Idéologie et bureaucratie : le double enfer du socialisme

Chaque fois que le libéral attaque la bureaucratie, il doit en même temps frapper l’idéologie qui la fonde.

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Bureaucracy / Bürokratie I By: Christian Schnettelker - CC BY 2.0

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Idéologie et bureaucratie : le double enfer du socialisme

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 17 décembre 2022
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À la première page de son chef-d’œuvre, Les hauteurs béantes, plus grand roman de l’après-guerre sur le totalitarisme avec 1984, le logicien dissident soviétique Alexandre Zinoviev écrit :

« Comme toute ineptie anhistorique, le Socialisme possède sa théorie fausse et sa pratique erronée, mais il est impossible de dire en théorie et en pratique où commence la théorie et où finit la pratique. »

L’énoncé semble absurde – il est pourtant d’une grande lucidité. Sous une apparence satirique, Zinoviev nous montre la difficulté de cerner le socialisme.

En règle générale, le socialisme est considéré comme un courant politique et économique aboutissant à un système de gouvernement. Pourtant, à bien y regarder, il y a tout lieu de s’interroger sur cette définition. Il est fort possible qu’elle soit fausse.

 

La non-économie

Commençons par le versant économique. Nul besoin d’expliquer à un public libéral que l’économie socialiste n’est pas une économie, mais une entreprise de destruction des mécanismes de l’économie. La propriété privée, l’initiative, le profit, la croissance, le travail, l’entrepreneur, l’actionnaire, y sont constamment dénoncés comme des ennemis jurés.

Que ce soit sous sa forme traditionnelle et rigide (le marxisme-léninisme triomphant du XXe siècle), dans ses manifestations plus opportunistes (le mitterrandisme) ou à travers ses innombrables produits dérivés contemporains (altermondialisme, écologisme, décroissance), le socialisme est bien davantage une non-économie qu’une économie alternative. Il repose essentiellement sur un parasitisme plus ou moins progressif, plus ou moins prédateur, de l’économie réelle et il s’effondre aussitôt que celle-ci, agonisante, cesse enfin de le nourrir. Il n’a pas de substance propre : il ne sait que vampiriser et ne peut rien faire d’autre. Sans victime, il n’est qu’abstraction.

 

La non-politique

La politique, maintenant. « Tout est politique », écrit Marx. Un des élans les plus constants du socialisme est de politiser la société dans toutes ses dimensions, jusqu’au cœur des familles, jusqu’à la sexualité, afin de remplacer la société concrète, historique, par une société d’avenir, utopique, et d’effacer l’humain traditionnel pour faire advenir un Homme nouveau. On sait bien que cette mainmise socialiste sur la vie commune aboutit invariablement à une disparition du progrès, de la créativité, de la culture et, in fine, et c’est le plus important, à un anéantissement de la société elle-même, c’est-à-dire de la capacité de la collectivité à s’organiser en fonction de ses besoins et de ses désirs, indépendamment du pouvoir politique.

La politique au sens où l’entend l’Occident libéral est inconcevable sans spontanéité de la société. Pour qu’une société s’exprime politiquement, il faut qu’elle puisse exister hors de la politique. En somme, pour que la vie politique soit possible, il faut que l’absence de vie politique le soit également. On observe ainsi dans les régimes socialistes un phénomène paradoxal, mais logique : plus ils imposent aux populations une politisation à outrance dans tous les domaines, plus la politique disparaît pour laisser place à une passivité généralisée, une indifférence au mieux pessimiste, au pire nihiliste, qui brise tout élan démocratique et éteint les oppositions.

On a bien vu, par exemple, à quel point la stratégie sanitaire d’Emmanuel Macron, en socialisant la pandémie et en la politisant, en la présentant comme une « guerre », en interdisant aux citoyens de mener des jours raisonnables, autogérés et paisibles, a coïncidé avec une disparition quasi complète du débat politique en France. Le meilleur moyen de dépolitiser une population est de l’empêcher de commercer, de circuler à ciel ouvert et de palabrer dans les cafés : elle se détache alors mécaniquement de la pensée politique, comme un arbre sans terre se dessèche.

