Pourquoi la propriété privée a émancipé l’humanité

Dans le régime libéral le capital humain et tout ce qui en découle sont la source de l’éthique. La propriété n’est plus soumise à une éthique définie par le pouvoir, elle en devient l’un des constituants majeurs.

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Pourquoi la propriété privée a émancipé l’humanité

Publié le 30 décembre 2021
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Par Alain Cohen-Dumouchel.

La propriété privée n’est pas un concept intuitif ou évident puisqu’elle n’a jamais pu s’établir pendant 4000 ans. Ce n’est qu’avec les Lumières et les révolutions anglaises, puis françaises et européennes que la propriété devient un droit de l’Homme reconnu par le pouvoir et qui lui est opposable. La propriété est ici garantie par l’administration en dehors de toute éthique imposée. Elle devient privée c’est-à-dire que tous ceux, pouvoir compris, qui n’ont pas de droits de propriété sur un bien sont officiellement privés de cette propriété.

Le pouvoir libéral, protecteur de la propriété, et privé de la promulguer

Le pouvoir assure la protection de la propriété de façon neutre en s’assurant seulement que les règles de son acquisition répondent à des principes simples : chaque individu est propriétaire de son corps, de ses talents et des fruits de son travail. Toute propriété acquise par l’échange volontaire ou le don est considérée comme régulièrement constituée.

En même temps qu’il protège la propriété, le pouvoir en assure la publicité. Tous les autres doivent être clairement informés de ce que chacun possède afin de ne pas le revendiquer.
Les terres, les maisons, les moyens de production, deviennent des propriétés privées, c’est-à-dire garanties par l’administration et dont tous les autres savent avec certitude qui les détient.
C’est parce que la propriété est garantie, protégée et reconnue que chaque individu peut obtenir des prêts, former une société, accumuler du capital, obtenir la confiance de ses fournisseurs et de ses clients. C’est le modèle de la société dite capitaliste (on devrait dire capitalienne) qui est en rupture totale avec les précédentes organisations. Le principe révolutionnaire énoncé en 1789 garantit à tous, aux plus faibles comme aux plus forts, la reconnaissance et la défense de leur propriété :

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.

Première conséquence de cette reconnaissance : le pouvoir se doit d’abolir toute forme d’esclavage. Le capital humain est reconnu en tant que tel et appartient uniquement à chaque individu en propre.

L’incompréhension socialiste de la propriété privée

Les socialistes n’ont jamais accepté ni même bien souvent compris ce renversement des valeurs dans lequel les hommes de l’État post-révolutionnaire sont chargés de protéger la propriété et non plus de la promulguer.

Dans le régime libéral le capital humain et tout ce qui en découle sont la source de l’éthique. La propriété n’est plus soumise à une éthique définie par le pouvoir, elle en devient l’un des constituants majeurs, sans toutefois être la seule. Dès l’origine John Locke met des limites à l’appropriation et exclut que l’on puisse « corrompre et rendre inutile » ce qui existe. Il existe donc dans la philosophie libérale d’autres sources morales que la propriété, et le bien commun doit être pris en compte. Que la propriété individuelle soit au fondement de la morale et du bien commun est très difficilement compréhensible par les socialistes, largement influencés par les morales religieuses qui ont toujours considéré de façon hostile l’accumulation individuelle des richesses, y compris et surtout si elles résultent de l’échange volontaire.

Incapables de modéliser ce nouvel ordre spontané dans lequel le capital humain n’est plus entravé par le pouvoir, les socialistes inventeront la notion de capitalisme, une fiction dans laquelle des forces organisées (la bourgeoisie) complotent pour asseoir leur pouvoir. Il n’y a pourtant jamais eu de mouvement destiné à inventer ou promouvoir le capital ; aucun guide, aucun grand timonier, aucun mouvement politique n’a créé le capitalisme rêvé par les socialistes. Les théoriciens de la société capitaliste, les économistes, les rédacteurs de la DDH de 1789, ne font que reconnaître, constater ou expliquer le phénomène. Le capital est un fait naturel lié à la nature de l’Homme, ce n’est ni une doctrine, ni un mouvement politique et il ne peut être affublé du suffixe -isme.

