De quoi le GIEC a-t-il peur ?

Publié Par Ludovic Delory, le dans Environnement, Sciences et technologies

Une trentaine de personnes entassées dans le salon d’une résidence privée, en périphérie bruxelloise. En face : deux orateurs venus donner une conférence sur les changements climatiques. Cette soirée confidentielle avait des allures de messe secrète. Car, 24 heures plus tôt, le vice-président du GIEC a fait savoir à ses organisateurs qu’elle n’avait pas sa place au sein du giron académique.

Par Ludovic Delory

Le Pr. Henri Masson, administrateur de la SEII, avait prévu d’organiser une conférence ce 1er septembre dans le cadre prestigieux de la Fondation Universitaire. Une conférence privée ayant pour invités le physicien Fred Singer (Univ. de Virginie, USA, ancien chef de projet à la Nasa pour les mesures de température atmosphérique par satellite) et le mathématicien Claes Göran Johnson (Ecole Royale Polytechnique, Université de Stockholm, spécialiste de la turbulence et de la thermodynamique de l’atmosphère), pour faire le point sur les dernières connaissances en matière de changements climatiques et pour tenter de comprendre pourquoi la théorie de l’origine anthropique du réchauffement fait l’objet de vives polémiques.

Le 22 août, une lettre parvient au président de la SEII, avec copie au directeur et à l’administrateur délégué de la Fondation Universitaire. Elle est signée par Jean-Pascal van Ypersele, membre de l’Académie Royale de Belgique et vice-président du GIEC :

Objet : La SEII et l’honnêteté scientifique

Monsieur le Secrétaire général,

La SEII soutient-elle implicitement le déni climatique, à la veille du congrès mondial des ingénieurs à Genève consacré aux défis énergétiques (où j’aurai l’honneur de donner une “keynote lecture”) ?

L’utilisation du papier à lettres de la SEII par votre administrateur M. Masson pour l’invitation ci-jointe le suggère malheureusement, malgré une phrase hypocrite pour indiquer que la SEII ne “sponsorise” pas l’événement.

Vous devez savoir que MM Fred Singer est une personne dont l’honnêteté scientifique laisse fortement à désirer. Ses activités de désinformation sont financées par les lobbies des combustibles fossiles, et il est scandaleux qu’une telle personne puisse être associée, de près ou de loin, à la SEII et à la Fondation universitaire.

Des collègues éminents m’ont écrit que M. Johnson ne valait pas mieux. Un de ses “textbooks” récents, où il parlait à tort et à travers des changements climatiques, publié par le Royal Institute of Technology (KTH, Suède), a dû être rétracté par ce dernier tellement il contenait d’erreurs.

Merci de me dire très rapidement quelles mesures la SEII compte prendre pour se distancier de cet “événement”? Je serais heureux également de savoir quel est le mandat de ce “think tank” de la SEII sur les changements climatiques que Mr Masson préside (alors que son CV n’est pas disponible sur le site de l’Université d’Antwerpen, et que je n’ai jamais entendu parler de ses compétences en matière de climat).

Cordialement, Prof. Jean-Pascal van Ypersele

Suite à de telles accusations, Fred Singer ne s’est pas dit surpris, précisant toutefois que son tour d’Europe était financé par la Ettore Majorana Foundation, qui n’a rien d’un think tank à la solde des pétroliers. Plus virulent, Henri Masson parle de « Climategate à la belge ». Et de censure :

Bien que nous soyons au XXIème siècle, l’obscurantisme et la censure sont encore présents en Belgique :
Il y est interdit de discuter objectivement et scientifiquement d’un thème réputé politiquement correct et d’émettre le moindre doute sur ce qui est devenu un dogme pour certains : la qualité des modèles de prédiction, par scénarios interposés, du changement climatique.

Le débat a donc bien eu lieu, dans un endroit privé, devant une trentaine de personnes. Parmi elles : un député fédéral belge qui s’est dit choqué par la méthode employée pour tenter de faire taire les orateurs.

Le GIEC aime se présenter comme la caution scientifique de référence pour tout ce qui touche aux questions climatiques. N’en déplaise à ceux qui aiment répéter que « the science is settled », il y a des éléments qui viennent jeter le trouble.