Les fantasmes de Laurent Obertone sur un Big Brother effaçant la vérité et imposant le mensonge relèvent de la paranoïa dans le fond et de la bande dessinée dans la forme, car un confinement, des masques et des gestes-barrières suffisent largement à désocialiser le citoyen, donc à brouiller les messages de la démocratie. La censure n’est alors guère plus qu’une variable d’ajustement : le socialisme, en soi, produit l’essentiel de l’apolitisme. Macron n’a même pas besoin de le vouloir, ni de le comprendre – ne lui prêtons aucun génie maléfique, car il n’y a rien de génial en lui. Peut-être même croit-il vraiment être participer à l’édification du libéralisme.

Mais alors, si le socialisme n’est ni économique, ni politique, qu’est-il donc ? D’où tire-t-il son effrayante puissance de coercition, de destruction et de ruine ? De l’idéologie et de la bureaucratie.

L’idéologie

L’idéologie n’est pas politique, car la politique se signale par une vision de la réalité et une volonté de la réformer pour l’améliorer.

Or, l’idéologie ne veut pas transformer le réel : elle veut l’abolir. Soit en douceur, par l’effet d’une accumulation asphyxiante de transformations ponctuelles, comme sous Mitterrand, soit par un viol global, brutal et immédiat de ses fondamentaux, comme sous Lénine.

Mais il y a bien pire encore : l’idéologie ne comprend pas le réel parce qu’elle ne le voit pas. Elle est, à proprement parler, une hallucination. Elle voit tout à l’envers. Où il y a de la richesse, elle détecte de la misère. Où il y a de la liberté, elle décèle de la contrainte. Où il y a du contrat, elle dénonce de l’esclavage. L’idéologie n’est pas une erreur de jugement, mais un anti-jugement, une observation en position du cochon pendu.

Dénuée de tout point de contact avec la vérité, elle lui tourne le dos aussi longtemps qu’elle peut et ne se dirige vers lui que pour le prendre d’assaut et l’éliminer.

 

La bureaucratie

Sa prise du pouvoir peut s’opérer par étapes ou d’un coup selon les contextes historiques et les dogmes brandis, mais si l’idéologie veut maintenir son emprise sur la société, elle est condamnée à mettre en place une bureaucratie. Ici, entendons-nous : la bureaucratie n’est pas l’État. Si ce dernier peut se targuer d’une dimension légitime (nous laisserons de côté certaines thèses libertariennes, anarchistes ou marxistes), la bureaucratie est illégitime dans son essence même, absurde dans l’ensemble de son fonctionnement et toxique dans toutes ses conséquences. Elle n’est pas une excroissance de l’État, mais un anti-État : la tumeur qui dévore le régalien. Entre un fonctionnaire et un bureaucrate, il y a la même distance qu’entre un policier et un assassin ; les deux sont armés, mais le premier sert la justice, tandis que l’autre l’assaille. Le fonctionnaire honnête et utile existe. Le bureaucrate est l’homme qui s’est donné pour mission de parasiter le plus possible l’État à son seul profit : c’est un ennemi intérieur. Il est moralement condamnable et politiquement inexcusable.

La seule chose qui puisse justifier l’essor de la bureaucratie, c’est l’idéologie. Et la seule chose qui puisse faire advenir le règne de l’idéologie, c’est la bureaucratie.

 

L’idéo-bureaucratie

Parce qu’elle n’entretient aucune relation avec le réel, l’idéologie ne peut s’incarner que dans une organisation fictive : la bureaucratie. Et parce que son envahissante inanité a besoin d’alibis imaginaires, la bureaucratie renforce sans cesse l’idéologie qui la produit. Elles sont indispensables l’une à l’autre.

