Zemmour ressuscite le petit théâtre antifasciste

Aujourd’hui, la macronie et une partie de la gauche soufflent sur les braises de l’antifascisme face au populiste Zemmour, reconduisant une vieille tactique mitterrandienne qui ne marche pourtant plus depuis près de 20 ans.

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Zemmour 1 by Alexis Vintray (CC BY SA)

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Zemmour ressuscite le petit théâtre antifasciste

Publié le 25 octobre 2021
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Par Frédéric Mas.

La macronie et la gauche sonnent le tocsin, le danger fasciste est à nos portes. Certains journalistes emboitent le pas, s’offusquant et s’indignant des faits et gestes du nouveau candidat putatif de l’extrême droite française Éric Zemmour.

Il défend Vichy, évoque le grand remplacement, déshonore le judaïsme, multiplie les saillies radicales, met en joue les journalistes lors d’un salon d’exposition de matériel militaire, et maintenant, il propose l’abolition du permis à points, mesure qui pour beaucoup est un appel du pied aux Gilets jaunes.

Écrasons l’infâme

Seulement, avant de suivre le clairon de l’antifascisme médiatique pour écraser l’infâme chroniqueur de CNews, rappelons la jurisprudence Mitterrand.

Elle a été dévoilée avec simplicité par Lionel Jospin au cours d’un entretien radio en 2007. « Nous n’avons jamais été face à une menace fasciste, et donc tout antifascisme n’était que du théâtre » explique l’ancien ministre socialiste à propos des positions de l’ancien président de la République face au Front national de Jean-Marie Le Pen.

Avec Zemmour, le petit théâtre antifasciste reprend du service à peu de frais, avec les mêmes arrières-pensées assez utilitaristes.

Depuis Mitterrand, l’antifascisme médiatique répond à deux finalités : mobiliser la gauche et diviser la droite.

D’un côté, monter en épingle les déclarations les plus anodines du presque candidat Zemmour mobilise les électeurs persuadés de la menace fasciste comme ceux qui voient en lui le nouveau de Gaulle. Emmanuel Macron et toutes les formations de gauche se frottent les mains. L’essayiste tonitruant réactive -un peu- le clivage droite/gauche en mort cérébrale depuis 2017 et donne un peu sens à leur combat à quelques mois d’une élection qui s’annonçait morne et jouée d’avance.

Mitterrand, Chirac, Hollande hier, aujourd’hui Macron : la rhétorique antifasciste est en effet bien pratique pour les formations politiques dont le bilan global est catastrophique. On ne juge plus sur les réformes et les programmes, mais la méchanceté de l’ennemi. Face au Mal absolu, même le tocard le plus lamentable devient une planche de salut désirable. En d’autres termes, on peut toujours profiter de la bulle médiatique Zemmour pour se refaire.

Un méchant plus crédible que Marine Le Pen

D’un autre côté, l’hypermédiatisation d’Éric Zemmour affaiblit mécaniquement le grand adversaire de la Macronie, Marine Le Pen. Comme chacun sait : « The better the villain, the better the movie ».  Zemmour est aujourd’hui un bien meilleur méchant que Marine Le Pen, qui s’astreint surtout à maintenir en l’état la rente de situation politique héritée de son père.

S’engager dans une croisade contre le Mal absolu est tout de même plus motivant que de combattre une souverainiste un peu fatiguée qui n’a pas changé de disque depuis 20 ans.

Plus Zemmour monte, plus ses chances d’accéder au second tour se dessinent, plus Emmanuel Macron est sûr de remporter l’élection présidentielle. Les soutiens du président peuvent donc s’en donner à cœur joie pour dénoncer l’affreuse menace zemmouro-fasciste qui plane au-dessus du pays.

C’est un peu du billard à quatre bandes, mais les plus machiavéliens des macroniens peuvent donner ici une petite justification morale qui vaut ce qu’elle vaut. Face au populisme, tous les coups sont permis. Même d’en copier les méthodes illibérales et autoritaires ?

Comme c’est de la politique, les justifications morales masquent mal la manipulation tactique. La manipulation peut toutefois mal finir, comme ce fut le cas en 2002 pour le Parti socialiste, mais aussi en 2016 pour le parti démocrate américain.