Fin 2009, en plein sommet de Copenhague, j’ai tenté de réaliser un reportage sur les scientifiques qui, en Belgique, contestaient les thèses du GIEC et remettaient en cause l’origine anthropique du réchauffement climatique. Je les connaissais, je les avais rencontrés. On les trouve dans les facultés universitaires, dans les cabinets de la Commission européenne et même jusqu’à l’Académie Royale des Sciences de Belgique. Malgré mon insistance, aucun d’entre eux n’a voulu témoigner devant la caméra. Raisons avancées ? « Je crains pour ma carrière », « Ce n’est pas le bon moment » ou même « Ma fille a van Ypersele comme professeur, je ne voudrais pas compromettre son avenir ».

C’était il y a deux ans. Aujourd’hui, j’apprends que des chercheurs doivent se cacher pour émettre des opinions. J’apprends aussi qu’aux États-Unis, un rédacteur en chef démissionne d’une célèbre revue scientifique pour avoir autorisé la publication d’un article dans lequel les auteurs jugeaient sous-estimé le rôle des nuages dans les modèles climatiques.

Ces épisodes pourraient paraître anodins. Ils mettent cependant en lumière des procédés bien peu compatibles avec la méthode scientifique, qui se nourrit d’essais, d’erreurs et de contradiction. Peut-on admettre que des chercheurs, largement subsidiés par les contribuables, puissent exercer des pressions sur leurs confrères indépendants qui remettent en cause leur dogme ? Peut-on tolérer qu’un organisme, de plus en plus contesté et discrédité, cadenasse le débat, au point de faire supprimer des conclusions qui ne lui sont pas favorables ?

Si ses hypothèses étaient si solides, pourquoi le GIEC, avec ses moyens financiers colossaux et ses scientifiques de haut niveau, devrait-il craindre le débat contradictoire ? Sans doute parce que la divulgation de ses méthodes, ses liens avec le pouvoir politique et avec certains lobbies verts ont fini par éroder sa crédibilité. Au point que des États, et non des moindres, veuillent remettre en cause son financement.

Tout récemment, le patron du Cern a interdit à ses scientifiques d’interpréter les résultats de l’expérience CLOUD, qui a démontré que les rayons cosmiques influençant la formation de nuages jouaient un rôle prépondérant dans les variations de température à la surface du globe. Officiellement, le Cern ne voulait pas prendre position dans un débat scientifique devenu extrêmement politisé. C’est exactement de cela qu’il s’agit.

Fred Singer et les milliers de scientifiques qui, comme lui, remettent en cause l’origine humaine des variations climatiques, ont peut-être tort ; ce n’est pas une raison pour les empêcher de parler. Car ils ont aussi peut-être raison.

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Lire aussi:
Notre second article du jour consacré à ce scandale : Le GIEC interdit le débat scientifique par Claes Johnson

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  1. Excellent article…

    Voilà ce que je viens d’envoyer à RTL via la rubrique « alertez-nous »…

    Aurais-je une réponse ??

    Censure par le Professeur VanYperseele d’une réunion scientifique sur le débat climatique.

    Je trouve inacceptable cette censure qui porte atteinte à la liberté d’expression.

    Cela je pense doit être dénoncé au plus vite.

    Je suis allé malgré tout à la réunion qui c’est tenue à Rhodes saint Genèse ce 01 septembre 2011. Si vous le désirez, je suis prêt à en parler avec vous au plus vite.

    Nous avons là un scoop ENORME, je suis donc dans l’attente de votre coup de téléphone cette après-midi,

    Recevez toutes mes salutations,

  2. Excellent article qui témoigne également de votre connaissance sur le fond et des dernières évolutions dans ce domaine, dans le monde. Au plaisir de vous rencontrer,
    Anne

  3. Merci de la franchise d’expression dont faites la démonstration par cet article!

    Je me souviens d’une conférence donnée au campus VUB Brussel en 2009/10. Le même Prof. climatologie (sic) JP van Ypersel y était flanqué de deux bureaucrates politisés. Il nous débita ses fadaises sans réussir à convaincre vraiment l’audience. Normal: devant chaque question sortant un rien des discours médiatisés, le Prof. UCL éluda chaque question plus formellement scientifique! Nous prenait-il pour des ignares?