Bien sûr, historiquement il existe des idéologies « pures », qui ne trouvent pas leur aboutissement dans des bureaucraties, comme il existe des bureaucraties « pures », qui se passent de justifications idéologiques. Toutefois, c’est dans leur accouplement pervers qu’elles trouvent leur plein épanouissement à l’ère moderne. Que serait l’écologisme sans ses innombrables bureaux, associations, lois, règlements, ministères, colloques, sommets, partis, élus locaux, nationaux, européens et mondiaux, tous financés par le contribuable, et qui donnent corps et présence à son vertigineux vide intellectuel ? De même, que serait ce labyrinthe organisationnel déployé par les verts sur les cinq continents, sans les délires idéologiques sur le réchauffement, l’empreinte carbone et le devoir de sauver d’urgence la nature menacée de disparition par la plus abjecte des espèces, la nôtre ? L’idéologie est le dieu de la bureaucratie. Le formulaire Cerfa est l’hostie de l’idéologie. Le serpent idéologique et le serpent bureaucratique se mordent la queue l’un l’autre, la boucle est bouclée : l’humanité est encerclée.

 

Une feuille de papier

Et qu’y a-t-il, entre le ciel idéologique et la bureaucratie bassement terrestre ? Rien du tout. Regardez une feuille de papier. Le recto, c’est l’idéologie. Le verso, c’est la bureaucratie. L’épaisseur, c’est le mot « socialisme ».

L’idéologie est un enfer des idées, la bureaucratie est un enfer de la matière, et le socialisme est le no man’s land contenu entre ces deux enfers. Vivre en pays socialiste ou national-socialiste, c’est se retrouver écrasé par cet étau. Le Goulag et le camp d’Auschwitz étaient deux bureaucraties reposant uniquement sur des idéologies : le communisme et le nazisme sont des mythes : ils n’ont jamais existé. Il n’y a rien eu d’autre que des concepts et à l’étage inférieur, des organigrammes, des législations, des fiches, des classeurs, des bureaux, des guichets, des cases cochées dans des questionnaires pour, en bout de course, couvrir l’horizon de cadavres d’innocents. En milieu socialiste, la politique et l’État sont des décors, des arrière-plans inhabités. L’idéologie fournit le but, la bureaucratie la méthode, avec la mort pour résultat.

C’est pourquoi, chaque fois que le libéral attaque la bureaucratie, il doit en même temps frapper l’idéologie qui la fonde. Et chaque fois qu’il dénonce l’idéologie, il doit aussi condamner la bureaucratie qui la matérialise. Sans quoi il raye d’un trait de plume le recto de la feuille et oublie le verso, ou inversement ; dans les deux cas, il échoue.

Lorsqu’on aura mis un terme à l’idéologie et à la bureaucratie prises ensemble, la France découvrira – non sans stupéfaction, mais avec un immense soulagement – l’authentique définition de la gauche qui la torturait au fer rouge dans la cave de l’Histoire : une billevesée. Nos plaies se refermeront bien plus vite que nous n’osons en rêver.

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  • J’adhère à tous vos propos. On voit bien, dès qu’on commence à discuter avec un socialiste ou un écologiste, l’absence de raisonnement : dès qu’il ne peut plus répondre à un argument (soit dès la 1ere minute 😊) il passe en mode « slogans » et se ferme aussi hermétiquement que l’est son idéologie.

    • Oui ça se recroqueville, ça ne parle plus et ça fronce les yeux.
      A chaque fois je me dit que j’ai dû dire un truc horrible pour les faire autant souffrir, mais même pas, j’ai juste à dire «  je ne suis pas d’accord avec toi » et ça commence à pleurnicher que je suis un despote. Sérieux !

    • Oui, mais ce n’est pas la même chose….

  • Bonjour, on nebpeut qu’ être tout a fait d’accord avec vous, malheureusement je suis profondément pessimiste sur le reveil potentiel des Français, biberonnés au marxisme depuis un siecle quasiment,ayant perdu le gout de la liberté ,du moment que l État leur laisse une Dacia , un petit logement et plein de temps libre pour échapper à l esclavage du travail ça leur suffit du moment que tout le monde est pauvre comme eux, d’ ou la chasse permanente aux « riches ».
    Le marxisme a encore de beaux et nombreux jours devant lui sans notre pays.

    • Je suis moi aussi pessimiste. Doublement.
      1. Le jour où la France se réveillera est encore loin.
      2. Une bouillie intellectuelle de cette ampleur ne sert aucunement le but qu’elle se fixe. Elle ne convaincra que ceux qui voient du socialisme partout. Mais ne servira à rien pour ceux qui n’en voient nulle part.
      Or c’est ceux-là qu’il faut convaincre.
      C’est mal parti. Ce texte a autant de chance de faire bouger les lignes qu’un discours de Mélenchon de convaincre un lepéniste de la beauté de l’immigration.

