Non, Emmanuel Macron, ce n’est pas la fin de l’abondance

Ce sont les décisions politiques qui limitent la croissance et la liberté.

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Non, Emmanuel Macron, ce n’est pas la fin de l’abondance

Publié le 13 octobre 2022
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On se souvient du discours autant dramatique qu’alarmiste d’Emmanuel Macron : « Nous vivons la fin de l’abondance », celle des liquidités, des produits, de la technologie, de terre, de l’eau… La rareté serait à nos portes.

Vraiment ?

 

Sous prétexte de réchauffement climatique, de guerre en Ukraine et de problèmes d’approvisionnement en cours, il s’était adressé à ses ministres et à la population pour décréter officiellement cette fin de l’abondance et appeler les citoyens à l’unité et au sacrifice collectif.

 

Mais qu’est-ce que l’abondance au juste ?

Tout d’abord, l’abondance est le produit de la modernisation et du  progrès. Elle a permis à l’humanité de passer de la famine, de la maladie, de la mort prématurée, à une abondance de nourriture sans précédent dans l’histoire, une espérance de vie triplée, à la gestion ou à l’éradication d’énormément de maladies, à une alphabétisation et à une numérisation quasi universelles.

Pensez par exemple à l’épidémie de covid. Elle aurait été jadis attribuée à une malédiction ou un message de dieu(x). Le progrès a permis d’identifier le virus, de pousser la recherche et de trouver des solutions.

C’est la révolution scientifique qui a réussi à placer les preuves empiriques et l’expérimentation pratique au-dessus de la sagesse des anciens ou des déclarations des autorités. Ce sont les Lumières qui ont insisté sur la primauté de la logique et de la raison. C’est la révolution industrielle qui a exploité de nouvelles sources d’énergie pour rendre l’humanité beaucoup plus productive et beaucoup plus riche.

Le fil conducteur qui relie les différents aspects de la modernisation, qu’il s’agisse de technologie, science, médecine, processus de production ou autres, est la notion d’innovation continue. C’est depuis la seconde moitié du XVIIIe siècle que nous n’avons pas cessé de gravir les échelons du progrès humain.

 

L’importance de la liberté

Le processus d’innovation continue est principalement alimenté par la croissance démographique et la liberté.

En effet, la création de connaissances commence par de nouvelles idées qui naissent dans l’esprit humain. Davantage d’esprits génèrent plus d’idées. Ces idées conduisent à de nouvelles inventions, qui sont ensuite testées pour séparer les plus précieuses des moins précieuses. À la fin du processus, on se retrouve avec des innovations qui stimulent la productivité, la croissance économique et une forte augmentation du niveau de vie.

Mais de grandes populations ne suffisent pas à maintenir l’abondance. Pour innover, les gens doivent être autorisés à penser, parler, publier, s’associer et être en désaccord. Ils doivent être autorisés à épargner, investir, commercer et faire des bénéfices. En un mot, ils doivent être libres.

Les personnes qui ne bénéficient pas de l’égalité des droits et qui sont confrontées à des réglementations lourdes, à une fiscalité confiscatoire ou à des droits de propriété incertains, seront dissuadées de transformer leurs idées en inventions et en innovations. À l’inverse, les personnes qui fonctionnent dans des conditions d’égalité juridique, de réglementation raisonnable, de fiscalité modérée et de droits de propriété sûrs mettront leurs talents à profit.

Lorsque la croissance de la liberté et le stock de connaissances se sont mêlés à l’expansion massive de la population dans l’ère qui a suivi la Seconde Guerre mondiale, l’abondance est devenue mondiale. Par rapport au revenu par personne, le prix moyen des produits de base les plus utilisés a diminué en moyenne de 84 % entre 1960 et 2018. L’abondance personnelle de l’habitant moyen du globe est passée de 1 à 6,27, soit 527 %. Autrement dit, pour le même temps travaillé pour acheter une unité d’un seau de ressources en 1960, on pouvait en obtenir plus de six en 2018. En moyenne, chaque être humain supplémentaire a créé plus de valeur qu’il n’en a consommé au cours de cette période de 58 ans.

Les atomes de la Terre sont peut-être fixes, mais leurs combinaisons possibles sont infinies. L’économiste américain Thomas Sowell a observé un jour que :

« Les hommes des cavernes disposaient des mêmes ressources naturelles que nous aujourd’hui, et la différence entre leur niveau de vie et le nôtre est une différence entre les connaissances qu’ils pouvaient mettre en œuvre sur ces ressources et les connaissances utilisées aujourd’hui. »

Ce qui compte, ce ne sont donc pas les limites physiques de notre planète, mais la liberté humaine d’expérimenter et de réimaginer l’utilisation des ressources dont nous disposons.

 

Malgré tout le pessimisme qui émane de l’Élysée, il n’y a aucune raison pour que l’humanité connaisse la fin de l’abondance. Les pénuries actuelles sont en grande partie les conséquences de mauvaises décisions gouvernementales. Parmi celles-ci, citons l’arrêt de l’économie mondiale pendant une bonne partie des deux dernières années et un zèle environnemental excessif.

La bonne nouvelle est que les mauvais politiciens peuvent être remplacés et que les mauvaises décisions gouvernementales peuvent être inversées – il suffit de penser aux révolutions Reagan et Thatcher des années 1980. Après une période d’ajustement, la machine à créer des richesses qu’est le capitalisme mondial peut se remettre à tourner. Tant que la liberté de penser, de s’exprimer, d’innover et de commercer est là, l’abondance sera là également.