    Une démonstration par l’absurde, bourrée l’hypocrisie par cet affidés du GIEC. Fichtre, il doit aujourd’hui défendre une notoriété faussement acquise et s’échapper du cul-de-sac mensonger où lui et ses acolytes IPCC/GIEC se sont aventurés. Inflluents qu’ils sont envers un monde politique incompétent en ces disciplines complexes et encore au niveau de l’enfance, donc influence sur des décideurs fort vulnérables!
    Il fallut que soient révélées fin 2009 des malversations sur données du CRU U. d’East-Anglia et ses connexions avec un réseau de cellules aux US. En plus des manoeuvres où l’indien Patchuri joua auprès d’instances ONU … tout aussi politiques et incompétences, mais puissantes jusqu’à nous faire avaler de coûteuses couleuvres décisionnelles.

    Certains parmi nous n’ont de scientifique que l’étiquette; ils sont de vrais porte-nom d’une idéologie totalement irrationnelle et anxiogène. Devant de telles manoeuvres d’intimidation et d’obstruction, on est en droit de se questionner sur l’absence de déontologie chez ces pseudo-scientifiques, gens dépourvus d’esprit critique mais absolument sournois.
    Darwin, revient-nous!
    Et l’UCL autant que la Fondation de la rue d’Egmont sont autant à blâmer pour leurs agissements de leur staff !

  4. Ciel, un scandale! Mais que fait la police? Rien. Soit elle est partie prenante du Grand Complot, soit ce « scandale » est simplement un feu de paille blogosphérique néolibéral sans objet.
    Vu que Fred Singer est plus connu pour ses propres fraudes, compromissions et engagements idéologiques que par le sérieux de ses travaux sur le climat, ça donne un indice pour trancher…

    1. Ce n’est absolument pas ce qu’on lis dans sa bio et de plus en plus de scientifiques s’élèvent contre les conclusions catastrophistes du GIEC et surtout les politiques mise en place. Il faut vraiment avoir les yeux bouché au tofu bio pour voir que ce ne sont pas quelques ahuris complotistes mais bien tout un pan de la science qui proteste de plus en plus.

      Comme par exemple les 141 scientifiques signataires de cette lettre de protestation au nation unis contre « l’irrationalité verte ».
      http://climatechange.thinkaboutit.eu/think4/post/open_letter_to_secreatary_of_united_nations

      Mais vous en savez certainement plus qu’eux certainement ?

      Tiens par exemple allez vous dire aussi que Gary Sharp, PhD, Center for Climate/Ocean Resources Study, Salinas, California, U.S.A. est un « falsificateur » ?

      Ou alors que Roy W. Spencer, PhD, climatologist, Principal Research Scientist, Earth System Science Center, The University of Alabama, Huntsville, Alabama, U.S.A. est un « fraudeur »

      Et on attend avec impatience votre « expertise » sur les travaux de R. Timothy Patterson, PhD, Professor, Dept. of Earth Sciences (paleoclimatology), Carleton University, Chair – International Climate Science Coalition, Ottawa, Ontario, Canada

  5. Pat352,

    Vous raisonnez bizarrement. Je signale juste que Fred Singer est une racaille scientifique bien connue, ce qui justifie quand même les réticences qu’on peut avoir à lui donner la parole dans une institution scientifique sérieuse sans avoir à hurler à la censure, et vous m’accusez de traiter de fraudeurs toute une série de scientifiques dont je n’ai même pas parlé!

    Quant au « pan de la science qui proteste de plus en plus », je ne demande qu’à vous écouter. Mais contre quoi protestent-ils exactement, au fond? Si vous avez lu le texte de la pétition que vous mettez en lien, que disent ces 141 scientifiques? Qu’il faut du pognon pour avancer dans la compréhension du réchauffement et essayer de prouver son origine non naturelle. Où est la protestation? ça démontre les thèses sceptiques? Pas du tout: on a juste des scientifiques qui demandent des moyens pour approfondir différentes pistes. Rien que de très banal, au fond: un scientifique fait ça tout le temps.

    Arrêtez de lire la science avec les lunettes néo-conservatrices américaines: « qui n’est pas avec nous est contre nous ». C’est grotesque, et tellement détaché de la réalité des labos…

    Par ailleurs, je pensais que la science ne se faisait pas à la majorité, à coups de pétitions ou avec des tribunes dans de grands quotidiens. C’est Courtillot qui aime le répéter, donc c’est sûrement vrai (même si lui répond dans le Figaro aux réfutations scientifiques de ses propres travaux).

    Cordialement,
    Bat.

  6. Bat : « Je signale juste que Fred Singer est une racaille scientifique bien connue »
    —————————
    Fred Singer est docteur en Physique de l’Université de Princeton, fondateur du programme de satellite d’observation, fondateur du service de météo par satellites, fondateur du département Sciences planétaire et environnementale de l’Université de Miami, ancien assistant administrateur à l’EPA et chef scientifique du Département des Transports.

