La farce du GIEC, perroquet de Greenpeace

Publié Par Dr Richard North, le dans Environnement

« Exhaustivité, objectivité, ouverture et transparence », tels sont les principes qui gouvernent le travail du GIEC, d’après le site web de cette organisation lui-même, qui ensuite donne le détail des principes et procédures du GIEC.

GIEC

Clairement, le recours à Greenpeace et à l’association professionnelle qui chapote les renouvelables, l’European Renewable Energy Council, comme co-auteurs du dernier rapport du GIEC sur les renouvelables et la réduction énergétique, rompt tout concept connu d’objectivité, avec comme auteur principal le Dr Sven Teske, un employé de Greenpeace International, auquel il est fait référence pas moins de 70 fois dans le rapport.

Ceci a été promptement relevé par la blogosphère, et le problème a ensuite été rapidement repris dans les médias traditionnels, le Mail et l’Independent se jetant sur ce qui est un énorme exemple de non respect de ses propres principes par le GIEC.

Avec tout ça, la blogueuse Donna Laframboise, et de nombreux autres, s’emportent. Donna, en particulier, accuse le GIEC de n’avoir rien appris de ses erreurs passées. Elle avance ensuite l’argument que le GIEC ne comprend pas que sa crédibilité va continuer à être inexistante, tant qu’il permet à ses auteurs principaux d’émettre des jugements sur des recherches dont ils sont eux-mêmes les auteurs.

Mais c’est peut-être passer à côté de l’essentiel. Il n’est pas possible que nous ayons à faire à une organisation qui n’a rien appris. Après la fureur sur le rapport AR4 suite au Climategate, personne, et aucune institution, ne peut être assez stupide pour manquer de tirer des leçons de telles expériences. Sans aucun doute, le GIEC a appris quelque chose, mais simplement pas que ce que ses critiques auraient voulu qu’il apprenne.

Et d’après son comportement actuel, c’est l’évidence même qu’il a appris que ceux qui le critiquent n’ont aucune importance. Aucune importance pour lui en tant qu’institution, car ils ne le menacent pas et ne peuvent pas l’empêcher d’opérer. Il  n’est pas non plus le moins du monde soucieux de sa « crédibilité », scientifique ou autre. Avec Rajendra Pachauri à sa tête, écrivant la préface du dernier rapport en date, il jouit de quelque chose de plus important et de plus puissant : le prestige.

Pour ses clients et ses commanditaires, le prestige du GIEC était et reste complètement hors d’atteinte des retombées du Climategate. Et c’est tant mieux, parce que, même s’il ne se torchait pas le derrière de ses propres principes, ce rapport n’est qu’un ramassis de bêtises. Sur aucun point il n’est crédible mais, contrairement à ses critiques, le GIEC comprend les réalités du pouvoir. Ce simple mot, le seul qui compte, le prestige, voilà tout ce dont il a besoin.

Ce que fait le GIEC, c’est sucer la sève des relations des acteurs transnationaux, qui le relient aux États membres qui le financent, les divers gouvernements qui, comme celui de Cameron, ne se soucient pas le moins du monde de ce que veulent ou pensent leurs propres électeurs, et ont depuis longtemps cessé d’être des démocraties fonctionnelles.

De ce fait, et comme le GIEC satisfait ses vrais clients, il peut, tout comme eux, ignorer complètement ses critiques : ceux-ci sont sont sans valeur, sans importance, et impuissants. C’est ça qu’il a appris. Il s’en fiche, et nous ne comptons pas. C’est comme ça que fonctionne le gouvernement moderne, et le GIEC en fait partie, comme le démontre cet impudent exemple.

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Sur le web

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  1. « Pourquoi je ne suis pas étonné  »

    Parce que c’est toujours au fond du gouffre que l’on trouve les pires crétins qui continuent à creuser….

  2. Si je comprends bien, ça veut dire que le GIEC s’adresse aux gouvernements et pas aux opinions publiques dont il n’a pas grand chose a faire. Au mieux c’est une bureaucratie technocratique.

    1. C’est une caution pour lesdits gouvernements pour de nouvelles taxes, et en retour ils financent grassement le GIEC et les gens qui y travaillent. C’est du retour d’ascenseur version yoyo. (Sans oublier en sus, les sources de revenus générées pour Rajendra Pachauri via la consultance TERI).

      1. Ok il y a un peu de çà mais pas qu’au GIEC. Cette vision est sans doute trop réductrice et masque le seul et vrai problème posé qui est de nature scientifique. On ne peut remettre en cause ce que dit le GIEC seulement parce qu’il est financé par le politique. Il faut examiner et répondre sur le fond. Je suis ébahi par tous ceux qui ont un avis tranché sur les forums (pros et antis). Sont-ils tous de grands spécialistes du climat? Personnellement, je suis sceptique sur les conclusions du GIEC pour quelques raisons de logique pure mais je ne m’y connais pas assez pour étayer ce septicisme par suffisamment de faits et de chiffres. Il y a donc place pour le doute.

