôts, quelle motivation restera-t-il aux politiciens pour baisser les dépenses ?

          • En tout cas, il y a tout un tas de gabegie (Lyon-turin, NDDL, vente de mistral, écotax, PPP, commission « Théodule », strates inutiles (super-Régions)) qui n’auraient jamais dû exister du fait de leurs inutilités absolu.

            Ca c’est un vrai problème, de dépenser de l’argent pour rien.

          • @MichelO : augmenter ce qui ne se voit pas est indolore. On ne pleure que quand on voit (loin des yeux, loin du cœur). Exemple : il est un peu près certain que tout le monde paye plus de TVA en 1 mois que d’impôt sur le revenu ; pourtant on ne voit que l’impôt sur le revenu. J’ai calculé que pour un SMICARD qui dépense tout ce qu’il gagne il doit donner rien qu’en tva (hors TTIP) de l’ordre de 200 € (en comptant les taux réduits) chaque mois.

            La TVA, la plus belle invention de la fiscalité (cocorico c’est français). En plus tout le monde est touché, y compris ceux qui importent. Pas de fuite possible.

            • @pascompliqué
              Bonjour,
               » J’ai calculé que pour un SMICARD qui dépense tout ce qu’il gagne il doit donner rien qu’en tva (hors TTIP) de l’ordre de 200 € (en comptant les taux réduits) chaque mois. »
              200 € euros par mois sur 1498€ (salaire brut) ça correspond à une T.V.A à 13,35%. Sur 1170 (salaire net) cela resprésente une T.V.A à 17%.
              200 euro par mois sur un an cela fait 2400 euros. Contre 3933 euros de cotisations salariales annuels. Contrairement à celles-ci, l’I.R est variable suivant des conditions.
              « augmenter ce qui ne se voit pas est indolore. »
              Bien sûr que ce n’est ni invisible ni indolore autrement les gouvernements ne s’entêteraient pas à faire porter le chapeau de la baisse de pouvoir d’achat induite par les hausses de taxes aux (salauds de) patrons. Ce qui est à minima de l’hypocrisie quand on passe 18 heues et 54 minutes sur 35h par semaine à engraisser l’Etat.
              La T.V.A, à 20% par exemple, c’est un produit ou service estimé à être vendu à 100€ mais, devoir l’afficher à 120. (sachant que sur ces 120 il y aura au total 81,6€ qui iront dans les poches de l’Etat, les 20€ de T.V.A inclus.) Trouvez-vous toujours cela indolore et invisible ?

  • les banlieues sont devenus pour la plupart des zones de non droit ( merci à tout ces cons de politiciens qui se sont succédés et dont on paie à ce jour le laxisme ) ; avant de faire quoi que ce soit , il serait peut être bon d’aller faire un grand ménage dans ce millieu ;

    • Il faut surtout imposer à ces milieux (les banlieues et les politiciens) de faire eux-mêmes le ménage chez eux. Tous ces gens sont incapables de changer eux-mêmes une ampoule électrique, mais trouvent toujours des journalistes complaisants pour venir filmer qu' »on » ne leur remplace pas les ampoules claquées.

    • des zones de non-droit = des zones libérales

      Non ?

  • 50 milliards semblent bcp mais combien dépensent les francais pour entretenir leur patrimoine ?
    C’est la moindre des choses que l’état se préoccupe de l’entretien de logements construits sous sa contrainte et destinés à des gens ne pouvant pas les entretenir eux même….

    • Faut arrêter de prendre les gens pour des demeurés congénitaux. Mettez fin à l’assistanat et vous verrez que beaucoup sont capables de pre,ndre leur destin en main.

      Quand dans un immeuble quelqu’un défonce la porte d’entrée, le proprio lui envoie la facture. Pourquoi les HLM devraient-ils échapper à cette règle ?

    • Pas quand ce sont les jeunes qui y vivent qui dégradent les immeubles!

