Immigration : autant de permis de travail en France qu’en Hongrie

Malgré les apparences, la France est plus restrictive que l’Europe centrale pour l’immigration des travailleurs étrangers.

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Viktor Orbán by European People's Party (Creative Commons CC BY 2.0)

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Immigration : autant de permis de travail en France qu’en Hongrie

Publié le 3 octobre 2021
- A +

Par Alexandre Massaux.

La France va réduire le nombre de visas accordés aux ressortissants de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie. La raison évoquée par Paris est le refus de ces pays de délivrer les laissez-passer consulaires nécessaires au retour des immigrés refoulés de France. En même temps, l’immigration est en train de devenir un sujet majeur de la campagne avec la montée de la popularité d’Éric Zemmour.

Faut-il y voir un véritable changement politique ? En fait, l’immigration des travailleurs en France est déjà faible comparée à celle de nos voisins, dont certains sont connus pour leurs positions restrictives.

La Pologne championne de l’immigration dans l’UE

Ce titre peut surprendre car les dirigeants polonais actuels ne sont pas présentés médiatiquement comme étant pro-immigration. Pourtant il suffit de regarder les données d’Eurostat de 2019, 2018 ou 2015 pour les permis de résidence des immigrés provenant de l’extérieur de l’UE.

Le nombre de permis délivrés par la Pologne dépassait les 500 000 en 2015, les 600 000 en 2018 et 700 000 en 2019. En comparaison, l’Allemagne délivre entre 200 000 et 500 000 permis par an et la France autour de 250 000 et 280 000. Rappelons que la Pologne est un pays comptant 40 millions d’habitants alors que la France en compte 67 millions.

Mais la Pologne n’est pas le seul pays anti-immigration avec lequel la France fait moins bien en termes de permis. Paris délivre autour de 30 000 permis de travail par année, soit le même nombre que… la Hongrie ou la République tchèque ces dernières années, deux pays six fois moins peuplés que la France.

Certes, cette immigration est avant tout ukrainienne. Il n’est guère surprenant que les Polonais soient intéressés par l’immigration d’un pays jadis sous leur contrôle. Néanmoins, une vraie question se pose à propos de l’immigration de travailleurs.

La France est-elle encore un pays pour les travailleurs ?

Les permis de travail ne représentent que 10 % des permis de résidence délivrés par la France, là où ceux-ci représentent la majorité en Europe centrale. La France ne délivre ainsi que peu de permis de travail. On peut même se poser la question de savoir si elles les attirent encore. La « jungle de Calais » n’était pas proche de l’Eurotunnel pour rien : les migrants voulent se rendre au Royaume-Uni et non pas rester en France.

Des faits divers montrent qu’il ne vaut mieux pas trop travailler si on souhaite résider en France. Des naturalisations ont été refusées par l’administration à plusieurs reprises à des personnes qui dépassaient le temps légal de travail.

De la même manière, une Mexicaine professeur d’espagnol a été menacée d’expulsion, la préfecture lui reprochant de ne rien apporter à la société.

La bureaucratie : un des aspects du problème migratoire

Cet empilement de faits démontre l’inertie de la bureaucratie française à l’encontre des étrangers (du moins les travailleurs).

Elle est devenue un poids pour les travailleurs français mais aussi étrangers. Cela contribue à développer des tensions entre eux. Le système social français dépensier aggrave encore plus la situation, chacun cherchant à bénéficier des aides de l’État.

La question du modèle étatique mériterait une attention particulière, et ce d’autant plus qu’elle contribue à un autre phénomène : l’émigration des Français. En effet, non seulement la France a du mal à attirer des travailleurs, mais également à garder les siens.

Le centre de réflexion Fondapol attirait déjà l’attention sur ce phénomène il y a quelques années. Les jeunes sont de plus en plus intéressés par l’émigration pour des raisons économiques.

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  • la question migratoire est plus compliquée en effet..
    la xénophobie est relativement accessoire, les patrons qui embauchaient naguère des arabes étaient souvent ouvertement racistes..

    le besoin de travailleurs est essentiel pour définir une politique migratoire…économique..

    que reprocher à un étranger qui vient faire un boulot qu’un chômeur français refuse de faire?

    notre politique d’aide sociale est le début de tout.

    la xénophobie est un enfumage.

    bien entendu un certaine gauche refuse de remettre en question le système d’aide sociale et tout autant , effrayée par d’éventuelle accusations de xénophobie qu’elle a elle même posé en élément central, dit vouloir accueillir tout le monde… même sans projet de vie honnête et laborieuse..