La propriété privée en tant qu’ordre social

Dans le modèle libéral, la propriété privée n’existe qu’après l’impôt régalien. Celui-ci n’est jamais du vol puisque la propriété ne devient privée, donc stable, garantie et publique, qu’après l’action du pouvoir.

Au-delà de l’impôt destiné à couvrir les dépenses régaliennes de l’État, d’autres impôts peuvent être considérés comme des facilitateurs de formation du capital : le financement de l’éducation publique est destiné à augmenter le capital humain, celui des infrastructures à faciliter les échanges, donc le développement du capital. Les philosophes libéraux classiques, Hayek compris, n’excluent pas une forme de redistribution émanant du gouvernement si celle-ci ne fausse pas les mécanismes du marché.

Si l’ordre libéral abolit la collectivisation de la propriété, il faut bien comprendre qu’il instaure une autre forme de collectif. Tout le monde, c’est-à-dire la population du monde entier, doit admettre de gré ou de force que la propriété d’un individu ne peut être réclamée par aucun autre individu ou groupe d’individus. L’État régalien, police, justice, garantit cette propriété à l’intérieur du pays ; l’armée est chargée de dissuader le reste du monde de toute atteinte à cet ordre interne. Ce constat peut être résumé par une formule : l’ordre ancien et les socialismes organisent la propriété collective ; l’ordre libéral organise la non-propriété collective.

L’ordre libéral repose donc lui aussi sur un équilibre social.

L’État garant de la propriété privée peut aussi devenir son ennemi

Dans la conception libérale classique, l’État, émanation du peuple réuni en nation, est donc le garant de la propriété-droit-de-l’Homme. Ce sont les hommes de l’État qui transcrivent ce droit naturel en droit positif et transforment la propriété-droit-de-l’Homme en propriété effectivement privée pour tous les autres. Mais l’État peut aussi devenir son ennemi s’il dépasse ses prérogatives.
L’impôt peut ainsi devenir abusif, démesuré, oppressif, s’il s’oppose à la propriété-droit-de-l’Homme, c’est-à-dire s’il empêche la formation ou le maintien du capital humain. Il devient alors une forme de spoliation légale.

L’ordre libéral n’est donc jamais acquis. En tant qu’ordre spontané il est massivement promu par ceux qui, en dehors de toute idéologie, cherchent naturellement à développer leur capital humain. Mais il est combattu par les mêmes individus qui au sein du gouvernement ou à travers des lobbies cherchent à imposer leurs morales : socialiste, écologiste, hygiéniste, identitaire, islamiste.
Le poids politique des libéraux conscients est aujourd’hui extrêmement faible dans cet équilibre.

Article publié initialement à 30 mai 2019

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  • Il est difficile de parler de droit de propriété et de libéralisme sans parler du génocide des Indiens et des Aborigènes, ou d’esclavage, ou encore de la condition ouvrière dans l’Angleterre libérale et aux USA. Le libéralisme c’est la liberté pour une faible minorité et la mise en chaîne du plus grand nombre. Les Pères fondateurs des USA étaient favorables à l’esclavage et certains étaient même propriétaires d’esclaves. Voir Losurdo  » La contre-histoire du Libéralisme ». Le droit de propriété est d’abord basé sur le meurtre et la spoliation. Les Anglais ont débarqué en Australie, ont assassiné les Aborigènes pour leur voler leurs terres, puis se sont distribués des actes de propriété. Et de même dans toutes les colonies.

    -1
    • La propriété se définit à partir de son transfert, qui doit être volontaire. En l’absence de cette liberté de refuser l’échange, il n’y a pas de droit de propriété conforme au libéralisme, mais simplement la loi du plus fort.

