C’est horrible : l’été est fini et l’inflation est toujours là !

L’inflation que Bruno Le Maire ou Christine Lagarde nous décrivaient comme un petit désagrément technique temporaire n’a pas eu le bon goût de s’assécher au soleil de l’été.

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Toomas Tõniste and Bruno Le Maire BY EU2017 Estonian presidence (CC BY 2.0)

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C’est horrible : l’été est fini et l’inflation est toujours là !

Publié le 27 août 2022
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La rentrée 2022 est véritablement cauchemardesque.

On rentre à peine de vacances, on ouvre les yeux en tremblant, et bim, l’inflation que le ministre de l’Économie Bruno Le Maire ou la présidente de la BCE Christine Lagarde nous décrivaient au début du printemps comme un petit désagrément technique temporaire uniquement attribuable à la reprise post-covid puis à la guerre russe en Ukraine n’a pas eu le bon goût de s’assécher au soleil de l’été.

Tout au contraire, elle est toujours là, plus vigoureuse que jamais – 8,9 % en zone euro et 6,8 % en France selon le calcul harmonisé de l’Union européenne (IPCH).

D’après le même Bruno Le Maire, nous serions actuellement au « pic de l’inflation » et la seule et unique politique possible consisterait à « soulager le porte-monnaie des Français » en attendant que ça passe, comme ça, miraculeusement, peut-être en 2023.

Pur vœu pieux, ne reposant sur rien. Mais pour ce qui est de soulager, on ne pourra pas dire que le gouvernement n’aura pas mis le paquet. Le paquet pouvoir d’achat à 20 milliards d’euros voté cet été, par exemple, lequel a succédé aux chèques énergie et inflation du début de l’année, sans oublier les abondantes mesures de soutien mises en place pendant la période covid. Résultat, la France caracole encore et toujours dans le groupe de tête des pays les plus dépensiers (59,2 % du PIB en 2021) et les plus endettés (114 % du PIB à la fin du premier trimestre 2022) de l’Union européenne.

Malgré ces piètres résultats, certaines habitudes ont la vie dure. Parmi elles, cette idée fixe que la France performe mieux que tout le monde et qu’elle est mieux armée que tout le monde pour affronter une conjoncture hostile. Ce fut le cas l’an dernier, quand le gouvernement prit prétexte du rebond de croissance de 7 % en 2021 pour se décerner des satisfecit sans fin, oubliant opportunément que l’économie avait commencé par décrocher de 8 % en 2020.

Rebelote aujourd’hui, avec un Olivier Véran désormais porte-parole du gouvernement, qui se félicite bruyamment du (relativement) faible taux d’inflation de la France, le plus bas de la zone euro après Malte, oubliant à nouveau opportunément que tout ceci n’est dû qu’à une dégradation continue de nos comptes publics qui revient à déplacer le problème vers l’avenir, nullement à le juguler.

 

Mais à vrai dire, personne ne sait au juste comment combattre une inflation qui, au-delà de ses composantes conjoncturelles covid et Ukraine, résulte avant tout de la politique d’argent facile qui a prévalu jusqu’à présent. D’où une palette de « solutions » diverses et variées qui ne sont en réalité qu’incantations, pansements et manipulations idéologiques à la petite semaine.

Nous avons d’abord les banques centrales.

Pour elles, il s’agissait auparavant de favoriser l’investissement donc la croissance par une politique de taux maintenus artificiellement bas et par un allègement artificiel du bilan des banques afin de leur permettre de prêter encore plus aux entreprises et aux États (point que la France, toujours à la pointe de la dérive budgétaire, a hélas capté cinq sur cinq). Bref, de la monnaie sans contrepartie dans le monde réel, déversée par milliards dans l’économie. Ce qui devait arriver est bel et bien arrivé : érosion monétaire et inflation.

Il s’agit dorénavant de rectifier le tir en relevant les taux et en cessant les rachats de blocs de prêts des banques. Mais là, un autre écueil nous guette, celui de la récession. Difficile réglage qui gagnerait sans doute à être laissé à l’appréciation des millions d’acteurs du marché plutôt qu’aux manipulations mal informées et trop politiciennes de quelques banquiers centraux.

Puis nous avons la députée européenne insoumise Manon Aubry.

Dans le parti de M. Mélenchon et à la Nupes en général, on considère que le pouvoir d’achat des citoyens ne peut être assuré que s’il est fixé par les pouvoirs publics. Sans même parler d’inflation, la recette imparable de la justice sociale et solidaire passe obligatoirement par la hausse du salaire minimum et l’encadrement des prix (dont notamment les loyers). Aucune de ces politiques, quand elles furent mises en œuvre en divers endroits et circonstances, n’ont réussi à faire la preuve de leur bien-fondé, entrainant plutôt des résultats opposés aux effets recherchés (voir ici et ici).

