Les TGV roulent sur le pain des pauvres

Publié Par Michel de Poncins, le dans Transports

Par Michel de Poncins

Ces jours-ci, trois faits se conjuguent au sujet de la SNCF et dont la signification globale est considérable : le 30e anniversaire de la création des TGV, des grèves à répétition, et un horrible accident de passage à niveau. Ces événements se rattachent à la ruine infligée au peuple français par le mammouth SNCF, cette ruine étant provoquée en grande partie par les TGV.

Personne ne discute les immenses agréments qu’offrent ces TGV, aux riches voyageurs qui voient défiler à toute allure la campagne à bord des magnifiques jouets. Et pourtant comme nous allons le montrer, nous roulons, alors, sur le pain des pauvres.

Comment se manifeste cette ruine ? Un rapport de la Cour des Comptes sur « La réforme ferroviaire de 1997 » a démontré que les TGV sont largement à la source de la ruine de la SNCF. Le rapport dénonce « le lourd endettement de la SNCF induit principalement par les investissements considérables effectués pour construire et équiper les lignes nouvelles à grande vitesse ». Étant donné les chiffres, l’importance de ces dettes contribue largement à l’endettement abyssal de la nation tout entière, car, pour les analystes honnêtes, il n’y a pas de distinction à faire entre les dettes de la SNCF et les dettes globales de la nation (en visant la SNCF, nous englobons Réseau ferré de France ou RFF, complètement imbriqués). L’effet de ruine est patent, compte tenu des charges massives des intérêts et de la multiplication abusive sur trente ans de la construction des TGV. La paupérisation du pays en est la conséquence et, comme il est de règle, cette paupérisation frappe particulièrement les plus faibles.

L’idéologie du tout TGV

D’où vient cette idéologie du « tout TGV ». Plusieurs phénomènes dus à l’économie dirigée se rencontrent : la volonté ardente des multiples élus joue un rôle majeur. Chaque maire de grande ville ou chaque président de région veut « son » TGV. De faux motifs interviennent : par exemple, le nombre d’emplois créés alors que l’on cache le nombre d’emplois détruits. Et puis l’on proclamera, comme de vrais gamins, qu’un quart d’heure ou une demi-heure de gagnés sont source de prospérité pour la région ! À signaler les calculs de rentabilité biaisés. Banques et travaux publics, la main dans la main, minorent les coûts prévisibles et majorent les retombées éventuelles : dix ans après plus personne ne vérifie.

Certes, la ruine de la SNCF a aussi bien d’autres causes. Il y a le statut incomparable du personnel : un agent de la SNCF coûte 30% plus cher que celui d’une compagnie concurrente. Au statut, s’ajoute la pléthore de ce personnel et une grande rigidité dans la gestion, avec du laxisme dans les heures de travail. Le maintien abusif de liaisons secondaires sous-employées, sous la pression des élus est aussi un facteur ; ces liaisons auraient pu facilement être supprimées et remplacées par des autobus qui fonctionnent très bien dans d’autres pays.

La guerre des cheminots contre le peuple français

À signaler particulièrement les grèves à répétition, évoquées ci-dessus. Nous venons ces jours-ci d’en connaître deux exemples. Il y eut d’abord cette forme particulière de grève qu’est le droit au retrait. Un contrôleur avait été tué ce qui est certes inadmissible : les cheminots en ont profité pour punir cruellement les voyageurs en paralysant le pays pendant plusieurs jours. Et rebelote quelques jours après pour d’autres motifs.

En fait, nous nous trouvons devant une sorte de guerre ouverte par les cheminots contre le reste de la population. Depuis des décennies, la vie quotidienne de millions de Français et en particulier de 10 millions de banlieusards est empoisonnée par des grèves à répétitions qui ont pour résultat que les usagers sont brusquement cloués sur le quai. Il est évident que si le droit de grève est inscrit dans la constitution, le droit de circuler librement est inscrit dans le droit des gens et devrait être très supérieur au droit de grève. Dans ces circonstances, il est exact de dire que depuis des décennies les cheminots, à la remorque de certains syndicats, ont déclaré une véritable guerre au peuple français.

