Surendettement 2021 : les chiffres en baisse

Les chiffres du surendettement sont en baisse par rapport à 2019. Voici un tour d’horizon du surendettement des ménages français en 2021.

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Pauvreté SDF (Crédits : Franco Folini, licence CC-BY-SA), via Flickr.

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Surendettement 2021 : les chiffres en baisse

Publié le 10 février 2022
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Un article de Finfrog.

Avec la crise économique engendrée par la crise sanitaire, les analystes prévoyaient une augmentation des situations de surendettement en France. Pour l’instant, ce n’est pas le cas et les chiffres sont en baisse par rapport à 2019.

Une situation de surendettement est définie par l’impossibilité de faire face à l’ensemble de ses dettes. Parmi les solutions à envisager, il est possible de contacter la commission de surendettement des particuliers pour effectuer une procédure de surendettement.

Voici un tour d’horizon du surendettement des ménages français.

Plus de 120 000 dossiers de surendettement déposés en 2021

Selon les chiffres 2021 de la Banque de France, 120 968 dossiers de surendettement ont été déposés sur le territoire français. Par rapport à 2019, l’année de référence (sans Covid-19), ces chiffres sont en baisse de 15 %, avec 143 091 dossiers déposés cette année là.

À noter que la Banque de France ne prend pas en compte la comparaison avec 2020 car les différentes aides de l’État liées à la pandémie ont eu un impact sur l’endettement. En effet, ces dispositifs ont engendré une baisse significative du nombre de dossiers déposés en 2020, soit 108 748.

Au quatrième trimestre 2021, les principales causes de surendettement sont :

  • baisse des ressources dans 23,1 % des cas
  • licenciement ou chômage longue durée pour 21,3 %
  • maladie, accident ou invalidité pour 14,5 %
  • séparation ou divorce

 

Les personnes surendettées sont à 54 % des femmes et ont entre 35 et 54 ans dans 50 % des cas. Les femmes semblent donc davantage touchées par le surendettement. Ce constat est aussi vrai pour 2020 et 2019. Aussi, près de 75 % des personnes surendettées sont des locataires et plus de 50 % ont des ressources inférieures au seuil de pauvreté.

Le nombre d’interdits bancaires en baisse

La baisse des dossiers de surendettement constatée en 2021 a également eu des répercussions sur le nombre d’interdits bancaires.

Le fichier central des chèques (FCC) qui répertorie, entre autres, les personnes ayant émis un chèque sans provision a enregistré une baisse de 38 % des inscrits en 2021 par rapport à 2019 : 767 520 inscriptions au FCC en 2021 contre 1 235 747 en 2019. Cette baisse était déjà notable en 2020 avec 836 266 inscriptions.

Dans le même temps, on constate une baisse de 20 % des inscrits au fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP) :  685 901 inscrits en 2021 contre 758 802 en 2020 et 854 143 en 2019.

Il s’agit, pour la très grande majorité, d’incidents de paiement.

La Banque de France reste attentive pour 2022

Si les tendances observées sur l’année 2021 sont rassurantes, la Banque de France se montre tout de même vigilante. Dans son Baromètre mensuel de l’inclusion financière, elle conclut en se disant « attentive aux conséquences que la crise sanitaire pourrait avoir sur la situation des particuliers ». Elle affirme aussi avoir été davantage sollicitée en 2021.

Effectivement, le besoin d’accompagnement des ménages est en forte augmentation par rapport à 2020 et 2019. Le nombre de sollicitations reçues a augmenté de 9 % par rapport à 2019. En volume, le nombre de demandes s’élève à 1 310 154 pour 2021 contre 1 201 891 en 2019 et 1 218 648 en 2020. Ces demandes se font aussi bien par écrit, par téléphone ou par visite physique.

Ce constat se traduit aussi en ligne, avec une augmentation de 23 % des visites de l’espace particulier du site web de la Banque de France. Le nombre de visiteurs uniques par jour est de 1 686 189 en 2021, contre 1 552 799 en 2020 et 1 375 931 en 2019.

 

 

Les chiffres clés de l’épargne en France

Durant la crise sanitaire, les Français ont continué d’épargner à des niveaux plus ou moins importants selon les périodes.

Selon la Banque de France, ils auraient accumulé un surplus d’épargne de près de 187 milliards d’euros fin octobre 2021 soit une augmentation de 73 milliards d’euros en une année.

Plus de 44 milliards d’euros d’épargne au deuxième trimestre 2021

Les chiffres publiés par la Banque de France sur l’épargne des Français en 2021 montrent que la crise du covid a eu un impact sur l’épargne des Français qui a augmenté par rapport à avant le début de la crise du coronavirus.

En septembre 2021, la Banque de France estime que le montant de l’épargne a atteint 169 milliards d’euros.

En novembre 2021, la Banque de France a publié des statistiques sur l’épargne et le patrimoine financiers des ménages. Le deuxième trimestre 2021 a connu une hausse de 3,8 milliards d’euros des placements financiers par rapport au trimestre précédent, pour atteindre 44,4 milliards d’euros.

La principale augmentation concerne l’épargne investie en produits de taux, qui représente 32,7 milliards d’euros.

L’assurance vie est en stabilisation et représente 0,6 milliard d’euros.

On note également une légère progression des produits de fonds propres.

Si on fait un focus sur les actifs financiers, voici la répartition de l’épargne financière placée par les Français :

  • Assurance vie : 40 %
  • Comptes courants et livrets : 36 %
  • Valeurs mobilières (actions, obligations…) : 14 %
  • Épargne salariale : 10 %

 

L’explication principale avancée est la succession des périodes de confinement qui ont amené les Français à moins dépenser face à l’incertitude de la conjoncture économique.

De plus, selon l’Insee, les Français semblent conserver leur comportement, avec un taux d’épargne qui reste toujours supérieur à celui d’avant la crise sanitaire. La question qui reste en suspens est de savoir ce que les ménages feront de cette somme, qui doit atteindre les 180 milliards d’euros en début d’année 2022.

Les Français épargnent pour leur retraite

Les Français sont plus de 60 % à craindre une faillite du système de retraite, selon une étude Ifop. Ils estiment en effet que le dispositif mis en place actuellement risque de disparaître. Les plus préoccupés sont les jeunes à 69 % et les plus de 65 ans à 70 %.

Les Français estiment au pire qu’ils n’auront pas droit à la retraite et au mieux qu’ils y auront droit mais avec une faible pension. L’augmentation de leur épargne semble donc s’expliquer en partie par leur volonté de préparer leur future retraite.

Pour autant, depuis la crise sanitaire, certains disent privilégier une épargne de court terme. Près de 50 % des personnes interrogées affirment mettre de l’argent de côté pour leur retraite, soit 10 % de moins qu’auparavant.

Près d’un tiers des Français connaît le PER

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) a été créé par la loi Pacte et est commercialisé depuis octobre 2019.

Il permet en premier lieu de préparer sa retraite en se constituant un complément de revenu sous forme de rente. Aussi, le PER présente l’avantage de pouvoir épargner à son rythme, sans aucune obligation de versement.

D’après une enquête de la fintech Altaprofits, plus de 30 % des Français connaissent le Plan d’Épargne Retraite. Parmi ceux qui en ont déjà entendu parler, 10 % l’ont déjà souscrit et 26 % se disent prêts à faire les démarches.

L’enquête révèle également que 50 % des Français semblent préoccupés et envisagent une baisse de leur pouvoir d’achat au moment de la retraite. Pour autant, moins de 30 % d’entre eux ont déjà entrepris des actions pour s’y préparer. Plus en détail, la majorité des personnes qui n’ont pas préparé leur retraite sont à 64 % des femmes âgées entre 45 et 54 ans.

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