En 2002, à force de souffler sur les braises de l’antifascisme, le PS a réussi l’exploit de s’éliminer du premier tour du scrutin. En 2016, Hillary Clinton était ravie de voir face à elle Donald Trump, candidat loufoque qui ne pouvait que mettre en valeur son sérieux et son caractère raisonnable. Et rien ne s’est passé comme prévu, la candidate démocrate avait sous-estimé la colère et le ressentiment d’une partie du peuple américain à son encontre.

Le retour de la vieille tactique

Aujourd’hui, la macronie, une partie de la gauche et du paysage médiatique soufflent sur les braises de l’antifascisme face au populiste Zemmour, reconduisant une vieille tactique mitterrandienne qui ne marche pourtant plus depuis près de 20 ans.

C’est une stratégie risquée qui pourrait se retourner contre ses promoteurs. En effet, le presque candidat Zemmour pourrait mobiliser davantage qu’ils ne pensent, et canaliser plus de colères et de ressentiments que les fins stratèges de l’Élysée ne peuvent imaginer.

Après la crise des Gilets jaunes, le raté de la réforme des retraites, l’autoritarisme sanitaire qui sanctionne les soignants et divise le pays, on ne peut pas dire que la macronie soit terriblement au fait de ce qui se passe dans le pays sur le terrain social et sociétal. Il se pourrait que l’agitateur Zemmour puisse, comme un Donald Trump, fédérer suffisamment de colère pour mettre en péril le macronisme, dont la base politique demeure assez fragile.

Pire encore, l’essayiste pourrait ne pas se présenter, et retourner écrire les livres et les chroniques incendiaires qu’on lui connait. Alors tout serait à refaire, la démocratie émotionnelle retomberait dans l’atonie. Se dissiperait alors une autre illusion, celle de la supériorité morale de la coalition « antifasciste », qui érode pourtant avec autant d’empressement les principes de l’État de droit depuis des années.

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  • A l opposé de l auteur, je dirai que plus Zemmour monte plus les chances de reelection de Macron baissent.

    Car qui croit aune victoire de Le Pen au second tour (surtout qu elle n a meme plus de programme depuis l abandon de la sortie de la zone €?)
    Chez les LR, c est la cata : entre pecresse-traitresse (cf son attitude vis a vis de Fillon), Bertrand ou Barnier (qui apres 20 ans a Bruxelle se decouvre eurosceptique) c est le concours des nullités
    Melenchon est dans les choux avec 10 % ce qui est certes le double d Hidalgo mais totalement insuffisant pour esperer acceder au second tour. Le combat de trop pour pepere

    Bref le seul capable d inquieter Macron a second tour c est Zemmour. meme si ses chances de victoires sont limités (et encore plus ses chances de gouverner car il n aura jamais une AN a sa main)

    • il n aura jamais une AN a sa main

      Pourtant Emmanuel Macron, sorti de nulle part, sans parti politique quelques mois avant, a bien réussi à avoir une AN à sa main…

      • Macron est un transfuge du PS, trouver des arrivistes pret a se faire elire etait facile, le PS-LR en sont plein. Zemmour va avoir plus de mal: il ne pourra recruter des ex PS. les LR arrivistes sont en grande parti chez macron. il lui reste juste des FN mais peu seront au niveau

        • Les LR arrivistes le rejoindront, des sarkozystes aussi.Ce sera plus difficile que pour Macron, mais je pense que nombreux sont ceux tentés de le rejoindre. C’est peut-être pour ça que tous les politiques et journalistes (ils sont tous mariés ensemble) le qualifient depuis peu d’extrême-droite.

  • La stupidité humaine fait que la gauche emploie toujours cette tactique éculée, même contre un juif, et qu’elle trouve toujours des abrutis, ce qui ne manque pas dans ses rangs, pour y croire. Il suffit de constater le nombre de gens qui sortent cette calomnie!

    • « Même contre un juif » ? C’est à dire?

      • Zemmour a été grimé en Hitler, sur une affiche « Zemmour président », par une « humoriste »…

      • Je pense qu’il voulait dire que dans ce cas, on peut le traiter de fasciste mais pas d’antisémite 😉

        • N’étant pas expert en judaisme, et connaissant la nature sensible du sujet, je vais tacher de ne pas être provoquant gratuitement.
          Mais l’histoire du siècle dernier nous a largement démontré qu’être juif n’empêchait pas de porter atteinte à la communauté juive (spoliations, dénonciations, sectarisme, sionisme).
          Les positions d’EZ sur le judaïsme sont très ambivalentes à ce sujet et du fait difficiles à analyser.

          Cela ne signifie en aucun cas que je trouve « drôle » ou « intelligent » le fait de grimer EZ en Hitler. Je trouvais simplement le raisonnement initial « même contre un juif » inintelligent.

  • Très bon article, mais la tactique ne marche pas si mal, Macron est un authentique socialiste totalitaire, Chirac était un bon Mitterandien etc. etc.
    .
    Cela dit, Zemmour a proposé de définancer les médias d’état, une révolution qu’aucun libéral n’aurait osé rêvé d’un candidat ici, de réduire les dépenses, taxes, réglementations et bureaucratie.
    Pour rappel l’immigration sert aussi à collectiviser la France depuis des décennies. Entre dépenses « sociales » travailleurs « sociaux », logements « sociaux » et contrôle des prix, ce sont des centaines de milliards d’euros, des millions de gens et des milliers d’entreprises qui sont détournées du marché libre.
    Les socialistes ne s’y sont pas trompés en ouvrant toutes les vannes de manière ouvertement suicidaire et en utilisant les réactions comme preuve de « fascisme ».
    .
    Financé par Charles Gave en partie, il semble que Zemmour soit bien conseillé et qu’il tire les bons constats.

  • Qu’il se greffe la dessus une bonne vague COVID + hiver froid avec coupures de courant et ça en sera fini du macron…

    Pour le reste on peut se demander si Zemmour n’est pas la dans le seul but de dégager Lepen du second tour pour dégager la place à la droite… Fusse t elle être capable de dégager un candidat légèrement crédible (légerment faute de mieux…) Pas gagné…

  • Il est possible que la classe politico-médiatique se plante en faisant tourner l’ancien logiciel.
    Le Covid et sa gestion calamiteuse ont énormément marqué la société française.
    La débilité de certaines mesures, la brutalité envers les réfractaires à la vaccination ont beaucoup heurté ceux, qui comme moi, sont attachés à leur liberté.
    Enfin, ce qui retenait jusqu’à maintenant de nombreux électeurs à voter pour des candidats iconoclastes n’a plus lieu d’être.
    La gabegie d’argent public, la désinvolture avec laquelle on va encore gaspiller 4 milliards en chèques inflation vont rendre les plus raisonnables un peu moins raisonnables.
    Il n’est donc pas exclu que le pari de Macron soit perdant.

    • Et il est possible qu’une partie de la gauche et du « système » se rende compte de l’énorme problème que pose cette immigration, y compris pour leurs pouvoirs et leurs salaires, et qu’en sous-marin ils soutiennent Zemmour tout en continuant à hurler avec les loups.

  • L’entrée d’Eric Zemmour dans le champ politique fait comme une espace de contraste absolument éblouissant. Quoique l’on pense des idées de Zemmour, sa culture, son intelligence, sa permanence dans les idées tout en pouvant reconnaitre d’éventuelles erreurs et son franc-parler font apparaitre ses contempteurs et contradicteurs pour ce qu’ils sont, à savoir des personnages totalement falots, souvent incultes, d’une intelligence assez limitée, incapables de réflexion et uniquement capables de produire des éléments de langage ou des phrases toutes faites.
    Quelle bouffée d’air frais !

    • Faire apparaître ses opposants pour ce qu’ils sont n’a jamais suffi à redresser une situation, tout responsables qu’ils puissent être de sa dégradation.

      • c’est toujours cela pour aider à ouvrir les yeux.

