Vers une dépression en France

Publié Par Charles Gave, le dans Économie générale

La politique mise en place par François Hollande et le gouvernement Ayrault ne fera qu’aggraver la situation économique de la France, parce qu’elle pénalise les entrepreneurs, ceux qui créent les richesses et les emplois.

Par Charles Gave.
Publié en collaboration avec l’Institut des libertés.

Jean-Marc Ayrault, Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg, les trois « champions » sur lesquels compte François Hollande pour redresser l’économie du pays.

La France a un nouveau gouvernement qui présente une caractéristique qui n’a jamais existé dans aucune autre démocratie : il ne contient aucun ministre issu du secteur privé. Aucun de ses membres n’a jamais dirigé une entreprise, ils ont toujours, tous été payés par le produit de nos impôts…

Je ne suis guère rassuré par le fait que ces fonctionnaires qui n’ont donc aucune idée de ce qu’est la vraie vie soient « conseillés » par des économistes, qui sont également tous issus de la fonction publique en étant tous professeurs/fonctionnaires.

Comme tous ces gens sont sans aucun doute de bonne foi et désirent bien faire, je me suis dit qu’il était de mon devoir de procéder à leur éducation, bien déficiente jusqu’à ce jour. Je ne doute pas que ces lignes vont être portées à la connaissance de ceux qui nous gouvernent et qu’ils sauront en faire leur miel, acceptant avec la modestie qui les caractérise les conseils de quelqu’un qui a consacré sa vie à analyser ces choses-là, sans jamais être payé par quelqu’un d’autre que par ses clients [1].

Comme tous les gouvernements depuis 1974 sans exception, ils n’ont bien sûr qu’une idée en tête : le chômage et qu’un but, le réduire.Voilà qui est déjà une idée bizarre : le chômage n’a aucun intérêt pour un économiste, la seule chose qui compte c’est l’emploi.

Il ne faut donc pas faire baisser le chômage, qui n’est qu’un résidu mais faire monter l’emploi.

Pour arriver à ce résultat, commençons donc par éliminer les solutions qui n’ont jamais marché.

  • Embaucher des fonctionnaires,
  • Stimuler la consommation, en augmentant par exemple le salaire minimum,
  •  Se lancer dans une politique industrielle,
  • Créer une banque d’investissement,
  • Faire des dépenses d’infrastructure et construire plus de ronds points à  l’entrée de chaque village,
  • Etc.

Le lecteur averti qui aurait lu mon livre L’Etat est mort, vive l’état (Francois Bourin Éditeur) aura compris que chacune de ces soi-disant « solutions » revient à faire croître la part de l’État dans l’économie, ce qui toujours et partout a entrainé une baisse structurelle du taux de croissance et donc une hausse du chômage [2].

Après tout, s’il suffisait que l’État dépense de l’argent qu’il n’a pas pour qu’il y ait forte croissance, la France aurait dû être en boom économique depuis 1973 (date du dernier équilibre budgétaire) et l’Union Soviétique le pays le plus développé du monde, ce qui ne s’est pas produit, à ma connaissance. Mais je n’ai pas été dans les bonnes écoles…

Toutes ces « fausses solutions » entrainent qui plus est une hausse de l’endettement public, ce qui n’est guère conforme aux traités que nous avons signés.

Ayant écarté d’un revers de main ce qui à l’évidence n’a jamais marché et ne marchera jamais, il nous faut maintenant identifier ce qui a toujours marché.

Commençons par poser une petite question socratique toute simple et cette question n’est pas « comment créer des emplois ? » mais qui crée ces fameux emplois et comment peut-on l’aider ?

À cette question, une réponse et une seule : un type curieux que nos fonctionnaires n’ont jamais croisé sur leur route et dont on ne parle jamais à l’ENA et qui s’appelle un entrepreneur.

Ce débile profond prend les risques de dépenses certaines, salaires, impôts, loyers, frais divers et variés qu’il essaie de compenser par des recettes incertaines en vendant ses produits et services à des clients qui ne voient pas très bien pourquoi ils devraient acheter chez lui plutôt qu’ailleurs. La différence entre ses coûts – certains – et ses revenus – fort incertains – s’appelle le profit, mot abominable et dont Marx a fort bien montré le caractère injuste et spoliateur. Forts de cette analyse incontestable dont chacun a pu mesurer le bienfondé en URSS, nos technocrates ont tout fait depuis bien longtemps pour assurer la justice sociale et donc pour que notre suceur de sang ait des profits en baisse constante.

