Des grillons au repas : la dérive

Douce France, ta culture gastronomique avec tous ces produits de terroir et de tradition fout le camp et tant pis pour la santé !

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Des grillons au repas : la dérive

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 17 février 2023
- A +

Et voilà que de nouveaux ingrédients sont autorisés dans la composition des pains : poudre d’Acheta domesticus (grillons) partiellement dégraissés. Ce joli cadeau de nos instances européennes pour permettre une alimentation plus écocompatible n’est probablement pas vraiment adaptée à nos organismes qui bien qu’étant omnivores nous fera renouer avec les belles époques de famine où le peuple mangeait des racines et des rats…

Plus grave ! Depuis plusieurs années les professionnels de la boulangerie se sont ingéniés à éliminer tous les numéros E autorisés et soumis à déclaration comme les propionates, acidifiants, conservateurs, émulsifiants qui faisaient tache sur les étiquettes.

Pour obtenir des produits clean label les ingrédientistes ont élaboré une machine de guerre pour produire des pains à mie bien alvéolée et des croûtes bien dorées. Pour le goût ils inventent des poudres de perlimpinpin et faux levains qui colorent et aromatisent lesdit pains qui bientôt n’auront plus de pain que le nom…

 

Le secret : les enzymes

Pour qu’une pâte devienne pain on peut agir sur deux composantes de la farine : l’amidon et le gluten. Le premier qui est un sucre source de CO2 qui agit sur le « gonflement » de la pâte et le deuxième qui devient la structure permettant de retenir la production gazeuse du premier. Un peu comme un ballon : l’enveloppe permet de retenir l’air insufflé.

Les pains modernes ont donc soit ajouté du gluten au mélange en corrigeant par des émulsifiants (E471-E472 par exemple) soit corrigé l’activité enzymatique. Cette dernière est dépendante de la qualité du blé qui contient naturellement des enzymes (alpha, beta amylases par exemple) mais de qualité variable car dépendantes des sols, de la technique de culture, de la pluviosité, du climat etc. Donc nos petits chimistes bricoleurs ont cultivé des enzymes fongiques OGM à forte activité. De plus, ils ont également bricolé des enzymes bactériennes qui ont la particularité de résister à la chaleur et donc ne sont pas tuées pendant la cuisson du pain. Ces dernières vont donc se retrouver dans nos estomacs avec des conséquences encore non identifiées.

Le monde du lait et des fromages notamment pasteurisés utilise cette technique des enzymes depuis bien longtemps et il n’est pas étonnant que nous n’ayons plus aucun fromage français dans le top ten mondial…

De même les vignerons s’amusent également à bricoler des enzymes…

Les allergies alimentaires ont de beaux jours devant elles…

Le scandale dans toute cette affaire c’est que nos penseurs européens (et français) ne songent pas un instant à obliger les fabricants à déclarer les enzymes entrant dans la composition de leurs produits.

Douce France, ta culture gastronomique avec tous ces produits de terroir et de tradition fout le camp et tant pis pour la santé !

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Créer un compte Tous les commentaires (8)
  • Personne ne comprend cette décision, sans doute que les « décideurs » habitués aux grands restaurants n’ont même pas pris du temps à comprendre le pourquoi de cette ignominie gastronomique, ils suivent… Ils s’en foutent des conséquences…

    • Des grillons pour les gueux et des côtes de boeuf pour nos élus. Ça permet de limiter l’élevage de ruminants péteurs. Qui a dit que Staline était mort ?

  • La biomasse carbonée des insectes pèse environ vingt fois celle de l’espèce humaine et en plus ces petites bêtes se reproduisent en seulement un an. C’est donc potentiellement une ressource de protéines inépuisable et pas tellement plus dégoûtante que les yaourts si on y pense.
    Alors pourquoi pas?

    -1
    • On tue des insectes pour fabriquer des yahourts ? Je ne savais pas…

      -1
    • moins un pour un commentaire essentiellement factuel…
      tandis que l’article est un mélange des genre malheureux où l’esprit libéral est absent ..
      AUTORISE…
      on est tellement habitué en france à ‘l’ interdiction implicite de ce qui n’est pas autorisé..
      que autorisé devenir un signe inquiétant..une obligation.. ben non..

      le mal est ailleurs..il est dans les interdictions..

      -2
  • Le monde devient fou. On s’active à interchanger les « genres », maintenant on veut modifier le système alimentaire. La Re-création est en marche. L’Homme veut devenir dieu.

  • pour un libéral… autoriser un truc qui ne remet pas en cause la liberté ou les droit humains n’est pas un problème politique .

    on regarde ce qui est interdit.. « pour notre bien’..

    Le respect de la tradition ..bof..

    la tradition gastronomique ? mon oeil..
    de quand elle daterait cette tradition?
    les tables des riches ou les tables du commun?

    De ce que je crois savoir, et je vais me renseigner ,merci de stimuler ma curiosité, soupe pain et bouillie..et rare viandes … plus quelques repas riches par années.. ça c’est la tradition ..il ne faut pas confondre notre époque d’abondance avec la réalité..
    remercier d’avoir une assiette pleine et de ne pas avoir faim. finir son assiette. respecter le pain.
    on ne m’a jamais forcé à manager quoique ce soit…mais on a interdit des trucs..les rendant introuvables dans le commerce.

    par contre dans ma vie je me suis retrouvé devant un certain nombre de personnes se présentant comme gastronomes.. 9 fois sur dix de dérisoires tyrans..

    autant les injonctions à manger ceci ou cela , à imposer un jour végétarien, sont intolérables autant « autoriser » les insectes relève du ridicule.

  • « Donc nos petits chimistes bricoleurs ont cultivé des enzymes fongiques OGM à forte activité. De plus, ils ont également bricolé des enzymes bactériennes qui ont la particularité de résister à la chaleur et donc ne sont pas tuées pendant la cuisson du pain. Ces dernières vont donc se retrouver dans nos estomacs avec des conséquences encore non identifiées. »
    On peut raconter n’importe quoi dès lors qu’il n’y a pas de référence.

  • Les commentaires sont fermés.

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