Le combat des puissants contre les riches

Publié Par Contrepoints, le dans Entreprise et management, Politique

Le discours anti-riche n’a qu’une vocation confiscatoire : empêcher ceux qui veulent s’enrichir par leurs talents entrepreneuriaux d’acquérir la prééminence légitime qu’une nation soucieuse de se développer devrait leur laisser obtenir.

Par Martin Legendre.

N’est-on pas en France en train d’assister à un vaste combat des puissants contre les riches ?

Les puissants sont ceux qui gouvernent et administrent l’État : ils gèrent 55% de notre PIB. Ce sont eux qui augmentent nos impôts, tout en refusant de réduire la dépense publique. Ce sont eux qui administrent la sécurité sociale, les pensions, qui décident de l’évolution de l’École publique, de ses effectifs, du contenu de ses programmes. Ce sont eux qui nous affirment être ou avoir été à un moment de leur vie au service de l’État. Ce sont eux aussi qui gèrent un très grand nombre de grandes entreprises nationales (EDF, GDF, Alstom), toutes les grandes banques (BNP, Société générale, etc.), certains grands groupes ex nationalisés, ou perçus comme d’intérêt national (par exemple des grandes entreprises du secteur automobile comme Thales ou EADS). Bref les puissants, ce sont nos élites administratives qui accaparent une grande part de la richesse nationale.

Les riches ne sont pas seulement, comme on essaye de nous le faire croire, des héritiers comme Liliane Bettencourt, à qui il faut d’ailleurs reconnaître qu’elle a su maintenir sa fortune (il suffit de voir comment nos politiciens ont ruiné la nation en moins de trente ans pour comprendre que maintenir sa fortune n’est pas nécessairement à la portée de tout le monde). Mais c’est aussi, et surtout, ceux qui s’enrichissent en inventant des nouveaux produits et services et en prenant le risque de créer une entreprise. Bref les riches, ce sont, ou ce devrait être, car en France tout fonctionne si souvent de travers, les entrepreneurs qui prennent le pari de vivre en répondant aux besoins d’autrui, qui innovent et qui, du coup, remettent en cause parfois l’ordre établi… Au grand dam des puissants pour qui l’innovation ne doit surtout rien remettre en cause.

Lecteur, je ne sais pas si tu te souviens du grand discours sur l’innovation tant rabâché durant les années Sarkozy. C’était un discours hypocrite où, sous couvert d’encourager la création de valeur par l’innovation, des fonds publics étaient canalisés vers les départements de R&D des grandes entreprises habituelles ; sorte de subventions cachées dont la fonction ne fut que de renforcer l’ordre industriel existant, encore une fois et comme toujours dans notre pays.

Le jour où l’on tiendra en France un vrai discours sur l’innovation, sur la création de richesse par des entités économiques nouvellement créées, sur la volonté de laisser véritablement les gens s’enrichir grâce à leur ingénuité et leur talent entrepreneurial, ce jour-là il faudra accepter, que trois “gamins” résidant dans une petite ville de province, disons Quimperlé, et ne parlant pas très bien le français, créent une boite qui devient plus importante que toutes les boites du CAC 40. Une sorte de Google français qui change l’ordre dans la basse-cour, le “pecking order” comme disent les américains.

Car voilà le genre de changement qui gêne les puissants : que des choses nouvelles et importantes puissent un jour se passer dans un “bourg” dont le poids administratif est faible, ou encore être le fait d’individus ne venant pas du sérail (on pense à Xavier Niel ou, dans une moindre mesure, à Bernard Tapie).