En conséquence de quoi des dysfonctionnements techniques nombreux sont directement liés à l’idéologie du « tout TGV », le reste étant abandonné à son triste sort.

Parmi eux, se trouvent les passages à niveau. Le tout récent et terrible accident de passage à niveau est loin d’être le premier : il existe 15.100 carrefours où quotidiennement le trafic routier rencontre le trafic ferroviaire et en 2007, ils ont été l’occasion de 115 collisions au cours desquelles 38 personnes ont perdu la vie. Les programmes de sécurisation sont terriblement lents puisqu’il n’y a plus d’argent nulle part. Au même moment en Allemagne, il n’existe pratiquement plus de passages à niveau dangereux.

Il est encore un aspect majeur à signaler dans cette triste histoire. La SNCF est soumise au bon plaisir des pouvoirs publics ainsi que des syndicats et échappe donc au contrôle du marché. Or, lorsque les pouvoirs publics interviennent, ils mettent du temps à s’apercevoir de leurs erreurs alors que lorsque le marché règne les erreurs sont corrigées au plus vite sous la pression des clients. C’est pour cela que le 30e anniversaire de la création des TGV est à signaler. En effet, les élus qui nous ont apporté cette catastrophe ont pris largement leurs retraites fastueuses et imméritées, alors que c’est maintenant seulement que les pouvoirs publics commencent à s’apercevoir de l’erreur qui remonte à 30 ans !

Les aveux officiels de l’erreur

Les dirigeants reconnaissent maintenant que le prétendu succès s’est fait au détriment de toutes les autres lignes secondaires et régionales. Des spécialistes remarquent même qu’il faudrait fermer un certain nombre de lignes à grande vitesse ou les transformer en ligne à moindre vitesse. Le président de la SNCF lui-même, Guillaume Pepy, a déclaré que la SNCF transporte 5 millions de voyageurs par jour et que les TGV n’en transportent que 300.000. Il a lancé un cri d’alarme en septembre 2010 : « Trop de TGV risquent de tuer la SNCF et le système ferroviaire français. »

Une question peut se poser : que se serait-il passé si, au lieu de l’arbitraire, le marché avait régné ? Il y aurait peut-être eu un seul TGV par exemple sur la ligne Paris-Lyon-Marseille. De riches clients auraient payé à son prix le confort incroyable et les chemins de fer auraient eu beaucoup d’argent pour s’occuper des lignes secondaires.

La conclusion ne peut être que mélancolique. L’information des politiques est désormais totale sauf aveuglement volontaire. La SNCF est un mammouth parmi plusieurs autres qui font souffrir le peuple français. Un changement ne pourrait intervenir que si le personnel politique lui-même changeait et ce n’est pas en vue actuellement !

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  1. Que ferions nous sans les TGV ? je les prends régulièrement et en suis pleinement satisfaite, l’argent des français est de toute manière dépensé bien souvent pour des raisons qui n’en valent pas la peine, là on est loin du compte.

    1. « Que ferions nous sans les TGV »
      —————-
      Bah on fera comme font les Toulousains pardi, ils prennent l’avion qui ne coûte pas un cents aux contribuables qui ne le prennent pas.
      Mais vous avez de quoi être satisfaite effectivement, vous payez moins de 30% que ce que vous coûte réellement votre billet, le reste, c’est le moutontribuable qui régale (car le TGV ne coûte pas qu’en frais d’infrastructure, il coûte aussi en frais de fonctionnement, donc chaque année, et un max !).

      Une promo permanente de 70%, il faut être fou pour ne pas s’en satisfaire.

    2. « L’argent des français est de toute manière dépensé bien souvent pour des raisons qui n’en valent pas la peine » …
      Alors pourquoi se priver, n’est-ce pas ?

      Allez camarade, la caisse publique est ouverte, et se sera premier arrivé premier servi, alors surtout vous gênez pas !

