Abolissons la redevance audiovisuelle et le service public audiovisuel

Comme chaque année, les Français reçoivent leur avis d’imposition au titre de la contribution à l’audiovisuel public. Cette redevance devrait être abolie, tout comme le service public audiovisuel. 

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Abolissons la redevance audiovisuelle et le service public audiovisuel

Publié le 8 octobre 2020
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Par Trevor Smith.

Comme chaque année à cette période, les ménages français reçoivent leur avis d’imposition au titre de la contribution à l’audiovisuel public, en parallèle de la taxe d’habitation. Le montant annoncé pour 2020 est de 138 euros, en baisse d’un euro par rapport à l’an dernier. Champagne !

Cette redevance est collectée au bénéfice de différentes entreprises publiques, selon la clef de répartition suivante :

  • France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5 et France Info – France Ô a cessé d’émettre le 24 août 2020) : 65 % ;
  • Radio France (France Inter, France Info, France Culture, France Bleu, France Musique, FIP et Mouv’) : 16 % ;
  • Arte France : 7 % ;
  • France Médias Monde (France 24, RFI et Monte Carlo Doualiya) : 7 % ;
  • TV5 Monde : 2% ; et enfin
  • L’institut national de l’audiovisuel : 2 %.

En mars 2019, alors encore ministre des Comptes Publics, Gérald Darmanin a suggéré de supprimer cette redevance audiovisuelle, sans pour autant en tirer les conclusions qui s’imposaient à propos de l’existence même d’un service public audiovisuel.

La contribution à l’audiovisuel public devrait effectivement être abolie, tout comme le service public audiovisuel.

Pourquoi la contribution à l’audiovisuel public devrait être abolie

Son principe même est injuste

En matière de service public, le principe affiché est simple : certaines activités concernant tout un chacun (police, justice, propreté, etc.), doivent être financées par tous. C’est la base du consentement à l’impôt.

Les choses sont très différentes s’agissant du service public audiovisuel. Je peux choisir d’avoir un téléviseur ou non, par exemple selon le mode d’éducation que je souhaite adopter envers mes enfants. Je peux choisir de regarder les chaînes du service public ou non, selon que les émissions proposées m’intéressent ou pas.

Je peux même regarder certains programmes et d’autres non, si je préfère me cultiver devant un documentaire historique sur Arte plutôt que de voir des joueurs de tennis taper dans la balle à Roland-Garros. Nous sommes donc dans le domaine de l’optionnel.

Pourquoi ne pas laisser payer seulement ceux qui veulent regarder ces chaînes ? Le principe est limpide : chacun devrait payer pour ce qu’il consomme. On regarde les chaînes publiques, on écoute la radio publique, on paie, on ne les regarde pas et on ne les écoute pas, on ne paie rien. Si l’audiovisuel public a confiance en la qualité de ses programmes, il ne devrait pas craindre un financement volontaire !

Son montant est disproportionné

Cette contribution à l’audiovisuel public permet de collecter environ 3,2 milliards par an, soit pas loin de la moitié du budget du ministère de la Justice ! L’ordre affiché des priorités est déconcertant…

Toujours est-il qu’avec 138 euros par an, soit 11,5 euros par mois, on peut en faire des choses en matière de choix audiovisuels !

Un abonnement Netflix débute à 7,99 euros mensuels, Disney+ est commercialisé à 6,90 euros mensuels et Amazon Prime à peine au-dessus de 4 euros. Quant aux bouquets de chaînes proposés par les grands opérateurs français, ils tournent souvent autour d’une dizaine d’euros mensuels…

En tout état de cause, on se doute que les Français sauront très bien quoi faire avec l’argent ainsi économisé, qu’il soit dépensé dans des activités liées à l’audiovisuel ou pour satisfaire tout autre besoin ou usage. En ces temps compliqués pour de nombreuses personnes, pourquoi ne pas donner un coup de pouce au pouvoir d’achat des ménages ?

