Ukraine : tous perdants économiquement sauf l’Asie

La guerre en Ukraine va avoir des effets économiques néfastes sur tous les pays liés au conflit. Seule une partie de l’Asie s’en sortirait.

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Ukraine : tous perdants économiquement sauf l’Asie

Publié le 31 mars 2022
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Un nouveau rapport de The Economist vient de paraître sur les conséquences économiques de la guerre en Ukraine. Celui-ci montre que les économies du G7, en plus de celles de la Russie et de l’Ukraine, vont être impactées par cette guerre.

En cela, la guerre en Ukraine est un nouvel exemple que les conflits majeurs ainsi que l’escalade de sanctions sont contreproductifs dans un monde globalisé. La Russie et l’Europe sont en train de continuer à s’affaiblir en faveur de l’Asie.

L’épicentre du désastre économique : la Russie et l’Ukraine

De manière peu surprenante, ce sont l’Ukraine et la Russie qui vont le plus souffrir économiquement. Cette année, l’économie russe va connaître une récession d’environ 10 %, un résultat pire que la crise financière de 1998.

Quant à l’économie ukrainienne, c’est une récession de 46 % qui l’attend.

Selon The Economist, leurs économies reviendront au niveau d’avant-guerre (qui était déjà faible) en 2025 pour la Russie et 2030 pour l’Ukraine.

L’inflation en embuscade pour le G7 et l’Europe

Le rapport pointe qu’en Europe comme en Amérique du Nord, l’inflation va augmenter. Celle-ci, déjà causée par les mesures liées à l’épidémie du covid, va être aggravée par la situation en Ukraine.

En outre, la perturbation du commerce et des chaînes d’approvisionnements générée par la guerre et les sanctions va augmenter les prix des produits de la vie courante. Là encore, la crise covid avait déjà impacté ce domaine.

Au Japon, un impact limité. Comme le reste de l’Asie de l’Est ?

Le Japon serait le pays du G7 le moins touché par la guerre en Ukraine, ce qui semble confirmer que ce conflit va profiter à l’Asie. L’Union européenne et la Russie étaient interdépendantes au niveau économique et s’affaiblissent donc mutuellement.

Les États-Unis sont moins touchés. Inversement, la Chine risque de tirer profit de l’isolement de la Russie pour l’amener de plus en plus dans son influence économique. Les guerres mondiales ont offert aux États-Unis des opportunités de se renforcer économiquement. On peut se demander si la crise ukrainienne ne va pas avoir le même effet pour l’Asie de l’est.

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  • « La guerre en Ukraine est un nouvel exemple que les conflits majeurs ainsi que l’escalade de sanctions sont contreproductifs dans un monde globalisé. »
    Une partie des candidats en déduit que le problème est la mondialisation.
    L’autre partie pense que les sanctions sont un mal nécessaire.
    Aucun n’envisage le fait que les états sont la cause première des conflits majeurs.
    Ça va encore être compliqué cette fois-ci de déposer un bulletin dans l’urne.

  • Ça m’étonnerait que cela se passe comme ça, il n’y aura qu’un perdant, l’Europe, l’ue, l’euro… Le grand gagnant, les usa, ils vont pouvoir se concentrer sur la Chine… Mais leur plan risque de foirer, la Russie est toujours la, l’Ukraine on s’en fout, juste un pion sur l’échiquier, sacrifié. L’asie…. Tout le monde a bien compris qu’elle écrasera le monde, usa itou sans bcp d’interventions, le bidon va s’en charger. C’etait leur dernier pion sur l’échiquier, le roi est mat, vive enfin le monde libéré des usa et des anglais. Les vraies dictatures ne sont pas celles qu’on croit voir la commission européenne… Elle vient d’offrir aux usa toutes nos donnees personnelles… Et sans réciprocité, des larbins ces gens.

  • A cout terme oui, mais sur le long terme ça risque d’être sensiblement différent.

    La différence fondamentale entre la Russie et beaucoup d’autres pays, c’est qu’elle dispose sur son sol d’à peu prés toutes les matières premières nécessaires pour faire tourner une économie.
    Par conséquent si les russes réduisent un peu leur consommation de vodka (qui malheureusement pour eux ne doit pas être beaucoup impacté par les sanctions…) et se mettent au boulot, ils peuvent compenser pour bonne partie par leur industrie ce qui leur manque et ne pas avoir besoin d’importer. Ce qui fait qu’au final les sanctions auront probablement un effet globalement bénéfique à long terme comme ça a déja été le cas pour les sanctions passées.

    Inversement, pour l’Europe qui n’a pas beaucoup de matières premières elle est obligée de les importer plus cher. En perdant ses débouchés russes et en payant plus cher certaines matières premières ça va aggraver sa situation vis a vis des pays qui continuent de commercer avec la Russie. Sur le long terme et compte tenu de sa situation économique déja pas fameuse, ça risque d’en précipiter la fin. Et malheur aux pays les moins performants qui vivaient biberonnés par les autres…

  • C’est bien pire que ça pour l’UE dont la Russie fournissait entre 10% et 40% de l’énergie sans même parler des métaux stratégiques, engrais, blé etc. etc.
    Les « sanctions » du camp-du-bien américain feront 1 million de morts civils en Irak en 10 ans. Leur impérialisme agressif et meurtrier vient de rencontrer un « stop » net de Poutine et d’une bonne partie de la planète (qui attend de voir qui va gagner en Ukraine) et c’est justement tout l’enjeu.
    Nous assistons à la naissance d’un nouveau monde multipolaire et les USA et les Européens déjà au bord du gouffre à cause de « l’argent gratuit » et d’une gestion de plus en plus rouge et de moins en moins démocratique ne sortiront par forcément gagnants d’autant plus que les gauchistes américains et les faucons semblent prêt à risquer une 3ème guerre mondiale pour maintenir leur hégémonie.
    Certains analystes disent que c’est l’affrontement des hommes de Davos, les mondialistes, contre leur propre peuple et le reste de la planète.
    Il est indéniable qu’un certain nombre de pastèques comme von der Layette se frottent les mains à l’idée d’un conflit qui leur permettrait d’imposer leur planification meurtrière au nom du « bien de la planète » (et de leurs jet privés).

  • Les commentaires sont fermés.

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