Fin de la redevance tv : un leurre financé par des impôts

L’année prochaine, l’audiovisuel public ne sera plus financé par un prélèvement obligatoire, mais par des impôts, des taxes et sans doute aussi beaucoup par la dette, c’est-à-dire par des impôts, des taxes et de nouvelles dettes

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 7
Photo by Gaspar Uhas on Unsplash

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Fin de la redevance tv : un leurre financé par des impôts

Publié le 29 juillet 2022
- A +

Hourra, nous n’allons plus payer la redevance télé !

Génial : 138 euros de plus par an, cela va considérablement augmenter le pouvoir d’achat des Français en cette période d’inflation. À titre de comparaison, l’effet de l’inflation sur un salaire médian en France, c’est 1323 euros de pertes annuelles (un mois de SMIC), mais ce calcul ne frappe que le salaire, aucunement les pertes de valeur de l’épargne et des liquidités.

Mais cessons de nous plaindre ! Enfin un pas qui va dans le bon sens : la diminution de la pression fiscale dans ce pays. L’année prochaine, l’audiovisuel public ne sera plus financé par un prélèvement obligatoire, mais par des impôts, des taxes et sans doute aussi beaucoup par la dette, c’est-à-dire par des impôts, des taxes et de nouvelles dettes qu’il faudra payer plus tard.

 

Quand les impôts et la dette ne suffisent plus

Sans bien sûr compter l’inflation, potion magique et puissant purgatif des finances publics. Depuis au moins… l’Empire romain… les léviathans irresponsables financent leur gabegie à grands coups d’argent magique. Et ils en meurent très souvent d’ailleurs : ça a été le cas de l’Empire romain, mais aussi de l’Empire ottoman, de l’Ancien régime, de la Révolution

Heureusement, nous avons des sources fiables d’information (gratuites, publiques, laïques et obligatoire) qui nous expliquent en permanence la vérité. Celle-ci, pas celle-là : l’autre.

Ce même audiovisuel public qui depuis des semaines, bientôt des mois, nous explique par tous les côtés l’origine de cette fameuse inflation : la guerre en Ukraine, les méchantes grandes surfaces qui augmentent leurs marges, les spéculateurs ultralibéraux avec des dents en or et des gros cigares, le gaspillage (hé oui, le méchant gaspi avec son manque de pétrole et ses bonnes idées), et surtout la magnifique reprise économique qui crée des perturbations sur les chaines d’approvisionnement qui ne suivent pas la cadence, des pénuries de main-d’œuvre et une forte demande.

Clôturons tout de suite l’histoire de l’inflation.

Cela fait au moins 30 ou 40 fois que dans notre histoire nous avons à subir ce pénible désagrément, ça fait au moins 30 ou 40 fois qu’on nous fait le coup, donc pas besoin de chercher midi à quatorze heures : l’inflation, c’est tout simplement la réalité qui nous explique gentiment que l’argent magique, ça n’existe pas.

« L’inflation est toujours due à un accroissement soudain du volume de monnaie » – Milton Friedman.

En l’occurrence, il s’agit du magnifique plan de relance américain, adossé au fantastique plan de relance européen qui ont envoyé dans la nature des jolis confettis de toutes les couleurs fraichement imprimés. Rien de plus, rien de moins. Maintenant c’est fait, il faut juste attendre que ça passe en serrant les dents. Ce n’est pas comme si on ne vous avait pas prévenu.

 

Argent public et volonté publique

Le financement de l’audiovisuel public, c’est exactement comme l’explication officielle de l’inflation : un gigantesque enfumage.

L’audiovisuel public ne peut être financé que par des prélèvements, c’est-à-dire en fin de compte par de l’argent extorqué de force à la population et ceci pour une simple et bonne raison :

L’État n’a pas d’argent. L’argent public, ça n’existe pas. Tout argent que l’État pourrait avoir, il l’obtient en le prenant aux citoyens. – Margareth Thatcher.

Comme il est financé par la contrainte, bâti sur un gigantesque racket, l’audiovisuel public ne peut d’aucune façon être objectif, ne peut être de qualité, ne peut être crédible, ne peut être positif… C’est juste impossible et la levée gigantesque de bouclier de la part des parasites qui vivent grassement de cette exploitation prouve s’il en était besoin cette triste vérité.

« Au voleur ! au voleur ! à l’assassin ! au meurtrier ! Justice, juste ciel ! Je suis perdu, je suis assassiné ; on m’a coupé la gorge : on m’a dérobé mon argent. » – Harpagon dans L’Avare de Molière (Acte IV, scène 7)

L’État est une association criminelle légale qui dispose du monopole de la violence. Quelle raison justifierait que pour être objective et de qualité une information nécessiterait obligatoirement de disposer de ce monopole de la force et de la contrainte ?

Si la vérité naissait nécessairement du côté de celui qui a le doigt sur la gâchette, ça se saurait.

