La biodiversité, une chimère en folie

Publié Par Michel de Poncins, le dans Environnement

Les immenses sommes d’argent dérobées par la force fiscale aux peuples bien conditionnés en vue de financer ce cirque mondialiste génèrent de la pauvreté par une succession de mécanismes bien connus, auxquels s’ajoutent des dégâts collatéraux pour faire plaisir à des membres de la secte plus actifs que d’autres.

Par Michel de Poncins.

Emoia caeruleocauda, un lézard d'Asie

La biodiversité rentre par la grande porte avec le retour de Jean-Louis Borloo. Cet ancien ministre a fait un grand mal à l’économie française par le truchement des deux Grenelles de l’environnement. Ces parlottes, dont le coût ne sera jamais évalué, ont soumis par la voie légale d’immenses parties de la vie nationale au bon vouloir de la secte des écolos.

Le Grenelle de l’environnement est un ensemble de rencontres politiques organisées en septembre et octobre 2007 visant à prendre des décisions à long terme en matière d’environnement et de développement durable. En particulier, il fallait pour restaurer la biodiversité mettre en place une trame verte et bleue, ainsi que des schémas régionaux de cohérence écologique, tout en diminuant les émissions de gaz à effet de serre et en améliorant l’efficience énergétique. Cette définition inextricable montre que la biodiversité est au carrefour de diverses autres chimères tout aussi destructrices.

L’émission Thalassa du 9 mars 2012, nous parlait d’un « drame » en Polynésie au sujet des tortues, espèce protégée. Les « vilains » habitants braconnent les tortues dont ils raffolent et qui font la fortune des restaurants ; cette pêche est une tradition séculaire. Six mois de prison menacent désormais les honnêtes pêcheurs dont le seul tort est de gagner leur vie en faisant la joie de leurs clients.

Le 17 mars, l’Islande est jugée « digne » d’entrer dans l’UE ; elle ne pourra que perdre son âme sans rien y gagner vraiment. Cette UE exige que les Islandais renoncent à la chasse à la baleine, espèce protégée. Les Islandais plaident que c’est chez eux une coutume ancestrale et, qu’en plus, la chair de la baleine est délicieuse et se vend jusqu’au Japon. Attendons de voir comment se terminera le bras de fer. Si les Islandais capitulent, il faudra virer les pêcheurs à l’aide sociale.

Nous apprenons très récemment que les papillons sont menacés. Les écolos sont adroits. En attirant l’attention sur la disparition éventuelle de certaines espèces de papillons, ils touchent un point sensible : qui n’aime pas les papillons et leur charmant manège ?

La secte se prend pour Dieu et rien ne lui est impossible. En France et ailleurs il existe partout des personnes payées pour compter les oiseaux ; c’est un travail fort sympathique qui se passe dans la nature et évite de s’ennuyer dans un bureau ; ce dénombrement est très compliqué : pour compter l’impossible, il faut du matériel et des consultants qui travaillent à la méthode ; une fois le matériel créé et la méthode bâtie, des formateurs surviennent : que de marchés juteux !

L’inventaire impossible

La liste des espèces protégées est impossible à faire, tant les textes sont nombreux, touffus et influencés par des accords internationaux. Cette liste augmente sans cesse, au hasard des appétits des uns et des autres.

L’arme de la terreur est manipulée sans vergogne. Les dauphins du Mékong meurent. En 2050 les requins auront disparu. Les albatros, splendides oiseaux océaniques dont l’envergure peut atteindre jusqu’à 3,50 mètres, sont très menacés. Tous les experts annoncent que la population mondiale du tigre a chuté de 95%, seuls 4000 spécimens résistants vivent encore dans la nature.

Quel est l’objectif ? Faut-il reconstituer les espèces telles qu’elles étaient en 1900 ? C’est une histoire incertaine. Faut-il protéger les espèces telles qu’elles sont en mars 2012 ? Faut-il protéger la totalité des espèces ? Nous nous trouvons devant une tâche évidemment sans limite, car le Créateur a disposé des centaines de millions d’espèces dont une toute petite partie, simplement, est connue ; le début de l’exploration des abysses sous-marins nous découvre par exemple des horizons infinis.

En outre, des découvertes permanentes trompent les statistiques déjà fausses par nature. Il ne restait plus, paraît-il, que 50 000 à 60 000 orangs-outans vivant à l’état sauvage, 80% en Indonésie et 20% en Malaisie. Or une colonie de plusieurs milliers d’individus fut découverte à l’est de Bornéo.

La ruine pour tous !

Les immenses sommes d’argent dérobées par la force fiscale aux peuples bien conditionnés en vue de financer ce cirque mondialiste génèrent de la pauvreté par une succession de mécanismes bien connus.