Mais peu importe à la députée européenne qui voit dans l’inflation une formidable justification des thèses de la France insoumise et propose en conséquence de monter le SMIC à 1500 euros nets, comme prévu de longue date dans le programme présidentiel de la Nupes, et de bloquer les prix d’un panier de biens de consommation de première nécessité.

 

Faudra-t-il alors bloquer aussi les prix des fournisseurs des commerçants ? Puis les prix des fournisseurs des fournisseurs ? Ce genre de remarque n’émeut guère Manon Aubry. Comme chacun sait, les super-profits du CAC 40 y pourvoiront largement. Le petit problème, c’est que les profits, super ou pas, associés à un endettement réfléchi, sont précisément les investissements de demain, donc les emplois et les salaires de demain. Des investissements sains, en adéquation avec la richesse réelle, non facteurs d’inflation et/ou de bulles économiques alimentées par une dangereuse abondance de subventions et de prêts garantis accordés de façon purement politique depuis Bercy.

Mais ce qui indigne le plus Manon Aubry – et nous apporte au passage la preuve de sa totale idéologie dans sa façon d’appréhender les problèmes économiques – c’est de constater que maints acteurs privés de la grande distribution ont pris eux-mêmes la décision de bloquer les prix de certains produits face à l’inflation.

Quel scandale ! Les entreprises s’octroient la possibilité de choisir sur quels produits elles vont diminuer leur marge et sur quels produits elles vont éventuellement l’augmenter. Non mais quelle audace ! Ou comment nous dire très clairement que dans le monde de la France insoumise, les individus n’ont pas le droit de choisir. Seul l’État mélenchonien est apte à faire des choix éclairés pour le (supposé) bien de tous. Retour aux célèbres délices d’une société étroitement contrôlée et d’une économie de plus en plus planifiée.

 

Et pour finir, nous avons Emmanuel Macron

On a compris que la solution concrète choisie par son gouvernement relevait de la politique du pansement. C’est du reste la seule solution qui vient en toutes circonstances à l’esprit de nos gouvernements, quitte à voir le problème s’aggraver et devoir ensuite doubler la taille du pansement. On a du chômage ? On va indemniser les chômeurs. On a des pauvres ? On va augmenter les allocations. Etc. etc. C’est sans fin et cela ne résout rien si ce n’est que cela active lentement mais sûrement la machine à inflation dans laquelle on se débat maintenant. S’interroger sur le pourquoi du chômage trop élevé ou sur la persistance de citoyens pauvres dans un pays champion des dépenses publiques, cela n’est jamais au programme.

Mais pour le Président de la République, après la période covid, l’inflation qui perdure (enrôlée au même titre que la sécheresse de l’été et la guerre en Ukraine) est aussi l’occasion rêvée de se poser à nouveau en grand chef de guerre courageux et lucide qui sait voir les changements d’époque avant tout le monde et excelle à conduire son peuple dans les méandres d’un environnement de plus en plus dangereux. Et de gloser avec autant de gourmandise que de grandiloquence creuse sur « la fin de l’abondance, des évidences et de l’insouciance ».

« L’heure est grave » comme dirait Bruno Le Maire, toujours au taquet pour relayer la divine parole présidentielle. Oui, l’heure est grave, je n’en disconviens pas. Je pense du reste qu’un chef d’État digne de ce nom se doit de parler vrai à ses concitoyens et ne rien leur masquer de la réalité et des difficultés à venir. Mais encore faudrait-il ne pas se tromper de réalité ni de difficultés.

Comme si l’inflation était une plaie parfaitement indépendante de nos actions passées… Comme si Emmanuel Macron, au pouvoir depuis 2017 et conseiller puis ministre de l’Économie de François Hollande depuis 2012, n’avait à répondre de rien en fait d’évidence et d’insouciance… Comme si la magie des mots qu’il affectionne plus que tout pouvait suffire à assurer le bonheur des Français… Comme s’il y avait équivalence parfaite entre discours pessimiste ampoulé et carrure de grand chef d’État apte à piloter dans la tempête…

Je pense pour ma part que la « gravité de l’heure », bien réelle mais instrumentalisée avec une légèreté parfaitement hors-sol par le gouvernement, devrait enfin nous pousser à deux introspections urgentes et essentielles :

Au niveau européen, repenser le sens et le rôle de la monnaie et retrouver le chemin d’une monnaie saine, non-manipulée au gré des politiques publiques et représentative de l’économie réelle.