 

Libéraliser l’information

L’information appartient à tout le monde. Ce n’est pas un mantra, un principe idéologique ou une revendication : c’est une simple constatation. Dès que vous parlez à quelqu’un, vous n’avez absolument plus aucune maitrise sur ce qui sera ensuite répété.

Ce n’est pas en obligeant une vérité officielle que l’on supprimera la création de théories farfelues et la propagation de ragots. On ne fera que remplacer le chaos possible par l’assurance certaine de voir se multiplier les magouilles, la corruption et les luttes de pouvoir destinées à s’emparer du micro officiel et de profiter gratuitement de sa caisse de résonnance.

Qui détient l’information officielle détient le pouvoir. Heureusement que cela fait belle lurette que l’information officielle n’est plus en situation de monopole, ce qui n’a cependant pas empêché toute une flopée d’idéologies radicales, ultra minoritaires dans la population et totalement stupides de se faire une place au soleil, de bénéficier de marketing gratuit et d’enrichir outrageusement tout un petit monde de profiteurs prêts à tout pour briller et pour se remplir les poches.

C’est surtout pour cela qu’il faut absolument libéraliser l’audiovisuel public : pas pour son coût, par pour sa médiocrité, par pour ses mensonges, pas pour son monopole d’ailleurs tout relatif.

Il faut impérativement libéraliser l’audiovisuel public parce qu’il a sans aucun doute raisonnable possible, démontré qu’il était totalement incapable de ne pas se laisser berner par des olibrius propageant sans complexe et sans aucun contrôle des thèses qui ne sont soutenues que par des minorités de fanatiques retardés et outrageusement manipulés par des profiteurs sans aucune moralité.

Profitez bien de vos vacances et surtout : n’oubliez pas de manger cinq fruits et légumes par jour, de respecter les gestes barrières, de dire bonjour à la dame et d’éteindre le wifi en sortant.

Voir les commentaires (3)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (3)
  • on nous explique aussi par ailleurs que l’ed nat trouve sa justification dans le combat contre le déterminisme social, le radicalisme religieux ou autres systèmes de vérités révélées et la construction et citoyens.. GROS SUCCES!!!

    on va vers un monde où on sait que la « vérité « officielle est fausse.. mais qui permet le succès de croyances en des » vérités » alternatives folles car impossibles à contre dire via des débats..

    la belle affaire de savoir que la pravda bourre le mou..

    la liberté d’expression est sans doute la plus essentielle..sans elle pas de justice…

  • C’est quand même une demi bonne nouvelle. C’est la fin d’une niche fiscale pour certains qui en étaient exemptés. Tout le monde paie…même si personne ne regarde …

    Ce qui m’étonne c’est qu’aucun politique n’a émis l’hypothèse de réduire ce leviathan. La France dispose après la Chine du plus réseau audiovisuel du monde : pas moins de 7 chaînes de télévision et d’une bonne dizaine de radios sans compter les déclinaisons régionales.

    Et encore une fois, ça démontre que les LR et PS sont en dessous de tout.

    • Je n’ai pas de téloche, c’est mon choix, et j’étais bien content jusqu’à maintenant de ne pas la payer, cette redevance. En tant que libéral, je suis favorable au principe de l’utilisateur-payeur dans tous les domaines, pas seulement pour la télé. La solution inverse qui est proposée, c’est l’irresponsabilité générale puisque toutes les dépenses sont diluées dans le gros pot des impôts.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Madame Lagarde, s’exprimant au nom de la BCE, a indiqué, en évoquant l’hypothèse d’un ralentissement économique : « Nous ne croyons pas que cette récession sera suffisante pour dompter l'inflation ». Fabio Panetta ajoute « Lors du calibrage » des décisions, « nous devons faire très attention à ne pas amplifier le risque d'une récession prolongée ou de provoquer une dislocation du marché ».

La BCE considère donc, d’une part, qu’un durcissement monétaire est nécessaire pour réduire l’inflation au-delà de l’effet du ralentissement de l’in... Poursuivre la lecture

Par Claudio Grass.

Pour beaucoup d'entre nous, quelle que soit notre connaissance de l'histoire, des affaires politiques ou des questions socio-économiques, les conditions actuelles en Occident, et en particulier en Europe, peuvent parfois ressembler à l'intrigue d'un mauvais film. On dit souvent que l'histoire ne se répète pas mais qu'elle rime et ce que nous voyons aujourd'hui en est un excellent exemple. Néanmoins, on aurait pu s'attendre à ce qu'au moins certains des responsables des « grandes décisions » aient appris quelque chose... Poursuivre la lecture

Les trois moteurs de la saga des cryptomonnaies auront été des escrocs lunaires — souvent programmeurs — des idiots utiles et bien sûr ceux sans lesquels rien de tout ceci n’aurait été possible : des millions de victimes.

 

Qu’est-ce qu’une cryptomonnaie ?

La cryptomonnaie est une unité produite par un algorithme informatique qui, par des contraintes mathématiques et techniques, ne les produit qu’en nombre limité. Cette unité purement informatique et technique est baptisée « monnaie » par celui qui l’a produite. En vertu de... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles