Non, Éric Zemmour, un remake de l’école d’avant ne relèvera pas la France

Plutôt que de remettre des blouses dans les écoles comme le veut Zemmour, il faudrait réformer en profondeur l’Education nationale.

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Screenshot 2021-06-10 at 14-07-26 Éric Zemmour « Gérard Larcher c’est un peu Obélix » - YouTube

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Non, Éric Zemmour, un remake de l’école d’avant ne relèvera pas la France

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 14 janvier 2022
- A +

Non, Monsieur Zemmour, un remake de l’école d’avant ne relèvera pas la France économiquement et n’apportera aucune solution à la situation actuelle que vous n’êtes pas le seul à déplorer ! La bataille se joue en effet à l’école : la France s’est fourvoyée, mais pas comme vous l’entendez !

Oui, la France doit viser l’excellence et son école, l’éclosion d’intelligences multiples.

Sachez que vos propositions qui rappellent les incantations sur le « lire, écrire, compter » de certains ministres de l’Éducation – issus du sérail – , qui promettent un ministère de l’Instruction publique et qualifient par conséquent de pédagogisme tout ce qui touche à l’éducation séduiront un grand nombre de parents français, car ils sont exclus depuis des décennies des pouvoirs décisionnels de l’école de leurs enfants, et n’ont le plus souvent pour seule inspiration que leurs souvenirs d’élèves.

Vos propositions plairont non seulement aux parents français, si peu impliqués dans une démarche d’autoévaluation de l’établissement de leurs enfants, si mal préparés à promouvoir le pouvoir local du chef d’établissement. Elles plairont également aux enseignants et aux syndicats enseignants regroupant 12 à 13 % d’entre eux car elles incarnent fort bien la pensée unique à l’œuvre dans le système centralisé que vous ne feriez que renforcer.

Sachez que les professeurs français préfèrent dans leur grande majorité se dégager de leurs obligations éducatrices et sont ravis, depuis des décennies, d’avoir seulement la charge de l’instruction conformément à leur statut obsolète, même si certains ministres ont ajouté toutes sortes de tâches qui donnent un ensemble totalement incohérent, nullement relié à la discipline enseignée.

Avant le « collège unique », seuls 15 % de la population accédait au Baccalauréat et les méthodes que vous rappelez pouvaient alors, tant bien que mal, fonctionner. L’erreur a consisté à ne pas diversifier les formations proposées au collège. Pour réparer cette fatale erreur, il n’est ni besoin d’instituer un examen de passage en sixième, ni besoin d’orienter certains élèves vers des formations courtes, à l’ancienne, de type certificat d’études. Il s’agit de s’inspirer de ce qui se fait de mieux en Europe et dans le monde, car ne vous en déplaise, les Français ont beaucoup à apprendre des meilleurs !

L’exemple de l’étranger

C’est ce que font les Chinois, qui s’emparent des bonnes pratiques, les mettent en œuvre au plus vite et développent parallèlement, à un rythme accéléré, des écoles privées.

En effet, l’école n’est pas là pour endoctriner les enfants, pour promouvoir des idéologies. Le meilleur moyen d’y remédier est de former correctement les enseignants de manière à ce qu’à leur tour ils forment correctement les élèves qui leur sont confiés. Vos « Surgé » convertis après 1968 en CPE n’ont pas lieu d’être. C’est aux enseignants, moyennant un salaire augmenté d’environ 30 %, d’effectuer le travail d’accompagnement des élèves et des familles. C’est le seul moyen de mettre un terme aux maux que vous décrivez.

Vous rêvez comme beaucoup de parents français, comme beaucoup de personnalités politiques françaises, comme beaucoup de médias français, d’une école qui se rapproche de l’école d’avant. Encore faudrait-il que ces protagonistes la connaissent réellement et ne se contentent pas de la fantasmer !

Prenons un exemple : les Écoles normales dont le fonctionnement avant 1981 permettait une formation sur le terrain, en France, mais pas seulement ! J’ai ainsi pu organiser pour mes élèves-institutrices de l’école normale des Batignolles (Paris 17ème), alors âgées d’une vingtaine d’années et même parfois titulaires d’un diplôme universitaire en langue étrangère, un séjour de trois semaines en Allemagne, grâce à un partenariat avec une université pédagogique allemande.