Il existe des alternatives

La première option possible est le financement par abonnement : facturer un service à l’usage réel, en 2020, on sait faire ! Depuis Canal+, soit plus de 30 ans, on a prouvé qu’on pouvait facilement avoir des abonnés qui paient pour un service spécifique de télévision. De nos jours, depuis l’apparition des box, on peut également faire payer au bouquet, à la chaîne, voire à l’émission.

La deuxième option possible est tout simplement un financement par les annonceurs, comme c’est le cas sur la plupart des chaînes diffusées. En contrepartie de la redevance perçue, le groupe France Télévisions s’engage à n’effectuer aucune coupure publicitaire, uniquement lors des longs métrages diffusés… le service public sait donc très bien facturer de la publicité tout le reste du temps, qui doit être plus que majoritaire !

La troisième option possible est également la moins souhaitable : que par un jeu de passe-passe comptable dont il a le secret, le gouvernement fasse payer via d’autres impôts ce qu’il ne ferait plus payer directement par la contribution à l’audiovisuel public. Un tel transfert poche gauche/poche droite ne résoudrait en rien les problèmes soulevés précédemment, et attaquerait un principe qui devrait être essentiel en matière de fiscalité : savoir ce qui est payé avec nos impôts, pouvoir à tout moment répondre à la question : « qu’obtiens-je en échange de l’argent donné ? ».

Le financement alternatif ne pourra donc être que porté par les consommateurs des programmes concernés, que ce soit via l’abonnement ou la publicité. De plus, pour éviter toute tentation malsaine, le service public audiovisuel devrait être aboli, ainsi que je le détaille ci-dessous.

Loin d’être marginal à l’international

De nombreuses États ont d’ores et déjà aboli la redevance audiovisuelle, par exemple le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, Israël, l’Islande, ou encore parmi les pays membres de l’Union européenne la Suède, la Norvège, la Finlande, Chypre, Malte, les Pays-Bas et une large partie de la Belgique.

D’autres pays n’ont même jamais connu ce modèle de financement, notamment les États-Unis, le Brésil, ou plus proche de nous l’Estonie, le Luxembourg et l’Espagne.

À quand le tour de la France ?

Pourquoi le service public audiovisuel devrait disparaître

L’argent public induit la gabegie

France Télévisions a annoncé un chiffre d’affaires de 3,084 millions d’euros en 2018, dont environ 75 % issus de la contribution à l’audiovisuel public et 81,6 % pour le total des concours publics. Malgré cette énorme manne budgétaire, issue de nos impôts, le résultat net s’établissait cette même année à… une perte de 89,3 millions d’euros – une paille par les temps qui courent, où l’on compte plutôt en milliards !

L’institution est de fait particulièrement mal gérée, comme si souvent lorsqu’il s’agit d’argent public… Ainsi, dans son rapport de février 2019 sur Radio France, la Cour des comptes pointait notamment la dérive des dépenses de masse salariale, l’explosion du recours à des travailleurs ponctuels (au risque d’ailleurs de la requalification des CDD en CDI), ou encore le temps de travail particulièrement  léger du personnel de la structure : seulement 192 jours travaillés par an par les journalistes, soit l’équivalent de 14 semaines d’absence !

Le gaspillage du fruit de l’impôt des Français est malheureusement une constante, pour des raisons inhérentes à la gestion publique : absence de responsabilité financière des dirigeants, chiffre d’affaires « automatique » n’incitant pas à rechercher une plus grande satisfaction des clients, politique de gestion des ressources humaines sans comparaison avec les pratiques du privé, nominations conduites par le besoin de recaser des amis plutôt que par les compétences, etc.

Un contenu peu qualitatif

Tant qu’à dépenser un tel « pognon de dingue », au moins pourrait-on se consoler à l’idée qu’il est utilisé à produire un contenu de qualité, réellement différent de celui proposé sur les chaînes privées. Ce n’est bien évidemment pas le cas, ce que même la section syndicale Force Ouvrière de France Télévisions déplore, s’interrogeant sur sa « différence avec le privé » !

Peut-on vraiment se gargariser de l’utilisation du fruit du travail des Français pour financer des jeux télévisés tels que N’oubliez pas les paroles, Mot de passe, Questions pour un champion, Fort Boyard, Affaire conclue, ou Les Z’amours (indépendamment de leur caractère divertissant ou non) ?

