Liberté : la Première ministre de la Nouvelle-Zélande démissionne

La démission de Jacinda Ardern est une rare occasion pour sabrer le champagne en l’honneur du libéralisme.

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Screenshot 2023-01-23 at 15-26-46 Très émue Jacinda Ardern la Première ministre néo-zélandaise annonce qu'elle va démissionner - YouTube

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Liberté : la Première ministre de la Nouvelle-Zélande démissionne

Publié le 24 janvier 2023
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Faisant face à une popularité en chute libre, la Première ministre travailliste néozélandaise Jacinda Ardern a récemment démissionné de son poste. Alors que les politiciennes habituelles la défendront bec et ongle contre le « sexisme, » les libéraux sensés se réjouiront de la démission de ce tyran, quel que soit son sexe.

Rassurez-vous, le mot n’est pas utilisé à la légère. Comme trop de gouvernement « libéraux », Ardern a fortement restreint la liberté de mouvement de « sa » population durant la pandémie. Malheureusement, elle a pris la Chine en exemple et y est allée d’une politique zéro covid en enfermant les Kiwis au moindre cas. Ironiquement, ces fermetures incluaient aussi les sites de vaccination…

À ce sujet, Ardern a également opté pour la vaccination obligatoire après avoir appris qu’à peine 10 % des travailleurs d’un port avaient reçu leur injection. À l’instar de son collègue Justin Trudeau, elle a aussi brutalement réprimé des manifestations surtout pacifistes protestant contre la violation des libertés. Elle a feint l’innocence en affirmant ne « pas comprendre pourquoi, quand 400 personnes sont hospitalisées et 20 000 deviennent malades chaque jour, certains s’opposent aux efforts pour calmer la situation. »

Ne lui en déplaise, les gens s’opposaient surtout aux restrictions et aux obligations.

 

Un gouvernement de censure

Le gouvernement Ardern a entrepris un combat de Don Quichotte contre la « désinformation. » Ledit combat avait commencé contre l’extrémiste, suite à l’attentat de Christchurch qui avait couté la vie à quelque 50 personnes. Elle avait même fait alliance avec Emmanuel Macron pour demander un contrôle plus strict de l’Internet pour contrer la haine virtuelle. Son gouvernement avait aussi menacé de 14 ans de prison quiconque partageait la vidéo du manifeste du tueur.

Le combat s’est donc dirigé contre la désinformation. Après tout, « comment peut-on combattre le changement climatique si les gens n’y croient pas ? » s’est-elle demandé. Son questionnement allait également dans ce sens en ce qui concerne la question du covid. Cette obsession de prétendre à la vérité infuse explique sans doute pourquoi le Parti libertarien a fait si bonne figure en 2020.

 

Désarmer la population

Finalement, comme tout bon tyran, Ardern veut une population désarmée.

Après tout, elle a carrément dit que le port d’arme est un privilège. Elle a donc joué le jeu du tireur de Christchurch et promptement banni les armes « d’assaut » afin d’éviter d’autres fusillades. Si c’était si facile, Chicago serait un paradis sur Terre où on entendrait une mouche voler.

Heureusement pour les Kiwis, un tel projet sera très ardu. Non seulement il n’y a pas de statistiques précises sur le nombre d’armes en circulation, mais la compensation pour le rachat des armes était ridicule. Et avec la fuite des données de quelque 38 000 personnes ayant enregistré et/ou rendu leurs armes, il n’y a pas de quoi avoir confiance en son gouvernement.

Bref, la démission de Jacinda Ardern est une rare occasion pour sabler le champagne en l’honneur du libéralisme. Les remarques sexistes (oui, il y en a eu) qu’elle a subies sont bien pâles en comparaison de ses violations patentes des droits et libertés des Néo-Zélandais.

En espérant que son successeur, qui devrait être connu au moment de la publication de ce texte, saura ramener un peu de bon sens dans les politiques de son pays.

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