Non, monsieur Macron, nous ne vivons pas la fin de l’abondance.

Voir les commentaires (11)

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  • Désolé de vous contredire mais l’existence même des écologistes met un terme à l’abondance, comme en son temps le soviétisme et le maoisme.

  • l’pidémie de covid..jadis..se serait propagée plus lentement..aurait été sans doute inaperçue..

  • la question qui n’est pas posée à macron est de savoir par quel espèce de miracle , il pense prendre des décisions pour après son mandat;.

    je reste estomaqué de la fin des voitures thermiques ou des objectifs de consommations énergétiques.. par quel miracle il ne peut pas y avoir un candidat qui propose le contraire aux prochaines élections..????
    si un président est contre les voitures thermiques, il les interdit durant son mandat pas après le sien..

    l’effet économique est dévastateur les fabricants font les choix maintenant!!!!

    un peu comme les investissement en prospection pétrolière qui forcement sont affectés par les déclarations des politiques quant aux « objectifs »..

    les gens acceptent en fait une gouvernance en arrière plan.. qui viendrait de l’onu de la science ou je ne sais quoi..

    ce « roi des cons » si je crois les sondages ne met pas fin à l’abondance..mais il contribue à sa diminution…

    • c’est aussi horripilant que son  » nous risquons d’etre obligés à confiner »…. vous appelez ça un responsable..???

      ou la confusion en les effets du covid et les effets de la politique « anticovid »

    • C’est l’Europe qui interdit les voitures thermiques. Grâce aux députés écologistes élus.
      Macron ne fait que retranscrire la loi européenne.

  • Je confirme les propos de JR, ce sont les écolos qui mettent fin à l’abondance naturelle sous prétexte de protéger « Gaia ». Les projets de lois concoctés au niveau européen vont aggraver nos pénuries, dégrader nos économies, pendant que le reste du monde va continuer de vivre. Les écolos sont au pouvoir, la crise de l’énergie en est la preuve, la taxe carbone a été remplacée par des prix abusifs crées par des calculs alambiqués (par exemple arenh), entrainant selon leurs voeux une baisse de la consommation. Nous sommes dans l’ère du confinement énergétique.

  • Quel plaisir de vous lire ! Un réveil serait donc possible. Merci.

  • L’abondance, qui est limitée habituellement par mon portefeuille, est toute relative. Une famille du XVIIe siècle qui s’attablait, après une année de disette, devant un grand plat de soupe aux choux devait y voir une abondance inouïe. L’abondance a un défaut : on en veut « toujours plus ». Un autre défaut : à force d’en exagérer, bientôt on se sature; puis une idée mystérieuse se répand tout d’un coup qu’à force d’avoir poussé trop loin ses besoins et sans conscience, les sources se sont rapidement épuisées. On prêche alors dans la précipitation qu’il faut se retourner vers une salvatrice frugalité.

  • quelques petites infos qui sont passées loin derrière les « affaires » de gifle,et autres carabistouilles
    au sommet de samarcande Chine, Inde, Russie ont décidé d’augmenter l’exploitation des énergies fossiles, et de favoriser la prospection
    la Norvège, bon élève, a accordé de nouveaux permis de prospection et exploitation dans le grand Nord
    Nous avons toujours un robinet de gaz de houille en Moselle qui ne demande qu’à être ouvert, personne n’évoque ce scandale
    malgré la flambée des prix, la taxe carbone est toujours prélevée sur le pétrole
    entendu hier, le représentant des pétrolier qu’il n’est ^pas opposé à une taxe sur les superprofits engrangés du fait de la crise, ils seraient même demandeurs, mais super dupont en col roulé va nous expliquer que la taxe…. blablanbla
    l’éolien et le solaire également se gavent au passage, mais c’est normal non, ce sont les chouchous des prêcheurs verts
    bref…

  • Avatar
    FrancoisCarmignola
    14 octobre 2022 at 9 h 21 min

    Le temps qui s’écoule met en lumière des principes fondamentaux qui même masqués, ne cessent pas d’être vrais. Quelle que soit l’efficacité d’un principe d’organisation sociale et le libéralisme économique prôné avec raison ici l’est objectivement, il dépend tout de même pour être physiquement appliqué de ressources naturelles à mettre en oeuvre « réellement ». En d’autres termes, la prospérité a un côté « boueux » qu’aucune valeur ou idéal ne remplacera jamais, même si elle peut favoriser intelligemment la décision de l’employer.

    C’est pour cela que la décision intelligente qui consiste construire une prospérité industrielle sur un gaz à bas cout acheté sur longue période, quand elle est remise en cause pour des raisons morales débiles, peut conduire à la ruine totale.
    La phrase de Macron sur la « fin de l’abondance » signifie donc que l’important consiste à préférer les cultes barbares débiles et suicidaires, autoritaires en plus, au lumières de la raison intelligente seules capables de mener à la vraie efficience.

    Macron est un homme de gauche, pourri d’ignoble morale, ceci sans même parler de sa corruption et de sa soumission à des intérêts qui ne sont pas les nôtres.

  • Merci pour cet article optimiste, il redonne espoir ! Et puis je réalise qu’on nous vend Édouard Philippe pour succéder à Macron, pour que Macron revienne 5 ans après…. J’ai bien peur qu’on ne change plus jamais de politique…

  • Les commentaires sont fermés.

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