        1. Bien sûr, il y a toujours place pour le doute, c’est pour ça qu’il faut s’opposer à quiconque affirme « the science is settled ».

          Après, les faits à examiner sont: 1/2°C en 130 ans en phase de sortie d’un petit age glaciare, est-ce beaucoup ? Qu’une bonne partie de ce 1/2°C se soit produit avant l’industrialisation massive, est-ce important ? Qu’on ait construit des parkings en asphalte autour des stations météo dans cette période mérite-t-il l’attention ? Que les modèle informatiques n’on jamais prévu l’arrêt du réchauffement depuis 98 les invalide-t-il ? Que la hausse du CO2 suit la hausse de température dans toute l’histoire de la planète nous dit-il quelque chose ? Que le noyau dur des chercheurs du RCA aient échangé des emails pour contrôler les publications des autres, pour effacer des données devant être rendues publiques, que l’absence d’explication pour la baisse était un travesti, est-il simplement à ignorer ? Les liens entre rayonnement solaires et cycles climatiques sont-ils dignes d’intérêt ? Pourquoi tous les feedbacks de la théorie RCA sont-ils positifs (vapeur d’eau) alors qu’on ne constate ça nulle part ? Pourquoi toujours des prévisions alarmistes (jamais vérifiés quand la date arrive, cf. les 50 millions de réfugiés climatiques que l’ONU a essayé d’effacer de son site web) ? Pourquoi les rapports AR du GIEC reprennent-ils telles quelles des alarmes non scientifqiues en provenances d’activistes tels le WWF et Greenpeace ?

          Et quelques centaines de questions du même ordre.

          Interrogez-vous et faites vous votre propre avis. L’idée d’une « settled science » est antinomique.

          1. Eh bien en fait, je ne fais que résumer le point de vue raisonnable, très répandu, sur cette question. Il vous semble nouveau, ou rare, parce que vous vous fiez encore aux médias traditionnels pour vous informer, mission qu’ils se refusent désormais à remplir. Mieux vaut trouver de meilleures sources d’information, comme ici par exemple.

  3. quels commentaires idiots pour la plupart!…….suite à l’article qui n’est pas plus fin!!!
    oui, le climat change, la planète se réchauffe, et des ONG se battent contre cela depuis des années. Elles ont une grande expertise sur le sujet, alors, quoi d’étonnant que le GIEC ait envie d’en profiter?????? tous ces gens qui critiquent ici, ça ne les gêne pas les liens entre pouvoir et nucléaire dans le monde, par exemple?
    moi, je suis très contente qu’enfin on se base sur des expertises indépendantes et objectives, car non liées à des gouvernement ou des lobbies industriels!
    bravo au GIEC!

    1. « …indépendantes et objectives, car non liées à des gouvernement ou des lobbies industriels! »

      Renseignez vous un minimum sur les financements de Greenpeace avant d’écrire une telle chose.

      1. Je suis très renseignée: greenpeace est une association totalement indépendante qui ne vit que par les cotisations et dons de ses adhérents. Dire le contraire, c’est mentir!

        si le rapport avait été basé sur les dires des technocrates du nucléaire, ça ne vous aurait pas choqué, je suppose!
        allez, je quitte ce forum où les réactions sont toutes plus erronées les unes que les autres, très inintéressant!
        restez entre vous, moi je vais continuer à travailler pour essayer de sauver ce qui peut encore l’être…….entre autre l’avenir de vos enfants, qui ne peuvent manifestement pas compter sur vous!

    2. @ VGBIO

      Les libéraux sont autant dérangés par le soutien étatique au nucléaire que le soutien étatique au GIEC et aux énergies renouvelables. Il faut supprimer le soutien étatique à l’énergie, pour que l’on sache le coût réel de chaque énergie, et que l’on puisse choisir en conséquence de cause.

      Et nous nous battons aussi pour l’avenir de nos enfants: en voulant réduire les dettes énormes que les générations actuelles continuent d’accumuler sur le dos de nos enfants, en nous battant pour la liberté de choix, qui est toujours plus mis à mal, en voulant continuer de maintenir l’approvisionnement d’énergie en fonction des besoins, et en prenant en compte tous les paramètres écologiques du problème de l’énergie: une éolienne qui tue tous les oiseaux autour, coûte extrêmement cher à entretenir, et a un rendement faible, n’est pas une solution idéale. Un panneau solaire dont le rendement servira à peine à compenser toute l’électricité nécessaire pour le fabriquer et le détruire n’est pas idéal non plus.