    • @reactitude
      C’est la moindre des choses de prendre soin de l’habitat (immeubles, hall d’entrée, trottoirs, couloirs, ascenseurs, appartements) dans lequel on vit, que l’on soit locataire d’un propriétaire privé ou étatique. Quand « on » est locataire de l’Etat, celui-ci doit tout, et « on » n’a aucun devoir ; de toute façon, « on » est invirable, puisque « on » fait parti des ses « protégés ». (ou de ses privilégiés quand ‘on’ est député en HLM)
      « 50 milliards semblent bcp mais combien dépensent les francais pour entretenir leur patrimoine »
      50 Mds€ sur les 400Mds€ de recettes (impôts, taxes et amendes) prévus dans le budget 2018 (qui sont donc à trouver) représentent 12,5% de ces 400. Regardez donc votre feuille de paie ou votre revenu et ajoutez 12,5% de dépenses en plus de toutes les autres.
      Pour un smicard cela représentent 1756€ en plus des 3933 de cotisations sociales qui lui sont prélevées sur son salaire soit 5689€.
      Les français dépensent leur argent pour leur patrimoine et cela les regarde. Par contre si vous parlez du patrimoine national payé au travers de l’Etat et d’un ministère, avec le trésor public, le minsitère qui s’en occupe est celui de la Culture. Son budget en 2017 pour le patrimoine était de 1083,3 millions d’euro. Son budget total avoisine les 10Mds€. (http://www.culture.gouv.fr/Budget-2017)

  • Vous avez raison, l’état ferait mieux de ne pas construire les logements pour les autres, puisque ceux ci n’ont alors aucune obligation d’entretien. Cessons tout de suite de construire des logements sociaux. Utilisons ces 50 milliards pour aider les gens à acheter leur propre logement, car alors ils l’entretiendront. « Je veux une France de propriétaires »,bonne idée, ça responsabilise.

    • et ils paieront du foncier ,l’Etat sera content..

      • L’Etat, c’est tout le monde et personne. Suivant Frédéric Bastiat c’est « cette grande fiction qui fait que chacun veut vivre aux dépens des autres ».
        Ainsi, chacun ne veut plus rien payer, d’autres le feront. C’est ainsi que l’Etat, qui ne gagne jamais un sou (ce qui est normal) est capable d’endetter tout son peuple de plus de 2200 milliards d’euros, qui seront peut être remboursés par nos enfants ou petits enfants. C’est votre solidarité? Elle est belle et merci pour les plus jeunes!

        • @Eilean
          Bonsoir,
          L’Etat, c’est tout l’Exécutif (le gouvernement et le chef de l’Etat) plus l’Administration dans son ensemble.

    • Cela ne servira à rien. L’état et les collectivité locale ont mis en place une politique de restriction volontaire sur le foncier. cette politique à conduit à une augmentation considérable de tous les prix (ce qui est rare est chère). dans ces conditions, tous l’argent gratuit qui arrive dan sle système ne peut conduire qu’à faire se continuer cette augmentation ce qui mécaniquement rend le logement inabordable pour toute une frange de la population.
      La seule solution réside dans la suppression de tous les freins à la construction et on verra immédiatement les prix baisser. l e problème c’est que ni l’état ni les prpriétaires ne le souhaite. pour l’état cela fera baisser mécaniquement toute une série de taxes et les proprios verront s’ffondrer la valeur de leur patrimoine chèrement payé quelques années auparavant.

    • @raphSud. Une France de proprietaires est une vaste connerie !
      D abord vous parlez d une France d endettes car les gens vont devoir acheter a credit. C est deja moins vendeur non ?

      Apres inciter des gens a s endetter pour acheter de l immobilier alors qu ils en ont pas forcement les moyens est une bonne facon de les mettre la tete sous l eau en cas de chomage, divorce, mutation (eh oui, comment payer le credit si vous devez aller habioter ailleurs et que votre tas de parpaing ne vaut plus grand chose car dans uen zone sinistree economiquement)

      PS: si la RFA ou la Suisse sont en meilleure forme que nous, c est aussi parce qu ils ont bien moins de proprietaires/endettes et donc une population plus mobile. Mais libre a vous de vouloir depasser l albanie (qui est le pays juste devant nous au % de proprios)

  • Oh diable l’avarice.!! Jetons l’Argent par les fenêtres, c’est celui des Autres, c’est à dire celui des contribuables de la France. Borloo est comme les autres Politiciens, un enfumeur, comme tous ceux avant lui. On nous vend du « Vent ».