Ils y sont fort bien arrivés, ce dont on ne saurait trop les féliciter.

Depuis 1972, la part des profits dans le PNB n’a cessé de baisser et nous sommes aujourd’hui au plus bas depuis 25 ans au moins.

Remarquons également que chaque fois que se produit une récession en France, la variable d’ajustement, ce sont les profits qui du coup baissent, puisque les ventes des sociétés chutent tandis que leurs coûts ne baissent pas.

Je suis sûr que le lecteur se sentira conforté dans sa croyance en l’excellence des élites qui nous gouvernent si je lui dis que pendant que le cash flow des sociétés passait de 30% du PNB à 22%, la part de l’État dans l’économie passait, elle, de 30% à 44%, assurant la justice sociale que chacun peut constater aujourd’hui et que le monde entier nous envie.

Le seul inconvénient est bien sûr que les emplois dans l’économie varient en fonction des variations de la rentabilité de mon entrepreneur et que quand sa rentabilité baisse, il licencie, fait faillite – ce qui prouve son incompétence notoire – et cesse en tout cas d’embaucher.

Quand l’entrepreneur gagne de l’argent, six mois plus tard il embauche, quand il n’en gagne pas, six mois plus tard il débauche…

Salauds de riches qui n’embauchent que quand ils gagnent de l’argent ! On a honte pour eux !

Et c’est là où les choses vont se gâter pour « notre cher et vieux pays », comme l’appelait de Gaulle.

L’économie française est en train de rentrer en récession, comme chacun le sait, et donc les profits des sociétés vont baisser sèchement, comme à chaque fois dans une récession, et six mois après, comme à chaque fois, le nombre d’emplois va donc plonger.

Les recettes fiscales vont fort logiquement s’écrouler tandis que les dépenses de l’État vont augmenter très fortement et donc le déficit budgétaire français va exploser à la hausse comme l’ont fait les déficits italiens ou allemands depuis un an.

Le déficit primaire (c’est-à-dire hors paiement des intérêts) va repartir à la hausse à toute allure, pour repasser la barre des -5% en termes de PNB et devant ce désastre, il est à craindre que les taux français ne se mettent à monter, comme en Espagne ou en Italie, rendant la situation ingérable puisque la France sera alors dans une trappe à dettes.

Heureusement, comme je ne cesse de le répéter, nous sommes gouvernés par des gens qui ont été dans les meilleures écoles et qui donc vont certainement prendre les bonnes décisions.

Et d’ailleurs, ils ont commencé à  les prendre. Citons dans une liste qui se veut non exhaustive de ce qui a été déjà décidé  :

  1. Un alourdissement de la fiscalité sur les sociétés.
  2. Une augmentation du SMIC, qui augmentera mécaniquement le coût du travail pour tous les employeurs.
  3. Un retour des charges sociales sur les heures supplémentaires, faisant baisser le salaire moyen.
  4. Une imposition plus lourde sur le capital, sur les revenus du capital, sur les plus values en capital et sur les salaires élevés, qui fera baisser le taux d’épargne  français et donc à terme nos investissements.
  5. Une contribution spéciale sur les banques qui va réduire les fonds propres de ces profiteurs et donc renchérir le crédit tout en le rendant moins disponible.
  6. Une taxe spéciale sur les sociétés pétrolières qui va inciter ces dernières à se débarrasser encore plus rapidement de leurs activités en France, en fermant des raffineries et en en licenciant le personnel.
  7. Une quasi-interdiction de licenciement, accompagnée de la mise en examen d’un certain personnel de direction qui avait essayé de préserver la marge de leurs sociétés.

On voit donc que ces mesures vont amener pour mon entrepreneur et une baisse de la consommation (donc une baisse de ses ventes), et une hausse de ses coûts incompressibles, c’est-à-dire des charges de sa société. Ses marges, prises dans cet effet de tenaille, vont absolument s’écrouler (voir Peugeot en ce moment, pour une démonstration en temps réel).

La marge brute d’autofinancement va donc se ratatiner, à la place de simplement baisserà cause des mesures insensées prises par ce gouvernement et il existe maintenant une quasi certitude que l’économie de notre pays  rentrera en dépression fin 2012, début 2013, tant le carnage dans les PME va être incroyable cet été, comme l’ont déjà fait l’Espagne et l’Italie qui ont suivi avec le succès que chacun peut voir des politiques tout à fait similaires.

Bref, les hauts fonctionnaires sous l’impulsion des génies profonds tels Trichet ou Delors avaient déjà mis l’économie de notre pays à genoux en imposant cette incroyable stupidité appelée l’Euro.

Cette même classe, qui dispose aujourd’hui d’un pouvoir absolument sans partage et qui est composée de gens au moins aussi incompétents que les deux personnages mentionnés plus haut (ce qui parait impossible, mais est hélas la réalité) ont décidé de finir le travail et d’achever de foutre en l’air notre économie puisque maintenant, ils n’ont plus aucun contrepoids. Tout à l’air bien parti pour qu’ils atteignent le but auquel ils travaillent depuis 1974 et qui semble être de faire de notre pays une zone de non droit où le secteur privé n’existera plus – enfin.

Mon premier livre, dans lequel je décrivais dans le détail tout ce qui allait se passer si on continuait à laisser agir ces gens-là, s’appelait Des Lions menés par des Ânes, publié chez Laffont en 2001.

Rétrospectivement, je trouve que j’ai été trop sévère pour ces pauvres ânes qui ne méritent en rien d’être mis en comparaison avec nos fonctionnaires… Mais après tout, comme me l’a fait remarquer un fidèle lecteur, âne n’est-il pas l’anagramme d’ENA ? Va donc pour l’âne.

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Sur le web.

Notes :

  1. Il m’est arrivé de conseiller des États ou des banques centrales. Je l’ai toujours fait à une seule condition : qu’ils ne me payent rien.
  2. Je me ferai une joie d’envoyer aux lecteurs les graphiques prouvant tout cela et qui se trouvent tous dans l’ouvrage mentionné plus haut.

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  1. Las! Analyse ô combien pertinente mais je crains qu’elle ne serve à rien dans notre pays! je ne suis franchement pas optimiste sur l’avenir car les mentalités sont devenues trop socialistes à gauche comme à droite!

  2. Malheureusement LIO a raison…!!! Et on peut légitimement s’interroger sur nos partis de la « droite » classique…qui ne sont pas à droite ! Le PS nous fait croire que la droite française est libérale !!!!!!!!
    On en est loin…! C’est pourtant ce qu’il nous faudrait…

  3. Le problème de nos dirigeants, c’est qu’ils sont bien incapables de comprendre la complexité de la réalité et en particulier de l’économie. La notion de main invisible est insuffisante car elle revient à cette notion d’action simple. Il faut plutôt penser tout cela comme une fourmilière où des actions très complexes sont le résultat d’actions individuelles multiples, indépendantes et très simples sans aucun contrôle centralisé. Nos dirigeants croient donc être aux manettes d’un véhicule qui répondra à leurs commandes sans rétro-actions ni réponses aléatoires. Mais tout cela a une explication. Ils ont persuadés de leur utilité. ce genre de raisonnement revient à nier leur caractère indispensables et leur propre pouvoir. De la même manière qu’il est plus facile d’admettre une théorie raciste où l’on est l’être supérieur que l’être inférieur, ils adoptent logiquement une vision du monde où ils sont indispensables et récompensés à ce titre …

    1. article lamentable. c’est un retour au capitalisme du 19 ème siècle. je ne cesse de m’étonner du degré d’inculture économique.

      lisez schumpeter et le rôle des entrepreneurs. cela ne fait pas de la croissance. En 2011 le nombre d’heures travaillés en france est inférieur à 2007

      1. Je n’ai malheureusement pas le temps de lire maintenant M. Schumpeter en entier, j’ai donc juste pris celui de lire l’article de wikipedia à son sujet.

        Deux choses possibles:

        1. L’article de wikipedia est juste. En tel cas, je ne vois pas du tout en quoi les écrits de M. Schumpeter contredisent le présent article. Je dirais même qu’ils auraient tendances à appuyer l’analyse de M. Gave

        2. L’article de wikipedia est faux. En tel cas, vous pouvez éventuellement mettre en doute le raisonnement de M. Gave en vous appuyant sur les écrits de cet économiste.