    tant que l’argent des autre coule… et justement quand l’argent des autres finit par devenir plus rare le militant communiste qui avait diabolisé le fn pour des raisons de tactiques electorales passe en un tournemain front national..

    le collectiviste voit normalement d’un mauvais oeil l’immigré économique..
    il faut revoir le discours de Georges Marchais.
    https://www.dailymotion.com/video/x2nnw5m

  • Enfin un article sérieux sur l’immigration.
    Dans les réseaux sociaux de droite et bien au-delà, je remarque que l’on parle toujours d’immigration incontrôlée. Visiblement les ignorants ou les pêcheurs de voix qui le disent n’ont jamais essayé de faire venir en France un ami ou un employé compétent.
    L’immigration irrégulière et ses dérives (trafic etc.) serait bien plus faible si on laisser entrer des personnes demandées par exemple par un employeur. Il faut rappeler que ce ne sont pas les « bac -4 » qui tentent d’immigrer, car faute d’argent et de compétences, ils se contentent d’aller dans la ville voisine.

    • moins deux??? vraiment?

      je ne suis pas d’accord avec monsieur montenay assez fréquemment mais sur du détail, mais bon le diable est dans les détail…

      tant qu’il existera un système de protection sociale qui ne n’exige pas grand chose du receveur en terme de citoyenneté… les gens qui bénéficient de la redistribution seront incités à être antiimmigrés..

      les questions sont liées.

    • Je confirme, c’est exactement ce que j’ai vécu indirectement, d’abord en étant proche d’une personne travaillant dans les RH d’une grosse entreprise et devant, en raison d’un accord international, embaucher quelques américains… ça a été un véritable casse-tête d’un point de vue administratif.
      Aujourd’hui je vis avec une étrangère travaillant dans ce pays et mère de 3 enfants français. Franchement, à chaque fois que je l’ai accompagnée pour renouveler le papier qui lui permet de travailler, j’ai eu honte de mon pays…
      L’impression qui en ressort, c’est qu’on déroule le tapis rouge pour des personnes qui viennent profiter, et on fait tout ce qu’on peut pour gêner ceux qui veulent travailler.
      La solution serait pourtant simple, à mon avis : on n’empêche personne de travailler (fin des quottas), mais pour pouvoir profiter du système social il faut pouvoir présenter des fiches de paie et justifier d’un emploi. Si c’était fait, l’immigration ne serait plus un problème.

    • Ben si. Il y a bien les bac-4 qui tentent de venir. Il suffit de repenser aux afghans Il n’y a pas plus tard qu’il y a un mois, aux centaines de milliers de réfugiés syriens il y a 4 ans, aux Albanais il y a 20 ans, aux Yougoslaves il y a 15 ans, aux maliens, aux commoriens à Mayotte, aux surinamiens en Guyane, …

      Ce ne sont pas tous des médecins et des ingénieurs….loin de là.

      L’ennui est qu’une fois un immigré légal ou illégal sur le sol français il est impossible de les refaire partir: soit parce qu’il y a des enfants, soit parce qu’il n’y a pas d accord d’extradition, soit parce qu’ils ne veulent pas dire d’où ils viennent,… Voilà le problème et le pourquoi d’une politique plus restrictive à l’entrée.

  • Soit, mais à l’est et au nord, dès la première incartade, c’est le retour définitif au bled alors que chez nous, le clan Traoré illustre la complicité de la gauche dans le maintiens des indésirables en France.

  • Article affligeant. Il confond permis de travail et Immigration. En Hongrie, V. Orban expulse immédiatement l’immigré illégal. En France on le garde. Et il est soutenu par des associations gauchistes dont aucun de ses membres ne sort un euro de sa poche personnelle. C’est l’état qui emprunte pour payer leurs soins, financer ces associations, etc. Et la majorité de ces migrants n’a pas l’intention d’aller en Angleterre.

    • pour être tout à fait honnête je ne sais pas exactement ce que prévoit la loi en France pour une personne illégalement présente sur le territoire national…je pense que les lois sont là mais ignorées..

  • la France est championne d’Europe des prélèvements obligatoires , mais aussi et surtout championne du monde des dépenses sociales ; ça se sait et ça ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd;

  • Un travailleur légal n’est pas un illégal et que ce soit en Hongrie, en Pologne ou en République tchèque, le travailleur légal n’a pas le même nationalité que la majorité de ceux qui viennent en France.

  • L’immigration n’est pas uniquement clandestine, elle est aussi les étudiants et les travailleurs légaux.