Pense-t-on vraiment que le privé ne pourrait pas aussi bien diffuser Plus belle la vie, Amour gloire et beauté, Les enquêtes de Murdoch, ou Un si grand soleil ? Si ces programmes ont su trouver leur public (c’est je crois le cas), ne pourraient-ils pas être financés dans des conditions normales ?

Est-il vraiment nécessaire d’en appeler à l’impôt pour pouvoir diffuser le Tour de France (25 millions d’euros annuels), Roland-Garros (25 millions également), la Coupe de France de football (22 millions) ou les Jeux Olympiques (30 millions versés pour Rio 2016) ?

Au-delà de ces exemples, pour juger de la qualité globale des programmes je vous propose une rapide étude issue du numéro de Télérama de cette semaine. Dans ce magazine que l’on ne pourra pas accuser d’être un adversaire du service public audiovisuel, voici ce que donne le décompte des T, évaluant l’intérêt des programmes diffusés :

Il ressort clairement de cette étude, outre la médiocrité globale des principales chaînes de télévision française, que notamment les deux principales chaînes du service public, France2 et France3, ne sont en aucun cas plus qualitatives que le privé. La « meilleure » chaîne est… privée, il s’agit de Canal+ (certes financée par abonnement, ce que France Télévisions pourrait tout à fait imaginer !).

Quand assumera-t-on que le service public ne diffuse pas des programmes plus qualitatifs que le privé, et en tirera-t-on les conclusions qui s’imposent quant à son existence ?

Un combat d’arrière-garde

Vouloir à tout prix contraindre les Français à financer un groupe de télévision semble de plus en plus dépassé, alors même que le temps passé devant son poste reflue chaque année, à l’exception notable de la période du confinement mais il est vrai que les loisirs étaient rares !

En effet, on assiste à l’essor rapide des plateformes de vidéo par abonnement telles que Netflix, Disney+ ou Amazon Prime, ainsi que des plateformes gratuites comme YouTube. Les services en ligne de diffusion en direct et en replay connaissent également une progression constante.

Ainsi, en mai 2020, un Français sur deux était abonné à une offre de vidéo à la demande, alors qu’ils n’étaient qu’un sur cinq encore en 2017 : on peut raisonnablement penser que dans les années à venir, cette tendance va se confirmer. Les grands acteurs de la télévision française en ont d’ailleurs conscience, puisqu’ils investissent en catastrophe ce marché en lançant le déjà tristement célèbre Salto

Toujours est-il que cette tendance conduit les Français à consulter les programmes qui les intéressent par d’autres canaux, quitte à se passer totalement de téléviseur. Dès lors, vouloir les contraindre à financer un média en perte de vitesse ne peut être qu’un combat d’arrière-garde.

Une absence d’indépendance politique

Les entreprises publiques bénéficiant de la manne de nos impôts ont souvent un argument à faire valoir : celui de l’indépendance politique dont elles seraient le garant.

C’est une vaste rigolade. Dans Le fait du Prince (2017), Béatrice Houchard détaille ainsi de quelle façon les différents présidents de la Cinquième République sont largement intervenus dans les choix des émissions et animateurs ayant ou non leur place sur le service public, à l’exception notable, semble-t-il, de François Hollande, rendons-lui au moins cela !

Pour vous épargner l’archéologie des pressions exercées par les uns et les autres, je ne donnerai que l’exemple de Nicolas Sarkozy, tel que décrit dans ce livre : Patrice Duhamel, alors Directeur Général de France Télévisions, y indique qu’il l’appelait deux fois par semaine pour connaître les audiences, demander qu’on lui livre les DVD d’émissions qu’il avait ratées, pousser la carrière de ses protégés (Patrick Sabatier, les frères Bogdanov, David Hallyday) ou a contrario faire débarquer ses antagonistes supposés (Patrick Sébastien, Franz-Olivier Giesbert, Arlette Chabot)… une pratique résumée par cette phrase : « le président de la République est tout de même chez lui dans le service public ! ».