  • Pourquoi pas, comme dans certains pays à niveau de vie pourtant confortable, supprimer totalement le parc HLM en le vendant et gérer le tout avec des APL.
    En Suisse par exemple cela ce fait au niveau communal ou cantonal de cette façon : J’ai un ami qui à la suite d’ennuis financiers ne pouvait plus assumer son loyer dans un immeuble de ville privé, a obtenu des autorités une aide couvrant 80 % de son loyer, sans déménager et abandonner son environnement.
    Et ce jusqu’à ce que sa situation s’améliore, sans limitation dans le temps.
    Voilà donc une mesure favorisant réellement la mixité sociale en permettant aux gens en difficulté de rester sur place.
    Et s’il y a des concentrations communautaires dans certains quartiers, ce sont souvent le fruit d’une volonté de se regrouper de certaines populations dont les membres les plus riches rachètent des immeubles pas trop chers pour les louer à des compatriotes.
    La loi du marché…

  • J’oubliais :
    en Suisse, les caisses sont pleines, grâce entre autres aux ‘votations’ qui freinent toute velléité de jeter l’argent par les fenêtres…

  • Il s’agira surtout d’arroser les copains et leurs électeurs.

    On se souvient du Théo qui a détourné de cette manière 680 000 euros ou de Sylvie Andrieux qui a fait de même pour des assoces imaginaires sans être trop inquiétée par la justice.

  • Je serais curieux de savoir combien la politique en faveur des banlieues a coûté au total.

  • Coïncidence amusante , ça a l’air d’être la même chose aux USA. Les mêmes causes provoquent les mêmes effets , avec l’état comme responsable princpal .

    http://lesakerfrancophone.fr/philadelphie-ouest-voyage-dans-la-profondeur-des-usa

  • La politique du logement est une aberration française

    Trop souvent ceux qui nous gouvernent ignorent les lois fondamentales de l’économie ;de l’offre et de la demande. La question du logement qui revient périodiquement dans le débat public, l’illustre parfaitement.
    En France, les logements sont chers, très chers, trop chers pour une partie de la population. Face à la crise récurrente du logement, les réponses politiques sont toujours de nature interventionniste : augmentation de la production de logements sociaux, quota d’HLM dans les villes, droit au logement opposable… On cherche des solutions dans l’intervention d’organismes publics, de la loi, voire de la justice! Or, à l’origine, il y a des réalités économiques qui sont très simples. La réalité, c’est que depuis plusieurs dizaines d’années, nous nous sommes ingéniés à réduire l’offre foncière, à limiter les possibilités de construire, à renchérir le coût de la construction, nous avons évincé du marché les opérateurs économiques qui auraient pu construire pour les moins fortunés. L’Etat, consciemment ou non, avec une remarquable continuité transcendant les alternances entre la droite et la gauche, restreint l’offre, alors que la demande augmente, et le monde politique se lamente de la hausse du coût du logement.

    Toutes nos législations, toutes nos pratiques administratives, toutes nos jurisprudences vont dans le même sens, limiter les possibilités de construire. Le droit des sols est de plus en plus restrictif. Les classements en zone non constructible sont souvent irréversibles. La lourdeur et la longueur des procédures, l’insécurité juridique qui les entoure restreignent considérablement l’ouverture à l’urbanisation de nouveaux terrains. Les tribunaux administratifs annulent à tour de bras des permis de construire, et bien rarement des refus d’en délivrer.

    Notre capitale est l’une des villes les plus chères du monde, elle n’est pourtant pas, loin s’en faut, une des plus actives. Comment expliquer cette contradiction ? Tout simplement, Paris est une ville où rien ne se construit, où la hauteur des bâtiments est très limitée, où aucune opération d’urbanisme d’une certaine envergure n’est engagée.

    Le coût de la construction : l’administration chargée du logement édicte des normes sans cesse plus contraignantes pour les constructions neuves. Ceci se ressent évidemment dans les prix. Tant mieux pour ceux qui en ont les moyens, tant pis pour les autres. Ce phénomène est accentué par le poids des organismes d’HLM. Aucune entreprise privée dans notre pays ne s’intéresse au marché des logements les plus modestes. Pourtant il y aurait place pour des constructions à plus faible coût, sachant que les organismes d’HLM construisent cher grâce aux subventions publiques, tout en laissant se dégrader le parc existant.

    Et c’est ainsi que notre pays, un des moins dense d’Europe, souffre de prix du foncier particulièrement élevés. C’est ainsi que nous engloutissons des dizaines de milliards d’euros pour rénover des quartiers d’HLM, confiés à des organismes publics. C’est ainsi que nous faisons n’importe quoi, comme la loi DALO (droit au logement opposable), au lieu de nous interroger sérieusement sur les causes réelles de la situation. »
    Les interventions de l’Etat dans le secteur privé n’ont guère été mieux inspirées. Le contrôle des loyers, et autres formes de sur-protection légale du locataire, éloignent de nombreux épargnants de l’investissement locatif. Cette situation, au lieu de conduire les décideurs à reconnaître que l’intervention étatique était à la source du problème, a inspiré la massification des politiques de logement social.