      • Il fait apparaître ses opposants pour ce qu’ils sont, et propose des solutions pour redresser la situation. Peut-être pas parfaites, peut-être incomplètes, mais il est encore tôt et en attendant, quelle bouffée d’air frais ! Et un homme de convictions, qui ne varie pas en fonction du politiquement correct, au contraire même.

    • ça ne fait un programme…en effet…

      et être, cultivé, intelligent et permanent.. désolé..

      juste ? honnête? sage?

  • Actuellement, la gauche l’emporte en rassemblant les socialistes, écologistes et progressistes; la droite l’emporte en rassemblant les nationalistes, conservateurs et libéraux.

    Sarkozy avait gagné en faisant miroiter plus d’ordre aux nationalistes, mais une fois élu, il a trahi les nationalistes en ouvrant son gouvernement sur la gauche, au lieu de l’ouvrir aux nationalistes. Cette grosse erreur politique lui a coûté sa réélection et probablement aussi celle de Fillon.

    Le Pen est trop socialiste pour rassembler la droite, elle ne pourrait que l’emporter si les écolos et progressistes s’abstiennent massivement au deuxième tour, ce qui est peu probable, les candidats LR ne font plus confiance aux RN, les libéraux sont trop peu nombreux pour peser, la droite est divisée pour longtemps.

    Mais apparaît Zemmour, qui arrive dors et déjà à rassembler des RN, des LR et des libéraux. Alors certes, sa victoire paraît aussi improbable que celle d’un Trump, et son mandat serait probablement aussi mitigé que celui d’un Trump, mais si cela pouvait permettre à la droite de se reconstruire et au libéralisme de retrouver une place dans cette nouvelle droite, ce serait peut-être déjà mieux que rien?

    • Oui à un détail près. Le madat de Trump, objectivement, est le meilleur d’un président US depuis Reagan. Malgré une pandémie surprise.

      Après, meilleur ne veut pas dire « aussi bon qu’on aurait pu le souhaiter »… Ou même aussi bon que si Ron Paul avait été élu. Sauf qu’on ne sait pas, peut-être aurait-ce été cata avec Paul !

      • Si le bilan de Trump était effectivement plutôt bon au point de vue économique et international, il est désastreux au niveau intérieur. Les Républicains ont perdu les deux chambres, la présidence, et l’administration Biden a détruit en quelques mois tous les acquis de Trump. Les Américains sont divisés comme jamais, et le socialisme continue de conquérir le pays.

        • Ça ne reflète que le pouvoir démesuré et la corruption de la société par la gauche qui ne cesse de clamer que tous ces opposants sont des fascistes.
          Forcément.

  • Alors je le dis, puisque personne ne le dit : Éric Zemmour est un fasciste.

    Olivier Faure, en bon socialiste, a bien retenu sa leçon, celle énoncée par le bolchevik russe de la première heure Dmitri Manouïlski – par ailleurs dirigeant de l’Internationale communiste :
    Accusez vos adversaires de fascisme, le temps qu’ils se justifient, vous avez tout le loisir de leur porter de nouvelles attaques.

  • La déclaration de Jospin de 2007, on dirait du Zemmour d’aujourd’hui !

  • Excellent article.
    N’oublions pas cependant le panurgisme bien connu des instituts de sondage, et la tentation de surévaluer le candidat qui fait vendre par d’habiles jeux de pondérations subjectives pour les candidats atypiques.
    Les chiffres présentés sont ils les intentions de vote brutes ou corrigées ?
    Ceci étant dit je suis en complet accord sur la vacuité des idées du front « républicain » qui s’est trouvé une raison d’exister

  • Ils sont en train de trouver la parade : faire voter dès 16 ans. On sait très bien où iront ces votes.
    C’est révélateur de leur affolement, car, objectivement, comment des jeunes de 16-17 ans (à part les exceptions qui confirment la règle) peuvent-ils avoir un avis éclairé sur la politique, sur le quotidien des gens dans la vie active, etc. ?!

    • Alors que nos chers français majeurs, si politisés, si cultivés, si ouverts au débat contradictoire, votent déjà tellement bien.
      Quelle honte de demander leur avis pour l’avenir à des pré-adultes de 16 ans.
      Allez je m’insurge avec vous !