  2. Un article d’une profonde bêtise ! Avec cette logique « libérale » nous n’aurions déjà plus de services publics au profit du privé qui régule tout surtout depuis 2008.
    Personnellement quitte a payer des impôts je préfère payer pour des transports de qualité et non pas pour recapitaliser les banques sans contrepartie !

    1. « Avec cette logique « libérale » nous n’aurions déjà plus de services publics. »
      bah oui c’est l’idée.

      « au profit du privé qui régule tout surtout depuis 2008. »
      ???

      « Personnellement quitte a payer des impôts je préfère payer pour des transports de qualité  »
      Et quel droit possédez-vous sur les autres pour leur imposer votre choix? C’est sûr qu’obliger les autres à payer pour son propre confort, c’est très pratique.

      « et non pas pour recapitaliser les banques sans contrepartie ! »
      Quel rapport? D’ailleurs, où avez-vous vu que les libéraux soutenaient l’utilisation de l’argent du contribuable pour recapitaliser les banques?

  3. Tout à fait d’accord avec l’article.
    Avant le TGV nous avions une ligne directe Paris/ la ville où j’habite. Elle a été supprimée sauf entre les 28 juin et 28 août de chaque année. Certes, nous mettions presque 7heures à rejoindre la capitale et maintenant 4h30, mais c’était sans changement et pour un tarif de 20 €. Alors qu’aujourd’hui, nous sommes obligés de prendre un TER pour aller attraper le TGV et que rejoindre Paris nous coûte entre 40 et 80 € selon les dates.
    Nous avons moins bien, pour plus cher. Il paraît que c’est ça le progrès !

  4. Et surtout, dans l’optique libérale : nous n’avons plus le choix de notre moyen de déplacement puisqu’en plus, l’État s’arroge le droit de ne pas donner l’autorisation à des sociétés de car privées de proposer des déplacements entre les régions.

    Dans une véritable société libérale, plusieurs acteurs économiques pourraient proposer LIBREMENT, leurs services pour déplacer les gens. Du cher au low cost, du confortable au spartiate, mais au moins, nous aurions le choix.

  5. «  »"De riches clients auraient payé à son prix le confort incroyable et les chemins de fer auraient eu beaucoup d’argent pour s’occuper des lignes secondaires. »" »
    Et surtout ce n’aurait pas été au contribuable de payer les voyages des autres ….

  6. Eh bien voilà un article qui frole la connerie.

    Premier point concernant le paragraphe sur les passages à niveau : il est impossible de tous les supprimer, et RFF a fait d’énormes efforts pour supprimer les PN les plus dangereux (investissement doublés depuis 2008). Les accidents sont dus aux automobilistes qui franchissent le PN alors que les feux clignotent.

    La solution serait de lancer des campagnes de sensibilisation routière sur ces points dangereux, et de développer les radars de passage à niveau (ça commence à se faire) avec une énorme amende et un gros retrait de points. Je rappelle que le feu rouge clignotant est encore plus impératif que le feu rouge.

    1. Emmanuel: « Je rappelle que le feu rouge clignotant est encore plus impératif que le feu rouge. »

      Encore plus impératif que s’arrêter, c’est quoi ? S’arrêter deux fois ? Reculer ?
      Faut arrêter la gnôle camarade.

    2. « Les passages à niveau : il est impossible de tous les supprimer ». Propos absurdes quand on considère que le remplacement des nombreuses lignes ferroviaires inutiles par d’excellentes routes rectilignes (vitesse élevée possible) à moindre coût (foncier gratuit, terrassements partiellement réalisés, anciennes gares SNCF valorisées en gares routières), permettrait au diviser au moins par 10 le nombre de PN. Pour les quelques 1500 PN résiduels, les travaux à la charge de RFF seraient largement financés si on renonçait aux nouvelles lignes TGV.

    3. Ah, la merveilleuse société socialiste que nous aurions, si tous le monde respectait les règles comme « s’arrêter au feu rouge ». Big brotheresque à souhait, avec des caméras et des radars partout. Merveilleux.