Un chiffre, au fond, effraye nos élites administratives : 50% des 500 entreprises les plus grandes des États-Unis (celles qui sont classées comme telles par le magazine Fortune) n’existaient pas il y a 30 ans. Dans un monde pareil, rien n’est stable, rien n’est acquis. On peut être le président de la plus grande et la plus admirée des entreprises américaines (comme General Motors) et, d’un seul coup, deux gamins, quasi en culotte courte, fraîchement émoulus de l’université de Stanford, viennent tout chambouler en créant une entreprise qui bat tous les records de croissance de l’histoire (Google). Et on s’aperçoit alors que l’on reste, certes, le président d’une entreprise importante, mais qu’on n’est plus au centre du débat, qu’on a perdu de la prééminence, pour ne pas dire de la préséance. C’est cela la vraie menace de l’enrichissement pour nos oligarchies étatiques : que l’importance administrative ne se traduise plus nécessairement en importance économique.

La richesse légitime gène le puissant illégitime. Voilà la racine de la lutte jalouse que livrent nos oligarchies politico-administratives aux entrepreneurs qui gênent et perturbent l’ordre étatique.

Une anecdote significative, connue de beaucoup, illustre bien que l’enjeu de cette lutte n’est absolument pas de mieux servir l’intérêt général comme nos élites administratives essayent en permanence de nous le faire croire. Au milieu des années 80, Jean-Jacques Servan-Schreiber avait convaincu Steve Jobs de créer une usine en France qui aurait permis à chaque jeune Français de l’époque d’avoir un Macintosh pour faire ses études.

Bien entendu une telle initiative s’est vue combattue par tous les grands intérêts industriels de l’époque, notamment Thomson, qui prétendait que ce louable objectif, auquel il n’avait d’ailleurs jamais pensé, devait être accompli à l’aide d’ordinateurs de conception française, les fameux TO7, sorte de PC sans saveurs et sans aucune originalité. Moralité : au placard les Mac, vivent les TO7 qu’aucun étudiant n’a ensuite jamais utilisé pour ses études. Car l’enjeu n’était pas là : il était de permettre à Thomson de préserver les apparences, de continuer à être le « leader » français de l’informatique, bref de préserver l’ordre industriel établi. Voilà le genre de décision que les puissants peuvent prendre pour empêcher un Steve Jobs, emblème alors naissant du capitalisme rebelle, de changer les règles habituelles dans notre pays.

Mais ce combat n’est pas seulement livré par le truchement de décisions politiques de ce type, il emploie aussi une arme bien plus puissante : l’impôt. Car l’impôt ne sert pas seulement à financer les dépenses de l’État, il est aussi l’instrument qui permet aux élites administratives d’empêcher les entrepreneurs de s’enrichir donc d’acquérir une trop grande importance. L’idée est simple : pour empêcher l’entrepreneur de s’enrichir, on l’empêche d’investir autant qu’il le pourrait chaque année en prélevant une bonne part de l’argent qu’il gagne.

Ces prélèvements sont multiples et ce n’est pas notre objet de les décrire en détail. Voici un exemple simplifié qui permet de comprendre la puissance de l’impôt comme instrument de modération des enrichissements.

Stéphane Boulot, jeune entrepreneur de Quimperlé, crée une entreprise de high-tech. Après quelques années de dur labeur au succès initialement incertain, Stéphane Boulot voit enfin ses efforts payer et pendant 10 ans sa richesse va doubler chaque année. La table suivante indique que Stéphane va voir sa richesse multipliée par 512 en 10 ans ! Autrement dit, Stéphane Boulot va devenir l’un de ces riches que notre puissant président de la république dit ne pas aimer.

Regardons maintenant un second scénario où les impôts payés par Stéphane Boulot sont augmentés pour faire en sorte que sa richesse ne croisse plus que de 50% par ans. Le tableau montre alors que Stéphane devient en dix ans près de 13 fois moins riche que dans le premier scénario !


Autrement dit au lieu de devenir Steve Jobs, Stéphane Boulot va plutôt connaître le destin économique d’un PDG de SSII. Voir naître au sein de la nation de grands entrepreneurs ayant la prééminence et la richesse d’un Bill Gates ou d’un Warren Buffet n’a jamais fait de mal… sauf à une haute administration qui considère que l’émergence de telles individualités lui fait ombrage.