      • Le libéralisme c’est la loi du plus fort, qui est souvent le plus riche. Depuis toujours la cupidité pousse l’homme a assassiner ses semblables pour s’emparer de leurs richesses. Ceci étant fait il met en place des lois pour qu’on ne lui fasse pas ce qu’il a fait aux autres. Le libéralisme est indissociable du darwinisme social, de l’eugénisme et des multiples formes d’esclavage qui existent. Quant à Locke il a légitimé en son temps l’esclavage racial, le droit de propriété sur un être humain. Non le libéralisme n’a pas émancipé l’humanité mais l’a réduite à l’animalité , car c’est ça le darwinisme social : concevoir le fonctionnement sociétal sur le principe de la sélection naturelle.

        -1
        • Dans le libéralisme, il doit y avoir la même importance pour la responsabilité que pour la liberté. Il faut aussi que chacun soit conscient des défauts, pires, que l’on laisse venir s’installer quand on n’a pas cette préférence ou cette conception du libéralisme. Votre conception du libéralisme n’est pas la mienne, ni je crois celle de beaucoup de lecteurs ici. Libre à vous ! Prenez garde simplement à ne pas défendre un système encore pire en prétendant vous opposer, pour de bonnes raisons, à quelque chose qui n’a rien à voir avec celui qui veut des individus libres et responsables !

          • Le libéralisme c’est la liberté pour une aristocratie et la négation des autres qui vont demander des comptes tôt ou tard.

            -1
            • Michel prend la peine d’élaborer sa vision, et vous répond directement. En bon soldat ayant appris sa doxa par coeur, vous ne pouvez vous empêcher de répéter vos poncifs ?

              A partir du moment ou il y a spoliation et/ou application privée d’un principe coercitif, nous ne sommes plus dans un système libéral. Point.

              Penser que le monde est manichéen est mignon. A l’époque des conquêtes américaines, les conquérants étaient forcés d’adopter un comportement « libéral » au sein de leurs contrées car en présence d’un Etat fort. Chose qui n’était pas le cas sur les terres du nouveau monde. Partout ou un Etat fort dans ses missions egaliennes manque, le libéralisme ne peut être assuré, et faut donc bien souvent défaut. C’est aussi simple que ça.

              • Votre liberté n’est qu’une illusion et vos propos sont purement idéologiques sans aucun fondement réel ni rationnel. A commencer par l’expression « capital humain » qui est une négation de la personne. Quand on traite l’humain comme une marchandise, la liberté est pour qui ?

                -1
                • C’est vous qui êtes dans l’idéologie.
                  Vous préférez un système étatique qui a tout les pouvoirs (Mao, Staline, Hitler ?) ou un système certes imparfait où il n’y a pas de monopole étatique?
                  Choisis ton camp camarade.

                • C’est vrai que le socialisme ne s’embarrasse pas d’illusions sur la liberté. En France déjà 600000 lois, soit 600000 contraintes qui limitent votre liberté.
                  C’est vrai je peux remercier mon pays de ne pas me donner d’illusions de libertés. Je n’ai pas de faux espoirs pour l’avenir de la France. Merci Macron.

                • Où avez-vous vu que parler de « capital humain » revient à « traiter l’humain comme une marchandise » ???? Je veux dire, ailleurs que dans votre Doxa marxiste que vous récitez par coeur ?

              • Il est intéressant de noter comment vous innocentez le libéralisme de toute accusation en disant simplement « si ça se passe mal, c’est que c’est pas du libéralisme ». Dommage que vous ne laissiez pas aux socialistes la même liberté.

                (apparement « doxa » est le mot de la semaine, c’est rigolo comme certaines choses se diffusent. Un mot rare qui apparait souvent sert de traceur. bref… je me comprends)

                • Le mot « Doxa » est employé depuis des années par tous les critiques du système actuelle dans l’expression « Doxa néo-libérale ». Je me demande sur quelle planète vous vivez pour ne pas l’avoir vu ?…

                  • je fréquente Contrepoints depuis quelques mois maintenant, et je vois fleurir parfois le nom d’un auteur, un mot, une expression et pouf, tout le monde reprend ça pendant 1 ou 2 semaines. Cas classique de contamination en milieu fermé.