      1. « …Il faut supprimer le soutien étatique à l’énergie, pour que l’on sache le coût réel de chaque énergie, et que l’on puisse choisir en conséquence de cause. »

        I have no animus towards nuclear power per se. If nuclear power could compete without government help, I would be as happy as Mr. Adams or the next MIT nuclear engineer. But I am no more “pro” nuclear power than I am “pro” any power. It is not for me to pick winners in the market place. That’s the invisible hand’s job. If there is bad regulation out there harming the industry, then by all means, let’s see a list of said bad regulations and amend them accordingly. But once those regulations are amended (if there are indeed any that need amending), nuclear power should still be subject to an unbiased market test. Unlike Mr. Adams, I don’t want to see that test rigged.

        http://www.cato-at-liberty.org/atomic-dreams/

        1. Facile à dire, mais très très abstrait… même vide de sens.

          Le coût d’une énergie dépend fortement du niveau de sûreté qu’on vise, du niveau de pollutions qu’on accepte, etc.

          Ce n’est pas quelque chose de défini en soi dans le vide, c’est défini dans une société qui accepte tel ou tel risque, qui n’est pas connu comme une probabilité, mais comme un ensemble d’incertitude (l’analyse probabiliste fait beaucoup d’hypothèses).

      2. Qui, à part les états, va soutenir la recherche si elle n’a pas de débouchés immédiats?

        Quelles recherches en sciences appliquées faut-il soutenir?

        Faut-il mettre de l’argent dans ITER?
        Ou bien dans les réacteurs à neutrons rapides?
        Ou bien dans les hydroliennes?
        Ou bien dans l’éolien?

    1. Vous allez me trouver cynique, mais j’aimerais tout de même une source autre que celle-ci, peu fiable comme on le sait, voir notre article http://www.contrepoints.org/2011/06/26/32420-comment-croire-greenpeace, et l’affaire Brent Spar.

      A part ça, en tant qu’adhérente (il me semble, m’abusé-je ?), qu’avez-vous à dire sur le recours aux menaces de violences http://www.contrepoints.org/2010/04/05/97-maintenant-greenpeace-passe-aux-menaces, et même sur le passage à l’acte, les coups et blessures sur des travailleurs complètement innocents, provoqués par Greenpeace dans l’affaire Brent Spar ?

      Votre droit de réponse nous intéresse.

  4. La grosse farce des « anti-Giec »…
    Perroquets lobotomisés des climato-sceptiques à la solde de l’industrie pétrolière !
    Il n’y a plus rien à attendre, malheureusement, des malheureux adeptes de la nouvelle religion du « climatosceptisme »…
    Nouveaux « Chevaliers de l’Ordre de la Terre Plate » !!!

    A voir :
    - CLIMATO-SCEPTIQUES : CHEVALIERS DE L’ORDRE DE LA TERRE PLATE ?
    (http://2013-continuum.blogspot.com/2010/12/climato-sceptiques-chevaliers-de-lordre.html)

    - LES CHEVALIERS DE L’ORDRE DE LA TERRE PLATE…
    (http://2013-continuum.blogspot.com/2011/01/la-suite-du-precedent-article-hari-est.html)

    - ALLÈGRE MENT ALLÈGREMENT
    (http://2013-continuum.blogspot.com/2011/04/allegre-ment-allegrement.html) …

  5. Peu importe qui écrit le rapport du GIEC, et quels travaux sont mis en avant (ceux de l’un ou l’autre des nombreux chercheurs que l’on trouve dans les domaines du climat, environnement et énergie entre autres). Ce qui importe le plus c’est VOUS. Qu’allez-vous faire pour éviter le mur ?
    Allez-vous continuer à rouler comme des idiots et augmenter votre consommation énergétique pour des besoins inutiles et déconnectés du réel ? Ou allez-vous enfin vous réveiller et vous mettre à partager enfin avec votre voisin et appliquer la charte des droits de l’homme, vous savez, la base morale qui fût écrite voici plusieurs millénaire par un certain Zaratoustra (souvent cité, mais jamais suivi). Et pour rester avec le GIEC, le problème n’est pas les experts qui le compose, mais les gouvernements qui mettent en place les mesurettes basées sur ce rapport annuel.
    Et les gouvernements dépendent de NOUS, oui. Nous n’avons que les gouvernements que nous avons choisi et rien d’autre, c’est nous les coupables, personne d’autre.
    C’est à nous de bouger, si l’on veut que ça change, changer le GIEC, voire le dissoudre ne fait pas disparaitre le problème du réchauffement climatique. Mais informer et agir ça c’est utile.