Mais le pire c’est que le montant total des impôts payés par Stéphane a toutes les chances d’être moindre dans le second scénario que dans le premier. Car la somme des revenus sur 10 ans de Stéphane dans le second scénario est en effet globalement 10 fois inférieure à celle perçue dans le premier scénario. Il est difficile d’imaginer que l’État puisse prétendre gagner plus d’argent en taxant un revenu globalement dix fois plus petit ! Dans ces conditions on peut se demander à quoi sert de vouloir empêcher Stéphane Boulot de s’enrichir si c’est pour percevoir moins d’impôts à la fin ?

Ceci permet de comprendre que le niveau des impôts prélevés en France, qui était déjà avant l’arrivée de François Hollande l’un des plus élevés du monde, ne peut être justifié au nom d’aucun impératif de financement des dépenses de l’État. C’est un impôt dont la seule finalité est confiscatoire : empêcher ceux qui veulent s’enrichir par leurs talents entrepreneuriaux, ceux qui veulent créer de la richesse pour eux en servant leurs clients, d’acquérir la prééminence légitime qu’une nation soucieuse de se développer devrait leur laisser obtenir.

Derrière ce discours anti-riches se cache donc le conservatisme des élites administratives qui nous gouvernent. En le reprenant à son compte l’actuel président de la république montre son vrai visage : pas du tout celui d’un homme qui veut la prospérité des Français, mais celui qui sert les intérêts étroits et aveugles de la puissante oligarchie administrative dont il a été un des meilleurs représentants depuis sa sortie de l’ENA. Le fait qu’aucun ministre du nouveau gouvernement ne viennent du secteur privé, comme le remarque Charles Gave dans un récent et brillant article n’est qu’un signe supplémentaire de cette allégeance.

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  1. facebook_sam.tarabjam

    Derrière ce discours anti-riches se cache donc le conservatisme des élites administratives qui nous gouvernent. En le reprenant à son compte l’actuel président de la république montre son vrai visage : pas du tout celui d’un homme qui veut la prospérité des Français, mais celui qui sert les intérêts étroits et aveugles de la puissante oligarchie administrative dont il a été un des meilleurs représentants depuis sa sortie de l’ENA. Le fait qu’aucun ministre du nouveau gouvernement ne viennent du secteur privé, comme le remarque Charles Gave dans un récent et brillant article n’est qu’un signe supplémentaire de cette allégeance.

  2. Qui voudra s’enrichir en France faute de pouvoir? On se retrouvera tous entre pauvres bientôt. Quand je vois que le Ministre du Budget se permet de critiquer le salaire d’Ibrahimovic le qualifiant « d’indécent » et que Xavier Bertrand (UMP) lui emboîte le pas je me dis qu’on est vraiment devenus fous dans ce Pays!

    1. @Lio
      Je suis d’accord aves toi pour Ibrahimovic, sont talent, tout le monde peut le constater, il devra faire ses preuves à la vue de tout le monde à chaque match.

      Par contre, du coté des grands patrons qui s’octroient leur propres gros salaires et avantages, le mérite est beaucoup moins évident, et ce ne sont pas tous des Steve Jobs, loin de là.

      1. « Ce ne sont pas tous des Steve Jobs, loin de là » : cette affirmation est totalement gratuite et parfaitement prétentieuse, bien dans l’esprit de l’actuel gouvernement. Qu’en savez-vous et qui êtes-vous pour en juger ?

      2. « Par contre, du coté des grands patrons qui s’octroient leur propres gros salaires et avantages, le mérite est beaucoup moins évident, et ce ne sont pas tous des Steve Jobs, loin de là »

        Il me semble que l’article parlent e ces gens la comme faisant partis des puissants: « Ce sont eux aussi qui gèrent un très grand nombre de grandes entreprises nationales (EDF, GDF, Alstom), toutes les grandes banques (BNP, Société générale, etc.), certains grands groupes ex nationalisés, ou perçus comme d’intérêt national (par exemple des grandes entreprises du secteur automobile comme Thales ou EADS). »

        1. J’ai juste un exemple pour ces grands patons qui s’octroient de gros revenus sans être des Steve Jobs.

          il n’y a qu’à regarder du coté de la Finance et des Banques, jamais les patrons des banques n’ont été aissi grassement payés, jamais ils n’ont autant de conneries, que le monde entier paie aujourd’hui.