      Juste une remarque quand même : le fait d’avoir le feu vert ne vous exonère pas de l’obligation d’être maitre de la vitesse de votre véhicule, et d’être en mesure de vous arrêter si pour une raison quelconque il y a un obstacle sur le carrefour (le PN en l’occurrence), que cela résulte d’une faute d’autrui ou d’un accident fortuit.

  7. Vous êtes tous mécontents de payer pour le chemin de fer! Mais vous êtes vous déjà posez la question du financement des routes?Je ne prend pas la route mais je paye quand même pour tout les automobiliste que vous êtes!

    1. « Mais vous êtes vous déjà posez la question du financement des routes? »
      —————
      Cf les autoroutes ou pont à péages : entièrement privé et amortis au bout de 20 ans, ça donne une idée du coût réel (comparé au coût étatique). Quant à leur financement, cf la tipp et autres taxes sur le carburant (4e poste de recette de l’Etat) + la TVA sur les voitures, garagistes, vente d’accessoires, impôts sur les bénefs des fabricants de voiture, etc… ça devrait permettre de couvrir la France entière de bitume chaque année sans coûter un centime à ceux qui « ne prennent pas la route ».

      D’ailleurs, vous faites comment pour ne pas prendre la route, vous vivez dans une grotte et le PC sur lequel vous pianotez a été livré par les cigognes ?

    2. Rassurez vous, oui, on s’est posé cette question, et oui, on gueulerait tout pareil si le transport automobile était subventionné. Il se trouve que globalement c’est tout l’inverse (ce qui nous donne aussi une occasion de gueuler, mais dans l’autre sens) : les automobilistes versent à l’état (TIPP carburant, TVA sur les automobile, vignettes etc.) bien plus qu’il n’est dépensé pour les routes.

      Ce sont les automobilistes qui payent pour vous et pas le contraire …

    3. Toujours les même argument ridicules.

      « Tu es contre manger 5kg de viande à chaque repas, tu es contre la nourriture !!! »

      Eh ! Ça vous dirait d’avoir à peu prêt les mêmes services que maintenant mais sans claquer tout votre argent en impôts et sans faillite de la France ?

      C’est tout à fait possible, ça ce fait ailleurs.

    4. Si on additionne toutes les taxes qui tourne autour de l’utilisation de la voiture( TIPP, Péage, taxe d’assurance, carte grise, PV…) on dépasse de loin les coûts d’entretiens et de constructions de nouvelles routes sur une année. En fait le trafic routier est un impôts qui rapporte beaucoup à l’état. Alors que le transport ferroviaire est un gouffre financier avec plus de 15 milliards d’euros de pertes par an pour le binome infernal RFF / SNCF

  8. Qui a financé les autoroutes? Nos impôts.
    Qui maintenant ce gavent en ne cessant d’augmenter les péages? Les sociétés privé qui n’ont pas mis 1 centimes dans leur contruction.
    Qui recoit des subventions des régions, donc de nos impôts pour atterir sur les aéroports et qui ne respectent même pas les conditions de travail francaise? Les compagnie low cost. (D’ou les prix bas pratiqué en partie grace nos impôts comme pour le train avec les PREMS les cartes FAMILLE NOMBREUSES et les MILITAIRES.)
    Qui a recu des millions d’euros de subvention publique pour maintenir l’emploi dans certaine region et qui ont quand même fermé les usines qui étaient viable? Des entreprises multinationale qui font des milliards de bénéfice.
    Des exemples il y en a encore des dizaines et qui additionné représente des milliards d’euros de subvention publique qui profitent aux entreprises privé. Alors oui même si le reseau SNCF coute cher à contruire et à entretenir cela ne représente rien comparé à tout cet argent qui s’évapore dans des entreprise privé coté en bourse qui engraisse lles actionnaires et les traiders. Seulement voilà il y a en France la SNCF et c’est toujours de sa faute quand il se passe quelque chose dans ce pays, biensur il faut bien un bouc emissaire mais ouvrez les yeux cette entreprise n’est pas pire ni mieux que les autres elle a des qualités et des defauts.

  9. Ben si, voir financement des autoroutes sur google: « C’etait toutes des Sociétés d’Economie Mixte de Concessionnaires d’Autoroutes à péages (SEMCA) qui, à part COFIROUTE, n’etait pas à capitaux privés mais publics à 95% minimum »
    Qui investit dans les autoroutes ?
    La modernisation et le développement du réseau autoroutier est réalisée par l’État soit grâce à un financement budgétaire classique (Plans de Développement et de Modernisation du Réseau (PDMI), Plan exceptionnel d’Investissement (PEI), Contrats d’agglomérations…)bref NOS IMPOTS, soit dans le cadre de contrats de partenariat (Partenariat Public-Privé (PPP)). Afin d’accélérer la modernisation du réseau, les collectivités locales ( NOS IMPOTS) sont fortement incitées à participer au financement des nouvelles sections. Les sociétés concessionnaires dans le cadre de leur contrat de concession assurent le financement des nouvelles sections avec la possible participation de l’État et des collectivités territoriales via une subvention d’équilibre. ( ENCORE NOS IMPOTS), alors honte à toi et enterre toi toi même.

    1. Le système autoroutier français (comme pour l’eau) fonctionne dès son origine en 1955 sur le principe de la concession : http://www.cna-autoroutes.fr/fr/som_auto1.htm
      L’Etat confie au privé (banques et BTP en l’occurrence, et aussi la bourse lors des vagues de privatisation des années 2000) le financement, la construction et la gestion des autoroutes, et la rémunération est assurée par le péage, la vache à lait des concessionnaires. C’est vrai également pour les grands ouvrages d’art, pont de l’île de Ré, de Tancarville, de Millau où tout est financé par le privé.
      La part sociale de l’Etat, lorsque la concession est une SEM, est financée sur l’emprunt et si l’Etat a privatisé, c’est justement pour se désendetter.

      Selon la CNA même (lien ci-dessus), « le système de financement des autoroutes mis en place en France avec la loi du 18 avril 1955 a permis d’assurer quasiment sans apport budgétaire la construction d’un réseau autoroutier moderne », traduction pour les malcomprenants: quasiment tout le réseau a été financé sur fond privé.

      Donc ton histoire des autoroutes payés par nos impôts où le privé « n’a pas mis un centime », c’est du grand n’importe quoi ! Ainsi que l’histoire des « SEMCA publics à 95% minimum » sortie de ton chapeau. Et ce n’est pas parce que tu répètes un gros bobard avec des MAJUSCULES que ça devienne vérité.
      Mais merci quand même pour ta tentative d’enfumage.

      1. « si l’Etat a privatisé, c’est justement pour se désendetter »

        Plutôt pour financer le TGV Est (du moins était-ce l’argument avancé sous Villepin pour justifier la privatisation, il me semble) donc ce n’est pas exactement du désendettement.

        1. principe d’unicité du budget : quand l’état vend un truc, c’est toujours et seulement pour … alimenter le budget général. Point barre. Tout le reste est (mauvaise) propagande pour justifier l’opération (même chose quand on invente un impôt) ou, inversement, pour la critiquer (en l’associant selon le cas à une noble cause ou une ignoble dépense).

  10. Je persiste et je signe c’est nos impôts qui ont payé et qui paye encore les autoroutes c’est notre patrimoine et c’est les sociétés privé comme VINCI ou EIFFAGE par exemple qui se gavent en augmentant les péages pour enrichir les actionaires même si elles reinvestissent quand même un peu de cet argent dans l’entretien et la construction et c’est de même pour beaucoup de parking dans les grandes villes contruit avec l’argent des contribuables et offert à des entreprises privée par le biai de concession et qui ne pensent qu’à faire des bénéfices. Je ne cherche à enfumer personne juste à dire ce qui se passe en réalite avec notre argent.

    1. Tu as une idée précise de ce qui est réinvesti, distribué aux actionnaires et qui vient de nos impôts ou c’est juste une sorte d’envie que ce soit comme cela ?

      Tu connais le cout d’entretien du km d’autoroute, tu pense qu’on roule sur le revêtement d’origine ? Tu sais qui sont ces fameux « Actionnaires gavés de fric volé aux braves travailleurs-camarade-c’est-la-lutte-finale » ?