S’y ajoutent des dégâts collatéraux pour faire plaisir à des membres de la secte plus actifs que d’autres. Le coût du TGV pour Marseille a été majoré à l’époque pour protéger un unique couple d’aigles de Bonnelli, dont, au demeurant, il n’est pas sûr que la trace ait été retrouvée. À cette fin, le trajet a été modifié et le chantier fut interrompu à plusieurs reprises. Il a fallu aussi complaire aux castors et, notons bien la précision, aux pélobates cultripèdes qui sont, comme tout le monde ne le sait sans doute pas, de rarissimes crapauds.

Puis arrive l’effet habituellement destructeur des règlementations publiques, telle Natura 2000. C’est une directive européenne qui depuis 1992 établit partout des zones rurales où aucune activité n’est autorisée, sauf accord des « boureaucrates » de Bruxelles. Le prétexte est de défendre précisément cette biodiversité. La France a proposé 800 zones représentant 5% du territoire. À ce titre des camarades des chauves-souris ont voulu sévir dans une commune parce qu’un quart des chauves-souris prétendues rares avaient élu domicile dans une caverne se trouvant sur son territoire !

Quelle est l’issue ?

Dans toutes les situations, même les plus néfastes et les plus ridicules, il existe des solutions. La secte des écolos est, certes, forte et elle s’appuie sur d’immenses intérêts représentés par la collection de ministres de tous pays. Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), est au centre du dispositif et rêve de chiffrer la valeur des écosystèmes afin que les décisions étatiques les prennent en compte. Cela veut dire que la bataille engagée est rude.

Pour échapper à la ruine, il faudrait reconnaître et diffuser sans cesse que l’homme n’est pas capable de diriger les espèces et qu’il doit simplement dans le cadre de sa raison voisiner avec ces espèces telles qu’elles sont, tout en en tirant d’ailleurs le meilleur parti.

Le libre jeu du droit de propriété et son corollaire la liberté des contrats apportent une solution ; elle doit s’accompagner de la dénonciation de certains traités internationaux. Ceux qui aiment particulièrement les chauves-souris ou les tigres, ou les vipères peuvent très bien s’organiser à leur propre échelle dans le cadre du droit naturel et sans nuire aux autres. De même les plus grands et plus beaux animaux peuvent être exploités librement avec parfois la création de fonds d’investissement. Si ces animaux risquent de disparaître, leur valeur augmentera et les propriétaires légitimes prendront les mesures adéquates.

Il est important en terminant de constater que la quasi-totalité de la population aime la nature et peut fort bien s’en occuper dans la liberté et la variété des situations. Seuls les serviteurs de la chimère peuvent être considérés comme des ennemis objectifs de la nature puisqu’ils veulent l’asservir à leur propre pouvoir, tout en empêchant les autres de s’en occuper.

Contrepoints a consacré d’autres articles à la biodiversité. Découvre les ici !

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  1. Toutes les « traditions », toutes les modes de vie herites des temps anciens sont donc bons et justifies ? attention, car sans le vouloir, ironiquement, vous n’etes pas loin de la « chandelle » passeiste et anti-progres technologique des ecolos : c’etait mieux avant, etc.

    Vous melangez un peu tout (papillons et baleines) : d’accord, il y a un mythe, une « religion » de la biodiversite, particulierement quand cela concerne des petites especes ou des especes sans aucun rapport (economique) avec les humains, pour des raisons esthetico-moralisantes non scientifiques, et que cela se fait au detriment du bon sens (anecdotes aigles/TGV etc.). Tres bien.

    Mais prenez aussi au moins le point de vue utilitariste : si les pecheurs « traditionnels », donc, continuent a ce rythme a piller les tortues ou les baleines (pas les papillons), c’est tres simple : il n’y en aura plus tres bientot — ergo : les braves pecheurs traditionnels devront trouver une autre source de subsistance… Alors pourquoi ne pas la trouver des maintenant ? Le genie humain est-il si limite qu’il faut s’en tenir a ce qu’on savait faire en 1900, justement (quand les ressources etaient encore abondantes) ? Attention au conservatisme anti-ecolo…

    1. Qu’il soit actif n’est pas le problème. Le problème c’est qu’il soit « actif » sur un site libéral, et que l’on associe les libéraux avec ce genre de personnage…

  2. Pffff, décidemment les textes de Michel de Poncins ne contribuent pas au « nivellement par le haut », c’est plutôt l’inverse.

    Cautionner des tragédies des bien publics comme le massacre de tortues ou de baleines parce-que « c’est une tradition », c’est complètement stupide, en plus de se mettre 99% de la population à dos.

    Et pour agraver son cas, il nous parle du « Créateur » qui serait celui qui « a disposé des centaines de millions d’espèces ». Ah, il est fort ce Créateur! Il devait pas être aux 35h car c’est du boulot de créer autant d’espèces, croyez-moi.