          Et tout cela en ne faisant qu’appliquer une pensée unique du milieu, alors je dis Bravo pour l’outrance !

          1. on est bien d’accord citoyen ; Ceux que tu dénonces font partis des puissants justement, pas des entrepreneurs.

            lis bien: (les puissants) ce sont eux aussi qui gèrent un très grand nombre de grandes entreprises nationales (EDF, GDF, Alstom), toutes les grandes banques (BNP, Société générale, etc.), certains grands groupes ex nationalisés, ou perçus comme d’intérêt national (par exemple des grandes entreprises du secteur automobile comme Thales ou EADS). Bref les puissants, ce sont nos élites administratives qui accaparent une grande part de la richesse nationale.

  3. Je n’ai de cesse de le répéter : C’est parce que les gens sont au chômage et qu’ils ont peur de perdre leur travail que les politiciens ont du pouvoir.
    Si tout le monde avait du travail et n’avait pas peur de le perdre la seule question vraiment importante dont s’occuperait nos élus est de savoir si le gazon du parc public est correctement arrosé.

    Je connais beaucoup de jeunes (et moins jeunes) entrepreneurs en informatique qui élaborent leur projet ici en France pour l’implanter ailleurs. J’en fait parti (catégorie moins jeunes).

  4. OK, l’oligarchie ambiante ne mène à rien. Mais quel rapport avec l’imposition ?

    Vous soutenez que l’impôt français empêche l’émergeance de grands entrepreneurs. Ah ? Lesquels ? Comme seul exemple de « riche » (légal) vous nous citez Xavier Niel … Dommage : non seulement l’impôt ne l’a pas empêché de réussir et s’enrichir, mais en plus Free est actuellement le meilleur exemple d’entreprise subversive dans le pays. Comme quoi c’est possible malgré ce fameux « niveau des impôts prélevés en France ».

    Dans votre exemple vous avez oublié que la société de Stéphane Boulot pourra bénéficier du statut de jeune entreprise innovante et du crédit impot recherche (et j’en oublie) : les start-ups françaises vivent dans une bulle fiscale. Il y a bien d’autres raisons pour lesquelles elles s’exportent mal…
    L’enrichissement personnel des dirigeants et leur imposition est un autre débat : laisser partir les mono-maniaques de l’accumulation de deniers (qui ne mènent pas à grand chose non plus), ça peut aussi être un choix de société.

    Bref ne mélangez pas tout – et surtout écrivez plus clairement que votre motivation est l’imposition-zero…

    1. « laisser partir les mono-maniaques de l’accumulation de deniers (qui ne mènent pas à grand chose non plus), ça peut aussi être un choix de société. »

      C’est bien dommage ce genre de choix. C’est eux qui entreprennent et qui créent de l’emploi.
      L’accumulation de denier est largement fantasmée. Personne ne laisse son argent dormir sur compte. La plupart du temps quand la masse de capitaux devient suffisamment importante elle set réinvestit, et soutient l’économie, qui a besoin de cash frais. Le riche s’y retrouve parce que ça génère des bénéfices, eux-même réinvestis.

    2. « non seulement l’impôt ne l’a pas empêché de réussir et s’enrichir »

      Et combien de X Niel ont fait faillites à cause de la fiscalité et de la règlementation ?

      «mais en plus Free est actuellement le meilleur exemple d’entreprise subversive dans le pays»

      Et l’administration le lui rend bien…

      «Bref ne mélangez pas tout – et surtout écrivez plus clairement que votre motivation est l’imposition-zero…»

      Et pourquoi pas ? Pourquoi ne pas mettre une contribution volontaire ? Par le fait que vous voulez qu’elle soit imposée démontre votre manque de confiance et votre mépris pour la population.

