La « fin de l’abondance » ou la grande défausse de l’exécutif

L’exécutif préfère jouer la scène de la grande défausse et veut nous faire croire que son effrayante myopie dirigiste le rendrait apte à prendre les bonnes décisions de demain.

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La « fin de l’abondance » ou la grande défausse de l’exécutif

Publié le 2 septembre 2022
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On le sait depuis toujours, l’aléa fait partie de la vie, laquelle ne ressemble en rien à un long fleuve tranquille. Mille événements de toute nature viennent régulièrement en perturber le cours, nous obligeant à nous adapter à la nouvelle donne plus ou moins agréable qui nous tombe dessus. Alors vous pensez, une pandémie mondiale, une guerre à nos portes ! Voilà largement de quoi bouleverser les projets les plus mûrement réfléchis.

Du moins est-ce là le discours récurrent du gouvernement ces derniers temps : l’avenir s’annonçait radieux, on avait tout prévu, tout calculé, et la faute à pas de chance (ou aux autres) a encore frappé ! Terrible coup du sort, l’inflation revient et l’énergie risque de manquer cet hiver. Lundi dernier, aux rencontres du Medef (syndicat patronal), la Première ministre Élisabeth Borne a d’ailleurs lourdement suggéré aux entreprises de passer à la sobriété énergétique, faute de quoi elle pourrait décider de passer elle-même à une politique de rationnement.

Mais précisément, parce qu’on le sait depuis toujours, personne ne vit sans tenir compte, ne serait-ce qu’un tout petit peu, du facteur aléatoire et des incertitudes consubstantielles à l’avenir. Ou plutôt, personne se voulant « sérieux » et « crédible », pour reprendre les termes que M. Macron associe volontiers à son gouvernement. Or tout montre que ce dernier convoque opportunément les inévitables vicissitudes de l’existence pour s’exonérer de toute responsabilité dans la « fin de l’abondance » qui nous guette, après s’être comporté, lui et ses prédécesseurs, comme si l’aléa n’existait pas et comme si tout devait céder devant ses orientations idéologiques aussi inébranlables que mal goupillées.

J’ai déjà évoqué la question de l’inflation, largement encouragée par la dépense publique dont on sait qu’elle tient chez nous le rang de divinité de la justice sociale et solidaire. Passons donc à la transition énergétique, nouveau totem indéboulonnable de notre modèle social du fait de son statut de divinité du tout récent concept de justice climatique.

Pas de panique, chers lecteurs, la transition énergétique, c’est très simple : le CO2 ayant été jugé coupable de provoquer un réchauffement climatique lui-même cause de sécheresse, montée des océans et autres événements climatiques extrêmes, il faut impérativement se tourner vers des énergies décarbonées – mais attention, surtout pas le nucléaire ! Tous les efforts sont donc mis sur l’éolien et le solaire dont l’intermittence constitue cependant un problème de taille. Mais bref, la grande révolution verte du XXIe siècle est en marche et rien ne l’arrêtera.

C’est ainsi que la France, très en pointe dans la production d’une électricité idéalement décarbonée grâce à ses nombreuses centrales nucléaires, a décidé de se la jouer super-écolo en planifiant l’arrêt de 14 réacteurs sur 58 afin de faire descendre la part du nucléaire dans l’électricité de 75 % à 50 % en 2035. On reconnaît les termes de la loi de 2015 « pour une croissance verte » élaborée par Ségolène Royal qui avait d’abord fixé l’horizon à 2025, puis la patte d’Emmanuel Macron qui, en 2018, a repoussé l’échéance à 2035 tout en maintenant l’esprit malthusien du programme.

 

Une mauvaise gestion de l’énergie

Aujourd’hui, les deux réacteurs de Fessenheim ont cessé de produire, et sur les 56 encore en activité, 28 sont à l’arrêt pour des questions de maintenance ou de corrosion. Ça tombe mal : la vie n’est tellement pas un long fleuve tranquille que dans le contexte de la guerre russe en Ukraine, le gaz dont nous avons besoin risque de ne pas affluer vers nous comme on voudrait. D’où le nouveau discours bien-pensant sur la sobriété verte derrière lequel se cache mal la menace du rationnement décidé dans la précipitation tant le gouvernement, définitivement encalminé dans ses plans écologiques sur la comète, est pris de court.

À ce sujet, une enquête de l’hebdomadaire Le Point signée Géraldine Woessner nous livrait ou nous remémorait hier trois informations des plus intéressantes.

Il se dit d’abord (première info) qu’à Matignon et à l’Élysée, ça fulmine sec contre le président (sur le départ) d’EDF Jean-Bernard Levy, accusé de ne pas avoir su « anticiper » les recrutements et les opérations de maintenance.