Plus largement, l’indépendance ne peut en aucun cas se décréter, elle se construit par le débat critique et l’opposition des points de vue. C’est tout sauf ce qu’illustrent les chaînes publiques : catalogue de fake news diffusées sur France Info, mauvaise foi journalistique légendaire d’Élise Lucet, France Inter radio de référence pour 72 % d’auditeurs se déclarant de gauche, absence criante de représentativité à l’antenne…

Pour ne donner qu’un exemple récent, le Collectif pour le Respect de la Personne (CoRP) a déposé plainte cet été contre France Télévisions en raison de sa promotion régulière de la GPA et de l’absence de débat à ce sujet sur ses chaînes : quelles que soient ses convictions éthiques en la matière, ce thème ne mérite-t-il pas une discussion digne de ce nom ?

Il n’est pas exclusif au service public de posséder des liens d’intérêts, des biais cognitifs ou idéologiques : il y en existe également dans le privé. La différence est que personne n’est contraint de financer ces programmes s’il ne le souhaite pas.

En 2020, les citoyens devraient être enfin autorisés à faire des choix sur les contenus qu’ils désirent ou non supporter, afin qu’ils assument leur responsabilité critique, morale et intellectuelle en matière de médias. C’est pourquoi le service public audiovisuel devrait être aboli, et avec lui la contribution à l’audiovisuel public.

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  • Si seulement….cela n’arrivera jamais tant l’audiovisuel public est lié à la classe politique et vice versa,tant l’entre soi infuse entre ces 2 sphères.
    Ce n’est pas pour rien que dans les pays cités il y a la Canada,la Nouvelle Zélande et l’Islande,pays qui ont conduit des réformes importantes salvatrices bien au delà de l’audiovisuel public .Islande qui a viré avec fracas ses dirigeants politiques corrompus ,Islande qui a appliqué une stratégie efficace contre le corona virus ,stratégie mis à mal par 2 touristes français n’ayant pas respecté la quarantaine et responsables du plus gros cluster sur l’île…

    • Et si nos touchions une prime rondelette pour souffrir de l’indigence crasse des programmes de France Télévisions et Radio ?

  • la premiere question, sinon la seule quelle est la mission de service public de ces machins?
    ENSUITE on cause éventuellement du financement..et du cout et du résultat quant à la mission…

    il me semble qu’un des points est de fournir une information objective, le marché étant soumis aux puissances d’argent ne le pouvant pas.
    l’objectivité serait de relater TOUS les faits..sur TOUS les sujets.. sans les « expliquer » mais en s’assurant que les gens en comprennent bien le sens…..sinon par la logique pure… ce n’est pas ce qui est fait..et ce n’est sans doute pas possible..une information scientifique en somme…

    le résultat de tel service public est CONTRAIRE à son objectif , elle conduit les gens à ne PAS se questionner sur certaines informations…sur certains sujets la population n’est pas informée, on lui bourre le mou.

    • Et c’est pas près de changer avec les formations « d’analyse » de l’information données dans les écoles de journalisme 😉

  • L’auteur dit que la redevance à 12 euro par mois est plus cher que Netflix (8 euro), Disney (7 euro) et Amazon (4 euro). C’est faux. Puisque même en groupant ces trois sociétés privées, on obtient pas le 10ème de de ce qui est contenu dans la télé publique. Pas de radio, pas de jeux télés, pas de journal télévisé, peu de documentaires, que des films, séries et dessins animés. Rien de comparable donc.
    YT est de plus en plus inondé par la publicité.

    • alors pourquoi les gens s’abonnent? clairement ce n’est pas « contenu »…

      • Les gens s’abonnent parceque c’est un signe de richesse du temps de canal plus, avec Netflix c’est surtout pour être maître de leur programme, la liberté.

      • Les gens s’abonnent et se désabonnent aussi rapidement, j’ai testé, et je n’y’ passe pas plus d’un mois comme mon entourage. Il y’a les séries phares mises en-tête de gondoles,mais le fond du catalogue est insipide ça sert à meubler le vide abyssal la majorité des séries ne dépassent pas la première année . Ils n’ont pas les moyens de leurs ambitions payer 10 euros pour visionner les 2 et au grand maximum 3 séries à peu près potables c’est très cher au final . Le public jeune se tourne vers le streaming illégal et moi aussi.