        Dans tous les cas, dire que M. Gave est inculte économiquement sans avancer le moindre argument raisonné de votre côté, c’est un peu dommage et ne contribue en rien à un débat constructif.

        Et passez-nous les vieux poncifs de Friedman/Pinochet. Milton n’a jamais soutenu politiquement une dictature.

  4. ce monsieur soutient milton friedman. Tout est dit.

    cf pinochet et les écrits sur l’ouragan katrina.

    encore une confusion entre commerce et économie.

  5. klette is back, si vous vous étonnez du degré d’inculture économique, vous êtes servie avec l’actuel gouvernement…
    On en reparle dans quelques mois !!! Quand ils nous aurons mis dans le mur…Et vous serez les premiers à pleurer…

    1. c’est toujours pareil. la gauche ne sait pas gérer, seule la droite le peut. Et on a vu le résultat.

      la dette (+ 600 mds)
      le défcicit extérieur (-70 mds)
      + 1 million de chômeurs

      la droite nous amenés dans le mur. On y est. On ne peut faire pire.

      la culture économique ce n’est pas la culture d’un chef d’entreprise ou d’un comptable.
      la croissance ce n’est pas qu’un collectif d’entrepreneurs.

      le problème avec les libéraux c’est qu’ils sont trop peu ouverts à d’autres idées. des libéraux très conservateurs.

      1. « la droite nous amenés dans le mur. On y est. On ne peut faire pire. »

        Oh que si, on peut faire largement pire. Il est même raisonnable de penser que la gauche va nous le prouver.

        « la culture économique ce n’est pas la culture d’un chef d’entreprise ou d’un comptable.
        la croissance ce n’est pas qu’un collectif d’entrepreneurs. »

        Je ne suis pas certain de ce que cette bouillie verbale peut signifier, mais toujours est-il que les entreprises sont le moteur économique d’un pays. Ce sont elles qui créent la richesse, et cette richesse correspond à une demande réelle. Pas une demande créée artificiellement par une bande de parasites qui décident à notre place de ce qui est bien pour nous.

        « le problème avec les libéraux c’est qu’ils sont trop peu ouverts à d’autres idées. des libéraux très conservateurs. »

        Si ces autres idées ne tiennent pas compte des réalitées économiques ou des mathématiques de base, comme par exemple le fait qu’on ne puisse pas dépenser éternellement plus que ce que l’on gagne, ou le fait qu’on ne puisse pas créer de la richesse en creusant des trous le matin pour les reboucher l’après midi, il est heureux que les libéraux ne s’y ouvrent pas.

        1. réalités mathématiques de base est une phrase qui me laisse perplexe.
          C’est ce que l ‘on disait à keynes. On ne peut pas dépenser plus que l’on ne gangne.

          L’économie ça ne fonctionne pas comme ça. Parfois les déficits sont procycliques parfois non.

          L’économie c’est du pragmatisme

  6. Si seulement on pouvait donner un bout de terre à tous ces « théoriciens de l’absurde » afin qu’ils démontrent ce qu’ils avancent avant de les lacher dans la nature et nous imposer leur dictat. Une terre des ânes, dirigée par des ânes et pour des ânes. C’est peut etre trop utopique…
    Merci pour cet article meme si on sait déjà que le mal est fait et qu’il nous faudra aller jusqu’au bout de ce système pour qu’il s’effondre…

      1. Il me semblait pourtant, à la lecture de ses articles et de ses livres, que Monsieur Gave avait quelques notions d’économie et qu’il décrivait clairement quelques mécanismes clé comme la relation entre taux d’intérêt, croissance et inflation ou encore celle entre croissance et dépense publique.
        Faites nous partager votre culture! Vu le côté caricatural de vos commentaires, j’ai quelques doutes!