    Bref, avec des amis comme Michel de Poncins, les libéraux n’ont pas besoin d’ennemis…

        1. Disons que la première phrase du deuxième paragraphe de votre post suffisait pour exprimer votre désaccord. Le reste du commentaire me semble réduire à néant ce que vous tentiez d’exprimer. Vous auriez perdu moins de temps en développant votre point de vue plutôt que d’attaquer l’auteur, notamment sur ses convictions religieuses… Désagréable manie !

          1. Non pas sur ses opinions religieuses, s’il croit en Dieu c’est son affaire.

            Par contre, ses propos puent le créationnisme (et là, ce n’est plus une question de croyance, à part pour quelques illuminés), et déjà que les libéraux sont mal vus, si en plus on nous associe aux créationnistes… D’où le sens de ma remarque « avec des amis comme Michel de Poncins, les libéraux n’ont pas besoin d’ennemis ».

            Et puis zut, que vient faire Dieu dans là-dedans, pourquoi diable l’auteur a-t-il voulu glisser une référence à celui-ci, alors que ça n’apporte pas grand chose hormis provoquer le rejet? Cela dessert son propos, sauf pour les 3-4 catholiques restant en France…

  3. Il est possible également de proposer la solution propriétariste. Après existe t-il des milions de solutions? Il serait intéressant de lister celles qui pourrait se marrier avec le libéralisme.

  4. Vous ne voyez la valeur des espèces qu’en terme de rendement économique pour l’homme. Vous ne voyez pas la valeur systémique de la biodiversité et c’est bien de ça qu’il s’agit quand on établit des traités internationaux.

    Trouvez un seul écologue (pas un écologiste, un vrai scientifique j’entends ) qui accepte de cautionner vos propos … on attendra longtemps avant d’en voir la couleur.

    1. Eh bien expliquez nous la valeur systémique de la biodiversité. Vous savez que nous sommes curieux ici.

      Sinon, c’est quoi un écologue ?

      1. C’est la valeur « en tant que système ». Daniel à très bien expliqué pourquoi il était indispensable de ne pas complètement « individualiser » les animaux mais de voir leur valeur en tant que contributeur d’un écosystème.

        Les écologues sont des scientifiques qui étudient les interactions entre espèce afin de comprendre leur organisation et leur dynamique.

        L’écologie est une science. Une science qui a inspiré un mouvement politique ( l’écologisme ), mais une science avant tout. Et cette science montre qu’il est complètement aberrant de mépriser les espèces dont l’intérêt économique à court terme nous échappe sous prétexte qu’il en existe des millions d’autres.

        Je ne suis pas écologue, mais mes connaissances aussi élémentaires soient elles en biologie m’indiquent que l’approche propriétariste est vraiment peu crédible, car elle ne peut mettre en oeuvre que des logiques court termistes ( même l’échelle d’une vie humaine, c’est court ).

        1. @ FabriceM

          Le problème des ressources naturelles, c’est ce que les économistes appellent « tragédie des biens communs »: une ressource lorsqu’elle n’appartient à personne tend à être utilisée par tout le monde, sans limite (il faut se « dépêcher » de l’exploiter avant que quelqu’un d’autre le fasse), et sans aucune incitation à la préserver, à l’entretenir.
          Lorsqu’il y un propriétaire, l’inverse se produit, la ressource est vue comme un capital, qu’il faut entretenir et renouveler si possible.

          La solution propriétariste marche. Pas en théorie ou dans la tête de quelques libéraux. En vrai. Dans la vrai vie.

          Aux États-Unis par exemple, tu as des associations ou des fondations de défense des animaux et de la biodiversité qui achète de grands espaces afin qu’ils soient protégés. Et ils le sont, et mieux que ne saurait le faire n’importe quel gouvernement.

          Voici un article très très intéressant sur le livre-étude d’Elinor Olstrom, prix Nobel d’économie 2009, qui traite justement de la gestion des ressource naturelles et la tragédie des biens communs, et qui montre qu’on peut dépasser cette tragédie des biens communs en définissant correctement les droits de propriété et en les accordant à des individus ou des communautés.
          On parle ici de plusieurs décennies d’études, et de centaines voire de milliers de cas étudiés. Et en plus elle réussit à mettre d’accord des gens d’horizons très divers, transcendant les clivages.
          L’article est ici: http://www.contrepoints.org/2011/09/14/45941-comment-gerer-les-ressources-naturelles-la-voix-singuliere-delinor-ostrom

          Je te recommande fortement de lire cet article, d’Elinor Olstrom ayant réussi le tour de force de mettre d’accord droite, gauche, écolo, libéraux etc. avec les solutions qu’elle dévoile.

          1. L’exemple que vous donnez est vrai.

            Mais il est limité par un fait très clair qui échappe aux libéraux, car n’ayant pas les connaissances en science environnementales :
            Un écosystème n’est pas une boite exclue des autres!