      • Vous avez eu 16 ans ? Si vous avez désormais plus de 25 ans vous réalisez normalement qu’à 16 ans vous étiez idiot, mal informé, facile à manipuler. A 16 je m’apprétais à passer le bac, j’avais la hauteur de vue que des enseignants de collège-lycée avait bien voulu me laisser atteindre, plus quelques bribes glanées ailleurs… Enseignants de collège lycée dont ont sait le niveau, la volonté d’émanciper la pensée des jeunes, de les responsabiliser 😉
        Le problème n’est pas de demander l’avis du « futur de la nation » mais qu’à moins de 25 ans on n’est pas encore fini, qu’on n’a pas encore assez d’expérience pour juger correctement.

        N’oublions pas le « qui n’est pas communiste à 20 ans n’a pas de cœur, qui est toujours communiste à 40 ans n’a pas de tête »… Quand on vote pour gérer le budget de la nation et détenir les codes nucléaires, il vaut mieux avec de la tête…

        Après, on pourrait effectivement donner des droits de vote supplémentaires aux parents pour qu’ils votent pour leurs enfants mineurs (majorité revenue à 21 ans au moins, idéalement), ça serait assez logique en effet !

        • Franz : je suis d’accord avec vous sur le fait qu’à 16 ans la pensée politique n’est pas encore finie. Mais est-ce que qu’à 25 ans, 35 ans, 60 ans? Et a 80 ans, n’est elle pas TROP finie?

          A 16 ans :
          – je n’étais pas idiot non, du moins pas plus qu’une partie de la population à 40 ans
          – mal informé : pas plus mal informé qu’un votant qui se déplace pour voter selon le dernier débat visionné sur TPMP. Tout dépend de l’éducation que vous recevez en fait.
          – Facile à manipuler : mon expérience quotidienne me démontre chaque jour qu’il n’y a pas d’âge pour être facile à manipuler.

          En définitive, je suis d’accord qu’à 16 ans nous ne sommes pas de politiciens chevronnés, mais au moins nous avons des idéaux et ne sommes pas forcément encore lobotomisés.

          • Il faut bien fixer un âge minimum pour voter. La logique est de prendre l’âge de la majorité légale.
            Sur le fond, tout le monde sait que sa maturité en tant qu’humain se forme avant tout entre 20 et 30 ans. Dans l’antiquité (en Israël par exemple) la majorité était atteinte à 30 ans !
            À 18 ans on reste très jeune et bien souvent on n’a pas les idées très claires en politique ; raison pour laquelle tant de jeunes ne votent pas (taux d’abstention > moyenne).
            Personnellement je trouve déjà la majorité à 18 ans bien jeune. 21 ans me paraissait plus équilibré (ou 20 ans, si on veut). D’ailleurs, combien de jeunes de 18 ans ne vivent plus chez papa-maman ?

            L’abaissement de l’âge légal de vote à 16 ans est évidemment une mesure de démagogie politicienne. C’est du même niveau que le Gerrymandering et autres mesures de vote par correspondance : cela vise à faire voter des gens qui habituellement votent peu mais dont on sait de quel côté ils votent en majorité, quand ils votent.

        • A 16 ans :
          – non je n’étais pas plus bête que l’électeur médian qui fait l’élection, non je n’étais pas plus mal informé que l’électeur moyen, non je n’étais pas plus facile à manipuler que l’électeur moyen…

          Bien sur que le quarantenaire éduqué, politisé, intelligent est plus « apte » à voter qu’un post adolescent de 16ans, mais ce n’est pas ce votant idéalisé qui fait l’élection nous le savons. Donc, pourquoi pas le vote à 16 ans…

          • A 16 ans vous n’êtes pas un citoyen, vous n’êtes ni responsable ni autonome et vous êtes sous la tutelle de vos parents, point final.
            .
            Pour la bêtise, les études psy sont claires, mais en pratique, la suisse qui est une vrai démocratie avec 750 référendums en 30 ans a refusé toutes les mesures démagogiques de la gauche, typiquement celles que votent les jeunes « idéalistes » qui croient encore que l’argent tombe du ciel et la Suisse se porte parfaitement bien.
            En France les adultes ont tout essayés, gauche, droite, dégagisme, ça fait 40 ans que le peuple hurle sur divers problèmes qui ne sont jamais pris en compte par la classe politico-médiatique.