            • Ça c’est la dictature ou le communisme, mais quelque part c’est la même chose.

        • @pablo : Faites nous une faveur : lorsque vous postez des messages anti-libéraux sur contrepoints.org assurez-vous qu’ils n’ont pas déjà été réfuté. La semaine dernière, le 23 mai, j’avais déjà réfuté vos arguments contre le libéralisme. Revoici mon message :



          @pablo : Vous affirmez que « Le libéralisme a pour corollaire inévitable le darwinisme social […] le retour à la loi de la jungle, le plus gros mange le plus petit »

          En réalité le libéralisme a pour corollaire le respect de la liberté et de la propriété d’autrui. C’est l’étatisme qui a pour corollaire la loi de la jungle car c’est l’étatisme qui légitime le fait de porter atteinte à la liberté et à la propriété d’autrui.
          Pour illustrer mon propos, grosso modo : en l’absence de libéralisme, dans le meilleur des cas un petit agneau à seulement l’option de voter avec deux loups pour décider ce qu’il y aura à bouffer au dinner. Tandis qu’en présence du libéralisme l’agneau possède la liberté de porter un flingue face aux deux loups qui estiment avoir le droit de le bouffer parce qu’ils ont remporté le vote démocratique.



          Vous affirmez ensuite que « Les pères fondateurs des USA qui brandissaient le drapeau de la liberté étaient très majoritairement favorables à l’esclavage, certains possédaient même des esclaves. »

          Les libéraux ne prétendent pas que les pères fondateurs des USA étaient parfaits. Les libéraux estiment juste que certaines idées (les idées anti-collectivistes et anti-étatistes) que défendaient ces pères fondateurs rendaient ces derniers moins pires que beaucoup d’autres penseurs ou dirigeants politiques de la même époque. En résumé : les pères fondateurs étaient imparfaits, mais beaucoup de leurs idées étaient très pertinentes, et leur défense de ces idées envers et contre tous est digne d’admiration.



          Vous écrivez ensuite : « libéralisme totalitaire que veulent la Commission européenne , la BCE, Macron et d’autres »

          Aucun de ceux que vous citer n’est favorable au libéralisme, surtout pas Macron. Comme l’expliquait H16 dans un ancien article : « Jusqu’à la fin de l’année dernière, on aurait pu imaginer donner un peu de crédit à Macron en lui accordant d’avoir tenté quelques réformettes [libérales]. Les semaines qui se sont écoulées depuis son allocution télévisuelle robotique retirent absolument tout doute sur la capacité réelle du chef de l’État et de tous ses suiveurs à correctement analyser la situation »
          Autrement dit : vers la fin de l’année dernière Macron a définitivement montré son vrai visage à ceux qui en doutaient encore : le visage d’un opportuniste anti-libéral pur et dur. Avant même le début des Gilets Jaunes il passait déjà tout son temps à cracher sur « l’ultra-libéralisme. » Macron croit ainsi pouvoir apaiser les populistes d’extrême gauche et d’extrême droite, mais bien au contraire cela ne fait que les enhardir.

          • Je me répète parce que vous ressassez les mêmes absurdités entre personnes convaincues d’avance. Mais on peut être libéral sans avoir votre conviction totalitaire.

            -3
          • J’ai l’impression d’être face à une secte qui récite une prière.

            -3
            • Vous aurez beaucoup de mal. C’est vous qui êtes dans la doxa. Nous, nous voulons juste une démocratie libérale qui respecte les individus (DDHC).

            • j’ai l’impression d’être face à quelqu’un qui ne supporte pas la contradiction (ne la comprend pas).

    • Ah bon, l’esclavage a été inventé par le libéralisme ? Les guerres d’invasions et les razzias ont été inventées par le libéralisme ?

      Et il n’y a selon vous aucune différence entre la propriété (je prend ce dont j’ai envie) et le droit de propriété (j’établis des règles pour éviter que la propriété ne se transforme en vol, en pillage et en esclavage) ou alors, le fait d’interdire le vol, le pillage et l’esclavage seraient la cause du vol, du pillage et de l’esclavage ?