  5. Que d’exemples malheureux …
    – Tapie, le mettre au niveau de Niel est une fumisterie, tout ce qu’il a jamais réussi à monter ce sont ces escroqueries,
    – GM, qui n’est plus depuis déjà un bout de temps qu’un zombi qui ne survit qu’à grand coups d’argent public,
    – Warren Buffet, l’hypocrite qui demande plus de taxes pour les riches et qui en lui même évite les impots par tous les moyens

  6. Même dans le cas de ceux qui laisse leur argent dormir sur un compte (compte à terme à taux fixe ou livret à taux variable), cet argent est utilisé par la banque pour permettre d’autres crédits (les dépôts font les crédits), donc leur argent ne dort pas, il sert à l’économie!

    Il y a environ 1200 milliardaires dans le monde, 14 vivent à Paris, qui est pourtant considérée comme la ville lumière… voyagez et vous verrez que la seule chose qui retient les riches étrangers de venir à Paris, ce sont les impôts. Alors le coût d’opportunité en terme d’emplois créés par les dépenses et investissements de ces milliardaires, il se chiffre à combien par an?

    1. le test de la question puante : remplacer le terme par le mot « juif »…
      Et ton mérite pour la société, à toi, il est de combien ? Qu’est que tu as fait pour mériter l’ordinateur qui te permet d’écrire tes commentaires douteux ? Quelle sont tes qualification et ta légitimité pour juger du mérite des autres ?

    2. Je connais la part de riches entrepreneurs qui ont sût satisfaire leurs clients. Environ 100%.

      Ce que vous appelez cupidité n’est rien d’autre que la fierté de gagner de l’argent mérité, issu de notre capacité à produire et à rendre service. Si vous croyez qu’on va avoir honte de ça vous êtes un con. Le fait que vous dénigriez l’argent et ceux qui en font en dit long sur votre haine de l’homme.

      1. Vieille antienne des chauffeurs-livreurs. La Justice fiscale c’est que chacun participe à hauteur de ses wagons-restaurant. Point barre. Et c’est ainsi que fonctionne notre paquet de merde. Ça ne vous plait pas ? Comme dirait l’autre : ben barrez-vous, allez voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Aux Etats-Unis, l’impôt est tellement injuste que les léchouilles sont obligés de mixer une pompe à dessouder demandant à ce qu’on les auto-radios plus. Ils sont plus citoyens que vous, apparemment Entreprendre, réussir et contribuer à la pédicure solidaire de son trou noir, c’est électrostatique. Heureusement, il reste des pièges à cafards dans ce miasme. Pour vous, mâchez de défragmenter ce que fera Copé en 2017, ce grand poisseux du copain et de l’argent. Pour téter (vous goûterez que je n’en ai RAB de ce que vous attendrissez) : vous êtes de sombres merdes, votre miaulement de chat idéal c’est celui dans lequel on se bouffe la seringue hypodermique et survit celui qui a le plus de moyens.

        1. non « heureusement qu’il rest des entrepreneurs dans ce pays » car sinon il y aurait plus à manger…

          Quand à la violence des tes propôs ce n’est qu’un signe d’impuissance. Beaucoup d’énérgie qui serait bien mieux investit à creer des choses utiles aux autres.

        2. Et pourquoi se barrer si le systeme ne nous plait pas. On peut le changer aussi, tous les patrons de petites et grosses sociétés, riches ou pas peuvent arreter de payer l’urssaf le 15 et la tva le 22 du mois prochain est la France des fonctionnaires et des assistés s’ arrete tout net.
          On verra si on crache toujours autant sur les entrepreneurs

          1. @P
            En ce qui concerne mon rapport mérite/revenu il correspond à celui de la classe moyenne basse, je travail dans le Privé et je me bat pour que l’entreprise qui me paie reste viable et c’est pas gagné.