        • Vous exagérez, de bonnes series il y en a des miliers et il ne faut pas hésiter à taper sur du vieux.. En couleurs de préférence mais en noir et blanc il y a des perles.

    • Toujours à faire la promotion du public et de l’État-Léviathan, quel libéral ! Imposteur.

    • @Jacques B : il semble que je ne puisse pas vous répondre (3x que mon commentaire ne passe pas). Réjouissez-vous ! Vous pouvez continuer à m’insulter de *** antisémi*** sans craindre la censure ! Bravo. Le combat contre la liberté d’expression et la liberté d’opinion progresse !

      • C’est bien connu, c’est moi qui contrôle la modération sur CP, au point que je me modère moi-même régulièrement pour donner le change, c’est machiavélique.
        Et bien sûr, c’est ma faute si la modération de CP vous a banni un nombre incalculable de fois, et qu’un nombre tout aussi incalculable de fois vous êtes revenu par effraction, au mépris de l’élémentaire respect dû à des gens qui vous accueillent chez eux gratuitement.
        Pour la route : l’antisionisme est la forme moderne de l’antisémitisme, désolé si ça vous dérange. Je suis prêt à vous le répéter autant de fois qu’il le faudra pour que ça rentre.

        • J’espère que ce commentaire passera…
          Je ne suis pas revenu par effraction, puisque je n’ai violé aucune règle. Et CP sait très bien qui je suis et accepte ma présence, donc chut chut. Ils ont des défauts mais respectent un peu plus la liberté d’opinion que vous.
          Et non, l’antisionisme n’est pas la forme moderne de l’antisémitisme. Pourquoi ? parce que c’est pas la même chose :-). Je m’en contrefous de leur religion, de qui ils sont ou quoi.. je critique un pays qui exproprie, spolie, bafoue la propriété privée d’autres personnes. (ça vous parle ça ? la propriété privée ?).
          Tiens, en passant, dans votre commentaire mensonger, vous aviez dit aussi que « Trump est pas un tyran car il a pas emprisonné des gens ». Vous ne savez pas ce qu’est l’état de droit ? Vous pensez comme lui qu’il a tous les droits mais ne les utilise pas ? (rappelez vous sa déclaration sur cet article 2 que j’ai cité…).
          Répétez donc si vous voulez, ça ne vous donnera pas raison.

    • Ce doit être une blague? Cela fait maintenant 15 ans que je n’ai pas la télé (et donc pas de redevance, pour l’instant…). Cela ne m’a jamais manqué, tellement la nullité de nos chaines est impressionnante.
      Le concept même de TV, où un spectateur passif écoute qqch (souvent pour passer le temps) et en échange vend son temps de cerveau me semble abrutissant au possible.
      « Pas de radio, pas de jeux télés, pas de journal télévisé » c’est déjà un bon début! D’après moi, la télévision publique n’a pas d’avenir, mais la télévision privée non plus, on a internet à la place.
      Mais si vous aimez tout ça, personne ici ne sera contre que vous le financiez. Attention tout de même, si la redevance devient optionnelle, votre cote part de contribution aux frais de FTV risque d’augmenter sensiblement. Mais quand on aime, on ne compte pas.

      • Je n’ai plus la télé depuis plus de 3 ans pour les mêmes raisons que vous. Mais j’écoute beaucoup la radio, où il est moins facile pour les producteurs/réalisateurs de faire des contenus pauvres (je parle bien évidemment des émissions sérieuses, pas des matinales pouet-pouet)

        • Ah je n’avais pas compris. Vous profitez du service (radio) sans en payer la redevance (qui est couplée uniquement avec le TV mais finance la radio). C’est sûr que quand c’est gratuit, le rapport qualité prix ne peut être que très bon.
          Ironiquement, votre comportement est l’exemple même de techniques d’évitement de la redevance! C’est sans doute qu’au fond, malgré vos dires, vous n’êtes pas vraiment pour…

          • Ridicule…
            Je ne paye pas la redevance radio parce que personne ne me demande d’en payer… Et vu que je suis Belge et wallon, j’aurais bien du mal de payer la redevance française et flamande, alors que j’écoute les radios françaises et flamandes.