            Un propriétaire peut protéger ce qu’il y a sur sa parcelle, autant que le voisin peut tout exploiter rapidement. Mais l’exploitation rapide d’une parcelle va entrainer une perturbation de tout l’écosystème qui va aussi fortement toucher la parcelle de celui qui protège.
            L’échelle spatiale et temporelle d’un écosystème est largement en dehors du champ humain.

            Vous prenez l’exemple du USA. Alors je vais faire pareil :
            Des propriétaires ont implantés des Amours (carpes chinoises) dans leurs étangs et lacs en bordure du Mississippi (c’était leurs droits sur le plan libéral et d’exploitation de leurs parcelles). A cause des crues du fleuve, ces animaux se sont retrouvés dans le cours d’eau. Depuis ils pullulent et ont exterminé quasiment toutes les autres espèces. De ce fait, les pêcheurs professionnels sont ruinés (doit-on se retourner juridiquement contre ceux qui ont introduit cette nuisance : le libéral que je suis dit OUI). La qualités des eaux du fleuves s’est détériorée, et l’espèce a fortement perturbé tout l’écosystème du fleuve jusqu’au grands lacs. Les Pouvoirs publics sont les seuls à pouvoir arrêter l’expansion de l’espèce (c’est l’armée américaine qui est mise en contribution). Si l’espèce pénètre dans les Grands lacs toute l’économie locale (pêche, tourisme, agriculture…) sera fortement touchée.

            Voila un exemple de la limite du libéralisme et du propriétarisme !!!
            Car franchement qui peut acheter ou gérer tout le bassin versant du Mississippi???

          2. @ daniel

            « Un propriétaire peut protéger ce qu’il y a sur sa parcelle, autant que le voisin peut tout exploiter rapidement. Mais l’exploitation rapide d’une parcelle va entrainer une perturbation de tout l’écosystème qui va aussi fortement toucher la parcelle de celui qui protège.
            L’échelle spatiale et temporelle d’un écosystème est largement en dehors du champ humain. »

            On ne parle pas ici de petites parcelles mais de réserves entiéres.

            L’exemple que vous donnez ensuite (les Amours) est justement un argument de plus pour la solution propriétariste (alors que je ne pense que ce soit une solution universelle): c’est justement un exemple où les droits de propriété ont été mal définis / mal protégés. Pas ou peu de sanction pour celui qui a causé les dégats à la propriétés d’autrui, ceux qui vivent de l’environnement. Et comme ils sont mals protégés, que les sanctions sont faibles ou inexistantes, les incitations à prendre les précautions nécessaires pour ne pas polluer sont faibles voire inexistantes.

          3. « On ne parle pas ici de petites parcelles mais de réserves entiéres. »

            Quand je parle de parcelle, je n’ai pas dit quelles étaient petites!!!
            Que se soit une petite parcelle ou une grande réserve, les liens écosystémiques s’en fichent complétement. La plupart des espèces ont des domaines de répartition qui se chiffre en milliers de km². La répartition du Chamois dans les Alpes couvrent toutes les Alpes (soit plus de 7 pays). Et pour acheter de grandes réserves pouvant protéger de telles espèces il n’y a aucun groupe privé qui peut le faire.
            La Sterne arctique se reproduit dans l’hémisphère nord, et passe l’hiver dans le sud, soit 40 000 km de migration annuelle. Seule une législation internationale peut assurer sa protection.

            « L’exemple que vous donnez ensuite (les Amours) [...] les incitations à prendre les précautions nécessaires pour ne pas polluer sont faibles voire inexistantes. »
            C’est très rigolo (passez moi l’expression) de lire que vous êtes pour une définition du droit de la propriété et une protection de ce même droit. Contre l’absence de sanctions, pour des incitations à ne pas polluer… Cela signifie que vous demandez une LÉGISLATION. Donc une intervention de l’état.

            Pour ma part ce problème aurait pu être éviter bien en amont avec une simple loi interdisant l’importation d’espèces vivantes exotiques (exotiques au sens scientifique = venant d’un autre biome). Les autres lois n’aurait pas été nécessaire. C’est cela la protection de l’environnement.

            Comprenez bien que quand je dis PROTECTION je ne veut pas dire qu’il faut mettre l’espèce sous cloche. Mais qu’il faut gérer la population et son habitat afin de la conserver dans un état de maintient naturel.

          4. @Mateo

            Vous vous trompez. La cause environnemental est culturelle avant d’être économique. Quand on veut on peut. Or, protéger l’environnement n’est pas pour l’instant une cause nationale car ici comme ailleurs on refuse de donner une valeur intrinsèque au patrimoine naturel. On refuse de respecter la vie en tant que telle.