    Et ce serait une « racaille scientifique bien connue » ? Non, sans blague !

  7. miniTAX, les titres universitaires immunisent-ils automatiquement contre les compromissions? Van Ypersele serait une crapule qui abuse de son pouvoir, c’est sûr, car tous les types du GIEC le font, mais Fred Singer est irréprochable car il est bardé de titres universitaires? Un savant ne saurait mentir, sauf si c’est un savant du GIEC? Vous me faites sourire…

    Il est sans doute inutile de vous recommander, par exemple, la lecture de « Merchants of doubt » d’Oreskes et Conway, qui montre que même les « éminents experts » comme Fred Singer ont leur part d’ombre. (Et lui est assez champion en la matière.)Mais sans doute s’agit-il là pour vous de « délires socialistes »?

    1. @Bat,
      Fred Singer n’a pas que des titres universitaires, il a une remarquable carrière scientifique, tant comme chercheur que comme décisionnaire et vu les domaines dont il est expert, il est éminemment qualifié pour parler du climat terrestre et pour juger du bienfondé des politiques publiques en matière environnementale, bien plus que n’importe quel propagandiste réchauffiste que vous ne pourrez jamais citer.

      L’appeler « crapule » et sous-entendre qu’il ait pu tromper tous ceux qui lui ont confié ses postes de haute responsabilité sans que personne ne s’en aperçoive, excepté les écolos, prouve bien que soit vous êtes complètement stupide et vous vous contentez de faire le perroquet des calomnies typiques de promoteurs du réchauffisme, soit vous cherchez délibérément à tromper par des mensonges invraisemblables.
      Vu votre ignorance abyssale du sujet et vos arguments caniveaux, je pencherai pour la première hypothèse.

      1. Avez-vous été voir la référence que je vous ai conseillée? Singer a donné sa caution scientifique à diverses pseudo-études financées par divers lobbies (du tabac, du pétrole, etc.) à des fins purement privées. Singer a gravité dans une série d’associations et de think tanks idéologiques et/ou sectaires plus ou moins louches. Singer cultive un anticommunisme pathologique viscéral (avec une conception très extensive du « communisme ») qui, il ne le cache pas, guide sa croisade anti-GIEC.

        Alors oui, Singer est certainement plus diplômé que moi en physique ou planétologie et mon ignorance sur le climat est certainement abyssale. Mais convenez qu’il y a une forte odeur de souffre: si le CV de JP Van Ypersele était équivalent à la moitié de celui de Singer sur le plan des engagements idéologico-lobbyistes, tous les lobbies néo-libéraux réclameraient sa tête en criant comme des putois.

        D’autre part, puisqu’on veut selon vous le censurer et le faire taire, qu’a-t-il de si important et gênant à dire? Votre reporter, Ludovic Delory, était apparemment sur place. Quels détails a-t-on à part qu’ils étaient dans un salon un peu à l’étroit? Rien. On n’a aucune idée de ce qui s’est dit, très probablement parce qu’il n’a en réalité rien dit, ou en tout cas qui ne relève de son discours idéologique habituel. Même les sceptiques ne s’intéressent plus à ce que dit Singer car ils ont bien compris que ce discours était vide et biaisé, totalement non crédible. Singer n’intéresse plus les sceptiques que comme martyr: ce qu’il dit n’a aucun intérêt, mais tant qu’on pourra faire croire qu’on essaie de l’empêcher de le dire, ça permettra de maintenir vaguement à flot leur fiction complotiste.

        Sur ce, je vous laisse: je vais toucher la prime que me verse le GIEC pour troller les Chevaliers de la Liberté et de la Vraie Science Libérale! ;-)

  8. Vero,

    La veille de cette conférence censurée, Fred Singer a donné un exposé à Utrecht (Pays-Bas) devant une centaine de personnes, parmi lesquelles Hans Labohm (économiste et « reviewer » pour le Giec),René Leegte (député néerlandais) et Bart van den Hurk (météorologue au KNMI).

    Le Pr Singer a non seulement été reçu avec beaucoup d’honneurs, mais il fut en outre très applaudi par les spectateurs, y compris par ceux ne partageant pas ses idées. Curieux, non, pour une « racaille scientifique » ?

    Je suis au regret de constater que nos voisins du Nord ont une conception bien plus large que la nôtre de la liberté d’expression.