    • Sauf que perso, je n’utilise pas les services de ces 12€/mois, car je préfère prendre l’info autre part, pas besoin de jt ou jeux télé… Dans un fonctionnement privé, je me serai déjà désabonné.
      Tout comme il est possible de le faire sur la tv freebox (par exemple) avec des « bouquets » de chaines à s’abonner (par exemple chaînes d’informations étrangères) ou se désabonner en 1 clic…

  • sure qu’avec les débilités que l’on voit à la télé , pas demain la veille que les français vont s’élever intellectuellement parlant ;

    • il ont droit de ne pas le souhaiter..ou d’accepter votre estimation de l’élévation…

    • Heureusement qu’ils a des débilités , tout le monde ne regarde pas arte ou est branché France musique… Il paraît que la télé peut être divertissante… Tout en étant manipulatrice.. D’où la redevance. Faire payer la propagande par celui qui l’a reçoit, trop chouette.

  • « le Collectif pour le Respect de la Personne (CoRP) a déposé plainte cet été contre France Télévisions en raison de sa promotion régulière de la GPA »
    Pour une fois que le service public jouait à fond la carte du libéralisme, on va quand même pas faire la fine bouche, si ?

    • le liberalisme n a rien a voir avec la vente de bébé. Ou alors il faut aller jusqu au bout. si on a le droit d acheter des enfants autant retablir l esclavage

  • Profitons de cette redevance volontaire tant que cela dure, ça pourrait vite changer pour la conditionner a la possession d’une ligne internet, et la ce n’est pas bien du tout.

  • Encore un exemple de l’utilisation des prérogatives de service public pour imposer des mesures incohérentes :
    – lors de la mise en service des chaînes privées (j’ai 70 ans…), l’État proclamait qu’elles vivraient de recettes publicitaires, alors que les chaînes publiques ne feraient jamais de pub mais seraient financées par la redevance : logique !
    – aujourd’hui, les chaînes publiques disposent de la redevance et de la pub, ce qui induit une distorsion de concurrence inadmissible, la poignée d’animateurs-producteurs que l’on voit à tout instant se gavent alors que la plupart des émissions publiques sont souvent moins intéressantes que celles du privé…
    Solutions : redonner aux chaînes publiques une place cohérente dans le paysage audiovisuel, soit en les privatisant (pub) soit en les renationalisant (redevance seule).

    • Je n’ai plus la télé depuis plus de 3 ans, mais je me souviens bien des trèèèès longues pubs de TF1 (que je regardais quasi jamais, vu la nullité des programmes) par rapport aux pubs plus courtes sur FR2 et autres.

      • C’est le but, vous faire retourner sur le public.. Sarko avait vu juste, l’essentiel est d’obliger les gens à lire le tract avant de le jeter à la poubelle et ça marche.

    • Les chaînes publiques – et plus généralement les médias publics et autres aides publiques aux médias – n’ont aucune raison d’être : il faut les supprimer purement et simplement. L’État doit en revenir à ses missions régaliennes et à elles seules. L’information n’en fait absolument pas partie.

      • Ça n’a pas d’importance, les maîtres du jeu ont la main sur le public et le privé. Vous ne croyez quand même pas qu’un macron à des idées personnelles il a les idées de ses maîtres.

  • en suisse il y a eut un referendum sur la suppression de la redevance. Referendum perdu mais le service public c est quand meme remis en cause. Fini les declaration comme en france qu il faut augmenter la redevance car finalement c est quoi 2 Fr par jour ?

  • Oui, tout est dit… une manne garantie qui permet de payer largement des gens qui travaillent peu et se pavanent. Un service banal qui ne cherche pas la performance. Une « vente forcée » d’un service qui est loin d’interesser tous les français

    • et qui nourrit grassement du monde : 5 000 personnes à France Télévision (800 à M6).