            L’exemple des baleines et des japonais est un parfait exemple. On se contrefout de la législation car le moteur économique fait que la chair de baleine à de la valeur. Mais derrière le moteur économique, il y a le moteur culturel. Votre logique de marché ne peut pas fonctionner tant que les acteurs économiques n’agissent pas de manière rationnelle. Or, aujourd’hui, on constate que tout le monde sape allègrement les fondements de nos écosystèmes sans que ça chagrine les économistes. Par conséquent la logique de marché est un mauvais remède à un problème posé de la mauvaise façon.

            L’article que vous donnez en lien est sympathique, mais ça démontre surtout que la solution propriétariste ne peut fonctionner que quand les gens sont pieds et poings liés à leur Terre. Voilà pourquoi je rejette avec tant de force ce postulat fondamental de votre doctrine, la liberté individuelle. Ces gens ne sont pas complètement libres, ils ont un horizon limité et font du mieux qu’ils peuvent dans ce cadre une fois qu’ils l’ont accepté.

          5. @ daniel

            « Quand je parle de parcelle, je n’ai pas dit quelles étaient petites!!!
            Que se soit une petite parcelle ou une grande réserve, les liens écosystémiques s’en fichent complétement. La plupart des espèces ont des domaines de répartition qui se chiffre en milliers de km². La répartition du Chamois dans les Alpes couvrent toutes les Alpes (soit plus de 7 pays). Et pour acheter de grandes réserves pouvant protéger de telles espèces il n’y a aucun groupe privé qui peut le faire. »

            Vuos parlez d’aire de répartition d’ESPÈCES. À ce compte-là, vous pourriez aussi me parler d’espèces dont l’aire de répartition est encore plus importante, dont certaines sont présentes sur quasiment toutes le terres immergées et me dire « cette espèce est présente de partout, or ce n’est pas possible de privatiser à des fins de protection toutes les terres émergées, donc la solution propriétariste ne marche pas ». Vous voyez bien que l’argument ne tient pas.
            Ce qui est important c’est de savoir si la protection de tels ou tels
            (groupe d’) individus de telles et telles espèces est correctement protégées en créant des réserves privées. Et la réponse est apparemment oui. Pas en théorie, mais pour de vrai.

            « C’est très rigolo (passez moi l’expression) de lire que vous êtes pour une définition du droit de la propriété et une protection de ce même droit. Contre l’absence de sanctions, pour des incitations à ne pas polluer… Cela signifie que vous demandez une LÉGISLATION. Donc une intervention de l’état. »

            Oula, les idées libérales semblent un peu confuses pour vous. Ce que les libéraux soutiennent, ce n’est pas l’absence de lois ou de règles (ça, ça s’appelle l’anomie et les libéraux y sont opposés), mais des lois qui respectent le droit naturel. Or la propriété étant un droit naturel, toute loi condamnant et sanctionnant le viol de la propriété d’autrui, comme c’est le cas d’une pollution ou de l’exemple que vous évoquez, sera soutenue par les libéraux.
            D’autre part, celui qui doit faire respecter est pour les libéraux, l’État (sauf pour les anarcho-capitalistes). Les libéraux veulent un État FORT dans le domaine régalien, à savoir la protection du droit naturel de l’individu.
            Enfin, les libéraux parlent « d’intervention » de l’État ou « d’interventionnisme » seulement lorsque l’État sort de ses tâches régaliennes et essaie d’influencer l’économie ou la société dans le sens des lubies actuelles du gouvernement en place. Donc lorsque l’État se contente de faire respecter le driot naturel, on appelle pas ça « intervention ».

            @ FabriceM

            Non, c’est VOUS qui vous trompez. L’exemple des baleiens que vous donnez est encore une fios un problème de « tragédie des biens communs », et c’est justement PARCE-QU’il n’y a pas de droits de propriété correctement défini pour les baleines qu’elles sont surexploitées, massacrées. Si chaque pêcheur avait des droits de propriété bien définis sur SES baleines, ils feraient tout pour que son « cheptel » AUGMENTE (car c’est leur gagne-pain, leur capital) plutôt que de les décimer.
            Encore une fois, ce n’est pas une solution qui n’existe que dans la théorie ou dans la tête des libéraux, c’est une solution qui a été mise en place et ça MARCHE (je vous aurai bien filé un autre lien sur la définition de bien de propriété sur des bancs de poissons qui a permis de faire augmenter leur population alros que celle-ci ne faisait que décroître auparavant, mais je ne le trouve plus).

            Enfin, vous semblez avoir des idées complètement fausses sur le libéralisme: vous semblez croire que le libéralisme c’est la liberté de faire tout et n’importe quoi, sans limite ou presque. NON, ce n’est pas DU TOUT ça. La liberté ne peut venir qu’avec la responsabilité et le respect du droit naturel d’autrui. Or la pollution par exemple est un viol du droit naturel d’autrui (de sa propriété, et en premier la propriété de son corps), et le pollueur doit de fait être sanctionné (pour les libéraux en tout cas). Les problèmes surgissent justement quand les droits de propriété ne sont pas ou mal définis.