      En bref est-tu un type qui parle vraiment en connaissance de cause avec des chiffres, des faits, des rapports budgétaires ou une outre pleine d’air gavée de fantasmes paranoïaque ?

      Nous allons examiner ton cas : prenons Eiffage au hasard:

      Actionnaires: Salariés (26,2%), FSI (20%), Eiffaime (8,3%), Groupama (6,2%), Actions en propre (3,5%), Public (35,8%).

      Merde t’as raison, que des blorgs ! La FSI par exemple est un fond d’investissement de l’état français, dans le public il doit y avoir ton grand-père qui a 20 actions.

      Chiffre d’affaires: 13,33 milliards d’euros, Résultat net 232 millions d’euros.
      Merde t’as encore raison, 1.78% ! Gros gavage !

      Tu est bien une outre pleine de vents.

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      Je ne cherche à enfumer personne juste à dire ce qui se passe en réalite avec notre argent.
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      Pour ça il faut bien connaitre la réalité et pas fantasmer des trucs sous sa douche. Tu percute ça au moins ?

    2. GERMAIN : « Je persiste et je signe c’est nos impôts qui ont payé et qui paye encore les autoroutes c’est notre patrimoine »
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      Ca, c’est la bouillie avec laquelle on t’a bourré le mou mais n’empêche qu’une bouillie ne se change pas en bisque de homard par ta seule signature. Persister dans l’erreur, ce n’est pas de la persévérance, c’est de la bêtise.

      On est d’accord que nos impôts payent beaucoup de choses, cherche par ex. du côté de la SNCF, tu trouveras sans peine. Mais pas les autoroutes.
      D’ailleurs, si les autoroutes étaient « notre patrimoine » (quoi que ça puisse vouloir dire), tu trouves normal toi, que pour les utiliser, il faut de tout temps payer, chose que tu ne fais pas avec les routes ?
      Tu ne payes pas un péage pour cueillir des pommes du verger de ton grand-père, tu devrais porter plainte contre les concessionnaires pour racket et extorsion. Avec ton argument béton (à savoir que c’est déjà financé par les impôts), tu devrais gagner sans peine. A moins que… ton argument ne soit pas béton du tout.

  11. Bravo pour ce percutant article.

    J’ajouterai juste un petit bémol:
    « le droit de circuler librement est inscrit dans le droit des gens et devrait être très supérieur au droit de grève »

    Pour moi, chaque droit se vaut. Je pense humblement que le gros problème vient du monopole légal de la SNCF. En situation de libre concurrence, je ne pense pas que l’on réfléchirait à la hierrarchie des droits.

  12. Article confus qui mélange des faits sans liens entre eux et d’inégale importance. Caricatural, car il est évident les voyageurs des TGV ne sont pas que des riches. Le TGV a plombé le rail par ses excès, c’est certain. Mais un article aussi mal foutu ne peux que desservir la cause de tous ceux qui s’interroge sur le modèle ferroviaire français.

  13. Est-ce qu’il y a un article de contrepoints sur le reseau ferre anglais? On a beaucoup critique sa privatisation, de maniere totalement biaisee (le british-bashing se vend toujours bien) mais je serais pret a parier qu’il se porte bien mieux que nous… Contrairement a la NHS.

    1. « Est-ce qu’il y a un article de contrepoints sur le reseau ferre anglais? »
      —————-
      Pas à ma connaissance, mais par contre, il y a l’excellent livre de Gerondeau, un libéral bon teint : « les Danseuses de la République », qui explique très bien la situation en la comparant à notre SNCF. Pas très récent certes mais toujours d’actualité.
      Gerondeau, géniteur du RER francilien, sait de quoi il parle en matière d’infrastructure ferrée, contrairement à nos journaleux qui font la propagande pour le service public français que le monde ne nous envie pas.
      Et effectivement, pari gagné, le réseau anglais se porte bien mieux que celui en France. Mais ça, on ne risque pas de l’apprendre par nos merdias.