Jungle de Calais : l’éclatante faillite de l’État

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Jungle de Calais : l’éclatante faillite de l’État

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 12 novembre 2015
- A +

Chaque jour qui passe, l’État fait rimer migrant avec encombrant. C’est probablement pour ça que son gouvernement a décidé, après avoir mûrement réfléchi aux implications politiques et financières de la décision subtile qu’il allait poser, de ne pas avoir d’idées claires et d’improviser les actions les plus consternantes pour occuper la galerie.

C’est ainsi qu’on apprend que des petits paquets de migrants échoués dans la jungle de Calais sont transférés dans d’autres villes de France par avion, loué à grand frais par la République à une compagnie privée.

Pour situer le contexte, rappelons que cette jungle désigne depuis maintenant une dizaine d’années (eh oui, l’État sait procrastiner) les camps de migrants et de réfugiés installés à partir du début des années 2000 à Calais et Sangatte, aux abords de l’entrée française du tunnel sous la Manche et de la zone portuaire de Calais, et même si ce n’est pas à proprement parler une curiosité touristique calaisienne, elle a quand même son entrée Wikipédia.

Et comme actuellement, cette jungle a la fâcheuse tendance à se remplir, les autorités compétentes (en l’occurrence, il s’agit de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, ce qui à côté d’ « autorités compétentes » fait franchement bizarre) ont choisi d’aider les flux migratoires à grand coup de kérosène : le contribuable, brave bête malléable aux poches très profondes, paye donc pour que trois vols par semaine emportent quelques poignées d’immigrés dans un autre centre de rétention de l’Hexagone.

C’est bien évidemment fort coûteux, sans pour autant que cela ne défrise franchement le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Bruno Le Roux, qui — rassurez-vous — ne paye pas du tout de ses deniers pour ce genre de petites facéties (tout comme il ne s’est pas non plus porté volontaire pour aider financièrement la SNCF qui propose pourtant aux clandestins de voyager gratuitement sur ses lignes).

En bref, à la question fort épineuse que l’État et nos pénibles gouvernants se posent de savoir quoi faire de tous ces migrants qui s’amassent par paquets collants sur des points de passage, il a donc été répondu qu’on se devait d’expédier une proportion ridicule d’entre eux aux quatre vents, à un coût exorbitant, en se foutant ouvertement de la bobine du contribuable qui, pendant ce temps, peine à payer son troisième tiers provisionnel et une taxe d’habitation devenue mafieuse.

Or, parallèlement à ces déplacements et à la non-réponse à une question mal posée, il s’en passe des choses, dans cette jungle de Calais ! À tel point que, plutôt qu’éparpiller ainsi les encombrants sans-dents, l’État et les autorités auraient en réalité fort intérêt à observer ce qui s’y passe, et, pourquoi pas, en tirer quelques leçons dignes d’intérêt.

De façon complètement fortuite, une petite troupe de journalistes de France Télévision s’est chargée de la partie « observation ». Décidant d’aller voir comment vivaient ces migrants, une équipe de France 2 s’est rendue sur place et, caméra à l’épaule, a découvert un monde qu’elle ne soupçonnait pas.

Comme le reportage est disponible en ligne, je l’inclus ci-dessous :

Les journalistes ont bien du mal à cacher leur stupéfaction devant ce qu’ils découvrent : s’attendant probablement à des masses gluantes de gens perdus, la main tendue et le regard éploré, ils décrivent — effarés — un véritable village de près de 6000 âmes, avec toutes ses caractéristiques :

« Ce n’est plus un campement de fortune, mais un village, avec une vie de village qui s’organise ! »

Des magasins, des restaurants, une église, une école avec des cours de français, un coiffeur, des artisans, une boulangerie tenue par des Afghans, décidément, voilà qui dépasse l’entendement, d’autant que, « en quelques mois, une trentaine de commerces ont ouvert ». Interrogé, l’épicier avoue ainsi gagner péniblement une vie au milieu du camp, entre 10 et 15 euros tous les jours tout de même. Au gros micro mou du journaliste, il se permet même d’expliquer sa méthode d’un petit « j’ai juste décidé d’ouvrir un commerce ici ».

Le reste du reportage est à l’avenant, mais laisse s’agiter dans celui qui le regarde un paquet de sentiments contradictoires.

Comment le Français moyen peut-il encore, à la vue de ce reportage, croire en la puissance de l’État, qui montre ici qu’il n’est pas maître partout ? Comment comprendre la mansuétude de l’État à laisser perdurer une telle situation sans évoquer immédiatement incompétence, incurie, lâcheté ou pure désorganisation ? Comment ne pas voir non plus que, malgré des conditions très défavorables, les relations commerciales entre ces groupements humains ont largement pris le dessus au point de créer une véritable économie ?

government protecting and serving the shit out of youDifficile aussi de ne pas noter le véritable camouflet que représentent ces petits artisans, ces petits commerçants qui commercent librement et s’en sortent, sans guère subir les assauts de l’État, alors qu’à quelques kilomètres de là, partout ailleurs en France, l’occupant intérieur tabasse l’entrepreneur, lui fait subir contrôles fiscaux, sociaux ou sanitaires à n’en plus finir, le jette sur la paille à coup de charges monstrueuses, ou poursuit le moindre artisan, le moindre boutiquier qui aurait eu l’impudence de « juste décider d’ouvrir un commerce ici ».

Difficile de ne pas comparer cette économie de subsistance, basée sur les subventions volontaires de Français du cru, d’associations diverses et variées, avec l’autre économie, officielle, basée sur les subventions obligatoires celles-là de ces mêmes Français : comment ne pas goûter toute l’ironie de ces centaines « d’emplois » créés ex nihilo dans une région sinistrée, emplois qui seraient impossibles dans les conditions normales de température sociale et de pression du Code du travail ? Comment n’y pas voir la preuve éclatante que le commerce entre adultes consentants n’a besoin que de ça, d’adultes consentants, bien avant l’État et ses cohortes encombrantes de parasites malfaisants, d’inspecteurs de travaux finis, de commissaires de la norme et d’huissiers de la charge sociale ?

Bien évidemment, le tableau peint par les journalistes ébahis de France Téloche est bien trop rose : on imagine sans mal des quantités de problèmes comme les vols, des agressions et pire encore, qui ne sont absolument pas mentionnés. Les conditions sanitaires sont pire que rudimentaires, et l’avenir de ces individus, agglomérés dans ce genre de terrains vagues, est particulièrement peu réjouissant.

Il n’en reste pas moins que cette jungle anarchique démontre autant la faiblesse de l’État que la force de la catallaxie, cet ordre spontané produit par le marché, et que l’État s’emploie, partout ailleurs en France, à saboter par une intervention systématique, brouillonne et contre-productive. Avec cet exemple, les Français, plutôt que hurler devant ces commerces sans patentes, qui ne paient pas de taxes, qui ne sont pas enregistrés mais qui emploient des douzaines de personnes, devraient plutôt réclamer qu’enfin l’État et ses myriades d’administrations boursoufflées laissent les individus s’organiser entre eux sur tout le reste du territoire, pour revenir définitivement à ses vraies fonctions régaliennes, dont la sécurité des biens et des personnes fit jadis partie.

Pour le coup, plutôt qu’expédier à grands frais les migrants aux quatre coins de l’hexagone, tirons de leurs pratiques ce qui pourrait enfin sortir le pays du gouffre de règlementations abrutissantes dans lequel il s’est vautré avec délices pour s’y enfoncer mollement. Profitons-en aussi pour voir toute l’impuissance réelle de l’État que nous payons pourtant à grand frais, et tirons-en l’évidente conclusion :

Cet État est foutu.

Government Demotivator
—-
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  • « Et vous n’avez pas l’impression de faire des profits sur le dos des autres migrants »

    Voilà la vision du journaliste du commerce.

  • heu , ça fait longtemps que les dirigeants laissent certains commerces florissants mener leur barques sans payer les charges , impots et taxes qu’ils devraient payer : traffic de drogues , d’armes , d’humains et j’en passe et des meilleures . pensez , ils ne vont pas aller emmerder des individus qui sont armés , en revanche le couillon de français sans défense , lui , on va lui pomper l’air et son pognon par la même occasion ;

  • Quoi!
    Un commerçant migrant qui ne paye pas le RSI?
    Ne paye pas de TVA?
    Alors que ce type doit tout à l’état? Son confort, ses avantages et sa providence.
    Vite, vite vite, envoyons les huissiers pour saisir son stock, envoyons lui le fisc pour le redressement fiscal, envoyons le GIGN pour brûler sa paillote pour absence de permis de construire, et laissons lui des factures pour la vie de RSI pour fraude au RSI, mettons le en prison pour ne pas avoir payé de patente ni avoir de numéro de TVA Intracom.
    Non mais, on va quand même pas laisser un type qui n’est pas « solidaire » vivre normalement.
    Vous rendez vous compte que ce sont des dangereux comme lui qui ne participent pas au financement des régimes spéciaux, aux bonifications des entreprises publiques, aux RTT, aux départs plus tôt à la retraite des corporations qui vivent de l’impôt.
    Un coup a se mettre en grève ou en absentéisme forcé.