          6. Il y a quelque chose qui ne va pas dans l’exemple d’Elinor Olstrom : il s’agit de ressources naturelles, pas de biodiversité. Pas un instant il ne semble y être question de savoir si l’écosystème local se porte bien, seulement de savoir si les espèces pêchées, exploitées, le sont de manière durable.

            Or, un pêcheur a intérêt à ce qu’il pêche soit abondant, donc à favoriser l’élimination des prédateurs et des espèces concurrentes.

            Qui plus est cette solution propriétariste dont il est question, elle ne peut pas s’appliquer à des écosystèmes non marchands, ou autrement dit à ne pas exploiter, dans lesquels le propriétaire ne retire aucun profit de la possession des terres en question.
            D’ailleurs, si parfois les États faillissent, c’est bien pour cette raison. En témoignent les projets d’exploitation des gaz de schistes qui dorment sous les parcs naturels du sud de la France, aux sirènes desquels le gouvernement a succombé, voyant là une manne financière non exploitée.
            Mais par rapport à un propriétaire, il y a un avantage pour l’État, c’est qu’il est normalement sous le contrôle des citoyens, ou en tout cas devrait l’être.

        2. @ FabriceM

          « Ces gens ne sont pas complètement libres, ils ont un horizon limité et font du mieux qu’ils peuvent dans ce cadre une fois qu’ils l’ont accepté. »

          On dirait que vous confondez « capacité à » et « liberté de », mais ça ne m’étonne pas, cette confusion a été délibérément introduite par les socialistes du 19ème siècle (ils parlaient alors de « liberté théorique » et de « vraie liberté », alors que ce dont ils parlaint était la « capacité à »: par xemple pour un socialiste si vous n’avez pas les moyens de vous payer une Ferrari, vous n’êtes pas libre d’acheter une Ferrari) et s’est propagée depuis. Et elle est aujourd’hui encore entretenue.

          1. Et je rajoute enfin que pour les libéraux, lorsque vous acceptez (individuellement) de signer un contrat comportant des règles, des contraintes etc., vous ne pouvez pas dire que vous êtes devenus « moins libre » car ces règles vous interdisent certaines choses.

          2. Ce n’est pas une confusion. Pour moi la liberté de choix est un concept qui n’a pas de sens. Je ne reconnais que la capacité à prendre des décisions. Capacité limitée par le cadre intellectuel, matériel et social dans lequel se trouve l’individu.
            On conçoit généralement la liberté comme concept qualitatif ( libre ou pas libre) alors que je vois la liberté comme concept quantitatif ( mesure de l’étendue de l’ »espace » des décisions que je peux prendre ).
            Or, ce qui compte ça n’est pas de pouvoir faire pleins de choix, c’est d’arriver à faire un bon choix. Celui qui aura des bonnes conséquences pour moi.
            Un mec seul au milieu du désert est libre d’aller où il veut. Ca n’est pas ça qui va l’aider à survivre. Comme il n’y a pas besoin de chaines pour tenir les gens en esclavage (vous en êtes particulièrement conscient … de votre point de vue les gens n’ont aucune raison de se laisser dominer par le gouvernement sinon à cause de l’embrigadement par les média et l’éducation ).
            Au final, on se sent libre quand on reconnait la légitimité des contraintes qui nous sont imposées.
            Vous libéraux, n’acceptez pas que certaines contraintes sociales et environnementales soient relayées par l’état. Il n’empêche que traiter ces questions demande une forme évoluée d’organisation. Nous avons besoin de mécanismes de solidarité, nous avons besoin de mécanismes de protection de l’environnement.

            Pour la solidarité, vous avez la solution des confréries. Pourquoi pas, même si ça ouvre grand la porte des inégalités de soin entre riches et pauvres et celle du retour au communautarisme.

            Pour l’environnement, vous avez la solution propriétariste. Mais désolé, ça ne marche que dans la tête d’un économiste. Je vous dis que le problème est culturel avant tout, et que le fait même qu’on envisage la question sous cet angle est symptomatique de l’état pitoyable de notre relation au reste de la biosphère.

  5. Je suis Docteur en Science, Libertarien dans l’âme (je suis un profond démocrate) et entrepreneur (comme toute ma famille).

    Je vais essayer de faire court :
    Les écolos sont une vraie secte, c’est un fait. Leurs délires ne se basent sur aucun fait scientifique, aucune donnée ou réalité.
    Les assoc environnementales font bien plus de mal que de bien.
    Certes le Grenelle est un fourre-tout innommable totalement dénué de sens et de praticité avec des lois qui font des dégâts sur l’environnement!!