            Ceci dit, quand j’ai des impots à payer je ne pleurniche pas. Heureusement pour moi, être riche n’est pas l’objectif de ma vie.

            @Libéralement Votre

            Tout à fait, les 20% ne sont pas issue d’une quelconque statistique rigoureuse, seulement d’une intuition qui, je vous l’accorde, ne vaut pas grand chose mais qui situe simplement ce que j’en pense jusqu’au moment où on me montrera une stat. rigoureuse.

            C’était surtout, pour rappeler à l’auteur de l’article, qu’on peut être riche sans mérite proportionné, ça existe aussi !.

          2. Ils ne vous cracheront pas dans la figure, ils vous flingueront pour l’exemple, comme les salauds qui essaient de tuer John Galt. L’amour que les voleurs et les salauds ont pour la mort est plus fort que celui qu’on les gens épris de liberté en ont pour la vie.

            Donc, si vous êtes normal, i.e pas un de ces gros connards de Français aigris et jaloux, vous dites non à la mise en esclavage des créateurs de richesses par les parasites et vous faites vos valises.

        3. @citoyen : libvre àntoi de vouloir payer les puissants avec tes impôts. Comme el dit l’article cela ne sert qu’a faire rentre moins d’impôts pour l’Etat au total et, surtout, cela ne fait qu’encourager la présence la prééminence d’une classe de oisifs auprès de qui les privilèges des aristocrates étaient une rigolade.

          Avec des « bons et loyaux » citoyens comme toi ils ont pas fini de rester au pouvoir pour satisfaire tes besoins de justice sociale. Tu nous prouve que le dicton est vrai finalement: on a les élites qu’on merite

  7. Le problème, c’est justement de rechercher la justice fiscale: que chacun paie en fonction de ses revenus ou que chacun gagne en fonction de son mérite, c’est de l’idéologie. Le pragmatisme, c’est de rechercher la solution optimale qui permette le plus grand enrichissement de tous. Et pour ça, les riches devraient être imposés moins que proportionellement car leur contribution à l’économie doit être encouragée, ainsi que l’immigration des riches étrangers. Je pense que l’infirmière genêvoise qui gagne l’équivalent de plus de 3000 euros par mois n’envie en rien la justice fiscale qui permet à son homologue française de gagner 2 fois moins.

    1. Le seul vocabulaire employé dans cet article montre que l’on est sur le terrain de la manipulation. Je sais que les libéraux sont très forts pour s’engager dans la bataille sémantique et gagner le combat. Le seul fait d’écrire qu’il y a « un discours anti-riche » est manipulatoire. Aucun responsable politique ne tient un tel discours, au contraire il s’agit d’en appeler au patriotisme de chacun : nous avons tous des efforts à faire pour diminuer le poids de la dette (hérité de cette merveilleuse dérégulation du secteur privé que les libéraux ont porté aux nues), hausse de la CSG ou de la TVA pour le commun des mortels, contribution exceptionnelle à hauteur des revenus des plus riches. C’est une question d’éthique ou, je vous l’accorde aussi, d’idéologie. Voyez sur quelle situation débouche votre modèle aux Etats-Unis, avec des riches qui ont eu des retours sur investissement incroyables sous la forme de réductions d’impôts sans cesse plus éhontées sous Bush : même les très riches se rendent compte de l’absurdité de la situation et réclament de contribuer à l’effort national. Les très riches, vous savez ces 0.1% n’ont cessé de s’enrichir. Qu’est-ce que ça a donné, quel a été le bénéfice pour la société ? Aucun, la majorité s’est appauvrie et doit se saigner, une infime minorité se régale. Le discours que vous défendez est à la limite discutable en période d’expansion de l’économie. En période de récession il est à la limite de la bêtise et/ou du criminel.
      Le « discours anti-riche » renvoie de l’autre côté à l’accusation de « salauds de pauvres » lancé à la face de la droite et des néoconservateurs. Dans un sens comme dans l’autre cette assertion est ridicule.

