En finir avec les grèves de la SNCF

C’est la SNCF qui détient en France le record en termes de jours et heures de grève, sa « pseudo » privatisation, l’Etat étant son seul actionnaire, devrait néanmoins être soumise aux lois de l’économie.

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En finir avec les grèves de la SNCF

Publié le 25 décembre 2022
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On entend souvent parler de « grève surprise » à la SCNF. Ce serait plutôt une surprise si elle ne faisait pas grève pour les fêtes de fin d’année ! En effet c’est la quinzième en 20 ans.

 

Une prise en otage inadmissible

Nos « égalitaristes » français devraient en effet dénoncer ces corps de métier qui, de par leur fonction, bénéficient d’un pouvoir de blocage extravagant.

Un petit nombre qui a mis dernièrement toute la France en panne de carburant.

La SNCF a également ce triste privilège : une poignée de salariés occupant des postes stratégiques peuvent priver une large population de moyen de transport pour se rendre au travail mais, encore plus cynique, pour partir en vacances ou participer à une fête de famille comme Noël et le Nouvel An.

Un grand nombre de médias parlent à juste titre de « prise  d’otage ». Certes elle n’est pas physique mais toute proportion gardée elle pourrait être considérée au même niveau qu’une ransomware (prise d’otage numérique) qui bloque tout un système.

 

Un droit de grève dévoyé

Cette situation dure depuis bien trop longtemps et il est urgent d’y apporter des remèdes ; le droit constitutionnel à la grève OUI mais il ne doit pas empiéter sur d’autres droits comme celui de travailler et circuler librement.

Nos hommes politiques semblent tétanisés par ce type de mouvement. Ils sont devenus fatalistes depuis de nombreuses années et semblent dépourvus de solution alors que d’autres pays ont déjà trouvé la parade :

Le Royaume-Uni : le gouvernement Thatcher a tenu bon contre les grévistes, déjà dans le transport ferroviaire et a obtenu la reddition des syndicats au bout de deux années. Cette méthode n’a plus été utilisée depuis.

Les États-Unis : le gouvernement Reagan a licencié 11 359 salariés contrôleurs aériens pour fait de grève (en conformité avec la loi américaine de cette époque) et qu’il a remplacé provisoirement par du personnel militaire.

L’Italie : en application de l’article 40 de la Constitution qui réglemente le droit de grève et l’interdit pendant certaines périodes dont les fêtes de fin d’année du 17 décembre au 7 janvier.

L’Allemagne : en contrepartie de leur garantie d’emploi, les fonctionnaires n’ont pas le droit de grève qui bloquerait de l’économie.

 

La loi existe en France

Le droit de grève des fonctionnaires fait l’objet de restrictions.

En effet elle leur est interdite en cas d’atteinte à l’ordre public, de nécessité absolue d’assurer le respect du service minimum et la sécurité.

Il suffirait donc, par simple décret, d’en définir les contours concrets qui seraient l’interdiction, dans le cadre du service minimum, des grèves en période de grands départs en mettant également en avant un problème de sécurité.

Il ne manque donc plus que le courage de notre président.

 

Une épidémie de grèves

C’est la SNCF qui détient en France le record en termes de jours et heures de grève.

L’État étant son seul actionnaire, sa pseudo privatisation devrait néanmoins être soumise aux lois de la concurrence.

La société est percluse de dette à hauteur d’une cinquantaine de milliards. C’est l’État, c’est-à-dire les contribuables français qui réglent la note. Chaque année, ils versent 17 milliards d’euros de subventions à la SNCF. Elle devrait être mise en redressement judiciaire, les syndicats devraient en être écartés et des réformes drastiques retardées depuis des décennies devraient être réalisées. Si ce n’est pas le cas la SNCF devra être déclarée en faillite et cesser son activité qui sera transférée au secteur privé.

Il faut bien l’expliquer à nos grévistes professionnels et les mettre face à leur responsabilité !

 

Conclusion

Donner de tels pouvoirs de nuisance à une poignée d’individus, quels que soit leurs bien-fondés, devient dangereux pour le pays, d’autant plus que la SNCF n’est malheureusement pas la seule dans cette situation.

Le FMI nous guette et ce n’est peut-être pas la plus mauvaise solution lorsque nous constatons, dans de nombreux domaines économiques, la lâcheté de nos gouvernants qui préfèrent mettre la tête dans le sable en attendant la fin de leur mandat pour refiler le bébé au gouvernement suivant et ainsi de suite.