    1. Je tombe sur cet article seulement maintenant, je lis avec intérêt les commentaires… et je constate que M. Delory n’a pas répondu à Bat. Qu’a dit Singer dans ses conférences, publiques ou privées, très applaudies (en général dans une conférence, par politesse, on applaudit l’orateur, même si on a trouvé sa prestation mauvaise: ça fait partie des habitudes universitaires)? Qu’est-ce qu' »on » aurait empêché de lui faire dire?

  9. Quelques précisions sur le fonctionnement inacceptable du GIEC (source : rapport IAC et livre de Donna Laframboise, que vous pouvez acheter en version PDF, pour quelques euros, sur :
    https://www.aplusdownload.com/cgi-bin/apluspro/scripts/apluspro.cgi?action=4&item_number=iap0001&iap0001_qty=1&cd=iocmvjwgc

    Comment accorder du crédit au GIEC, qui est un Machin créé par le Grand Machin Onusien, sachant que :
    -Pachauri (Pdt du GIEC) clame sur tous les toits que le GIEC n’utilise comme sources que des publications dans des revues à comité de lecture : c’est faux !….Plus de 30% des sources proviennent de littérature grise, et 21 chapitres sur 44 ont très peu de sources peer-review

    – Pachauri clame urbi et orbi que le GIEC n’utilise que les meilleurs spécialistes mondiaux dans leurs domaines respectifs : c’est faux !… Comme le GIEC est construit sur une base d’équilibre entre 113 pays et sur le respect de la parité homme-femme, il y a nombre de contributeurs de seconde zone, voire de troisième zone, dont plus de 20 sont des étudiants n’ayant ni terminé leur thèse, ni publié.

    En outre :
    – Les contrôles des modèles numériques sont faits par les modélisateurs, qui bénissent leur excellent travail et gardent leurs jobs
    – Aucune transparence dans le processus de sélection des contributeurs.
    – Aucun processus interne de contrôle qualité
    – Le GIEC est infiltré par le WWF, qui a recruté pas mal de scientifiques qui contribuent aux travaux du GIEC.
    – Le GIEC refuse aux contributeurs qui en font la demande l’accès aux données ayant servi à élaborer un article non encore publié et utilise un tel article dans on rapport. Pire : les demandeurs sont menacés d’être virés….
    Bel exemple de transparence….
    – Le GIEC prend parfois en compte une seule publication qui a été réfutée par les experts du domaine
    – Le GIEC donne des dates limites pour la prise en compte des publications, mais ne les respecte pas pour des publications non encore acceptée, mais qui sont dans la » ligne du Parti »
    – Quant à la malaria, le GIEC ne prend pas en compte les travaux des meilleurs experts mondiaux, tels que Paul Reiter, et accepte des travaux biaisés et inacceptables
    – Pour les cyclones, les travaux d’un des meilleurs spécialistes mondiaux, Chris Lansea, sont ignorés pour laisser place à des conclusions démenties par les faits, donc fausses.
    – Le fameux Michael Mann, auteur de la crosse de hockey (qui est fausse), a été recruté par le GIEC dès la fin de son doctorat, alors qu’il n’avait publié qu’un article relatif à la crosse de hockey, qu’il n’était pas, et de loin, un des meilleurs spécialistes dans son domaine (géophysique), et avait peu de compétences en traitement statistique. Mais comme il était dans la « ligne du Parti », il a aussitôt assumé des fonctions importantes au sein du GIEC, alors que sa seule publication avait été vertement critiquée par les meilleurs experts mondiaux du domaine, car elle ne tenait aucun compte de l’existence de l’OM et du PAG, confirmés par nombre de documents historiques et des mesures à postériori des températures de ces deux périodes particulières. Il n’est donc pas acceptable que le GIEC ait pris en compte sa crosse de hockey, ce qui a eu pour conséquence de lancer le « delirium carbonum » que l’on connaît actuellement, hélas!….Comme quoi, les dés étaient pipés dès le départ….
    Bref, nous avons le sentiment que le GIEC fait un travail malhonnête, politiquement orienté, et que les publications n’allant pas dans le sens souhaité sont ignorées au profit de publications douteuses et de littérature grise. Il serait temps d’arrêter ce scandale et de laisser les scientifiques ayant gardé une éthique professionnelle travailler tranquillement, sereinement, sans interférences avec le politique et les ONG environnementalistes.