Depuis 1981, l’enseignement précoce en langue étrangère a du plomb dans l’aile, car les intervenants sont le plus souvent insuffisamment formés. Vous voulez supprimer ce que l’on nomme l’enseignement précoce alors que des recherches approfondies montrent que l’entraînement au bilinguisme dès l’âge de 5-7 ans a un effet bénéfique sur le cerveau non seulement en matière d’apprentissage d’une ou plusieurs langues mais permet de développer bien d’autres capacités !

Au lieu du traitement réducteur que vous préconisez, l’école française doit renaître de ses cendres et s’adapter aux exigences du monde de 2022.

Cela passe par différentes mesures si l’on veut remédier aux dégâts importants causés par une centralisation extrême que vous voulez encore renforcer.

À 4 reprises, de 2013 à 2016, j’ai été invitée ainsi que plusieurs experts européens par le ministère de l’Éducation chinois à présenter des recommandations en matière de pilotage d’établissement scolaire, inspirées de pratiques européennes.

À Pékin en 2013, les responsables chinois qui nous accueillaient nous avaient demandé de prendre connaissance, préalablement, d’une expérimentation – décrite sur 300 pages -, intitulée « Love and Creativity », commençant par ce constat :

Une des principales faiblesses de l’enseignement en Chine réside dans le manque de prise en compte de l’individualité des élèves qui provient de l’absence de caractéristiques de nos écoles. Comment une éducation homogène, des administrations scolaires identiques, des objectifs éducatifs stéréotypés, des programmes généralement similaires et des méthodes d’enseignement monotones pourraient nous permettre de développer le caractère unique de nos élèves et leurs intérêts particuliers ?

Ce colloque, réunissant 300 chefs d’établissement chinois, nous a  permis de comprendre la stratégie de l’auteur du projet – un entrepreneur ! –  mais aussi de vérifier sa mise en pratique dans une cité scolaire de 3000 élèves où nous avons séjourné.

Les années suivantes, nous avons pu constater que l’accent était mis sur la création d’écoles privées !

Mettre fin au centralisme dans l’Éducation nationale

Au lieu de renforcer le pouvoir de l’inspection générale en matière d’élaboration de programmes, il est grand temps de comprendre, en France, que le centralisme administratif n’est plus la bonne réponse.

Tels qu’ils sont établis, les programmes constituent un carcan qui explique en partie l’échec du système éducatif français. Les missions de l’inspection générale sont à redéfinir, car l’on ne peut être juge et partie. Cela transformera les pratiques pédagogiques et, entre autres, l’usage des manuels scolaires et le recours aux maisons d’édition.

Réindustrialiser la France implique de comprendre que cela passe nécessairement par une implication de l’entreprise dans le système de formation et ce dès l’école primaire. Innover, développer les talents … c’est entre 10 et 15 ans que filles et garçons découvrent leurs vocations et non à Bac+2 ! Que de rendez-vous manqués ! Nous manquons d’ingénieurs, de médecins mais aucun politique ne semble s’en soucier. Qu’ils soient pro-européens ou pas, tous ignorent ce qui a cours dans tous les pays voisins qui réussissent mieux que nous à relever ce défi : Allemagne, Pays-Bas, pays nordiques, Royaume-Uni et même les pays du Sud et d’Europe centrale qui ont compris les enjeux.

À l’heure de l’intelligence artificielle, la digitalisation modifie en profondeur tous les secteurs d’activité d’un pays et pas seulement les domaines scientifiques et technologiques qui touchent au climat, à la médecine, à l’agriculture, à l’énergie, aux transports…

Qui osera réformer l’école française et enfin voir une connexion et la proclamer entre l’école et l’économie ? On cherchera en vain dans les discours des candidats à la présidentielle deux maître mots : décentralisation et entreprise.

On ne pourra promouvoir différentes formes d’excellence, notamment celle qui passe par l’apprentissage, que si l’on reconnaît – à l’instar de tous les pays qui nous entourent – que les relations école-entreprise ne doivent en aucun cas concerner exclusivement les élèves menacés par l’échec scolaire. Il s’agit de confronter au quotidien les connaissances acquises par les enseignants pendant leur formation et la réalité du monde entrepreneurial, ce qui se fait partout ailleurs dès l’école primaire. Pour ce faire, il faut sortir du carcan que constitue la grille indiciaire et recruter les « bons » enseignants, ceux qui, notamment en Science-Technologie-Ingénierie-Maths – STEM – renouvellent en continu leurs compétences au contact des professionnels et des universitaires.