    • Le jour même où Hollande parlait d’abaisser l’âge à 16 ans le droit de vote, le site médical de la BBC publiait une étude sur le développement du cerveau, qui situait l’âge de son développement complet aux alentours de 25 ans. Oh, les vilains fascistes !

      • Le développement complet sous entend développement optimal. Ce qui sous entend que les capacités cognitives diminuent ensuite jusqu’à la mort.
        Si la perte cognitive n’est pas compensée par l’expérience accumulée, qu’est ce que permet de dire que le cerveau d’un retraité de 90ans est mieux armé que celui d’un post ado politisé de 16 ans ?

        • Si la perte cognitive n’est pas compensée par l’expérience accumulée

          Elle l’est, par définition …

          Le droit de vote devrait être lié à la majorité légale – car par définition un mineur dépend de ses parents – et la majorité légale est, ou devrait être, liée à la capacité à vivre de façon indépendante. A-t-on la capacité de vivre de façon indépendante à 16 ans ? Question subsidiaire : les jeunes de 16 ans « politisés » ont-ils vraiment des opinions indépendantes – de leurs parents notamment, voire de leurs professeurs ?

          • Pourquoi par définition ? L’expérience augmente, la capacité cognitive diminue, mais est-ce que çà « compense », je ne sais pas.

            Qui a vraiment des opinions indépendantes de son éducation ou de son vécu finalement?
            Un « assisté » ou un retraité vit-il de façon indépendante (de l’état par exemple)?

          • Pourquoi par définition ? Que l’un baisse et l’autre augmente ne signifie pas qu’il y a compensation.

            Un retraité vit-il de façon indépendante, de l’état par exemple ?

    • La droite sait que l’école publique est une machine à endoctriner les enfants au socialisme. Et pourtant les gens qui votent à droite continuent d’envoyer leurs enfants à l’école publique dès leur plus jeune âge, et ne s’offusquent pas lorsque Macron supprime l’école à la maison, qui était pourtant une des dernières chances qui restait aux enfants d’être éduqués dans des bonnes valeurs.

      La gauche a gagné en détruisant la cellule familiale. Aujourd’hui, la vie de famille est une simple colocation, là où avant c’était le noyau fort de la vie éducative et sociale.

    • La quasi totalité des options mises en jeu par la politique impliquent des conséquences financières, notamment en terme d’imposition. C’est tout spécialement le cas concernant le « socialisme ».

      A 18 ans, une minorité travaille et surtout une infime minorité travaille avec des revenus suffisants pour être mis à contribution par les impôts. Il est donc facile de voter pour infliger aux principaux contributeurs de l’impôt sur le revenu des dépenses « sociales », dites « de redistribution » , bien sûr présentées comme « justes » en accroissement perpétuel.

      Depuis fort longtemps j’estime qu’être adulte c’est avant tout gagner sa vie. Avant de le faire on est de facto encore un enfant…au moins partiellement.

      21 ans était assurément un âge bien plus réaliste que 18 (le passage à 18 ans par VGE à mis au pouvoir le premier fournisseur en dette pour la france : mitterrand). pour la majorité « électorale. Passons pour 18 mais 16 ans c’est indéniablement du ratissage d’électeurs de gauche (= irresponsables).

      • Je serais personnellement pour un droit de vote conditionné à l’indépendance des ressources dans un pays libéral.
        Pas la richesse, simplement l’indépendance.
        C’est pour éviter que le socialisme qui multiplie les pauvres change le centre de gravité du pouvoir en faveur des assistés qui vont évidemment voter pour plus de pillage avec une faillite inévitable au bout.
        .
        Dans un village, le chasseur ne doit pas pouvoir être dépouillé des fruits de son travail par une masse de gens qui ne se lèveraient même pas.

  • Mitterand, Vichy et le faschisme….. Et certains n’ont pas encore compris qui est Franchou le Vichyste…

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