Mais ce dernier ne s’est pas laissé faire. Assis à côté de la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher lors des rencontres du Medef que j’évoquais plus haut, il n’a pas mâché ses mots pour expliquer que son actionnaire ultra majoritaire (84 % et bientôt 100 %), autrement dit l’État, ayant décidé de fermer 14 réacteurs, il a logiquement réorienté son organisation afin de fermer 14 réacteurs, pas pour relancer la production nucléaire (vidéo du tweet ci-dessous, de 28′ 20″ à 29′ 25″ environ) :

« On manque de bras, parce qu’on n’a pas assez d’équipes formées […] Et pourquoi on n’a pas assez d’équipes formées ? Eh bien, parce qu’on nous a dit : votre parc nucléaire, il va décliner ; s’il vous plait, préparez-vous à fermer des centrales. On a d’ailleurs déjà fermé les deux premières. Et on nous a dit – ce sont les textes en vigueur au moment où on se parle – préparez-vous à fermer les 12 suivantes. »

 

Il faut du reste se rappeler que les questions de maintenance avec risque de coupure n’ont pas attendu le covid ou la guerre en Ukraine pour se poser. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a souligné de nombreuses fois dans ses rapports (deuxième info) combien il était important de disposer d’une capacité de production électrique importante, quelle qu’en soit l’origine, afin d’éviter une mise en concurrence délétère entre « les impératifs de sécurité des centrales et les impératifs d’approvisionnement ».

Sauf que l’éolien et le solaire ne sont ni au niveau ni en passe d’y parvenir à relativement brève échéance, malgré toutes leurs merveilleuses qualités.

Une situation qui n’a guère ému les gouvernements qui se sont succédé en France depuis 20 ans en dépit de tous les rapports de mise en garde qui leur furent adressés par les autorités compétentes. Après tout, la révolution verte est en route. Et puis il ne faudrait quand même pas oublier les échéances électorales : Jospin pour les législatives de 1998, Hollande pour la présidentielle de 2012 – tous deux sacrifièrent allègrement la filière nucléaire sur l’autel d’un accord de gouvernement avec les Verts.

Dans le gouvernement actuel, on ne méprise évidemment pas les petites manœuvres démagogiques de court terme – la preuve par la Convention citoyenne pour le Climat – mais l’on est encore plus imbu de sa propre supériorité et de sa capacité à faire des choix judicieux sans tenir le moindre compte du contexte et des analyses extérieures.

Il faut se souvenir par exemple qu’en 2018, Bruno Le Maire avait commandé un rapport sur la façon de maintenir les compétences dans une filière nucléaire devenue moins attractive pour les jeunes ingénieurs du fait de la baisse annoncée du nombre de réacteurs. Mais ledit rapport ayant préconisé contre toute attente de construire six réacteurs de plus (sacrilège !), il avait sèchement écarté ses conclusions avec ces mots (troisième info) :

Ce n’est pas un rapport qui décide de la politique du gouvernement.

On croirait entendre Anne Hidalgo quand elle décidait de négliger les études d’impact de la fermeture des voies sur berges parisiennes à la circulation. Idéologie et autoritarisme garantis. Le nucléaire, c’est mal, point. Ainsi en a décidé l’écologie politique, plus soucieuse de décroissance anticapitaliste que de développement humain.

Il est vrai qu’Emmanuel Macron semble trouver maintenant quelques vertus à l’énergie nucléaire (novembre 2021) et l’on peut compter sur Bruno Le Maire pour penser et dire comme lui dans la foulée. Bingo ! Le Président n’avait pas plus tôt exprimé sa volonté d’engager la construction de six EPR que le ministre de l’Économie pontifiait sur la nécessité absolue de construire davantage de réacteurs. Mais comme le souligne Jean-Bernard Lévy dans l’intervention relayée ci-dessus, les textes en vigueur prévoient toujours de faire tomber le nucléaire à 50 % dans la production d’électricité.

Vous avez dit covid ? Vous avez dit guerre russe en Ukraine ?

Ces chocs ont évidemment leur part de circonstance dans nos difficultés actuelles, mais ils ont surtout pour effet de nous rappeler que « comme on fait son lit, on se couche ». Une sagesse populaire sur l’esprit de responsabilité et sur les conséquences de ses actes que l’exécutif a totalement oubliée (d’autant que lorsqu’il fait le lit, ce sont les Français qui dorment mal), préférant nous jouer la scène de la grande défausse et voulant nous faire croire que son effrayante myopie dirigiste le rendrait apte à prendre les bonnes décisions de demain. Ça promet.