Faute de quoi nous dériverons  comme le Titanic vers l’iceberg qui mettra fin à l’illusion entretenue depuis 40 ans ! Il sera alors trop tard pour se demander si la blouse est la tenue de rigueur.

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  • vous parlez d’excellece, mais comment la définir..

    l’excellence se situe au niveau individuel en effet…
    donc les parents qui confient leurs enfants à un enseignant attendent de lui qu’il le mette dans les meilleures conditions pour réussir sa vie..
    l’éducation est une forme de normalisation sociale, apprendre un vivre ensemble, les normes de comportement, c’est sans doute à ce niveau qu’un état a son mot à dire.. passé cela…il n’y pas de raison de penser que l’etat soit utile..

    l’état serait utile à valider un niveau de compétence…
    par exemple pour être médecin… mais aussi coiffeur..
    non ..certes sans validation des diplômes au niveau national ne seraient pas pas pareilles mais il y aurait une voie.. qui certes impliquerait que des médecins « loufoques » ou des coiffeurs « un peu fous » tenteraient de pratiquer..

    mais qui normalement doit juger de la folie…sinon le patient ou le client.. ou l’assurance santé…

    est ce que la reconnaissance du diplôme de médecin par l’etat empêche des soignants alternatifs de prosperer , certes sous un autre nom que médecin..?

    bah..

    l’ecole française se dit égalitaire..et « méritocrate » .. ça conduit à une élite idéologique..ou le médite consiste en partie sinon totalement à défendre le système..

  • Je ne pense pas que la pensée politique et éducationnelle de Mr Zemmour aille aussi loin, il souhaite le retour des prénoms issue du calendrier grégoriens, supprimer totalement certaines religions et les populations qui les pratiques

    -15
    • Iris, on peut critiquer Eric Zemmour (et Dieu sait qu’il y a des choses à critiquer !) mais reprendre la propagande inepte de la presse bien-pensante est ridicule.

      12
    • Du bon complotisme de bien pensant…
      C’est sur que remettre la blouse ou l’uniforme (pratiqué dans énormément d’école à l’étranger), relever le niveau scolaire via des vrais exercices (et non pas des romans), ça ne peut rien apporter. ^^

    • Vos affirmations sont sous informées, vous êtes une preuve de la baisse du niveau conceptuel et cognitif de l’école actuelle.
      Combien font 2 et 2 ? Quel est la couleur du cheval blanc d’Henri IV ?

  • oui il est bien évident que singer l’école d’avant ne résoudra rien. Il faudrait privatiser l’ensemble. Aucune réforme n’est possible . Mais qui fera cela ? Personne. Alors les parents continueront à payer double : l’ed nat pour la perverse garderie et pour les plus riches et lucides le complément en cours pour l’instruction. L’ed nat est un dindon obèse sans tête , un troupeau sans berger . Hier je parlais avec mon voisin, il me disait , » je n’ai rien contre les profs en général mais un prof de collège de ma fille a refusé de dire s’ il faisait grève ou non, contraignant sa fille a venir , potentiellement pour rien » Comment être respecté dans ce contexte ? quel sorte de savoir enseigne ce type de prof ? Et ce comportement pervers est légal, on ne peut le punir , comment voulez vous dans ce contexte avoir des jeunes qui respectent un organisme tel que celui là ?

    • Le problème ici n’est pas le prof, qui lui au moins défend ses intérêts. Le problème est chez votre voisin, qui d’abord laisse son enfant être maltraité, puis accepte qu’on lui pourrisse la vie, et enfin continue de payer allègrement fort cher pour tout cela.

      La vraie épidémie n’est pas celle du covid, mais celle du syndrome de Stockholm.

    • Je suis enseignante, de droite (pas facile, mais de moins en moins minoritaire). Je n’ai pas fait grève hier. Mes élèves étaient tous prévenus. Effectifs dans mes classes : 12 présents sur 28 en 5e, 4 présents en 3e, 2 présents en 4e. Qui a manqué de respect à qui ?