    L’article met l’accent sur le fait que les immigrés n’ont pas forcément envie de rester chez nous, parce que les conditions du marché de l’emploi et la bureaucratie ne sont pas favorables.

    Et la situation empire puisque même nos jeunes étudiants et nos talents s’expatrient ailleurs.

    L’incapacité de la France d’avoir une politique migratoire juste et efficace montre l’étendu du gouffre idéologique qui nous sépare des réalités.

    Et l’incurie intellectuelle sur ce sujet est juste un symptôme de plus des dysfonctionnements de l’État et de notre société.

    J’habite à proximité de Calais. Je vois des migrants tous les jours rêver d’Angleterre et j’estime, sans être de gauche, qu’avoir un projet civilisationnelle, c’est aussi respecter les droits et la dignité humaine, les quelques aides octroyées apaisent aussi les tensions communautaires.

    Au delà, l’immigration zéro n’existe pas et quand la France n’arrive pas à garder sa population sur son sol, c’est que le bateau coule.

    • juste et efficace, je doute de la possibilité de définir cela sans avoir au préalable définit un « but »..
      on ale droit de ne pas être d’accord…
      Par exemple , zemmour a un but… qui nie justement au moins en partie l’economie..

      il n’est pas indigne en soi. je suis juste d’un avis différent.

      on en est au point au discuter de politique migratoire était en soi un tabou..

      alors que se priver d’immigrants , soit se contraindre , est à l’evidence décrémentielle pour l’opptimisation de l’economie en général… et laisser entrer n’imprte qui.. signifie que la nation ne signifie RIEN et avec ça tout ce qui est légitimé par la démocratie..et la volonté du peuple..

      qui faut il laisser entrer sur le territoire français? pour quoi faire? à quelle condition? quelles sont les conditions d’une naturalisation ( il est difficile d’exiger PPLUS d’un naturalisé que d’une personne française) etc…

      • Vous ne connaissez manifestement pas la différence entre intégration et assimilation.

        Il n’y a pas de solutions parfaites à la différence que l’assimilation demande de se conformer à l’idéologie sociale et intellectuelle du pays, discriminant sans le dire une partie de la population : l’assimilé vs le non assimilé.

        L’intégration est au contraire une affaire de compromis, entre les besoins et les nécessités.

        Zemmour en choisissant l’assimilation se tire une balle dans le pied.

        • @zoroastre
          Bonjour
          L’assimilation, c’est les gens du pays d’accueil qui font l’effort voire les efforts pour l’étranger.
          L’intégration, c’est l’étranger qui fait les efforts.

  • Ce genre d’article permet de noyer le poisson. En réalité, la problématique globale est simple.
    1) L’immigration est nécessaire pour des raisons démographiques (faible natalité) et économiques (besoin de main-d’œuvre dans certains secteurs).
    2) Elle a été si forte depuis une quarantaine d’années et si concentrée sur les musulmans qu’elle est rejetée sociologiquement et politiquement. Et elle le sera de plus en plus D’où le succès de Zemmour.

    Personne n’a la solution. Mais elle n’est certainement pas dans l’entrée massive de musulmans. C’est une évidence. D’où, à nouveau, le succès de Zemmour.

    • non elle n’est pas « necessaire » elle a des avantages ..démographique et économiques que certains au nom d’arguments de stabilité culturelles ou sociétales peuvent aller jusque négliger totalement..

      mais tenir un discours de rejet de l’immigration musulmane sans insulter quelque part les citoyens français musulman me semble impossible..ou au moins très difficile à justifier..

      • Effectivement, la population noire et maghrébine produit plus d’enfants que les français dits de souche, et on voit bien dans les statistiques de l’EN les effets, ainsi que dans la montrée de la triche aux examens…
        D’innombrables avantages que l’on ne cesse jamais de mesurer au quotidien dans les établissements…

      • Les hommes ne sont pas des objets interchangeables. La culture d’origine des immigrés a des conséquences dans leur manière de voir le monde et dans leur manière de se comporter. Dans tous les pays où les statistiques ethniques existent, les asiatiques ont de meilleurs résultats dans tous les domaines (économique, criminalité, niveau études). Alors que les immigrés originaires d’autres pays ont eux des mauvais résultats.

  • En réalité, le problème est la définition entre intégration et assimilation.

    Rien de plus ni de moins.