    • Sans parler du fait que ces médias publics (y compris la radio avec Radio-France) sont devenus des nids de gauchistes, lesquels n’éprouvent aucune honte à déverser leur propagande sur les Français. Me Goldnadel par exemple en parle régulièrement.

  • le socialisme ne peut se passer d’une radio et d’une télévision d’Etat !

  • FranceTélévisions doit pouvoir se financer avec la publicité.
    Malgré le paiement forcé de cette redevance, les programmes sont truffés de publicité et de sponsoring incessants.
    Le programme dit de « prime time » sur France 2 et France 3 qui était auparavant prévu à 20h45, est désormais relégué officiellement à 21h05 mais en raison des messages publicitaires et des flashes de sponsoring, la plupart du temps l’émission ne commence qu’à 21h15 !
    Les programmes payants des chaines privées sur le satellite commencent vraiment à l’heure et sont sans publicité.
    FranceTélévisions veut le beurre (la redevance) et l’argent du beurre (sponsoring + pub)

  • C’est fatigant !!! Ce service publique (Audio et Vidéo) est globalement une honte.
    Toutes les infos, tous les interview, sont orientés à gauche.
    A part quelques uns (ils se comptent sur les doigts d’une seule main) cette diffusion, cette orientation digne des meilleurs moments de la Pravda est insupportable.
    Et la presse écrite est pire !! Non seulement elle est incapable de financièrement s’assumer (cf les tombereaux d’aides publiques) mais la quasi totalité des journalistes crachent régulièrement sur le gouvernement, qui leurs accordent des avantages fiscaux d’une autre époque.
    Le service public dans l’audio visuel n’a aucune justification, politique et surtout économique.

    • Vous dites en toute lettre que vous vous désolez que « la quasi totalité des journalistes crachent régulièrement sur le gouvernement » tout en disant que tout est orienté à gauche.
      Etrange.

      • Je cherche la contradiction ??

        • ben… vous dites que le gouvernement français n’est pas une immonde collection de bolcho-communistes ? Eh ben.. pardonnez-moi, ça fait un choc… vous êtes la première personne que je rencontre ici qui ne considère pas Macron comme l’héritier de Marx.

    • Ils crachent.. modérément sur le gvt, il faut toujours avoir l’apparence de la neutralité pour tromper. Ce sont tous des organes de propagandes d’état et d’entreprises qui ont quelque chose à vendre. Quand on sait cela on sait aussi faire la description du message. Quand on vous vante le bio, ce n’est pas pour votre santé mais le contenu de votre portefeuille, quand on vous met en garde sur le climat c’est pour vous faire accepter des taxes et perdre votre liberté de choix.

  • Une TV anachronique. Aujourd’hui on choisi, on paie pour ce l’on veut (canal, netflix) ou tele avec publicité (TF1,..), rien ne justifie le paiement forcé pour une télé publique cher et inutile (et de gauche)

  • C’est bien de cracher sur un service public qui, c’est vrai, n’est pas éblouissant. Mais du coup, à travers le privé, on fait comment pour avoir une offre culturelle diversifiée, enrichissante, approfondie, capable de former l’esprit critique…? Vu qu’aucune de ces ambitions n’est rentable directement et à court terme ? Et qu’aucun acteur privé n’a jamais réussi à les mettre en place ?
    Jamais les productions audio-visuelles n’ont été aussi nombreuses et à la fois jamais aussi peu diversifiées : elles recherchent toutes la même efficacité , elles utilisent toutes plus ou moins la même forme, issue de la communication. La même durée, le même cadrage, la même mise en scène, les mêmes types de financement, les mêmes jeux d’acteur, les mêmes rythmes, les mêmes objectifs : être économiquement viable dans un secteur hautement concurrentiel.
    Comment il s’en sortirait de cela, le privé ?

    • Les productions étatistes ne sont pas diversifiées ni dans leur mentalité ni dans leur forme, vous ne vivez pas dans le présent. « Déjà diffusé » est la mention la plus courante sur les émissions.