    Le GIEC annonçait une montée continue de T, qui devrait être une conséquence de l’augmentation du taux de CO2 : on attend toujours, car T est stable depuis 1999, donc depuis 13 ans, ce qui commence à être significatif, et ce, malgré l’augmentation continue du taux de CO2 troposphérique (mesures au Mona Loa – taux actuel de CO2 environ 390 ppm).

    Jamais le taux de CO2 n’a engendré un réchauffement climatique au cours de l’histoire climatique de notre planète. Chaque réchauffement a été suivi, avec un retard de 800 ans à quelques milliers d’années, d’une augmentation du taux de CO2, et jamais l’inverse. La seule période connue de covariation significative CO2-T a été la courte période 1980-1998, ce qui n’est absolument pas suffisant pour en déduire une relation de causalité physique CO2-àT, comme le GIEC a osé le faire….

    L’Arctique devait se réduire comme peau de chagrin : il est toujours là et sa glace se reconstitue en hiver. Certes, il a perdu de l’étendue de mer de glace à la fin de chaque été boréal depuis le début des mesures, en 1979, avec une fonte particulièrement forte en 2007, mais les causes en sont à rechercher au niveau local. Deux explications sont possibles : des courants marins chauds qui remontent vers le Nord, et les Anticyclones Mobiles Polaires estivaux plus fréquents, ce qui augmente les retours vers le Pôle Nord d’air chaud du Sud.

    L’Antarctique devait se réchauffer : il ne le fait pas, et même se refroidit très légèrement (il est toujours extrêmement froid, et donc sa fonte n’est pas possible).
    Les océans devaient monter à plus de 3mm/an (certains, comme le Grand Prophète Al Gore, annonçaient même, sans sourciller, +6 m en 2100) : ils sont en phase de stabilisation (mesures satellitaires Jason et Topex).

    Les océans devaient gagner beaucoup de chaleur : ils n’en gagnent pas (publication de Spencer) et le GIEC recherche avec acharnement où est cette sacrée chaleur perdue, mais refuse étrangement de remettre en cause ses modèles numériques…
    Source :
    http://www.drroyspencer.com/2011/06/more-evidence-that-global-warming-is-a-false-alarm-a-model-simulation-of-the-last-40-years-of-deep-ocean-warming/
    Le flux IR quittant la haute atmosphère devait suivre les prévisions des modèles numériques : une publication de Spencer et Braswell, qui ont analysé les données satellitaires sur plusieurs années (2000-2011) montre que le flux réel est bien supérieur aux prévisions.
    Les points chauds des Tropiques devaient être LA preuve de la pertinence du modèle de l’effet de serre du GIEC : les nombreuses mesures satellitaires et par ballon n’en ont jamais trouvé. Bien au contraire, les mesures montrent que les températures tropicales en altitude (1O km environ) sont plus basses que ce que les modèles prévoyaient.
    Dans ses premiers rapports, le GIEC affirmait que la baisse d’écart de T entre les pôles et les Tropiques allait diminuer le nombre et l’intensité des tempêtes. Ils ont fait un beau virage à 180°, en annonçant avec les trompettes médiatiques que les événements extrêmes étaient en augmentation à cause du réchauffement Climatique Anthropique. Curieux, non ? Un jour c’est blanc, le lendemain c’est noir, sans aucune justification ? En fait, quand les températures d’un pôle diminuent, les anticyclones mobiles polaires sont plus fréquents et plus intenses (plus de 1030 hPa), ce qui génère des dépressions plus fortes. Et réciproquement, quand les températures polaires augmentent. Voyez ce document du climatologue français Marcel Leroux:
    http://www.biokurs.de/treibhaus/180CO2/Echanges-meridiens-Chang-clim.pdf

    J’ajoute que nos médias sont des défenseurs inconditionnels du GIEC et du dogme du Réchauffement Climatique Anthropique, et ils igorent superbement les publications qui ne sont pas dans la « ligne du Parti ». Qui a parlé de la théorie de Svensmark et de ses tests au CERN (projet CLOUD) (voir le second lien fourni)? Aucun média. Qui a osé dire que T est stable depuis 13 ans? Personne : l’omerta est de règle. Et l’on pourrait multiplier les exemples. Nous sommes en plein lyssenkisme….Mais attention : toute personne qui ose s’attaquer au dogme, même avec de solides arguments scientifiques, est aussitôt violemment attaquée, traitée de négationniste, et mise au pilori (symbolique…pour le moment;…).

    Kenavo