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  • Toujours du réalisme dans cet article. Ce qui fait peur c’est le nouveau « conseil » énergétique. Un truc bricolé pour court circuiter nos représentants, avec des décisions contraires à l’intérêt du pays, mais conforme aux idéologies néfastes.

  • « d’autant que lorsqu’il fait le lit, ce sont les Français qui dorment mal » excellent ! Et tellement vrai.

  • Notre gouvernement se comporte comme un foyer qui dépense systématiquement tout ce qu’il gagne et quoi qu’il gagne. Lorsque que le moindre problème survient, c’est la panique et c’est surtout la faute à pas de chance.
    La crise des gilets jaunes, la fronde contre la réforme des retraites, la crise sanitaire, la guerre en Ukraine, la  » pire sécheresse depuis 2003 ! » sont autant d’excuses pour un gouvernement parfaitement incompétent, c’est un euphémisme.
    « La fatalité, c’est l’excuse des bons à rien » disait Yves Montand à son neveu Daniel Auteuil dans « Jean de Florette ».
    Si la crise des gilets jaunes a duré aussi longtemps, c’est peut-être parce que ce mouvement a été méprisé par le gouvernement.
    Si la réforme des retraites n’a pas été comprise, c’est peut-être à cause de la mesure de l’âge pivot demandée par Edouard Philippe alors qu’il n’était pas question d’âge dans le projet initial.
    Si la crise sanitaire nous a coûté une fortune, c’est peut-être à cause d’une panique excessive de nos autorités de santé et d’une panique encore pire de notre gouvernement.
    Macron n’est pas responsable de la guerre en Ukraine mais il est responsable de notre capacité amoindrie à produire de l’énergie électrique.
    Macron n’est pas responsable de la sécheresse mais il est en partie responsable des interdictions faites à nos agriculteurs de construire des retenues d’eau.
    Macron est un européiste convaincu, c’est certainement sa seule conviction. C’est pourquoi il devance systématiquement la politique européenne, par exemple en détruisant notre filière automobile thermique.
    Ce pouvoir est lâche et incapable d’assumer ses erreurs, c’est pourquoi il décidera de tout ce qui est important en Conseil de défense. Pour faire bonne mesure, il convoque un énième machin de la refondation et comme ce sera un échec, il nous dira que c’est la faute des oppositions.
    C’est vraiment la faute à pas de chance !

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    • « Notre gouvernement se comporte comme un foyer qui dépense systématiquement tout ce qu’il gagne et quoi qu’il gagne »

      Si seulement…ce foyer n’aurait pas de dette.

    • Macron n’est pas qu’un europeiste convaincu. C’est aussi un germaniste convaincu. Et les Allemands l’ont bien compris. Ils achètent du matériel militaire 100% américain et retardent toutes les coopérations militaires avec la France, voire les bloquent.
      Ils s’opposent au nucléaire (obligeant Siemens à sortir des EPR en cours de conception) et imposent d’indexer le kWh d’électricité sur celui de gaz. C’est une très bonne façon de déclasser la France dans les secteurs où elle est encore performance.
      Bah bientôt on n’aura plus de compétences à vendre et Macron ne sera plus là. Heureusement, il reste la baguette de pain….

      • Avec une batte de base ball à l’intérieur, on ne sait jamais, l’auto défense étant interdite, en attendant l’arrivée éventuelle et aléatoire des FDO

  • Analyse malheureusement parfaitement juste.

  • Ce discours de Macron sur la fin de l’abondance ne vous rappelle pas un certain Mitterand: « Contre le chômage, on a tout essayé ».

    Le point commun que je vois entre les deux, c’est leur irresponsabilité. Avant les élections, c’est « Votez pour moi, et je règlerai tous les problèmes, c’est promis! » Après les élections, c’est : »Bon, on ne va rien régler du tout, mais c’est pas de ma faute, hein? C’est la faute à pas de chance ».

    • Ce discours sur la fin de l’abondance me rappelle effectivement Mitterrand mais celui de 1983 et le tournant de la rigueur.
      Après avoir fait n’importe quoi pendant 2 ans, il a paniqué devant son propre désastre et a décrété que les Français vivaient au dessus de leurs moyens.
      Il y eut un blocage des salaires et une augmentation de la TVA, ce qui eut pour effet de ruiner ceux qui s’étaient endettés pour acheter leur pavillon à des taux proches de 15%.
      Je m’en souviens très bien, j’étais de ceux-là et mon épouse et moi nous demandons souvent comment nous avons fait pour faire face.
      Inutile de vous dire que nous ne sommes pas socialistes !

  • Il s’enfonce de plus en plus Mr Macron.