      • Faut-il déduire de votre notre participation à la grève que vous acceptiez le protocole sanitaire ?
        Et si vous préveniez les parents au lieu des élèves…
        Le respect vous vous en fichez bien quand vous êtes grévistes.

        -1
        • Votre non…

        • Je ne me positionne pas sur le protocole sanitaire. Est-il trop strict ou trop souple ? Il est surtout incohérent et difficile à mettre en oeuvre pour les familles. Mais je doute que les uns et les autres aient obtenu un quelconque changement suite à ce mouvement de grève.
          Concernant le respect, je trouve que votre façon de vous adresser à moi en manque quelque peu. Probablement parce que vous vous adressez à une enseignante. Pas grave, on a l’habitude.

      • @chris Merci Chris . Ils ne s’agit pas de manque de respect de la part de ces élèves mais de flemme . En ne venant pas , ils ne vous manquent pas de respect. De votre côté vous pouvez avoir prise sur l’événement : faire une leçon importante et faire une interro le cours d’apres . Ils feront peut être l’effort la fois d’après . Alors que dans le cas que j’ai raconté le prof fait sciemment ch*er les élèves , par vice pur , et côté enfants et parents impossible de se défendre , côté institution : le vide comme d’habitude , pire que le vide d’ailleurs car le système encourage le vice et punit les bons profs .

  • Les Élèves ne devraient-il pas acquérir les fondamentaux pour pouvoir évoluer & progresser?
    L’Éducation parentale?
    Un cadre collectif?
    Les bases: lire & comprendre; écrire sans trop de fautes; connaître les tables de calcul & opérations dont la règle de 3 pour, a minima, compter et appréhender l’Économie ensuite?
    N’y aurait-il pas de quoi à faire après deux Générations embrigadées par les Khmers Rouges de l’Agit-Prop Nationale, en commençant dans le Primaire?

  • Il ne suffit pas de privatiser, il faut aussi supprimer toutes les normes et interdictions qui restreignent déjà considérablement le monde de l’éducation.

    Frédéric Bastiat déplorait que les enfants perdent une dizaine d’années formatés par l' »école romaine ». Il accusait l’école de former des moutons juste bons à obéir, faire la guerre et déléguer le travail productif aux esclaves. Les écoles d’aujourd’hui fonctionnent bien plus comme des casernes militaires que comme le monde professionnel et sa mission première est de faire de la garderie.

    Il faut aussi rétablir la pleine liberté de l’école à la maison. Même si peu de gens sont intéressés par cette pratique, elle offre à tout le monde un contre-pouvoir vital. L’extrême-centre ne s’est pas trompé en voulant faire tomber cette liberté, notamment s’ils veulent un jour fortement intensifier la propagande progressiste dans les écoles en mettant les enfants sous pression pour changer de sexe ou faire leur coming out, il faut d’abord enlever toute possibilité aux parents de permettre à leurs enfants d’y échapper.

    Pire, avec les mesures sanitaires qui imposent un masque et des tests aux enfants, alors qu’ils ne risquent quasiment rien du covid et que les gens vaccinés sont sensés être protégés des formes graves, on est tombé dans de la maltraitance. Les parents auraient eu une occasion en or pour exiger une libéralisation complète de l’enseignement, au lieu de cela, ils font la file communiste dans les pharmacies… 

    • Je suis d’accord avec vous, sauf pour les « casernes militaires ». Ce n’est vraiment pas le cas. Si ça l’était, on pourrait peut-être enseigner davantage, au lieu de perdre du temps à gérer les élèves indisciplinés.

      • Beaucoup de lycées collèges que j’ai vus étaient des blocs de bétons, entourés par des grillages, une sonnerie qui cadence les horaires, si on est quelques minutes en retard, c’est la sanction, on est assis sur une chaise derrière un bureau à côté d’un camarade pas toujours choisi, il y a des appels pour vérifier que tout le monde est là, on doit demander l’autorisation pour s’absenter pendant un cours, et si l’absence est trop longue, c’est la sanction, on est la plupart du temps en confrontation avec ses camarades, car ils sont des concurrents, et si on discute avec ses camarades pendant les cours parce qu’on est « sociabilisé », c’est la sanction…

        Les systèmes de note et les bulletins sont les grades et médailles, avec une échelle pour savoir si on est un bon ou un mauvais soldat. L’enseignant est un lieutenant qui donne les ordres, qui n’ont en principe pas à être discutés, les surveillants sont des caporaux, le principal est le commandant du fort.