  • Sans doute l’imminence de l’entrée en service de l’EES commence à faire s’agiter nos dirigeants. Pour mémoire, ce règlement adopté en 2017[1], enregistrant les entrées et les éventuelles sorties – ou l’absence de sortie – des personnes franchissant un point de passage frontalier, permettra de savoir exactement quelles sont les nationalités concernées par les abus de séjour, et d’identifier les consulats ayant délivré les précieux sésames…

    Or, il convient de rappeler que parmi les partenaires Schengen, la France est de loin la plus généreuse (statistiques des visas de court séjour).

    2016 ——- Demandés (en millions) ——- Délivrés (en millions)

    France ——- 3,26 ——- 2,8

    Allemagne ——- 2 ——- 1,85

    Italie ——- 1,8 ——- 1,6

    Espagne ——- 1,58 ——- 1,42

    Total Schengen ——- 15,19 ——- 13,93

    2017 ——- Demandés (en millions) ——- Délivrés (en millions)

    France ——- 3,68 ——- 3,6

    Allemagne ——- 2,05 ——- 1,85

    Italie ——- 1,85 ——- 1,7

    Espagne ——- 1,62 ——- 1,45

    Total Schengen ——- 16,15 ——- 14,65

    2018 ——- Demandés (en millions) ——- Délivrés (en millions)

    France ——- 4,01 ——- 3,34

    Allemagne ——- 2,05 ——- 1,83

    Italie ——- 1,84 ——- 1,7

    Espagne ——- 1,70 ——- 1,5

    Total Schengen ——- 16,01 ——- 14,26

    2019 ——- Demandés (en millions) ——- Délivrés (en millions)

    France ——- 3,98 ——- 3,29

    Allemagne ——- 2,17 ——- 1,91

    Italie ——- 2,05 ——- 1,89

    Espagne ——- 1,91 ——- 1,66

    Total Schengen ——- 16,95 ——- 15,02

    2020 ——- Demandés (en millions) ——- Délivrés (en millions)

    France ——- 0,65 ——- 0,55

    Allemagne ——- 0,41 ——- 0,34

    Italie ——- 0,29 ——- 0,26

    Espagne ——- 0,34 ——- 0,26

    Total Schengen ——- 2,92 ——- 2,49

    Sans doute nos « responsables » commencent-ils à se prémunir, car les statistiques bien tenues par la Commission risquent de rapidement désigner les pays les moins regardants.

    Au total, plus de 700 millions de voyageurs franchissent chaque année les frontières de l’Union. Pour 16 millions de visas demandés, les consulats des États Schengen en délivrent près de 15 millions, auxquels se rajoutent ceux délivrés aux frontières extérieures.

    Or, comme l’ont montré les études sérieuses sur le sujet, la plupart des étrangers en situation irrégulière sont arrivés en Europe seuls et en avion, directement depuis leur pays d’origine, sous couvert d’un visa de court séjour ou d’une dispense de visa, et le fait de voyager avec des passeurs sur des bateaux ou des pirogues reste un fait très minoritaire [2].

    _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

    [1] JO-UE L327/20 du 9 décembre 2017 : Règlement (UE) 2017/2226 du parlement européen et du conseil du 30 novembre 2017 portant création d’un système d’entrée/de sortie (EES) pour enregistrer les données relatives aux entrées, aux sorties et aux refus d’entrée concernant les ressortissants de pays tiers qui franchissent les frontières extérieures des États membres et portant détermination des conditions d’accès à l’EES à des fins répressives, et modifiant la convention d’application de l’accord de Schengen

    [2] Voir par exemple: « Migrations africaines : le codéveloppement en question – essai de démographie politique », dir. C. Beauchemin, L. Kabbanji, P. Sakho et B. Schoumaker (2013, Armand Colin)

  • L’immigration en soi n’est jamais un problème, même si certains se disent qu’ils le pensent. L’immigré qui travaille, cherche à s’intégrer ou au contraire reste à l’écart et n’attend que de rentrer chez lui, en général ça ne pose aucun problème.

    Il est assez malhonnête de mélanger les problèmes « liés à l’immigration » et l’immigration effective. Les premiers ne sont en fait que des problèmes d’incivilité et de populations présentes sur un territoire donné pour des raisons essentiellement perçues comme illégitimes par le reste de la population (« j’aime pas la France, les Français sont des merdes racistes mais je suis là parce que… les allocs/le « business » est lucratif/on va leur faire payer ci ou ça »).

    Le truc c’est que tout le monde, libéraux compris trop souvent, hélas, font ce mélange par calculs ou pour « avoir l’air bien » (le « bien » en question variant drastiquement selon le coté de l’échiquier politique où on se trouve). Il y a pourtant deux problèmes disjoints mais proches.