    Cependant la Biodiversité, dans son acceptation scientifique, est une donnée à prendre en compte dans l’aménagement du territoire. Les inter-relations entre les êtres vivants assurent l’existence de notre monde.
    L’agriculture n’est possible que parce que des êtres vivants ont permis la formation des sols. Et non pas d’empilement de minéraux stériles.
    Je ne vais pas m’étendre avec d’autres exemples (je veux faire court).
    Pour finir deux points essentiels:
    1) la biodiversité c’est aussi la diversité génétique. Si une espèce n’est représentée que par un petit nombre d’individus, elle est appelée à disparaître par consanguinité. De plus la génétique peut apporter de grandes réussites dans notre monde moderne (médecine, industrie…). Faire disparaitre des gènes (et des processus physiologies) avant même qu’ils en soient découvert ou compris c’est faire disparaitre des pans complets de l’économie du future. Juste pour info = 90 % des médicaments proviennent du vivants. Et la thérapie génique sera développée à partir du vivant.
    2) la biodiversité n’est pas une lubie, son dénombrement, sa localisation, son fonctionnement et sa protection représente une véritable économie. C’est une économie qui ne peut pas être uniquement du domaine du privé pour la simple raison que sont utilité n’est pas immédiate ni rentable. Elle reste du domaine de la science fondamentale. Mais Pasteur n’aurait jamais mis au point le principe de la Vaccination s’il n’avait pas voulu démontrer l’inanité de la « génération spontanée ». Une approche fondamentale qui aboutie sur une application. La biodiversité est un réservoir d’économie, mais elle est trop vaste pour n’être prise en charge que par le domaine privé.

    La réalité, c’est que la législation sur l’environnement et la biodiversité doit être totalement revue. Elle doit être basée sur des faits et des données scientifiques et non des lubies et idéologies écolo.
    MAIS IL FAUT UNE LÉGISLATION ENVIRONNEMENTALE !!
    Car la biodiversité est et sera un des vecteurs de l’économie.

    1. Si la préservation de la biodiversité est réellement votre préoccupation, alors comprenez qu’elle ne doit surtout pas être confiée au secteur public. Seul le secteur privé est capable d’investissements de long terme, justement parce que ces investissements sont potentiellement rentables, tandis que le secteur public reste obnubilé par sa prochaine élection (ou son prochain massacre, pour les dictateurs) et ne peut rien créer de durable. Le secteur public est incompatible avec le développement durable.

      1. Faux.

        Le secteur privé peut faire de la recherche sur la biodiversité en tant que ressource. Mais elle ne peut pas la protéger. Elle n’en a ni les moyens ni la capacité.
        Le secteur public (administrations j’entends) ne peut pas non plus protéger la Biodiversité (ni les compétences, ni les moyens).

        Il reste donc les Pouvoirs publics : Eux seuls peuvent mettre en place une législation permettant une protection et une utilisation de la ressource.

        Je reste sur un constat purement scientifique (basé sur des faits) :
        Le secteur privé peut utiliser la ressource.
        L’état doit protéger la ressource. Et protéger ne veut pas dire ne pas avoir d’utilisation, mais bien éviter une disparition des habitats et des espèces en tant que ressources potentielles.

        1. Je copie-colle une partie de mon message plus haut, pour montrer que SI le privé peut tout à fait protéger une ressource, et le fait même très bien:

          Aux États-Unis par exemple, tu as des associations ou des fondations de défense des animaux et de la biodiversité qui achète de grands espaces afin qu’ils soient protégés. Et ils le sont, et mieux que ne saurait le faire n’importe quel gouvernement.

          Voici un article très très intéressant sur le livre-étude d’Elinor Olstrom, prix Nobel d’économie 2009, qui traite justement de la gestion des ressource naturelles et la tragédie des biens communs, et qui montre qu’on peut dépasser cette tragédie des biens communs en définissant correctement les droits de propriété et en les accordant à des individus ou des communautés.
          On parle ici de plusieurs décennies d’études, et de centaines voire de milliers de cas étudiés. Et en plus elle réussit à mettre d’accord des gens d’horizons très divers, transcendant les clivages.
          L’article est ici: http://www.contrepoints.org/2011/09/14/45941-comment-gerer-les-ressources-naturelles-la-voix-singuliere-delinor-ostrom

          Je te recommande fortement de lire cet article, d’Elinor Olstrom ayant réussi le tour de force de mettre d’accord droite, gauche, écolo, libéraux etc. avec les solutions qu’elle dévoile

      1. Depuis quand l’ex-URSS et autres pays communistes avaient-ils à cœur la protection de l’environnement ? Je n’irai même pas dire qu’ils ont essayé. Dans le communisme tel qu’il était pratiqué, la Nature est au service de l’Homme, point-barre.