Voir les commentaires (17)

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  • Dommage pour la démonstration de M Gourdon, mais les agents de la SNCF ne sont pas des fonctionnaires.

    • Vous remarquerez que j’utilise le terme « pseudo privatisation » car l’Etat en étant le seul actionnaire ne change absolument rien à sa situation précédente.
      D’ailleurs si elle était véritablement privatisée elle serait mise immédiatement en faillite.

  • Nos énarques se fichent éperdument des français. Seules leur importent leurs carrières. Pour avoir une bonne carrière, ne pas faire de vagues, c’est à dire open bar pour les fonctionnaires trouble fête comme la SNCF, ou la RATP. On ne va quand même pas faire évoluer ces statuts au risque de se faire placardiser si ça échoue !!! Les sans-dents n’ont qu’à rester chez eux pour les fêtes pendant que élus et énarques prennent leur voitures de fonction pas électriques.
    Franchement, depuis De Gaulle, quel élu s’occupe du bien être des français ?

  • Je préconise depuis de nombreuses années la privatisation de la SNCF exclusivement à ses salariés à raison de une action chacun au prix de un euro.

  • Le train, c’est 10 % des déplacements. Le reste, c’est la route.
    Ce serait si catastrophique si l’on supprimait SNCF, trains et rails ? Sur les petites lignes, on pourrait faire des pistes cyclables. Et de belles routes filantes sur les autres.
    Et quelles économies pour le contribuable français ! Et quel repos de l’esprit à l’approche des fêtes !

    • Le rail est un moyen de transport confortable, nettement moins polluant que la route et bien plus performant en matière de consommation d’énergie… à condition bien entendu de s’appuyer essentiellement sur l’énergie nucléaire et mettre un terme au monstrueux gaspillage que constitue la construction d’éoliennes et l’installation de panneaux solaires.
      Ce que vous écrivez consiste à confondre le transport par rail avec les inadmissibles pratiques des syndicrasseux parasites et fanatiques. Cela s’appelle jeter le bébé avec l’eau du bain.

      • Le bébé est moche, criard, en soins palliatifs, et fort coûteux.
        Si vous avez l’âme charitable, occupez-vous en… tout seul !
        Mais ne venez pas me piquer les petits pots de blédine que je destine à mes enfants, en bonne santé, heureux de vivre et que j’élève sans l’aide de quiconque.

        • En clair ?

          Comme on n’ose quand même pas imaginer que vous ne voulez pas du train en pratique, ce qui nous mettrait dans la situation du Nigéria ou du Texas, votre réponse se voulant amusante n’apporte rien au débat.

          • Ce qu’il faut comprendre du commentaire de Abon Neabcent c’est que loin de vouloir supprimer le train, il faut très simplement faire deux choses:
            1/ arrêter de subventionner la SNCF pour la mettre dans les mêmes conditions que la concurrence,
            2/ Mettre ses salariés au régime général du secteur privé avec les mêmes droits, les mêmes devoirs et les mêmes conditions d’emploi et de retraite.
            Ensuite on pourra discuter sans en arriver à la situation du Nigéria!
            C’est quand même un monde qu’en France certains ne comprennent pas qu’il faut appliquer les mêmes règles à tout le monde!

          • Osez, Liger, osez !

            • J’ai exposé mon point de vue puis tenté de clarifier ce que pourrait être le vôtre.
              Mais votre « réponse » se voulant amusante n’apporte strictement rien : puisque vous ne pouvez ou ne voulez débattre, il est inutile de perdre du temps avec vous.