      • « Mais ne servira à rien pour ceux qui n’en voient nulle part. » Ceux qui n’en voient nulle part ne lisent pas Contrepoints.

      • je ne crois pas que ce soit son objet… c’est d’abord et avant tout un texte destiné aux libéraux. ..

        sortir de la pensée collectiviste se fait souvent brutalement.

  • En fait… toute politiquera prétendant à un bien commun objectif..conduit à ce résultat.
    Tiens il y eut une grande différence, lors des mesures « covid » entre dire, on va agir afin d’éviter les débordements de l’hopital public et, ce, au détriment éventuel de la santé de certains, au lieu de dire on va agir pour le bien commun et la santé publique..
    Le politique sauve des vies… mais spolie fait souffrir voire tue aussi.. dans le « meilleur  » des cas, il peut fournir un diagnostic de « succès ».. à condition d’accepter sa métrique d’évaluation , ce que bien souvent le politique fait à postériori ou ad hoc, selon le reproche qui lui est adressé.

    macron a causé des morts .. identifiables !! et ce n’est pas le problème…car c’est la conséquence presque normale de mesures sanitaires.. le problème c’est de le nier ou d’affirmer qu’il n’y avait pas de choix..Justement si…macron DOIT mal dormir..macron doit sentir peser le reproche des gens qui ont perdu des proches.. il devrait vouloir démissionner!!!! personne ne devrait vouloir s’occuper volontairement de ce genre de chose..

    .

    le socialisme n’echoue pas…le socialisme ne se soucie que d’âtre, il est son but.

    mais…c’est aussi le cas de toute politique fondée sur le bien commun..et non la défense des libertés individuelle.

    • Voilà. C’est exactement ça. L’ennemi, c’est le « bien commun ». Ou plus exactement l’idée qu’un autre que moi s’en fait.
      A chaque décision, le politique devrait peser les menaces qu’elle fait courir aux libertés individuelles.
      Le « bien commun » n’existe pas. C’est une fiction qui cache l’essentiel.

      • oui… le bien commun n’existe pas…mais je crois que la différence entre l’horreur et le « pragmatisme  » va se situer là.. l’absence de doute, puis de de scrupule..de culpabilité…
        le danger est l’homme avide de pouvoir..qui va assimiler tout à fait son action et sa personne..
        on est allé chercher Cincinnatus …

        la joie de l’élu est un signe déprimant…
        un type qui se réjouit de devoir choisir qui doit mourir.. mieux ou pire qui ne rêve que de cela depuis son adolescence.. un type normal fuit se genre de responsabilité..

      • Le bien commun c’est surtout le gros cache sexe que l’on place pour cacher son intérêt personnel bien compris . ( à défaut d’autre chose )

  • Le ministère des Finances en Belgique compte à lui seul 20347 fonctionnaires ( et cela sans compter ceux qui dépendent des régions ….) . Qui dit mieux ?

    • Le Ministère des Finances en France.

    • La mairie de Paris.

    • en fait … ça ne dit rien, c’est un signe suspect..mais si ,d’une part, l’impot est consenti. et le consentement à l’impot n’ets pas un point de détail/. .et , d’autre part, affreusement complexe alors évidemment il faut un armée mexicaine pour savoir qui doit payer quoi..

      si jamais on voulait VRAIMENT faire payer une taxe sur les émissions réelles associées à un quelconque geste;.. ou pire sur l’impatc environnemental de nos actions… alors il en faudrait du monde..au point que la question serait de savoir si on doit inclure les émissions associées au calcul de la taxe..dans la taxe..

      mais en soi le nombre de fonctionnaire ne dit rien, ça laisse juste à penser..

  • Top ce texte…. Bravo !!!!!