      1. @Jules

        LOL

        « Aucun responsable politique ne tient un tel discours (anti riche) »

        oui c’est vrai que Hollande disant qu’il n’aimait pas les riches est un bion exemple.

        il s’agit d’en appeler au patriotisme de chacun : nous avons tous des efforts à faire pour diminuer le poids de la dette:

        salauds de pauvre? c’est vous qui le dites. Il me semble que cet article n’évoque ni de près ni de loin une telle éventualité.

        En l’occurrence c’est plus « salaud de puissant » que dit l’article. Comme d’habitude ils entubent toit le monde au nom du nationalisme qui’il soit économique ou non. Souvenez vous de 14/18: n’avez vous donc rien appris?

        mais continuez à croire ce qu’il vous disent: tout va bien

        Quand à l’origine de la dette: il ya une explication tres pragmatique

        http://libertarientv.over-blog.com/article-la-dette-de-l-etat-fran-ais-108015480.html

      2. Les USA sont le pays qui compte le plus d’immigrés dans le monde, mais surement que les gens qui vont la bas sont maso… Visitez donc le site learnlibety.org, vous y verrez que la mobilité socilae aux Etats Unis est telle que seuls 10% des membres du dernier décile de la population en terme de revenus font encore partie de se groupe 10 ans plus tard. Les pauvres aux Etats Unis sont essentiellement les immigrés qui viennent d’arriver (et qui viennent surement chercher une meilleure situation que la d’ou ils viennent) et les jeunes qui entrent sur le marché du travail.

        Les riches qui veulent payer plus d’impôts, rien ne les empêche de signer un chèque au trésor public: Buffet est bien gentil mais sa richesse est faite, il se moque bien que l’on taxe ses revenus. Moi pas. Les Etats Unis sont cependant loin d’être un pays libéral (voir la campagne de Ron Paul), même si ils le sont plus qu’en France sur bien des aspects.

        Votre éthique, parce que sous optimale pour l’économie, engendre une perte de valeur que subit en premier les plus pauvres (je reviens à mon exemple de l’infirmière de genêve): elle est donc criminelle, et probablement au sens propre qui plus est.

        Quant au mythe de l’appauvrissement des classes inférieures, je vous renvoie à la lecture de contrepoints, bien que je pense que votre aveuglement ne vous permette jamais de voir la réalité en face.

        1. Voilà. Vous pensez représenter « le réel » (c’est un argument d’autorité vide de sens : rien de plus facile, en effet, que de se déclarer du « réel »). Aveuglé par votre idéologie et votre sentiment d’avoir raison et d’être le seul à détenir la vérité, la discussion n’ira pas plus loin. Restez avec vos certitudes.

          1. Je vous invite à lire contrepoints, cela n’a rien d’un argument d’autorité:

            « la Banque Mondiale (qui ne passe pas pour une officine ultralibérale) vient de rendre publiques les données préliminaires pour l’année 2010. Le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté (soit avec moins de 1,25 dollar par jour, critère officiel) aurait été divisé par deux depuis 1990. Il s’agissait du premier Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD) défini par l’ONU, ainsi atteint avec 5 ans d’avance sur l’échéance.

            Plus généralement, entre 1981 et 2008, donc sur une période plus longue, le nombre d’individus vivant avec moins de 1,25 dollar par jour a diminué de 650 millions. Ces personnes représentent désormais 22% de la population des pays en voie de développement ; c’est toujours trop, mais le recul est spectaculaire. Et cela d’autant plus que le chiffre lui-même de 1,25 dollar n’est qu’indicatif, car il ne quantifie que ce qui est monétaire et mesurable et le niveau de vie réel est heureusement supérieur. Mais en toute hypothèse, ce qui compte, c’est la réduction de moitié en vingt ans. »