  7. Klette machin, niveau zéro vos commentaires… Houla !

    Question morceau de terre pour essayer leur socialisme, ils ont eu l’urss, toute l’europe de l’est, la chine, quasiment toute l’indochine et pour finir ce pays superbe qu’est la corée du nord… Je crois donc qu’on a déja ASSEZ essayé le socialisme à papa… Même Lula au Brésil, pourtant Lula venait du parti du travail pas franchement libéral ! Donc ce M Lula a gouverné moins à gauche que sarko, c’est pour dire si le socialisme a tout du couteau en balsa…

    Vers une dépression ? Certainement… Qui pour diriger ? Désolé pas de Ron Paul en France, cette fausse droite est LAMENTABLE aussi…

  8. Nous sommes d’accord, ils sont incompétents et ne travaillent que pour leur profit à très court terme.
    Mais alors, moi petit entrepreneur, qui embauche aujourd’hui pour ne pas pouvoir licencier simplement demain car je n’aurai plus les moyens, que dois-je faire ? Entrepreneur qui impose à sa famille ses horaires légèrement supérieurs aux 35h, l’hypothèque de la maison pour se développer, qui se cache quand un jour il a pris des dividendes, mais qui n’aura pas de chômage ni de parachute doré, que dois-je faire ?
    L’analyse est parfaite et les conséquences annoncées se ressentent déjà, mais à part l’écrire que peut-on faire ? Comment installer la simple logique économique d’entreprise ? Car un pays n’est plus ni moins qu’une entreprise avec des clients et dépendante de la stratégie loyale ou non, de ses compétiteurs.
    Quel mouvement peut aujourd’hui crier cet article haut et fort afin de se faire entendre et comprendre de la majorité des français, qui le nez dans leurs factures ne savent pas vraiment pourquoi ils ont voté à gauche si ce n’est qu’ils n’aimaient pas la droite.
    Qui, quand où et comment ?

    1. le problème avec cet article c’est que ce n’est pas de l’économie. C’est de l’idéologie (comme cette atttaque indigne des élites).cela me rappelle les pires heures de l’histoire française s’en prenant aux élites.

      faire de l’économie c’est tester des hypothèses, construire des modèles (ex en bas du cycle une politique de la demande, en haut une politique de l’offre etc.)

      fermer l’ena pouquoi? vous n’avez pas le niveau pour y rentrer?
      je le crois. Votre référence est wikipedia, génial une source de grande valeur

      1. lisez les dernieres études sur la dette à 90% contredisant l’analyse de rogoff!!

        et en reparle

        mais soyez honnête Traitez l’es enarques d’âne est digne d’un poujadisme de caniveau

        1. « mais soyez honnête Traitez l’es enarques d’âne est digne d’un poujadisme de caniveau »

          Prouvez-nous en quoi ils sont mieux placés que, par exemple, des entrepreneurs, pour gérer un pays. Et essayez de nous prouver que leurs rémunérations correspondent à une richesse créée (baisse des dépenses, croissance forte…). Pour l’instant je constate plutôt qu’au mieux ils ne nous servent à rien, qu’au pire ils nous font perdre beaucoup d’argent tout en restreignant nos libertés individuelles et que par dessus le marché ils sont payés cher pour ce piteux résultat.

          1. en quoi être un entrepreneur donne -t-il des compétences pour diriger et non pas gérer un pays?

            ex : peugeot, la barclays, enron, parmalat, hsbc; etc.

            vous confondee business, commerce et économie.

            l’ena doit être fermée c’est stupide!! fermez alors hec, ploytechnique et le reste

          2. la baisse des dépense n’a jamais entrainé automatiquement la croissance (cf canada, finlande, etc)

            il y faut une dévaluation, une capacité à exporter.

            Regardez l’espagne, quand on réduit la dépense publique comme ça c’est pire que tout.

        2. C’est vrai c’est insultant pour les ânes. les ânes eux n’ont jamais perpétrés de crimes envers leur pays. Oui je dis bien crimes, car mener ce genre de politiques conduisant à l’appauvrissement généralisé d’un société c’est une crime. Il est fort dommage qu’un jour ces tristes personnages ne puisse pas être traîné devant la justices pour répondre de leurs errements

        3. Vous êtes sur un site libéral. Votre petite analyse de comptoir ça marche pas chez nous. Faites plutôt un tour du côté de rue89 ou autres débilités du même genre. Si vous avez des arguments, merci de les faire connaître avec sources (sur l’analyse économique) à la place de citer Rogoff sans développer.