Au niveau français, réévaluer notre politique budgétaire, réévaluer le modèle social dont elle découle et faire enfin cesser la fuite en avant dans la dépense et la dette pour régler dans l’instant le moindre problème qui se présente (et que l’on voit resurgir, intact, un peu plus tard).

Il semblerait hélas que rien de tout cela ne soit en voie d’advenir. Ça promet.

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    jacques lemiere
    27 août 2022 at 7 h 56 min

    Dans un libre marché , le profit tend à se minimiser .tandis que les individus cherchent à le maximaliser…
    profit élevé..service rendu d’autant plus grand..
    le seul bémol est que le consommateur est parfois stupide.. il achète à tout prix du crack..

    rien ne montre plus l’hypocrisie ambiante que les profits des pétroliers.

  • Merci pour cet article, une lueur d’espoir : l’info est passée inaperçue. La BCE retire 16 milliards de liquidité, cette » ajustement » suffira t’il à calmer l’inflation ? (en plus de l’augmentation des taux qui risque de freiner…). Mais notre gouvernement continue à déverser de l’argent, malgré ses discours…. Toujours une politique de shadoks suivant la doctrine « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué », avec des calculs alambiqués, calculés au prorata de la moyenne pondérée du revenu médian de la ménagère de moins de 50 ans qui a eu une famille nombreuse, et qui doit utiliser sa voiture critère 12 sur plus de 10.5 Kms quatre fois par jour….

    • Composante française de l’agrégat monétaire M3 de la zone euro : 3 080 Mds, +5.3% en moyenne annualisée sur les 3 derniers mois, alors -16 Mds sur, j’imagine, les 16000 Mds de l’ensemble de la zone euro, 0.1%, …
      Quant à l’augmentation des taux, il me semble que l’objectif est de durcir la sélection et d’éliminer ainsi les investissements les moins prometteurs pour favoriser les autres. Mais avec l’Etat seul juge du mérite de ses « investissements » et fustigateur impénitent de ceux qu’ils ne déciderait pas lui-même…

  • Jamais un gouvernement n’avait été composé de personnes aussi incompétentes !
    Et comme l’incompétence finit par se voir, c’est l’arrogance à tous les étages.
    Tout comme son prédécesseur, Véran n’est pas porte parole du gouvernement mais seulement la voix de son maitre.
    Le Maire, qui avait pourtant largement démontré son inaptitude en économie, a été reconduit au même poste.
    Dupont Moretti, premier ministre de la Justice à être mis en examen, a également été reconduit et continue d’attaquer la « fachosphère » dès qu’on ose lui poser une question un peu dérangeante.
    Quant à la première d’entre eux, elle ne brille guère par son charisme et fait plus sous chef de cabinet que première ministre, un peu comme Castex, la clownerie en moins.
    Et pour couronner le tout, Macron fait du théâtre, prend la pose, improvise une moue ou un sourire narquois.
    On attendait une feuille de route claire, fixant l’ordre des priorités. Il nous a fait des vers avec des mots en ‘ence’ complètement creux. C’est grotesque dans un contexte aussi tragique !
    La vérité, c’est qu’il sait que l’UE va nous lâcher et qu’il est en pleine panique.
    J’espère que les oppositions raisonnables vont enfin se réveiller et nous parler comme à des adultes intelligents et responsables.

  • « dans le monde de la France insoumise, les individus n’ont pas le droit de choisir. Seul l’État mélenchonien est apte à faire des choix éclairés  »
    Qu’est-ce qu’elle dira la donzelle LFI quand les rayons seront vides comme au bon vieux temps de l’URSS et que le seul choix qui nous restera sera de se dé***der individuellement pour survivre! Comme disait Coluche: « dites moi ce dont vous avez besoin, je vous expliquerai comment vous en passer! »

  • Le problème ne vient que de la sur-taxation des produits par notre état glouton qui n’en a jamais assez. Taxes sur les énergies, sur les salaires, sur les produits, sur les taxes elles-mêmes.
    Sans taxes, cette inflation serait tout à fait abordable. D’ailleurs, le gouvernement ne fait que les baisser temporairement pour faire croire qu’il aide la population à faire face à l’inflation.

    • Ca peut paraître un point de détail, mais non, le gouvernement ne baisse pas les taxes, il subventionne certains plutôt justement que de les baisser. C’est très différent parce que ça augmente encore le poids de l’Etat au lieu de le réduire.