              • Vous n’argumentez pas. Vous faites des phrases.
                Et comme souvent dans ces cas-là on raconte n’importe quoi.
                Non, avoir un peu (plus) d’éolien dans notre mix énergétique ne rendra pas le train plus polluant ou moins performant.
                Idem pour votre critique du syndicalisme. Même sans lui, le train est et restera une aberration économique.
                La société est subventionnée à coups de milliards et le billet, dont le prix est déjà peu concurrentiel pour une petite famille, n’est vendu qu’au tiers de sa valeur réelle.
                Et si demain, le train disparaissait, il n’y aurait une augmentation que de 10 % du trafic routier, une paille pour des trajets extra-urbains, sans conséquence sur la pollution rurale ni sur le trafic.
                Les transports collectifs sont acceptables en zone urbaine, pour de multiples raisons. Largement subventionnés aussi, leur coût pour le contribuable est atténué par les services qu’ils rendent.
                Ce n’est pas le cas du train, survivance d’avant les Trente glorieuses. Qui fait largement double emploi avec la bagnole, le car ou le camion. Tellement double emploi, que pendant très longtemps, la SNCF avait exigé et obtenu l’interdiction des cars nationaux longue distance.
                Donc.
                En prenant le train, vous roulez aux dépends du contribuable, sans apporter quoi que ce soit aux autres. Je réviserai ma position le jour où vous pourrez le vrai prix de votre billet… Qui sera probablement aussi la veille du jour où le train n’existera plus faute de clients.
                Pour un libéral, il n’est pas décent de continuer dans cette voie.
                Voilà ce qu’il fallait comprendre si vous aviez pris la peine de retirer vos oeillères, ne laissant visibles que vos propres obsessions. Croyant même que vous explicitiez mes propos.
                Ah l’impudent !

  • Enième constat – au demeurant fort juste – de la nocivité des syndicrasseux de la SNCF et de ses salariés grévistes saboteurs de cette entreprise et de l’économie de notre pays.
    Oui, la loi existe ; mais comme son application dépend à chaque grève du courage politique du gouvernement en place, voire de son intérêt électoral lorsqu’il est de gauche), ce remède est hélas illusoire. Cela d’autant plus que les Français en général n’ont pas un grand respect de la Loi, ce qui se manifeste par une grande indulgence à l’égard de ceux qui la violent, comme les cheminots grévistes qui brutalisent impunément les clients… avec la compréhension d’une proportion non négligeable de ces derniers ! Dans ces conditions, il faudrait être un saint pour se retenir de tondre, voire d’écorcher ces moutons abrutis ?
    La voie la plus prometteuse est d’étudier en profondeur ce qui se passe dans les autres pays européens, notamment ceux dont la situation (géographique, économique, etc.) est la plus proche de la France. On devrait a priori en déduire qu’aucun n’est immunisé contre les grèves abusives, même le fort libéral Royaume-Uni, mais que ces perturbations y sont nettement moins fréquentes et destructrices.
    Ensuite, il conviendrait de définir des mesures à prendre en favorisant celles qui sont les moins facilement réversibles et celles qui transfère le pouvoir de décision du Gouvernement au marché. Et il ne faudrait surtout pas négliger des réformes apparemment obscures et techniques, comme celles du financement et du fonctionnement des syndicats. Voici quelques idées :
    – identifier les dispositions favorables existant dans des pays étrangers et étudier sérieusement comment les transposer dans l’ordre juridique français, ce qui n’est pas toujours facile ;
    – mettre fin de toute urgence à toute subvention publique, directe ou indirecte du budget de tout syndicat : nombre de ces syndicats de privilégiés en vivent à 80 % ou 90 % alors que leur financement devrait provenir des cotisations de leurs adhérents ;
    – apporter une attention particulière, sanctions pénales lourdes à l’appui, et cela par par des juges indépendants aux détournements actuellement récurrents des budgets de formation professionnelle destinés à financer des syndicats, voire à assurer un confortable train de vie à leurs dirigeants ;
    – interdire et éradiquer tout monopole de candidature et de représentation accordé à certains syndicats, ce qui empêche notamment quiconque n’en étant pas adhérent de se présenter à des élections professionnelle ;
    NB : cette réforme de bons sens devrait s’appliquer dans tous les secteurs (public, semi-public, privé, etc.)
    – responsabiliser syndicats et salariés : seuls les adhérents des syndicats signataires d’accords avec les employeurs devraient bénéficier des dispositions desdits accords alors que, actuellement, tous les salariés de l’entreprise en bénéficient dès lors qu’un seul syndicat les a signés : en clair, les salariés qui sont adhérents de syndicats extrémistes irresponsables comme Sud Rail et les salariés qui ne sont pas membres d’un syndicat ne seraient plus des parasites bénéficiant sans bourse délier du travail des syndicats réformistes.
    NB : cette réforme de bons sens devrait s’appliquer dans tous les secteurs (public, semi-public, privé, etc.)
    Je sais, je rêve. Mais c’est noël, n’est-ce pas ?

  • L’essentiel est dit dans cet article que j’approuve. La SNCF doit être mise en concurrence réellement et le plus tôt possible. Mais Macron est incapable de faire des réformes aboutis pour redresser la France.

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