  • Top ce texte….! Bravo

  • Hier, dans un débat, j’entendais un type expliquer tout ce que la politique néolibérale de Macron avait de détestable.
    Je pensais avoir atteint le fond de la réflexion politique.
    Erreur.
    Je viens de le faire à l’instant même.
    Il ne suffit pas d’accoler le terme socialisme à tout ce qu’on déteste pour éclairer le chemin du lecteur. A ce compte-là, pour moi, le brocolis est socialiste.
    Pascal Avot devrait se limiter à ce qu’il pratique avec aisance : la déconstruction du poutinisme. Car il ne saurait être bon partout.

    • Je pense au contraire que ce texte est excellent et que Pascal Avot aborde mal le poutinisme même à le faire sans complaisance !

      -2
      • Pour moi, c’est un bon praticien et un mauvais théoricien.
        Ce serait un ingénieur, il serait gadzarts : capable de construire un pont, incapable de dire pourquoi il tient.

    • @abon Et pouvez nous nous éclairer sur une seule chose que vous trouvez bonne dans le socialisme ? J’attends avec intérêt . Disant cela je connais beaucoup de personne bonnes qui sont socialistes et beaucoup de libéraux (pur jus , pas ceux en peau de lapin) qui sont insupportables , le monde est stupéfiant , bourré d apparentes contradictions .

      • Mais pourquoi voudriez-vous que j’y trouve quelque chose de bon ? Parce que je critique les élucubrations d’un type qui raconte à peu près n’importe quoi sur le sujet ?
        Voyons. Un peu de sérieux et de nuance, svp.
        Je reprends mes brocolis. Au sens figuré. Je les déteste trop pour en reprendre dans mon assiette. Je n’aime pas les brocolis donc. Dois-je supporter pour autant qu’un type qui ne les aime pas plus que moi veuille me prouver que le brocolis est une variété d’épinards ?
        Moralité.
        Il faut seulement chercher à parler et à penser juste.
        La Bruyère.

  • Le socialisme (qui n’est en réalité que du soviétique déguisé pour accéder démocratiquement au pouvoir) s’appuie sur des sentiments humainement louables tels que la justice, l’aide aux pauvres, etc. La population ne peut qu’y adhérer, laissant ainsi au socialisme la manipulation des esprits de sa jeunesse et de ses enfants pas assez mûrs pour les analyser objectivement. C’est l’origine même de sa bureaucratie. Toutes les dictatures suivent ce schéma mis au point par Lénine puis amélioré par ses successeurs.
    Et comme vous l’écrivez justement, le processus se termine quand une minorité de la population qui, ne pouvant plus s’enrichir par ses efforts individuels, décide de devenir, comme son voisin : assistée. Le système s’écoule sur lui même, tel que l’a montré l’histoire de la Russie, la Chine, le Viêtnam, bientôt Cuba, la France et d’autres encore.

  • Le socialisme c est le Décalogue à l envers + détestez vous les uns les autres. On sait donc la marque et la bête qui se cache derrière et il n y a qu à constater contre qui elle se déchaîne. Trop peu de gens lisent les vieux grimoires, trop peu de gens y trouvent un intérêt. Pourtant ils y trouveraient compréhension et réconfort. Car la bestiole est comme vil coyote , elle finit toujours au fond de ravin .

  • « La propriété privée, l’initiative, le profit, la croissance, le travail, l’entrepreneur, l’actionnaire, y sont constamment dénoncés comme des ennemis jurés. » Mais le socialisme en vit bien, voir très bien

  • Beaucoup d’affirmations avec lesquelles je ne suis pas en phase. Difficiles de détailler.

    La bureaucratie c’est la volonté de contrôle. Ce n’est pas forcément du socialisme. Ca peut être de l’etatisme.
    Le libéralisme est aussi très largement de l’idéologie. Il suffit d’aller sur lib.org pour se rendre compte que les libéraux souffrent du même travers que les communistes.
    La différence avec le socialisme c’est que l’un fait confiance en l’espece humaine et l’autre pas du tout.

    En tres bref, c’est bien de vouloir associer idéologie, socialisme et bureaucratie mais ça me paraît plus un texte anti bureaucratie qu’autre chose. La bureaucratie est un mal mais autant partir de la car finalement c’est ca qui fait souffrir tout le monde.

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