          Ensuite, l’anti-élitisme n’est en rien synonyme d’inculture ou d’extrêmisme. Si les grecs ou autres s’étaient rebellés avant contre leur caste incompétente, ils n’en seraient pas là.

          L’ENA doit être fermée car elle est une usine à bachottage ( la totalité des élèves bachotte pour être dans la botte à la fin qui leur assure les meilleures carrières). Pareil pour Sciences-Po. Ces écoles n’ont de compétence que le prestige qu’on leur accorde mais en terme de formation, ça casse.

          Enfin, renseignez-vous sur l’école Autrichienne d’économie, à la place de troller sur Internet. Vous apprendrez peut-être quelquechose à la place d’insulter quelqu’un qui vit de ses capacités à analyser et prévoir.

  9. Remarquable article de Charles Gave. Je suis sidéré par les attaques grossières de Hollande et Montebourg contre Peugeot. Celles-ci vont nous faire perdre au moins 100 000 emplois. La France va être classée zone rouge, comme la Somalie. Ces gens n’ont jamais créé un seul emploi et donnent des leçons de management ! Retour à 1981, quand il fallait « faire rendre gorge aux Willot ». La dissolution de l’ENA et l’interdiction des énarques dans les cabinets ministérielles sera une mesure d’urgence en 2017.

  10. Analyse pertinente que je ne conteste pas mais se complaisant dans la critique et n’apportant aucun début de solution à part « laisser les faire les entrepreneurs ils savent ce qui est bon » si j’ai bien compris. On a laissé faire les banques, les fabricants de farine animale par exemple ces dernières années et on connait la suite.

    Alors ok nos dirigeants et les économistes fanatisés qu’ils écoutent sont désuets, anachronisme courant derrière le mythe de la croissance éternelle, et nous tous aveuglé par la mythologie du progrès et les produits en promos en tête de gondole, on se heurte au plafond invisible des limites physiques du système et on ne voit rien, responsables collectivement du totalitarisme à venir.

  11. Article correcte, malgrè une certaine mauvaise foi en ce qui concerne les banques, toute personne relativement informée reconnait que le secteur bancaire est un cartel pourri, non pas profiteur mais (là on peut le dire) ultraprofiteur. Contrepoints a d’ailleurs publié un article sur ce capitalisme de connivence. Il faut une politique libérale sur le secteur bancaire, c’est la priorité !

  12. « Voilà qui est déjà une idée bizarre : le chômage n’a aucun intérêt pour un économiste, la seule chose qui compte c’est l’emploi.

    Il ne faut donc pas faire baisser le chômage, qui n’est qu’un résidu mais faire monter l’emploi. »

    A marteler 1000 fois ça finira bien par rentrer dans les caboches les plus dures !!!

  13. Notre société est donc gouvernée par des fonctionnaires, qui se corrompent avec des journalistes, pour augmenter le nombre d’assistés. On aime créer des assistés car cela nourrit la vocation sociale de l’état providence, cela nourrit les fonctionnaires et les journalistes.
    Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Oui puisque les marchés placent la France comme une valeur refuge c’est donc que ce système fonctionne à merveille. D’autant que notre état est relativement peu endetté comparativement au Japon ou aux Etats-Unis.
    La société vit dans une bulle de l’endettement, qui s’est muée en une crise monétaire en Grèce en Espagne et en Italie. Par définition une bulle n’est pas un élément statique mais doit éclater.
    Après avoir prédit le pire il nous suffirait donc seulement d’attendre la gabegie, et de crier nos grands Dieux devant l’énormité du désastre. Enfin nous les prédicateurs du malheur nous deviendrions les prophètes salvateurs.
    Je ne veux plus me contenter de prédire, je souhaite de toutes mes forces que la bulle explose enfin, pour que la vérité soit vue et entendue.
    Il nous faut résister à notre manière à la décadence de notre classe politique.
    Il nous faut exploser ce système vicié.
    Il nous faut manifester notre mécontentement sur internet ou ailleurs. Nous ne pouvons pas être des citoyens passifs et consentants. A moins de croire à l’absurdité d’un François Hollande.
    Il faut que les pauvres soient si pauvres qu’il ne leur reste plus qu’à se révolter. – Paul Morand
    Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire. – Jean Jaurès