  • Toute la question est là : le Coq français est-il antifragile ou psychorigide ?
    Pour l’heure, monté sur une girouette, il me donne l’impression de suivre le vent de la Raison, trop rare zéphyr.
    Pourvu que ça dure !

  • Ne mettons pas tous les problèmes d’EDF sur le dos de Macron, il n’est pour rien dans les problèmes de corrosion apparus sur certains réacteurs ces 12 derniers mois et qui nous valent d’être presque tout le temps importateurs d’électricité alors qu’auparavant on ne l’était que rarement. Mais il est évident que la fermeture récente de Fessenheim apparait aujourd’hui particulièrement malvenue même si son maintien n’aurait pas suffi à compenser la mise à l’arrêt temporaire de ces réacteurs en délicatesse actuellement.
    On peut raisonnablement espérer en principe un retour à la normale ou presque pour le parc nucléaire en décembre prochain, ce qui permettrait d’éviter les problèmes d’approvisionnement surtout si l’hiver est assez clément comme les années précédentes.
    Mais je ne verrais pas d’un mauvais oeil, un remise en service plus tardive que prévue des réacteurs actuellement arrêtés avec quelques rigueurs hivernales précoces.
    Histoire de voir ce que donnerait pour la popularité du président et de son gouvernement le fait qu’une bonne partie des français expérimenterait pour la première fois de sa vie ce que c’est de devoir se passer d’électricité ne serait-ce que deux heures de temps en temps.

    • Alors, c’est la faute à qui si les spécialistes de corrosion sont partis vers des cieux plus cléments et n’en ont plus rien à cirer du nucléaire français ?
      Le risque de corrosion était connu depuis 40 ans, et étudié depuis 20. A l’étranger, il ne semble pas faire les mêmes dégâts. Un bon chef s’arrange pour que ce genre de situation ne survienne pas, sauf si on lui a dit RAB, on arrête la centrale.

      • Je ne miserais pas un rouble sur l’hypothèse de l’évaporation des spécialistes de la corrosion ! D’autant moins que le « souci » a été identifié.
        Plutôt sur un défaut de conception ou de fabrication. Du temps donc de la construction, quand la compétence nucléaire battait son plein.
        Nous avons en France une Autorité de sûreté tatillonne ; si le phénomène, identifié aussi ailleurs, l’a été plus amplement ici, nous pouvons la remercier – sinon directement, au moins par la pression qu’elle exerce sur EDF. Et nous pouvons nous inquiéter de la relative placidité des autres pays.

      • Oui, en l’espèce il s’agit de fissures dont la plus profonde fait 6mm sur une conduite d’épaisseur de 30mm et qui ne progresse plus… Les autres sont plus faibles. Ce problème touche seulement les tranches les plus récentes mais d’age suffisamment différent pour se poser la question de pourquoi c’est apparu d’un coup ??? Y a t il un lien avec intermittence des ENR qui ferait accélérer le vieillissement?

        Au surplus curieusement on a beaucoup de tranches en bord de mer en maintenance en plein été, ce qui n’est pas très malin en période de sécheresse… En principe ces tranches sont rechargées au printemps. La gestion covid anarchique explique une partie des choses mais on peut quand même se poser la question si une gestion des choses aussi calamiteuse n’est pas fait exprès.

        Et quand on a un parc de production dans cet état de délabrement, logiquement on évite de se faire couper le gaz en sus. Tout n’est pas la faute du gouvernement, m’ enfin on peut pas dire qu’ils rament dans le bon sens…

  • Et pour sa majesté c’est quand la fin de l’abondance ?la fin du grand gaspillage étatique , la fin d’une administration surpeuplée au point de ne pas pouvoir se compter, la fin des placements par copinage ? Ce pays s’enlise, il n’y a plus aucune réflexion sur le long terme, aucune anticipation, que de la gestion a la petite semaine, ou , en fonction des élections a venir; Tous les rouages de l’état sont vérolés par la sacrosainte ENA, alors qu’il n’y a plus aucun politique digne de ce nom: Gouverner c’est prévoir et accessoirement anticiper, cela ne doit pas etre de rafistoler les fuites pour faire plaisir a un électorat.

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Un entretien mené par Matthieu Creson pour la la Revue Politique et Parlementaire. 

 

Pascal Salin est économiste, professeur émérite de l’université Paris-Dauphine, et fut président de la société du Mont-Pèlerin de 1994 à 1996.

Parmi les ouvrages qu’il a publiés, citons notamment La Vérité sur la monnaie (Paris, Odile Jacob, 1990), Libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2000), Français, n’ayez pas peur du libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2007), Revenir au capitalisme pour éviter les crises (Paris, Odile Jacob, 2010), La T... Poursuivre la lecture

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