      Remettez vos idées à l’endroit

    • Pour justifier leurs échecs cuisants et leurs crimes (socialisme = déclin et pauvreté ; communisme = 100 millions de morts) les ultra étatistes ont besoin de s’inventer un adversaire. C’est le libéralisme fictif inventé par le socialisme. Peu importe que cette invention contredise tous les préceptes de la philosophie libérale, les étatistes ont décidés que c’était ça le libéralisme. Au passage cette méthode en dit long sur leur méthode de fonctionnement : ce sont eux (adversaires du libéralisme) qui définissent ce qu’est le libéralisme. Démarche typiquement totalitaire : ils savent mieux que les libéraux ce qu’est le libéralisme.

      • Tout comme les libéraux (ou du moins les libéraux de contrepoints) ont besoin d’un nouveau communisme pour exister. Ils ont trouvé l’écologie, heureusement pour eux. Enfin.. ils manipulent le discours écolo, font de jolis amalgames, accusent TOUS les écolos de vouloir tuer les enfants dans leurs berceaux. Aucune nuance. Copie conforme des communistes en fait, vue dans un miroir.

        -1
    • « Les Anglais ont débarqué en Australie, ont assassiné les Aborigènes pour leur voler leurs terres »
      En à peine dix lignes le spécimen ultra-étatiste est obligé de se contredire. Car le vol se définit par rapport à la propriété. Si les Anglais ont « volé » les terres des aborigènes, c’est que ces terres étaient la propriété des aborigènes. Et donc si on suit le « raisonnement » néo-étatiste, si les aborigènes avaient eu des droits de propriété opposables aux Anglais ils auraient été coupables de meurtre et de spoliation puisque (je cite) : « Le droit de propriété est d’abord basé sur le meurtre et la spoliation ».

  • Avec le PAS et maintenant, l’absence de retour de la déclaration pour 11 millions de foyers fiscaux, le consentement à l’impôt va bientôt n’être qu’un souvenir. Il s’ensuit que le droit de propriété sera celui de l’Etat à disposer du fruit de votre travail en vous laissant juste de quoi vivre (selon les estimations des algorithmes de Bercy).

    • Le totalitarisme vient oarfois après des revolutions violentes. Il peut aussi avancer pas à pas, masqué derrière de bonnes intentions (vous simplifier la vie, préserver la planète, garantir des droits, et même promouvoir la liberté et la démocratie!…)

      • Tout à fait d’accord; d’ailleurs certains ici sont récemment sortis du bois avec des phrases « pas de libertés pour les ennemis de la liberté ». Des apprentis « libérateurs du peuple ».

  • Le néolibéralisme en Allemagne va-t-il mener au retour d’un nouveau sauveur ?https://www.liberation.fr/debats/2017/09/20/l-allemagne-desunifiee_1597743

    -1
    • ce n’est que la vision de Libération… à prendre avec du recul !
      et venant d’un quotidien français qui ne survit qu’avec des subventions, c’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité.

    • Un article d’une partialité incroyable. Exemples:
      -Un vocabulaire neutre: « des excédents commerciaux presque obscènes »
      -les pauvres allemands ne sont pas comptabilisés comme les pauvres français, car c’est en fonction du salaire médian.
      -La casse sociale: les dépenses sociales allemandes sont presque les mêmes qu’en France, mais avec un PIB plus élevé, ça fait un pourcentage inférieur.
      -L’extrême droite à 13% qui n’attend plus que de percer, alors qu’en France c’est déjà fait à 30%…
      -Le chômage à l’est 1.5x plus élevé, enfin aussi 1.5x fois moins qu’en France…
      -Seules les grandes métropoles gagnantes: en France c’est plus simple c’est juste Paris.

  • Sans doute cela est il vrai pour certains peuples, notamment européens (mais il faut demander aux irlandais de Cromwell )…. En revanche je ne pense pas que l’apport du concept de propriété privé chez les amérindiens ou pour de nombreux peuples africains (par exemple, car de nombreux peuples océaniens sont aussi concernés mais je connais moins leur histoire) leur ai été bénéfique, à moins qu’on considère que le droit de propriété puisse s’acquérir simplement par la force et le meurtre de masse.