        Les bataillons de soldats sont constitués par le commandant du fort, il ne demande pas leur avis, pour savoir si des fois, ils voudraient rester avec un ami ou un amoureux, certains perdent ainsi parfois tous leurs amis et se retrouvent isolés, mais ce n’est pas grave, il est sensé se « sociabiliser » pendant les 15 minutes réglementaires de la récréation avec les autres soldats du bataillon.

        Les sanctions, c’est soit une punition débile, genre recopier des trucs (les mauvais traitements corporels n’étant plus admis de nos jours), soit la prison, avec les heures de colle…

        Certes, il n’y a pas de miradors autour des écoles, et l’uniforme a été abandonné depuis quelques temps (certains aimeraient le réintroduire), mais l’école actuelle est de manière évidente un lointain héritage de l’organisation militaire de l’Empire romain.

        Il y a des manières complètement différentes d’enseigner et qui ressemblent bien plus à ce qu’une bonne partie des enfants rencontreront dans le monde du travail, mais tant que l’Etat favorise autant son monopole, l’offre est considérablement réduite.

        • Je l’ai vécu comme cela quand j’étais lycéenne. Une prison. Mais les choses ont beaucoup évolué. Aujourd’hui avec les CVL ( Conseils de Vie Lycéenne), les souhaits des élèves sont davantage pris en compte, on tend à faire des établissements des lieux de vie qui prennent en compte le bien-être des élèves. Les encadrants sont plus à l’écoute aujourd’hui. Et concernant les règles, il me semble qu’on ne peut s’en dispenser lorsqu’on doit faire tourner un établissement scolaire…

          • Ayant fait mes études (collège et lycée) dans une école catholique, c’était asse comme ça… Et franchement, ça ne m’a pas fait plus de mal que ça. En effet, il y avait toujours des « bobos » qui fumaient de l’herbe en cachette, mais quand ils se faisaient prendre, ça nous faisait bien marrer 🙂
            Ca forge la discipline, le respect et la vie de société. Oui, en société, il y a des règles de vie.
            La période actuelle semble l’avoir bien oublié : on accuse les personnes qui à priori avec toutes les restrictions ne sortent pas ou très peu par rapport aux « gentils » (vaccinés cqfd) qui eux ne respectent aucun geste barrière, voyage à tout va, ne se testent pas… Alors qu’on est en « pandémie »… Franchement, le respect ça s’apprend et je suis content d’avoir fait une école catholique qui appelait mes parents quand je faisais des chose « hors limites » (très peu pour ma part)…
            Bref, éducation, éducation et encore éducation…

            • D’accord avec vous sur toute la ligne.

              -1
            • Ce n’est pas parce que vous l’avez bien vécu que cela est juste pour autant… C’est simplement que vous avez eu la chance d’être dans ceux qui pouvaient se soumettre sans trop de dommages. Si aujourd’hui, vous êtes un non-vacciné, vous êtes passés de l’autre côté, du côté de ceux qui n’arrivent plus à se soumettre, et qui se retrouvent alors persécutés par la collectivité…

              Dans une famille, il ne devrait pas y avoir de persécution ou d’oppression, mais chacun devrait trouver naturellement sa place: les vieux ont besoin de la fougue des jeunes, les jeunes ont besoin de l’expérience des vieux, les frères ont besoin de la féminité de leurs sœurs, les sœurs ont besoin de la virilité de leurs frères, les enfants plus âgés ont besoin de l’admiration des plus petits, les plus petits ont besoin de l’aide de leurs aînés, l’homme a besoin de trouver une femme à l’extérieur pour l’intégrer dans la famille et permettre qu’elle s’agrandisse, la femme a besoin qu’un homme la prenne en charge pour lui permettre de devenir mère et de materner ses enfants, l’autorité devrait être exercée par les géniteurs, qui sont ceux par qui la famille existe, etc.

              Tout cela a été accusé comme étant « chrétien » et donc « mauvais » par la propagande de l’Etat, alors que c’était simplement le système établi par la nature. L’Etat a pu détruire ainsi les familles, spécialement grâce à l’aide du progrès, car sans l’aide des machines, jamais les femmes n’auraient pu faire les travaux des hommes (un homme est deux fois plus fort qu’une femme), et sans l’aide des machines, jamais les hommes n’auraient pu faire les travaux des femmes (les femmes sont bien plus multitâches que les hommes).