  • Exact, Sacré B Le Maire, on l’entendait beaucoup, il y a quelques mois, se vanter de la situation du pays !

  • Selon LE GRAND EXPERT Le Maire l’inflation ne sera qu’un petit désagrément passager ! S’il fallait démontrer l’incompétence de ce ministre il n’y avait pas mieux.
    Quand on vit dans le déni des réalités, il est difficile de définir une stratégie d’anticipation et de faire en sorte que les conséquences d’éléments exogènes soient réduites à une incidence minimale.
    Autre chose : Qui sont les gagnants et les perdants de la guerre en Ukraine ?
    Les USA s’en mettent plein les poches en fourguant des armes obsolètes aux Ukrainiens et en nous abreuvant avec leur gaz de schiste que nous payons au prix fort, pardon TRES FORT !!!
    Où sont nos verts pastèques ? Ceux qui ont fait fermer Fessenheim et qui acceptent que nous nous approvisionnons avec le gaz de schiste américain ? Quant on a que le dogmatisme pour idéal la descente sur la terre des réalités (descente aux enfers pour le peuple) met à mal leurs idées saugrenues et imbéciles.
    Par contre, les peuples européens vont payer très cher certaines décisions de leurs dirigeants. Par exemple aucune étude d’impact n’a été réalisée pour mesurer ce que les 12 millions de pauvres qui vivent en France vont endurer. On va peut-être demander à la « grande stratège » von der leyen quelles sont les mesures qu’elle propose. Je rappelle que les bavarois lui ont donné plein de surnoms pour décrire ce qu’ils pensent d’elle. Comme ces derniers ne sont pas très flatteurs (euphémisme) je préfère éviter de les citer pour prévenir la censure de mon commentaire.
    Conclusion : Les temps vont devenir de plus en plus durs dans les semaines à venir et tout est possible concernant les réactions de ceux qui n’en peuvent plus.

    • Ceux qui n’en peuvent plus vont s’attaquer à ceux qui se sont mieux préparés à parer au pire plutôt qu’à nos gouvernants incompétents. Les riches et les industrieux sont les prochaines victimes désignées, il n’y aura aucune pitié et aucune leçon.

      • Je vous rejoins totalement sur votre diagnostic. Les prochaines victimes ne seront pas les incompétents mais celles et ceux qui œuvrent pour créer de la valeur et des emplois.
        Par contre, si nous avons des dirigeants incompétents, les français ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Ils sont en place parce que les français les ont élus directement ou indirectement. Les abstentionnistes sont les complices de cette situation. Cela me rappelle les propos d’un strasbourgeois qui criait haut et fort contre la nouvelle mairesse mais qui s’était abstenu !!! Je lui ai rappelé ses devoirs et qu’il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même.

  • C’est quand même incroyable qu’en mettant un écrivain à Bercy et une avocate à la BCE, ça ne fasse pas de miracle économique.
    ….
    Oui, j’en ai marre de ce pays, de ce continent, de ces incompétents surpayés qui passent leur temps à raconter du brin (volontairement ou pas).

  • Avatar
    The Real Franky Bee
    28 août 2022 at 4 h 51 min

    La mise sous tutelle par le FMI arrive. Je sais que beaucoup n’y croient pas une seconde mais la situation de la France va devenir très vite intenable d’un point de vue budgétaire. On ne peut pas continuer à tout camoufler et « contenir » les hausses de prix après 2 ans de « quoi qu’il en coûte », et surtout un euro qui dégringole. Et pourtant, notre élite politique toute entière, totalement dépassée par la gravité de la situation, continue de promouvoir des solutions de plus en plus folles pour se poser en « protectrice des Français ». Absurde.

    L’inflation est supérieure à 10% et les taux d’intérêt de la zone euro toujours à zéro par l’incompétence d’une Madame Lagarde irresponsable et aux ordres , sauf que là aussi ça va finir par être rapidement intenable. Soit c’est le marché qui provoque l’effondrement de l’euro, soit c’est la BCE qui capitule. Mais dans tous les cas, la France n’a aucun avenir.

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Un entretien mené par Matthieu Creson pour la la Revue Politique et Parlementaire. 

 

Pascal Salin est économiste, professeur émérite de l’université Paris-Dauphine, et fut président de la société du Mont-Pèlerin de 1994 à 1996.

Parmi les ouvrages qu’il a publiés, citons notamment La Vérité sur la monnaie (Paris, Odile Jacob, 1990), Libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2000), Français, n’ayez pas peur du libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2007), Revenir au capitalisme pour éviter les crises (Paris, Odile Jacob, 2010), La T... Poursuivre la lecture

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