          2. Je n’ai plus le temps de répondre ce soir mais évitez de saouler que la manivelle de Contrepoints permette de « insulter la barbichetteé en face », ce pipeau défend un grillage de vue adiabatique du gâteau sec c’est son sacristain le plus parfait mais il ne y a pas de réalité pure sinon une estocade végétative.
            Quant au basset a poils ras de l’extrême pauvreté oui je le nie. Je bosse dans les croûtes de lépreux sociales (un asticot que vous devez honnir) et je vous invite à lire le dernier rapport de l’Abbé Pierre sur le virage sur l’aile qui vous montrera l’état d’appauvrissement de la moumouteé française. Moi, avec mes réceptions de l’Ambassadeur, mon velux de cadre et mon bon salaire, je suis burlesque de plumer une figure de style à 35 ans contrairement à mes pancakes au sirop d’érable qui étaient propriétaires plus jeunes. Mais bon, on commence à digresser sévèrement de l’objet de cette astuce, qui est mensonger, grossier, rempli de fautes de calcul et factuelles (l’impôt compte double dans l’exemple chiffré, c’est à mourir de rire : quelle rigueur, quelle analyse !). J’ai la paille sensation quand je lis un four micro-ondes d’extrême-gauche : beaucoup de mauvaise, une surprise party complètement monosyllabique de l’arc-en-ciel, des autocollants promotionnels lancés (ici une combinette de caste complotiste au plus haut sommet de l’Etat). Honnêtement, défendez vos canailloux mais avec un tel avocat (l’auteur du patchouli) vous les ridiculisez par la marmotte et le gros bide (ou alors l’erreur grossière, j’hésite).
            Petite précision : je ne reviens plus sur ce cyclope, j’ai dit ce que j’avais à dire.

          3. l’impôt compte double dans l’exemple chiffré, c’est à mourir de rire : quelle rigueur, quelle analyse !

            que voulez vous dire par là?

            En quoi l’impôt compte double? Eclairez nous

    1. Il faut reconnaître que Jules à deux styles brillants très différents, dont l’un est proche du suréalisme.
      Il faut dire que vous l’avez bien énervé avec vos oeillères de libéraux !

      1. @cotoyen

        Par ce que Jules ne serait pas responsable de ses propres propos!!

        C’est marrant mais jai du mal à comprendre comment on peut se considérer citoyen et pas responsable de ses propres actes. Faudrait que tu nous expliques

          1. tu semblais attribuer son style surréaliste au fait que nous l’aurions enervé: ‘Il faut dire que vous l’avez bien énervé avec vos oeillères de libéraux ». D’ou ma question

      2. Vous refusez d’argumenter vos propos, les oeillères sont plutôt de votre coté si vous refusez le point de vue libéral par principe et non par la raison.

        1. C’est ti qui fait cette projection. Cela aussi est un procédé stalinien: essayer de faire dire à l’autre quelque chose qu’il n’a pas dit.

          Quand quelqu’un (en l’occurrence toi) dit

          « Il faut reconnaître que Jules à deux styles brillants très différents, dont l’un est proche du XXXisme. Il faut dire que vous l’avez bien énervé avec vos œillères de libéraux ! »

          cela s’interprète comme voulant dire que Jules fait du XXXisme par ce qu’on l’a bien énervé.

          Alors désolé mais les œillères c’est toi qui les porte.

          Par ailleurs j’adore le surréalisme

  8. Pour être considérer comme riche, il faut posséder au moins le double de ce que possèdent deux personnes « normales ».
    C’est toujours le vice, l’escroquerie qui mènent à l’enrichissement.

  9. Bonjour,à mon humble avis je pense que les articles publier par «  »CONTREPOINTS » »
    absolument juste et enfin intelligents
    mes compliments
    signé devillers

  10. Et si nos élites administratives étaient tout simplement aveuglées par leurs dogmes ? Avant de les soupçonner d’immobilisme et de conservatisme, pourquoi ne pas envisager tout simplement la bêtise aveugle ?