              Le résultat du progrès est un monde toujours plus malheureux et une société qui dérive toujours plus dangereusement vers une dictature impitoyable.

          • On ne peut pas échapper à certaines règles, mais des formes très différentes d’éducation existent et fonctionnent depuis bien longtemps.

            Actuellement, le but de l’Etat (dixit les ministres de l’ed nat) est d’extirper les enfants à l’idéologie de leurs parents pour les formater selon l’idéologie choisie par l’Etat. Voilà pourquoi une bonne partie de l’enseignement est consacrée à ce formatage et n’a strictement aucune utilité pour la vie professionnelle qui s’ensuivra.

            Quant aux parents, leur but premier est d’avoir un service gratuit de garderie, puisqu’ils travaillent souvent les deux et ne peuvent plus rester à la maison, et leur but second est de se décharger de l’éducation de leurs enfants, apprendre l’autorité est pénible, c’est donc bien compréhensible.

            Mais le résultat est désastreux: la nature a établi que ce soient les parents qui se retrouvent à devoir enseigner en premier leurs enfants, normalement, c’est à eux de les préparer à la vie adulte, et de profiter de cela pour leur transmettre leurs valeurs et créer un lien relationnel fort avec leurs enfants. En confiant leurs enfants à d’autres, la transmission des valeurs ne se fait plus correctement et le lien relationnel est réduit à son strict minimum. On se retrouve alors avec des familles conflictuelles: les valeurs différentes entre les membres sont sources de divisions et le lien n’est plus suffisamment fort pour surmonter ces divisions.

            La famille était sensée être le fondement de la société, elle a aujourd’hui été supplantée par la collectivité. La famille est individualiste où les individus se complémentent les uns les autres, alors que la collectivité rejette l’individu, elle va persécuter ceux qui refusent de se soumettre au système, elle va oppresser ceux qui se soumettent sans broncher et elle ne récompensera que les violents capables de détourner les règles à leur profit…

            • Votre constat est juste, hélas , que vous parliez de l’idéologie de l’État (Vincent Peillon n’est pas loin de penser que les enfants appartiennent à la République) ou de l’école perçue comme une garderie sur laquelle les parents se déchargent de leur mission.
              Pour ma part, alors que j’enseigne dans le public, j’ai mis mes enfants dans le privé hors-contrat, où ils ont échappé à ce bourrage de crâne idéologique.

              • C’est une chance que vous ayez les moyens pour cela.

                Après pour ceux qui n’ont pas le choix, on peut heureusement se défaire de ce formatage. Mais dans mon cas, c’est un processus douloureux, au point qu’aujourd’hui, je n’ai plus aucune nostalgie envers mon enfance, alors que sur bien des points, je m’en étais bien mieux sorti que beaucoup d’autres… 

                • Nous n’en avions vraiment pas les moyens. Nous avons connu onze années très difficiles sur le plan financier et avons sacrifié beaucoup de choses en contrepartie. Mais nous ne le regrettons pas : s’ils ne sont pas parfaits, mes enfants -aujourd’hui jeunes adultes- ont des idées saines, des principes bien établis, et un bon discernement face à la marche du monde.

  • L’école (et pas seulement) marchait mieux avant. C’est un pêché de le dire ? Il vaut mieux raconter que l’école doit s’adapter au monde d’aujourd’hui, à sa clientèle (d’analphabètes au collège ?), à la diversité (revoilà le vivre ensemble qui se faufile partout). Un peu de décentralisation donc, pourquoi pas l’enseignement de la Charia dans le 9-3 ? Le tout pour un coup de patte à l’encontre de Zemmour comme si l’affaire des blouses constituait son programme pour l’éducation. Désolant.

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    • Très juste.
      Pourquoi l’école devrait-elle s’adapter à cette société à la dérive? On demande aux enseignants d’éduquer de plus en plus et d’enseigner de moins en moins. Mais éduquer selon la doxa officielle, en promouvant des idées qui ne contribuent pas toujours à élever le niveau des élèves.