      • Ça ne répond pas à ma question : on fait comment pour avoir une culture ambitieuse ( pour avoir un minimum d’avenir ) avec le privé ?
        Et les productions publiques sont tout aussi médiocres, je ne dis pas le contraire, et ce surtout depuis qu’elle sont soumises à « rentabilité », ou audimat d’ailleurs…
        Mais trouvez donc un équivalent d’Arte ou de France Culture dans le privé !
        On en pense ce qu’on veut, et je ne suis pas le dernier à les critiquer ( pour des raisons probablement inverses au vôtres, rassurez-vous ! ), mais une chaine qui ferait intervenir plus de dix écrivains ou économistes différents dans l’année : sans subventions vous n’en trouverez pas.
        Une chaine qui ferait de l’Histoire en dehors du château de Versailles ou la 2de Guerre Mondiale, en laissant parler des historiens plus de cinq minutes : sans subvention vous n’en trouverez pas.
        Une chaine qui diffuserait des films à moins de 2 millions de budget, réalisés en dehors de la France et des USA, c’est-à-dire l’immense majorité ( inconnue ) des films actuels : sans subventions vous n’en trouverez pas.
        Et je peux continuer longtemps… Mais dites-moi donc : sans subvention, on fait comment pour continuer à avoir une culture, et pas juste du divertissement ?

        • La culture sur arte…. Uniquement bio compatible mais certains n’y voit que du feu.

        • Vous avez raison; la qualité ne se vend pas bien, surtout auprès d’un peuple méthodiquement aliéné par un demi-siècle de propagande à ras du sol dès l’école primaire.
          Cela vaut aussi pour la presse écrite: je vois en ce moment même disparaître l’intéressant mensuel français Books qui a le don de faire réfléchir sur tout. C’est sûr que ça se vend moins bien qu’une enfilade de slogans prédigérés.

    • S’il n’y avait pas eu le service public, croyez moi, l’offre culturelle que vous citez serait déjà présente.
      Dans quasiment tous les autres pays les chaînes privées offrent ce qu’offre notre service public… Certainement aussi bien voire mieux.

  • Sur les principes l’auteur ne peut mieux dire s’il s’agit de liberté. Mais la liberté ne concerne pas la TV étatiste c’est plutôt la rente du fonctionnaire ou du para-fonctionnaire qui la préoccupe,
    Enfin quand on ne peut même pas payer décemment le personnel important des hopitaux ni en prévoir suffisamment on coupe dans les budgets dits de culture pour des prestations imposées elles aussi au regard aux oreilles et aux taxés (sans parler des erreurs monumentales type incendie de Notre Dame). Manque d’infirmiers ? Abrogation de leur statut et reconversion libre des intermittents !

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    – Les médias
    – La culture
    – La justice
    Tous appointés par l’Etat ou subventionnés par l’Etat. Bon, c’est vrai que les représentants de la République, forts de leur engagement citoyen désintéressé et riche de leur investissement absolu en temps ont besoin d’une tranquillité financière car leur mission est bénévole. Non?
    Vous noterez d’ailleurs que la majorité gardent leur nom de naissance afin de ne pas brouiller les esprits…

    • Je parierais volontiers que c’est faux :-). Mais il est impossible de le prouver sans un travail de fourmi.
      Pratique pour vous 🙂

  • A propos du sévice public « les cons çà ose tout, c’est même à çà qu’on les reconnait »

  • Pourquoi faut-il donner une exclusivité d’exploitation de fréquences à des chaînes télé de toutes façons ?

    Bon… pour l’instant on nous force à payer… mais si ça continue on va nous forcer à regarder, on va expliquer que la messe du 20h est un grand moment de communion patriotique et que ne pas être devant c’est du séparatisme tout ça.

  • Les commentaires sont fermés.

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Dans un quartier populaire de Dijon, le président en campagne s’est trouvé confronté à une foule à qui la moutarde était montée au nez :

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"Je suis père de famille, j’ai quarante-six ans, je n’arrive plus à vivre de mes revenus."

 

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Le Monde du 7 mai 2017 sur ce sujet :

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