    • @franch29
      Bonsoir,
      Les améridiens du nord n’avaient pas de concepts de propriété identiques à ceux des européens. Ceux du nord étaient des tribus nomades. Au Sud, il y avait plusieurs civilisations florissantes avec des lois, une hiérarchie et un système politique. Les Conquistadors venus pour les richesses, n’avaient donc rien de libéral.
      Les premiers colons du Nord-est américain, avaient établis et construits des colonies, plus proches d’un village que d’autre chose. Pour rappel, l’île de Manhattan a été « achetée » à la tribu y vivant ; le chef de la tribu ayant accepté l’échange. Ce qui a suivi, au Nord et au Sud, sont des guerres de civilisations, que les autochtones ont perdues. Tout comme les Gaulois ont perdu la guerre de civilisation contre les Romains. Rah ! Satanés républicains !
      Mais il est certainement plus libéral, selon vous, pour des individus ayant pénétré des frontières illégalement, de les loger en dépossédant des propriétaires légaux, tout en leur versant de l’argent pris à ceux qui le gagnent honnêtement ? Mais pusique c’est l’Etat qui le fait, légalement, légitimement, au détriment des citoyens qu’il doit servir, c’est cool.
      S’accaper des biens d’autrui par la force (vols, meurtres) n’est pas libéral.

      • Bonjour,
        tout d’abord merci pour la qualité de votre réponse, ça devient rare …

        D’autre part, ma référence aux amérindiens faisaient surtout référence à ceux du Nord et aux respect des Traités (des contrats) que leur faisaient signer les conquérants pour ensuite les violer dès que c’était leur intérêt, et sans tribunal pour faire respecter le contrat, on voit ce que ça a donné..

        Et c’est justement à votre réflexion sur les tribus nomades et l’absurdité du concept de propriété dans ce cas : si pour des sédentaires il parait évident, pour des nomades qui trouve leur subsistance au Sud l’hiver et au nord l’été , pourquoi décrété la propriété de telles ou telles terres puisqu’elles servent toutes aux mêmes mais à des périodes différentes ?

        Donc ma réflexion était de dire que si pour les européens qui s’étripent depuis des siècles pour des arpents de terres, le droit de propriété était une condition de survie, pour des peuples dont la densité d’habitations était au bas mot 100 fois inférieure à l’Europe, elle ne s’imposait pas d’elle même ( un territoire privé, c’est très coûteux à défendre, tant en hommes qu’en moyen, surtout si on y est que 3 mois par an).

        Concernant l’acceuil sur notre territoire de la lie de l’humanité ces dernières années, je ne sais pas lequel de mes propos à pu vous laisser penser que j’étais pour ou que lâcher le moindre centimes pour leur « acceuil » (envahissement me semble plus juste)m’était volontaire, mais ce n’est vraiment pas le cas vous l’aurez compris.

        En effet, pour moi le liberalisme c

  • La propriété privée est ce qui assure la supériorité du capitalisme sur le collectivisme. La récompense de l’effort par l’accès à la propriété motive le citoyen. S’enrichir permet de monter dans l’échelle sociale, d’améliorer son niveau de vie et celui de ses descendants par le chemin de l’héritage. Le socialisme n’est qu’une extériorisation de la jalousie, masquée par la notion d’égalité. Cependant, l’héritage profite aussi à tous par le biais de l’impôt redistributif. Celui qui n’a produit aucun effort se voit attribuer une part de la propriété privée par le truchement des aides sociales. Il n’y a pas d’égalité d’effort entre celui qui perçoit ces aides et celui qui paye les impôts. « Le socialisme est terminé lorsque l’argent des autres est épuisé » (M.TATCHER). Mais l’Etat ne garantit pas la jouissance de la propriété (squatters). De plus, il spolie le droit de propriété (il reprend la propriété du sol sous une construction sans alléger la taxe foncière)

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