      • l ecole doit s adapter car le monde change. On est plus en 1960 ! par exemple si ne pas parler anglais etait pas un probleme a l epoque ca l est aujourd hui

        -5
        • Bien sûr. Mais si les élèves pouvaient, déjà, maîtriser leur langue maternelle….. Avec quatre heures / semaine de français en collège, on n’y arrivera pas.

        • Là on parle déjà de maitriser un minimum le français et faire une addition sans se planter 3 fois… L’anglais, c’est pour après. D’ailleurs vu que vous le mentionnez, du coup, il vaudrait mieux supprimer les cours d’écologies pour les remplacer par de l’anglais, ça serait en effet une bonne idée ; l’écologie est déjà vu en biologie…

  • L’auteur se base sur un ou 2 points et essaie vainement de bâtir une reflexion à charge.
    Tout d’abord sur cette partie:  » car ne vous en déplaise, les Français ont beaucoup à apprendre des meilleurs ! » Il n’a jamais dit le contraire! C’est déjà donc la signature d’un article à charge.
    Pour l’école il faut faire les choses étapes par étapes et en considérant les priorités. Donc oui, ne pas commencer des langues étrangères en primaire alors que le niveau de base en français est très faible est un bon début et peut aussi se voir sur une période transitoire de 5 à 10 ans jusqu’à ce que le niveau soit remonté. 2 Les blouses ou uniformes en primaire seraient un signe fort d’égalité, d’intégration et de vouloir mettre fin au wokisme et autres idéologies qui n’ont rien à faire à l’école. Enfin rebâtir le roman national est aussi un outil pour faire aimer la France aux enfants pour leur permettre de retrouver la fierté de la France, et donc d’intégration.
    Bref un excellent programme de Zemmour comme d’ailleurs sur tous les sujets traités…On peut toujours faire mieux mais commencons à mettre en place ce qui est préconisé et on aura fait un bond incroyable en avant!

  • L’auteur a raison sur de nombreux points. Mais pour ce qui est de « recruter les bons enseignants » et sortir de la grille indiciaire, le fait est que les enseignants qui sont valorisés par la hiérarchie (attribution de primes, notation excellente) sont ceux qui brassent de l’air à travers divers projets parfois discutables et voient leur nom dans les journaux locaux. Pour ma part, je ne suis jamais absente, fais mon travail avec conscience et efficacité, fais progresser mes élèves, mais ne m’engage pas dans les projets à paillettes sans intérêt pédagogique réel (remplacement des manuels scolaires par des tablettes, par exemple…). Par conséquent, mon traitement stagne. On reconnaît que je fais très bien mon travail, mais on voudrait que je fasse aussi la Gentille Organisatrice d’activités ludiques …..
    Je voudrais qu’on réfléchisse à la notion de « mérite ». Je suppose que dans le monde de l’entreprise on doit voir aussi parfois des individus moins compétents promus parce qu’ils ont su se faire mousser, non ?

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    • Excellent. Je n’ai pas fait cette dernière rentrée parce que « retraitée » Je partage amplement vos commentaires

  • C’est sûr que ça ne relèvera pas la France, sinon à très long terme, mais ça pourrait freiner la vitesse vertigineuse avec laquelle notre système éducatif s’effondre depuis 40 ans, voire un peu plus.
    Le dramatique constat actuel devrait inciter à faire qqchose, à la limite n’importe quoi, tellement la situation est gravissime. Le tout étant habillé fort intelligemment par le trompe l’œil présidentiel, peu nombreux sont ceux conscients de la réalité.

  • peu de personnes acceptent une éducation libre et même une médecine libre, et même une pratique de la coiffure libre sanctionnée par les imple fait d’avoir des clients satisfaits..

  • je sais pas ce que l auteur connait du systeme scolaire chinois. a mon avis pas grand chose pour le citer en exemple.
    La chine, comme de nombreux pays asiatique, met l accent sur le bachotage. Les eleves apprenent par coeur (comprendre est en option) et vont le soir ou le WE dans des cours privés pour rebacher histoire d avoir une bonne note a l equivalent du bac (ce qui determine l universite ou vous pouvez vous inscrire). Ca a pris une telle dimention que Xi a du mettre le hola

    Au final vous avez des gens souvent tres conformiste, incapable de appliquer ce qu ils ont appris si c est pas exactement dans la configuration qu il sont appris. Evidement sur 1 milliard de personnes ils ne sont pas tous comme ca, il y en a des brillants (et en france on devrait essayer de les attirer, il y a une opportunite avec la repression a HK)

    • On en attire, on en attire, nos grandes écoles sont désormais « remplies » de Chinois, souvent plutôt bons… mais effectivement généralement plus experts en bachotage qu’en réflexion et pensée critiques !

  • Toujours amusant de lire quelque chose sur l’école , chacun a un avis mais, c’est foutu, il faut tout reconstruire de à à z. Ce n’est pas l’école qui va mal mais la société dans son ensemble.

  • Je trouve qu’on intellectualise trop l’enseignement. On pense tout de suite à établir des normes d’intelligence et d’aptitude. Que veut dire d’ailleurs « intelligent » ? La civilisation qu’on croit en train de progresser patine devant l’explosion technique et industrielle. Nous ne savons pas, sinon avec prétention, la manière dont l’homme devra plus tard la gérer. C’est trop tôt. On subit davantage la numérisation galopante plutôt qu’on la domine. M.Zemmour n’a pas foncièrement tort puisqu’avant tout il a parlé des premières années. Le fameux « Lire, écrire et compter » a toujours son sens. Peu importe ce que l’enfant en retiendra car il a déjà engrené son cerveau. Éveiller, préformer avant de remplir.

  • « Réindustrialiser la France implique de comprendre que cela passe nécessairement par une implication de l’entreprise dans le système de formation et ce dès l’école primaire »
    Absolument pas. Ce sont deux choses séparées. Pendant longtemps la France a été très industrialisée cependant que son École était déconnectée du monde de l’entreprise.
    La desindustrialisation a plus à voir avec des (mauvais) choix stratégiques, un environnement fiscal et normatif délirant, des syndicats (tant patronaux que salariés) à la ramasse et l’illusion que l’industrie, c’est sale, moche et ingrat.
    Le seul rôle de l’Ecole est de redonner à ce secteur un vernis de respectabilité. Cela n’implique pas que l’Entreprise corédige les programmes scolaires, ni que les élèves fassent tous de l’alternance.
    C’est la mentalité du pays tout entier qu’il faut changer : responsables politiques, syndicaux, profs, citoyens… pour que chacun voit enfin l’industrie sous un jour favorable.

  • Bonjour madame,
    Je serais très intéressé par la lecture de l’expérimentation love and creativity or une telle recherche sur Google mène vers des dizaines de pages traitant du sujet. Serait-il possible d’avoir un lien vers cette étude ?
    Bien cordialement

  • Cette critique de la position de Zemmour n’en est pas une ou bien très superficielle…
    Alors que la gestion des programmes, entièrement gérée en central et au profit d’un affaissement complet des aspects « durs » (algorithmiques et mémoriels) au profit des aspects « mous » (opinions, appréciations) ne peut être évidemment corrigée que par une gestion centralisée et autoritaire d’un retour rapide, voire immédiat au calcul et au par coeur, et cela partout, s’y opposer par principe est un sophisme douteux. Il faudrait donc que les profs soient rendus libres de ne rien changer, et cela à leur guise ? Voilà qui est pour le moins étrange, voire plaisant, ou même complètement idiot, qui sait…

  • L’uniforme & la blouse sont un des moyens de mettre chacun sur le même plan et de gommer les différences de milieux. Ce point complète d’autres mesures et est effectivement appliqué dans les pays anglo saxons même au fin fond de l’Afrique et a prouvé son efficacité. Après on peut trouver des défauts à tout quand la volonté de faire progresser les choses et de trouver les moyens d’y arriver n’est pas le principal but.

  • Comme d’habitude, il ne se réduit ni aux blouses ni a cette histoire de prénoms et « l’école d’avant » qui fournissait 800 heures de Français en plus et donc 800 heures de propagande gauchiste en moins, avait bien d’autres exigences d’excellence et offrait donc bien d’autres opportunités aux élèves.
    La période étant riche en surprises, certains « libéraux » passent à côté du plus libéral des candidats avec des propositions éclairées et jamais vues depuis 40 ans et c’est évidemment aussi le cas pour l’école.
    .
    La réaction du deepstate est évidemment la panique, 99% des articles sont de la propagande des gauchistes… et d’autres qu’on n’attendaient pas.

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