    Malgré toutes ces aides et niches fiscales, qui imposent une charge énorme au budget de l’Etat, sans compter la contribution foncière des collectivités locales, la construction de logements neufs accuse depuis 20 ans un déficit de construction par rapport aux besoins. Il faut en finir avec les lois d’urbanisme dirigistes, malthusiennes et uniformes conçues par des bureaucraties censées s’appliquer tant aux grandes villes qu’aux communes rurales. Pour vaincre la pénurie persistante de logements et les conséquences sociales désastreuses de la hausse des prix immobiliers, il faut changer de modèle conceptuel en matière de politique du logement, et replacer l’initiative privée au centre de cette politique, mais dans notre pays cela est impossible, hélas.

    • Paris est surtout tres cher car la France est un pays centralisé. Si vous voulez trouver du travail (si possible pas trop mal payé), c est quasiment le seul endroit. A Berne vous avez que les fonctionnaires federaux (les grosses entreprises suisses n y sont pas). De meme a Berlin il n y a pas grand chose a part le gouvernement. En France, a l exception de Michelin, quasiment toutes les grosses societe francaises y ont leur siege

  • non. Quelqu’un vous aura mal renseigné sur ce qu’est le libéralisme

  • @cdg Bien sûr que c’est une France d’endettés, perso je n’ai pas de connaissances ayant acheté un appartement comptant direct ! Pensez-vous que les gens sont assez cons, pour reprendre votre expression, pour acheter alors qu’ils n’en ont pas les moyens ? Les banques sont frileuses pour eux, ne vous inquiétez pas? Ce n’est pas possible. En revanche, acheter son logement et avoir fini de le payer avant la retraite et la baisse de revenu qui va avec peut être une bonne opération. Bien sûr, il faut tenir compte des aléas et cette façon de faire ne peut pas forcément convenir à tous, ni être la bonne solution. Mais chacun est libre de réfléchir et faire ses choix. La solution universelle dans ce domaine n’existe pas. Il n’empêche que les logements et parties communes sont largement mieux entretenus lorsque les occupants d’un immeuble sont propriétaires privés alors qu’ils n’ont pas forcément plus de moyens que des gens en HLM. C’était mon propos et c’est le sujet de cet article.

  • Combien de personnel pour gérer cette SRU vu le nombre de communes ça occupe plus de fonctionnaires probablement .
    Un exemple Verneuil en Halatte avec leur 12% il leur faut payer l’ amende mais le maire dit que la commune n’ a pas de réserves foncières . L’ article : Oise hebdo 24 janvier 2018.
    Au dela je constate encore que durant ces fameuses 30 années ce n’était pas aussi merveilleux que certains veulent me faire croire ….
    MORILLE Alain

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Vincent Benard.

Le gouvernement a annoncé qu’à partir de 2023, les propriétaires ne seraient plus autorisés à louer des appartements ou maisons considérés comme des passoires énergétiques, soit la catégorie G des diagnostics de performance énergétique.

Cette décision semble pétrie de bons sentiments et conforme à la pensée écologiquement correcte du moment, mais comme toute politique restrictive, elle n’ira pas sans effets pervers.

Des bonnes intentions affichées aux effets pervers prévisibles

À ce jour 70 000 logemen... Poursuivre la lecture

Par Vincent Bénard.

Lors du congrès national HLM qui s’est tenu la semaine dernière à Bordeaux, le Premier ministre Jean Castex a, comme tous ses prédécesseurs, fait le constat d’une crise du logement liée à l’envolée des prix de l'immobilier dans les grandes métropoles, et sans la moindre originalité, a promis de saupoudrer quelques millions d’argent-dette pour aider les communes à relancer la construction sociale. Il s’est en outre engagé à faire respecter avec fermeté la loi SRU, qui impose désormais 25 % de logements sociaux par ai... Poursuivre la lecture

Par Armand Paquereau.

Selon la définition officielle du ministère de la Transition écologique, « le diagnostic de performance énergétique (DPE) renseigne sur la performance énergétique d’un logement ou d’un bâtiment, en évaluant sa consommation d’énergie et son impact en termes d’émissions de gaz à effet de serre. Il s’inscrit dans le cadre de la politique énergétique définie au niveau européen afin de réduire la consommation d’énergie des bâtiments et de limiter les émissions de gaz à effet de serre. »

Mais plus loin, on lit : ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles