On a les idoles qu’on peut…

Publié Par Guillaume Nicoulaud, le dans Entreprise et management

À l’occasion de la disparition de Steve Jobs, L’Humanité crache sa haine ordinaire.

Par Georges Kaplan

Je viens de tomber sur cet article à propos de la disparition de Steve Jobs écrit par un petit pisse-copie subventionné de l’Huma qui n’a, reconnaissons-lui cet instant de lucidité, pas jugé utile de signer son œuvre.

Le minable qui se fend de ce torchon nous rappelle donc que Jobs « n’a pas inventé le vaccin contre le Sida ou le paludisme, encore moins mis un terme à la fin [1] dans le monde » – contrairement aux journalistes de l’Huma dont la contribution au bien-être de l’humanité ne fait de doute pour personne. L’imbécile enchaîne en nous précisant que le génie de Jobs n’a profité qu’à « ceux qui peuvent se l’offrir », dont, certainement, le journaleux lui-même à moins – ô misère ! – que ses petits doigts boudinés ne tapent carrément sur un clavier de PC. Le même crétin se sent obligé de nous asséner que « Humanité.fr n’a pas vocation à faire la publicité » des produits de la firme de Cupertino (on hésite à lui rappeler qu’entre l’iPad et l’Huma, c’est plus le second qui aurait plutôt besoin de l’aide du premier) avant de nous infliger la diatribe anticapitaliste habituelle : Steve Jobs était un « Picsou » qui n’a fait que « capter tous les sous des utilisateurs comme des inventeurs d’application ». Bref, l’exception culturelle française dans toute sa splendeur.

Comme le rappelle très justement un des communistes anonymes dans les commentaires, Apple et Steve Jobs représente tout ce qu’ils combattent : la liberté, la créativité, l’intelligence, l’esprit d’entreprise et jusqu’à la joie de vivre. Leur monde à eux est peuplé de petits fonctionnaires corrompus incapables de la moindre idée, de prendre le moindre risque personnel et surtout de subvenir à leurs besoins sans vivre aux dépens des autres. En effet, tout est là : il y a ceux qui font et ceux qui se contentent de cracher leur petite haine minable au bistrot du coin. Quelqu’un peut-il me citer ne serait-ce qu’une seule invention utile [2] qui soit jamais sortie d’un pays socialiste ?

Définitivement, pour reprendre le propos d’un autre sinistre anonyme dans les commentaires, on a les idoles qu’on peut :


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Sur le web

Notes :
[1] On ose espérer que c’est volontaire…
[2] Et non létale.

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Édition spéciale : hommage à Steve Jobs :
L’allocution de Steve Jobs à l’Université de Stanford
La face cachée d’Apple par David Descôteaux
Steve Jobs ou la folie des grandeurs par Guy Sorman
Le testament de Jobs par Emmanuel Martin
On a les idoles qu’on peut… par Georges Kaplan

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  1. Effectivement, l’Humanité doit être félicitée pour sa stupide nécrologie.
    En cherchant à flinguer Steve Jobs, un technologiste universellement aimé et admiré, nos cocos se sont tirés une fois de plus une balle dans le pied, en s’aliénant la masse des fans d’Apple, du moins les rares quelques uns qui sont au courant qu’un tel torchon existe encore.

  2. Bon, en tant que libéral, il faut reconnaître que les brevets (parfaitement illibéraux) ont participé à l’enrichissement de la firme à la pomme. C’est à ce niveau là que nous pouvons critiquer fermement Apple, mais avant tout l’Etat !

    Après, de là à cracher sa haine de la sorte… No comment !

    1. Je ne vois pas en quoi les brevets sont « illibéraux »! Au contraire, la création doit être protégée sinon il n’y aura plus de créations, ou plus beaucoup ou en tout cas, elle ne sera plus diffusée ou plus beaucoup. Quand on est un jeune inventeur, on a intérêt à se protéger sans quoi d’autres capitaliseront sur votre création et vous serez le dibndon de la farce! On peut seulement se permettre de créer, produire et distribuer gratuitement quand on est peu ou prou rassasié, pas quand on a faim!