    Un vrai régime de liberté permettrait de résoudre tout ça : ceux qui veulent venir pourraient sans souci. Ceux qui ne veulent pas de ces derniers pourraient refuser de leur louer des apparts, de les embaucher, de faire affaire avec qui les embauche, etc. Et par ailleurs personne n’aurait d’aides sociales, ou autres… Si on veut du chômage (assurance) on doit avoir cotisé à une assurance privée. Pas d’allocations familiales (mais par contre si vous avez des enfants en nombre, ils peuvent après coup, contribuer à votre retraite -pas à celle des autres- à leur/votre guise et hors fiscalité… etc.
    Ou tout simplement, puisque personne ne semble vouloir toucher à Léviathan, ses taxes et ses aides, mettre en place comme Gary Becker l’avait suggéré, un marché du « droit à résider sur le territoire français ». Si l’Etat souhaite plus de gens il peut distribuer des droits en nombre identique à tous les citoyens. Ceux ci peuvent alors les vendre (ou les donner) à des candidats à l’immigration de leur choix. Ou les détruire. On verrait alors si les Français sont vraiment pour/contre/s’en foutent de l’immigration, et quels immigrés viendraient ou pas et à quel prix d’équilibre.

    Je crois que personne ne veut tester ça parce que tout le monde sait bien que son mythe perso sur l’immigration (toujours bien, toujours mal, etc.) confronté à de vrais choix monétaires ne tiendrait pas longtemps.

    Alors on continue à tout mélanger pour se faire mousser (avoir des « brownie points »

    • Plus de libertés ne ferait pas de mal.

      Mais je ne peux pas m’empêcher de penser à l occupation des églises ( St Bernard) et devant les mairie de quartier par des familles de maliens et sénégalais qui réclament des logements plus grands…et qui les ont obtenus…

      Devant la pression médiatique et grâce aux associations de gauche, il y aura toujours des passe droits accordés. Les enfants c’est magique pour émouvoir dans les chaumières.

      Que penser aussi de l’attitude de patrons qui préfèrent des personnes corvéables à merci plutôt que de former et garder leurs employés ?

      Que penser aussi du communautarisme qui ne fera que se renforcer comme ça se pratique beaucoup chez les chinois ?

      • Le truc reste toujours et encore que les gens qui décident n’ont pas (ou ne réalisent pas avoir) de « skin in the game ».
        Donner des logements à des sans papiers qui manifestent devant la mairie/l’église du coin, beaucoup de « bonnes âmes » sont pour. Parce que ce n’est pas elles qui payeront, du moins pas tout de suite (le fameux « c’est pas cher, c’est l’Etat qui paye » allié au « les riches peuvent payer » sachant que l’Etat et « les riches » c’est « les autres », par construction).
        Idem les patrons qui apprécient le sans papier parlant à peine Français : il peut le payer pas cher et il n’a que peu de chances d’aller travailler ailleurs (en fait si, il y a des assoces qui lui expliquent tout ce qu’il faut pour optimiser l’affaire)… C’est en général plus un fantasme qu’autre chose, cela dit. Même une caissière/un ouvrier maçon, les former et s’assurer qu’ils sont au moins un peu digne de confiance est coûteux. Les remplacer par des sans papier un peu moins cher n’est un bon calcul qu’à très court terme, rendu possible par les lois mal foutues, l’impression de fausse monnaie à tire-larigot et les aides sociales et aux entreprises. Déjà avec ces éléments ça reste rare, imaginez sans !

        Finalement les communautarismes sont peut-être un mal pour un bien. Si un chinois ou un algérien, même munis officiellement de la nationalité française, choisissent de vivre exclusivement avec des gens de leur ethnie/religion/culture/nationalité d’origine, il est probable qu’ils « rentrent au pays » dès que l’occasion s’en fait sentir. Avant ça ils contribuent (il n’y a plus d’aide, rappelez vous) à l’économie du pays et ne gênent guère (ils sont entre eux).
        J’ai vécu comme « expat » avec mes parents en Espagne dans les années 80 et si tous les adultes de notre « communauté » (assez internationale) contribuaient par leur travail et leurs impôts nous vivions assez « séparés » des espagnols et nous sommes tous repartis qui en France, qui en Allemagne, qui aux US, au bout de 5 à 10 ans. Bénéfices pour tout le monde, personne n’a été embêté !

  • La Hongrie accorde des permis de travail à des citoyens ukrainiens, roumains et serbes bien souvent de langue hongroise et parfois à des asiatiques. La France attire des extra-européens, généralement musulmans, qui sont peu nombreux à travailler mais qui créent d’énormes problèmes.

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