        D’où les dérives telles que l’assèchement de l’Aral pour augmenter la productivité de terres infertiles et développer des cultures inadaptées.

      2. @flomyen

        Il est très amusant de voir les libéraux s’arroger le monopole de la vivacité intellectuelle, quand on voit les même raccourcis employés systématiquement pour discréditer tout ce qui enraye votre belle théorie.

        Des gens vous disent  » votre solution ne marche pas « . Vous entendez  » votre solution ne marche pas, alors il faut de l’interventionisme de l’état » . Puis vous prenez l’état le plus autoritaire qu’ait connu l’histoire, en union soviétique, qui a mené une politique essentiellement industrielle pour «  »démontrer »" que toute implication gouvernementale est forcément nuisible à l’environnement.

        Un jour, vous comprendrez peut-être que toute forme de propagande est nuisible. Je précise que je répète sans cesse la même chose aux fanatiques de Mélenchon, de Bayrou, ou autres. Il faut cesser de prendre les gens pour des cons. On ne s’en sortira jamais comme ça.

      3. @FabriceM d’accord avec vous, c’est consternant de manichéisme et de simplisme, ce recours systématique à l’exemple communiste, venant de la part de gens qui se croient plus intelligents que la moyenne des plus savants…

        Il n’est pourtant pas si loin le temps où sur Contrepoints un très bon article enjoignait les libéraux à faire preuve d’un peu plus de modestie, de beaucoup moins de suffisance vis à vis de ceux qui ne partagent pas leur avis. Soulignant qu’il n’y a pas, non, de Vérité. Hélas, les mauvaises manies reprennent vite le dessus, au détriment de la qualité du discours et des arguments…

        À moins que ce site ne soit au final qu’une caisse de résonance pour les libéraux se gargarisant de leur grande supériorité sur le monde inculte. Mais alors, quel intérêt ? Bref j’en doute.

  6. Cet article ne convaincra que les convaincus… comme tout ce site par ailleurs…

    Vous ne me convainquez pas, vous n’êtes pas libéral (un libéral qui soutient le TGV… on marche sur la tête…) et vous avez l’injure trop facile (la secte) pour vouloir ouvrir une réflexion contradictoire…

    Vous faites du bruit, de la suffisance et de l’injure, voilà tout ce que vous faites pour vous rassurer vous-même et vous convaincre vous-même que votre modèle technologique est éternel.

    Vous faites enfin de vagues références à la science, des références grotesques que vous ne maitrisez pas et qui en réalité infirment vos conclusions…

    Le nombre de toutes les espèces ne cesse de diminuer dans des proportions jamais vues, les abeilles elles-mêmes disparaissent… au point que l’on construit des centres de stockages du patrimoine génétique des espèces…

    Vous prétendez que l’on découvre de nouvelles espèces tout le temps, sauf qu’à force de détruire l’environnement on en découvre de moins en moins…

    Comment fabrique t on les médicaments ?

    Avec des plantes et des espèces animales exotiques.

    La seule disparition de la forêt amazonienne nous fait perdre des milliers de possibles nouveaux médicaments qui pourraient guérir toutes sortes de nos maladies et que des laboratoires privées avec des participation d’Etat pourraient développer…

    Mais à quoi bon, laissons ces pauvres bucherons et ces pauvres agriculteurs raser la forêt amazonienne, sans quoi il faudrait les mettre à l’aide sociale…

    Ou comment défendre des intérêt particuliers au détriment de l’intérêt général…

    Vous n’êtes pas des libéraux, vous êtes de ces libéraux dégénérés du parti républicain des USA… faits d’une incroyable paraisse, d’une incroyable foi dans un modèle technologique qui issu de la révolution industrielle, n’a que 100 ans d’existence et qui arrive déjà à son terme parce qu’il n’est pas viable…

    100 ans sur les 200 000 ans de homo sapiens, ce n’est rien et ne vous revendiquez plus du libéralisme, vous ne le comprenez pas et vous le travestissez…

    Le libéralisme pour vous c’est la paraisse, tuer des baleines, décimer la faune et la flore, compromettre notre santé, soutenir toutes les planifications (TGV, nucléaire etc.)…

    Ne vous revendiquez plus du libéralisme, car il n’y a pas de libéralisme sans responsabilité des individus et vous, vous êtes irresponsables, tout juste voulez-vous permettre à tous les renards d’entrer dans le poulailler et de ne pas comprendre pourquoi on vous conteste ce droit…

    Vous n’êtes pas des libéraux, mais des républicains et en cela vous êtes beaucoup plus proche du gouvernement mondial, de Washington, de Bruxelles et de ceux que vous dénoncez, que vous ne le croyez…

  7. « car le Créateur a disposé des centaines de millions d’espèces dont une toute petite partie, simplement, est connue »
    N’importe quoi !!!