      1. C’est un vieux débat parmi les libéraux. Les libéraux à tendance libertarienne s’oppose aux brevets, car une idée n’est pas une ressource mutuellement exclusive (si je te prends ton vélo, j’ai un vélo et tu n’en as plus, alors que si je te « prends » ton idée, tu l’as toujours).

        Ça été longuement débattu, et ça l’est toujours, par les libéraux, sur Contrepoints y compris.

        1. « si je te prends ton vélo, j’ai un vélo et tu n’en as plus, alors que si je te « prends » ton idée, tu l’as toujours »
          Ce n’est pas faux. Mais ton l’idée vaut n et que je te prends l’idée, elle ne vaut plus que n/2.

      2. Toute protection étatique est illibérale. Dès lors où on vous protège, on empêche la concurrence. Cele en va de votre responsabilité de cacher vos secrets de fabrications. D’ailleurs, savez-vous que Coca-Cola n’a jamais breveté sa recette ? Pourtant, je ne me plaindrais pas de la situation de Coca-Cola. . .

        1. Le choix de votre exemple n’est pas judicieux. Les industries de certains secteurs ne déposent effectivement jamais de brevets pour des raisons évidentes et se portent très bien, certes mais l’électronique n’en fait pas partie. Le PDG de Coca-Cola n’est pas plus intelligent que celui d’Apple, si demain Coca se lance dans les télécommunications il déposera des brevets sur son Cocaphone. Affirmer que Steve Jobs aurait pu se passer des brevets pour fabriquer ses téléphones sous prétexte que Michellin n’en dépose pas pour ses pneus de course ferait sourire n’importe quelle assemblée d’industriels dans l’électronique.

  3. Georges, comment pouvez-vous encore supporter de lire l’Humanité ? Bel effort, sans doute nécessaire pour souligner une nouvelle fois l’avilissement intellectuel sans (faim) fin des cocos. On a mal pour vous !

    1. G. Kaplan a bien précisé qu’il était « tombé » sur l’article.
      Parfois, dans la rue, on marche sans faire exprès sur une crotte. Et on est très énervé que certains aient laissé sur le trottoir de telles déjections canines.

  4. Laurent Cavenati (BE)

    « Quelqu’un peut-il me citer ne serait-ce qu’une seule invention utile [2] qui soit jamais sortie d’un pays socialiste ? »

    La sécurité sociale ? par exemple
    c’est bien de critiquer l’article et c’est tout à fait justifié mais ce serait mieux tout de même d’éviter les attaques personnelles en insultant son auteur et de verser dans le libéralisme absolu qui, je le rappelle, est une idéologie qui a conduit à la crise économique et énergétique que nous connaissons actuellement

    1. La sécu?, inventée par un pays socialiste, ce serait nouveau ça. Si je ne m’abuse, la sécu était déjà en place en Allemagne fin du 19e, et le monde n’avait pas encore eu le bonheur de connaitre un pays socialiste. Quant aux responsabilités du libéralisme dans la crise actuelle, la ficelle est un peu grosse.

    2. « … le libéralisme absolu qui, je le rappelle, est une idéologie qui a conduit à la crise économique et énergétique que nous connaissons actuellement. »

      C’est faux. ne répétez pas ce que vous enseignent l’éducation nationale et les médias à la botte du pouvoir, et les gens autour de vous qui subissent les mêmes influences, et renseignez vous. La crise financière et la crise énergétique (si elle existe, c’est un terme vague) sont causées par l’interférence des gouvernements, politiciens et autres bureaucrates.

      1. Cela dit, on peut lire un peu partout qu’il s’agit d’une « crise de la dette souveraine ».
        De la dette. Souveraine.
        Je me demande bien comment certains comprennent ces mots pour parvenir encore à relier la crise au libéralisme.

    3. « libéralisme absolu qui, je le rappelle, est une idéologie qui a conduit à la crise économique et énergétique que nous connaissons actuellement »

      Non tu ne rappelles rien, tu n’as juste rien compris aux mécanismes de la crise.

    4. Ah j’oubliais: si par « sécu » tu entends la sécu sociale française actuelle, merci mais on s’en serait bien passée, quand on sait que le Français moyen qui gagne 1500€ net par mois verse 15000€ par an (!) pour la sécu… D’autant plus s’il est jeune, étant donné que malgré l’énormité des sommes versées il ne verra sûrement jamais la couleur des pensions retraites « promises »…

        1. Tu peux regarder là par exemple: http://www.salairecomplet.com

          Sinon, tu fais toi-même le calcul que ce site fait pour toi en ingurgitant toutes les règles de calcul des cotisations ;)

          Mais si tu n’as pas le temps, il existe un moyen très simple de déterminer les cotisations annuelles à la sécu pour les salaires supérieurs à 1,2 SMIC: il suffit de multiplier le salaire net mensuel par 10. L’approximation est assez bonne.

  5. « il y a ceux qui font et ceux qui se contentent de cracher leur petite haine minable au bistrot du coin. »
    « un petit pisse-copie »
    « Le minable »
    « L’imbécile »

    Il y a bien plus de haine dans cet article que dans celui de l’huma…

    1. Il a raison, tendre l’autre joue n’est pas non plus la soluce, par contre s’abaisser au niveau de l’adversaire ne m’a jamais trop gêné, peu importe le chemin si le but est attend et là son but était peut-être tout simplement de se faire plaisir sur du coco.

  6. Ca fait toujours plaisir de s’emplatrer un coco. Feu à volonté.

    Sans tomber dans l’idolatrie, SJ a eu un talent incroyable à créer 4 marchés (musique en ligne, smartphones, baladeurs mp3, tablettes) et etre le seul à tenir tete a Microsoft sur les ordinateurs et laptops. En attendant de voir ce que l’iCloud va faire. Ceci dit, Apple n’a jamais rien inventé. SJ a juste repéré les idées à exploiter, qui marcheraient sur le grand public, et hop, il avait cette capacité de visionnaire hors du commun qu’on n’a pas retrouvé dans le top management de HP, Sun, Dell, IBM, ou autres, qui n’ont fait que suivre…

    Maintenant, il faut pas non plus oublier qu’Apple a préféré violer des brevets plutot que d’en payer l’utilisation, quitte à payer une amende derrière. Des systèmes comme iTunes sont totalements fermés, et celui qui veut proposer une application doit avoir l’aval d’Apple. Ce n’est pas ce genre de barrières qui favorise la créativité, l’innovation et le développement de nouveaux marchés. Ce n’est pas non plus la guerre de brevets qu’Apple a lancé contre Samsung qui va faciliter l’arrivée de produits concurrents de qualité au consommateur final…

    Bref, SJ avait ce coté ange et démon qui force l’admiration mais qui fait dire aussi qu’à coté, Microsoft en faisant une plateforme sur laquelle chacun peut développer ce qu’il veut et Google en ne proposant que des services gratuits sont beaucoup plus ouvertes…

    Apple a un coté fermé qui controle tout, facon Corée du Nord, qui ne peut que déplaire. C’est quand-meme con, pour une entreprise qui a fait une campagne de pub dans les années 80 en parodiant… 1984.

  7. S’en prendre à un homme mort récemment, alors que pendant toute sa vie il a créer des emplois pour des dizaines de milliers de personnes, c’est vraiment dégueulasse, même pour un communiste.
    Cet article est tout à fait justifié.
    Bravo

  8. En 1956, le père Thorez est allé demander la mort pour Imre Nagy. Le PCF a soutenu toutes les répressions d’ouvriers par les affidés de l’URSS. Se réjouir de la mort d’un capitaliste yankee n’a donc rien d’étonnant quand on voit les torrents de merde que le parti a charriés depuis 1920.

    Si le PCF était le parti de l’intelligence, ça se saurait.

  9. Alfindel : bien d’accord avec toi. Je n’ai pas lu cet article dans l’huma et ne me cantonne qu’à cet article sur contrepoints.org. Le sous-titre du site « Le nivellement par le haut » laissait espérer autre chose que ce ramassis d’insultes et de mépris. Mais c’est tout le contraire.

    Après, oui, on peut avoir les idoles qu’on veut. Pour que tous ces salauds de pauvres gagnant moins de 15k€/mois puissent s’acheter un téléphone-mobile-qui-fait-le-café ou une tablette-qui-permet-de-surfer-avec-un-doigt, on exploite des individus à l’autre bout avec un salaire de misère (FoxConn). C’est bien là le meilleur du libéralisme absolu : une petite aumône bienveillante qui transforme esclavagisme en salariat, qui plus est à l’autre bout du monde, ce qui évite d’y penser quand on se rend à l’église le dimanche pour remercier le Saigneur.

    Y en a qui te filerait la gerbe pour moins que ça. « Nivellement par le haut » !!! merde alors : y en a qui ont l’ambition d’une huître ici….

    1. C’est bête : la Chine n’est pas un pays libéral. Les Laogai, l’extermination des Tibétains, le monopole du parti-Etat communiste, des milliers de fusillés annuels avec les cartouches payées par les familles : si vous me trouvez un pays libéral qui fait tout ça, vous gagnez un carambar.

      D’autre si les gens en Chine sont moins payés :
      - c’est parce que le pouvoir d’achat de leur monnaie n’est pas le même
      - leur productivité est plus faible : là où il faut une personne en France pour réaliser une tache, il faut 5-10 en Chine.

      1. Où Anonyme a-t-il dit que la Chine était un pays libéral ?
        C’est Apple l’exemple du libéralisme absolu – la raison même pour laquelle vous faites un hommage à Steve Jobs.

        Et si vous considérez malgré tout que le libéralisme absolu ne conduit pas à l’esclavagisme sous prétexte que ça n’arriverait pas dans un monde constitué de pays tous libéraux, je vous répondrai que dans ce cas, un monde théorique purement communiste fonctionnerait aussi. Quand je dis communiste, je n’entends pas « communiste » au sens « dictature soviétique » mais bien l’idée égalitaire jamais réalisée à grande échelle.

        1. Anonyme_2: « C’est Apple l’exemple du libéralisme absolu »

          Si vous condamnez ce système, que faites-vous avec un ordinateur au bout des doigts ??

          1. Question absurde, nimbée de mauvaise foi.

            D’une part, ce n’est pas un Mac, mais un objet que j’ai construit moi-même, dans la mesure du possible bien sûr. Ce n’est donc pas issu du libéralisme absolu.

            D’autre part, je ne vais pas arrêter de vivre parce que je suis né dans un système qui me déplaît.

            Je ne peux pas nier cependant que vivre dans un monde aussi développé technologiquement et aussi arriéré d’un point de vue relationnel me donne des nausées.

            Heureusement, l’informatique me permet de me divertir et d’oublier mon mal-être. Chacun sa « drogue ».

          2. Bravo pour avoir créé votre machine et votre système d’exploitation qui vous permettent de communiquer vos idées d’un siècle passé. Si le système dans lequel vous vivez vous déplait, pourquoi ne pas opter pour un monde meilleur ? Je pense par exemple à la Corée du Nord ou à Cuba. Là-bas aussi ils construisent leurs ordinateurs avec des morceaux de bois, deux trois clous et une dynamo, vous pourriez leur enseigner vos techniques de pointe.. des échanges, tout ça..

          3. Que savez-vous de mes idées ? Qu’est-ce qui vous pousse à croire qu’elles sont d’un siècle passé et s’intègreraient mieux à la Corée du Nord ou à Cuba ?

            Réponse : rien. Vous semblez presque avoir des réponses pré-conçues car ce n’est pas la première fois que je lis « idées d’un siècle passé » par ici…

            Enfin, je critique le libéralisme absolu, est-ce à dire que dans mon monde meilleur je bannirais tout ce qui s’y rapporte ? Pas nécessairement.
            Je serais tenté de m’épancher dans ce monde de bisounours, mais je crains que vous ne me fassiez trop de câlins en me lisant.

          4. Aucun doute qu’il va nous donner sa définition du libéralisme absolue et celle-ci sera à des kms d’une définition proche d’un quelconque libéralisme.
            Il n’y a qu’à lire les différents commentaires d’Anonyme 2 pour voir qu’il n’a aucune idée de ce qu’est le libéralisme et qu’il parle sans savoir.

        2. « Doit-on comprendre que dans votre mode de pensée alternatif, Apple serait esclavagiste ? »
          Bravo, vous savez lire un texte et en extraire une information pourtant savamment dissimulée.

          « Certes, ça, c’est du socialisme. »
          Non, c’est une dictature.

          « Une « idée égalitaire » qui semble restée bloquée à jamais au stade de la dictature du prolétariat. »
          Dommage, vous avez oublié « grande échelle » dans votre analyse. Car à petite échelle, ça marche sans être de la dictature.

          Ceci dit, je ne prenais le communisme que comme exemple, l’objectif était de faire ressortir que le libéralisme ne permet pas plus à l’humanité d’atteindre le bonheur/s’épanouir que d’autres idéologies.
          Mais d’après les quelques articles et commentaires que j’ai pu lire par ici, j’en déduis que ce n’est vraisemblablement pas l’objectif.
          Il est tellement plus agréable d’avoir 20 000 fois plus de biens que son voisin et de se dire « après moi, le déluge ». Le tout, c’est d’exploiter au maximum ce qui s’offre à nous… et de « croître », en oubliant les règles de la thermodynamique.

        3. Anonyme_2: « en oubliant les règles de la thermodynamique »
          ————————–
          Oh non, pitié, voilà qu’il nous redémarre la machine perpétuelle à c.nnerie entropique.

        4. « Oui, je sais lire un texte et y déceler la pensée foireuse. »
          Cela reste à prouver.

          « Faudra relire vos classiques du marxisme-léninisme : le socialisme, c’est le monopole des moyens de production par l’État dans le cadre de la dictature du prolétariat. »
          Et alors ? Comme vous le dites, le socialisme n’est qu’un moyen de gérer les moyens de production et n’est pas un système politique en lui-même. Bref, avec un mot qui a tant de sens, vous faites un raccourci trompeur. Et puis, c’est en acceptant le postulat que les dictatures soviétiques soient bien des dictatures du prolétariat fidèles au marxisme-léninisme…

          « À petite échelle alors ? Comme Cuba, la Corée du Nord. Ou parlez-vous du monastère de la Grande Chartreuse ? »
          Je fais référence aux petites communautés – souvent religieuses – qui vivent selon un mode d’égalité.

          « Curieusement, on peut observer que les pays les plus libres économiquement sont justement ceux qui connaissent les meilleurs indices de développement humain.  »
          Cela sous entend d’accepter l’IDH comme unité de mesure de l’épanouissement. Un homme est sans doute plus facilement heureux dans un pays avec un IDH plus élevé, c’est probable. Mais il se base sur des valeurs moyennes, et ne prend pas en compte l’écart-type. Et moi, ça m’intéresse l’écart-type.
          Et puis corréler aussi sauvagement « liberté économique » et « IDH », ça me convainc autant que corréler IDH et pourcentage de blondes dans la population. Vous risqueriez d’obtenir que les pays ayant le plus de blond(e)s sont ceux avec le plus grand IDH avec vos graphiques.

          « OK, je vois que vous êtes victime supplémentaire de l’enseignement obligatoire. »
          Je ne vois même pas à quoi vous faites référence. A priori, d’après la réaction de miniTAX je dirais que c’est à cause d’une théorie que quelqu’un a formulée. Pourtant non, mes seules armes sont mes cours de prépa de physique et un problème simple qu’est le système isolé « terre-soleil ». Si la thermo c’est des conneries, méfiez-vous de votre réfrigérateur…

        5. en général on est plus modeste que ça ; on se contenteraient déjà de pays qui devienne PLUS libéraux qu’ils ne le sont, une part de l’économie et plus généralement des activités MOINS contrôlées par l’État… de ce point de vu par exemple la Chine est en progrès et ça y va de mieux en mieux (mais ça reste une méchante dictature), alors que la France et l’Europe régressent et ça y va de mal en pis (on y est de moins en moins libre et ça devient une gentille dictature, où on régente jusqu’au sucre dans les sodas sans que personne ne s’insurge)

  10. Ah mais si, le communisme a été TRES créatif :
    La Trabant et le goulag.
    Où les gens mouraient de froid et de maltraitance (sans même 15 k€) pendant que l’Huma approuvait les lendemains qui chantent progressistes.

  11. Autre créativité : le culte de la personnalité. Pas Steve Jobs, mais toute la gérontocratie que l’on a momifiée et exposée en faisant défiler les enfants des écoles devant.

    1. Oui, le Rubik’s cube a contribué à la libéralisation de l’économie hongroise au début des années 80, avant même la chute du mur et l’effondrement des régimes communistes.

  12. Non, mais de toute façon il s’agit davantage d’une attaque ad hominem que de réels arguments. Le contenu du billet ne fait que critiquer l’auteur de l’article sous prétexte qu’il écrit dans l’Huma. Et qu’il n’a pas inventé de vaccin contre le SIDA. Mais peut-être est-ce le cas de l’auteur de l’article… ?

    Au final, il n’y a eu aucun contre-argument. SJ n’était pas un humaniste, mais un revendeur high-tech, certes doué en marketing, ayant bâti une grosse entreprise qui se fait beaucoup d’argent en vendant des produits verrouillés et hors de prix à ceux qui en ont les moyens.

      1. Oui, oui, c’est toujours la faute des autres ou de quelque chose autre, on connaît la rengaine des gauchistes.
        Alors, c’est quoi le « libéralisme absolu » ? Un nom, une source, une référence, un exemple peut-être ?

        1. C’est la faute au deuxième principe de la thermodynamique: plus tu pianotes sur ton clavier en bambou, plus le désordre s’accroit dans ton ordi fait de clous et de peau de chèvre.

        2. Par « libéralisme absolu », j’entends « libéralisme idéal », « sans compromis ».
          Mais vous voulez peut-être qu’après avoir évoqué l’ « égalité », je disserte pendant des heures sur la « liberté »…

          1. Un libéralisme sans compromis… oxymore? Oui oxymore.
            Vraiment, apprenez par autre chose que par TF1 ce que signifie libéralisme et revenez nous voir pour en discuter.

            Ou alors vous pouvez en effet disserter sur le sujet. Y a moyen de se marrer.

          2. Anonyme_2 : « Par « libéralisme absolu », j’entends « libéralisme idéal », « sans compromis ». »
            ——————-
            Oui, donc bref, vous brassez du vent quoi…
            Apple sous-traite en Chine un pays totalitaire (en fait, Steve Jobs est bien plus malin que ça, il sous-traite à Taiwan qui sous-traite en Chine, en s’adressant à des gens qui savent comment travailler avec un système corrompu et répressif, il s’évite les affres d’un délocalisateur en herbe). Apple dépense des millions/an en lobbying au Congrès et un des grands actionnaires qui siège au conseil d’administration d’Apple s’appelle Al Gore, un gauchiste catastrophiste convaincu qui veut une gouvernance mondiale pour combattre le réchauffement climatique. Alors citer Apple comme exemple du libéralisme absolu, il y a de quoi se tordre de rire.
            Mais merci quand même pour votre numéro de comique involontaire.

            Au passage, liberté est incompatible avec égalité (qui est forcément imposée) alors je doute que votre non-exposé sur liberté et égalité soit plus convaincant, vu que vous vous contentez de répéter sans réfléchir des slogans creux à la mode.

  13. Kuing Yamang Reply:
    octobre 11th, 2011 at 1 h 10 min

    « Pourtant…
    –>
    http://www.youtube.com/watch?v=OMG2zBrXhdc »

    Liste A : pourcentage de blondes > 20%
    Liste B : pourcentage de blondes < 20%

    Bon, je dis 20% de blondes au hasard, mais sérieusement, c'est pas une preuve. On pourrait trouver 20 autres variables à comparer à l'IDH.

    Et comme je l'ai déjà mentionné, l'IDH est pas mal, mais ça ne prend pas en compte les variations dans la population. Donc si on a plein de gens qui meurent pauvres, jeunes et analphabètes et assez de gens suffisamment riches, vieux et ayant été scolarisés pour contrer la masse, on s'en fiche, ça marche ?

    1. Non, avec l’augmentation de la liberté économique, c’est pour l’ensemble des gens que l’IDH augmente, les courbes de gauss sont translatées vers un IDH supérieur mais en aucun cas avec des dispersions plus prononcées pour les nations économiquement libres.
      Les gens plus pauvres des nations économiquement libres ont un IDH bien supérieur aux gens les plus pauvres des autres nations (pas libres-éco).
      Sans liberté économique, peu de richesse et sans riches, les pauvres sont encore plus nombreux et encore plus pauvres, sans riches (qui payent, créent emplois, richesse et croissance) pas de travail, pas de salaires pour les travailleurs des différents secteurs et pas d’impôts pour financer l’assistanat des fonctionnaires et de ceux qui ne veulent pas travailler (alloc: argent de poche comme aux gamins).

      Triste quoi, si pas de liberté économique…

      1. Bon, vous n’avez pas davantage prouvé qu’il existait une corrélation entre les deux, mais admettons.
        Je ne vais pas être contrariant, admettons qu’il y ait un lien. Ce lien ne dit pas qu’une liberté économique totale donnerait de meilleurs résultats qu’un indice de liberté économique de, mettons, 75…

        En tout cas, ils sont sympas ces riches, et c’est clair que sans règlementation ce serait un monde heureux où les riches ne chercheraient jamais à s’enrichir sans payer les pauvres et ceux-ci ne se poseraient jamais de questions puisqu’ils n’auraient pas les moyens de recevoir une éducation quelconque…

        1. Ils sont où les tests statistiques pour prouver la corrélation ?
          Un graphique avec des points, ce n’est pas une démonstration.

          Pire dire qu’il existe une relation entre ces deux variables est une chose, qu’on peut éventuellement vérifier (ce que j’ai fait depuis), mais affirmer la nature de cette relation en est une autre.

          Déjà, en considérant une simple relation linéaire entre les deux variables, on atteint un IDH de 1 pour un indice de liberté économique qui n’est pas le plus élevé : quel intérêt à avoir une valeur supérieure dans ce cas ?
          Par ailleurs, on peut considérer une relation plus complexe non linéaire où l’on observe une croissance de l’IDH avec la liberté économique jusqu’à atteindre à point limite au-delà duquel on a un plateau voire une décroissance.
          Enfin, une corrélation n’implique pas une relation de cause à effets mais peut traduire un lien avec un 3ème facteur non explicite.

          Bref, ça donne l’impression que vous êtes du genre à utiliser des outils mathématiques et dire « notre dogme est le meilleur » en prenant des raccourcis avec les résultats obtenus. D’ailleurs, à quelques commentaires près, il y a beaucoup de messages d’autosatisfaction…

        2. bien joué anonyme, vous avez réussi à placer la barre trop haut pour être atteinte…
          C’est malin, tiens.

          Bon. Mais si vous essayiez de faire la preuve inverse, pour voir ? avec un niveau d’exigence comparable, qu’on rigole ?

          Après tout, toutes choses égales par ailleurs, avoir plus de liberté est toujours un plus, non ?
          donc, à moins de prouver (et prouver au sens fort que vous exigez, hein !) que la liberté économique a des effets nuisibles, il est toujours favorable de tendre vers plus de liberté, juste parce que liberté est bonne en soi.

          La charge de la preuve vous incombe, bon courage …

        3. Avoir plus de liberté au niveau économique est-il toujours un plus ?
          Là est la question.

          J’aurais tendance à penser que lorsqu’on tend vers un système sans règlementation aucune on augmente les inégalités. J’avais vu un papier qui allait dans ce sens, mais j’ai la flemme de chercher et je ne vous demanderai pas de me croire sur parole, bien sûr.

          Ceci dit, je préfère votre attitude, P, qui me semble bien moins agressive et condescendante que les autres. A partir du moment où nous sommes d’accord que démontrer ses propos est difficile, on en revient à l’expression de sensibilités personnelles, qui ne justifient pas de prendre les autres pour des imbéciles finis.

          Pour ma part, je ne fais pas confiance à tous les hommes, c’est pour ça que je ne crois pas au communisme ou à l’anarchie, et que d’un point de vue économique je jugerais nécessaire un nombre minimal de règles qui permettent d’assurer un filet de sécurité et sans lesquelles, je pense, les inégalités sont telles que la décision d’un seul homme puissant économiquement pourrait anéantir la vie de milliers d’individus. Moquez-vous si vous le souhaitez, mais je rêverais d’un monde sans frontières, mais pas sans supervision, où les hommes seraient tous frères, à la fois égaux et libres car aucun ne pourrait tout posséder, mais aucun ne serait abandonné, et tous pourraient tenter d’améliorer leur niveau de vie s’ils aspirent à davantage…
          Je sens que les critiques vont pleuvoir, mais honnêtement, chacun son rêve… Rajoutez y des licornes si vous préférez…

        4. « où les hommes seraient tous frères, à la fois égaux et libres  »

          Il vous faut un bon yaourt :)
          http://www.youtube.com/watch?v=-24UH4KRjgY

          J’ai exactement le même idéal que vous depuis toujours. J’ai commencé par être communiste comme papa, puis socialiste parce que c’était les « gentils » sans piger une broc du monde, ça n’allait pas franchement plus loin que quelques slogans. (« social traitre » « bankster » et compagnie)

          Le libéralisme j’y suis venu par la science: sociologie ethnologie, histoire etc. etc. Je me suis d’abord rendu compte que de plus en plus de choses dans mes convictions socialistes ne collaient absolument pas avec la réalité humaine et le fonctionnement du monde.

          Je suis finalement tombé sur contrepoint par hasard, à cause de quelques articles. Ils tapaient tellement juste, expliquaient tellement bien ce que je savais depuis des années du monde qu’après quelques lectures frénétique j’ai bien du me rendre compte que j’étais libéral (classique).

          Tout ça pour dire qu’il faut à mon avis beaucoup de culture pour comprendre la justesse des implications complexes du libéralisme.

          « J’aurais tendance à penser que lorsqu’on tend vers un système sans règlementation aucune on augmente les inégalités. »

          Le libéralisme ce n’est absolument pas l’absence de règles.

          Bon parcours politique ! (Je suis à la bourre)

  14. Anonyme 2 : « Moquez-vous si vous le souhaitez, mais je rêverais d’un monde sans frontières, mais pas sans supervision, où les hommes seraient tous frères, à la fois égaux et libres car aucun ne pourrait tout posséder, mais aucun ne serait abandonné, et tous pourraient tenter d’améliorer leur niveau de vie s’ils aspirent à davantage… »
    —————————
    On ne se moquera pas, on vous reprochera de ne pas comprendre que vos rêves ne sont pas forcément différents de ceux des libéraux.
    En effet, il est possible d’avoir les mêmes OBJECTIFS (plus de justice sociale, un point sur lequel libéraux et socialistes sont historiquement alliés contre les conservateurs) mais être en désaccord sur les METHODES. Un libéral n’est pas contre l’égalité et la charité (objectif) mais il est contre l’égalité et la charité faites avec l’argent et les ressources des autres par la coercition, méthode typique du socialisme.

    Donc vous faites aux libéraux un procès d’intention, en nous accusant d’être contre vos objectifs alors qu’en fait, on est contre vos méthodes vu qu’on a amplement les preuves de l’échec patent de ces méthodes (si vous trouvez un système très fortement socialisant qui soit beaucoup plus charitable qu’un système à tendance libéral, il vous suffit de nous montrer un exemple, pour l’instant, on n’en a pas vu, si le Cubain ou le Français moyen donnait plus aux oeuvres de charité que l’Américain moyen, ça se saurait !).

    Si vous lisez la Route de la Servitude de Hayek par ex., vous verrez cette distinction entre objectifs et méthodes (« moyens » dans les termes de Hayek) explicitée clairement alors que les étatistes font constamment la confusion pour polluer exprès le débat et cacher l’échec de leurs méthodes.

  15. Ce genre d’article n’est pas digne d’un journal qui se veut « le nivellement par le haut »
    Quand je conseille ce site j’ai peur qu’ils ne voient que les articles de ce genre, ne serait-il pas possible de diminuer la visibilité des articles d’opinion qui se permettent d’être vulgaires et les attaques ad hominem avec des raccourcis idéologiques ?

  16. bonjour,

    « Quelqu’un peut-il me citer ne serait-ce qu’une seule invention utile [2] qui soit jamais sortie d’un pays socialiste ? »

    Tetris?

    à force de tout vouloir faire rentrer dans des cases, il leur fallait un monde parfait ou tout n’est que cases…