    • Et les contrôles d’hygiène de ces boui-bouis !

      En fait ce reportage est très positif: la vie est plus forte, les relations humaines sont plus fortes que le totalitarisme étatique. Ces pauvres gens n’ont pas encore eu le cerveau lavé, pour eux tout est possible quand on a la force et l’ambition.

      • D’abord, ils n’ont pas le choix: difficile de voir que les réfugiés (et pas « migrants ») ne reçoivent, à Calais, l’accueil qu’ils trouvent ailleurs, au moins à l’ouest. Ils n’ont donc que la débrouille pour s’en sortir et malgré ça, ils gardent une résistance (à comparer aux plus grands consommateurs de sédatifs d’Europe!) et un moral: bien sûr, il doit y avoir des vols et des voies de fait, là, comme ailleurs ou un peu plus. Mais ils ont l’air de conserver leur énergie pour la police et ses interventions maladroites.
        Il doit être aussi désagréable de voir que ces PERSONNES cherchent aussi « à fuir » la France pour se rendre ailleurs, montrant une fois de plus que la France est bien le pays où on « PARLE » le plus des droits de l’homme.
        Et bien sûr, ces débrouillards n’en sont pas encore à élire le « maire de la jungle »: le superflu n’est pas encore quotidien! Ça peut se comprendre!

  • Je n’ai jamais compris pourquoi ces migrants ne sont tout simplement pas renvoyés chez eux à chaque fois ? Ce sont des illégaux donc techniquement ça ne devrait poser de problèmes légaux. Explication ?

    • Tous ne sont pas illégaux (30 à 50%?). Les autres revendiquent l’être et se jouent ainsi de nos états.

    • Allons. Parier sur un état efficace, c’est très dangereux.

    • Au passage, renvoyer un migrant, ça veut dire payer 3 billets d’avion : un aller simple et 2 aller-retour (pour les agents chargés de l’escorter).
      Ça veut aussi dire mobiliser 2 personnes pour accompagner le migrant dans le pays qu’il a déclaré.
      Bref, même si c’est l’État qui paie ça pompe aussi un max dans les impôts des contribuables.

    • Beaucoup de ces migrants « illégaux » le sont simplement parce que les démarches de demande d’asile (cause: guerre civile) leur sont exprès rendues difficiles voire impossibles.

      Bref: qui est vraiment de mauvaise foi dans cette histoire de légalisme ?

      • En France, les démarches, quelles qu’elles soient, sont systématiquement rendues difficiles dans l’espoir de décourager les éventuels tricheurs. Bien entendu, les tricheurs n’en sont que peu affectés, et les demandeurs de bonne foi sont fortement pénalisés. Ca n’a rien de spécifique aux affaires de migrants.

    • Pour moi, l’explication est la peur de la bavure.
      Un migrant qui fait une crise cardiaque pendant qu’on le renvoie chez lui. La carrière politique du décideur est foutu (par contre perdre des mailiards , ce n’est pas grave).

      C’est la meme chose pour faire respecter la loi dans certaines banlieues ou dans des camps de nomades. Comme ces gens se défendent plus que le péquin moyen, le risque de bavure est beaucoup plus important.

    • Monsieur est libéral ou pas? La libre circulation ne vaudrait-il que pour les « bons Français »? Mon pôv Monsieur!

  • bah , l’état laisse faire parce qu’il n’y a rien a gagner sur le dos de ces gens et plein de pognon a prendre dans nos poches ou celles des anglais . de plus , cette situation occupe nos belles ONG et pendant quelles sont là elles n’empêchent pas les petites affaires ailleurs . il y a quand même un grand mystère , l’inaction du maire de Calais, du député et sénateur de la région ..bah on leurs a sans doute promis des choses si ils ferment les yeux!

  • Fichtre ! Des commerces et des artisans ? Rentables en plus ? Encore un peu de patience, et ils vont désigner des responsables, tracer des rues et des routes, lever une armée, proclamer leur indépendance… L’exemple pourrait bien inspirer d’autres territoires, ici et là, lassés d’appartenir à un pays (et devoir le financer en pure perte) mis sur la voie du sous-développement par les collectivistes enragés qui occupent le pouvoir.

    • Aucune chance, trop peu d’entre eux ont vraiment envie de rester sur place. Ils s’installent faute de pouvoir partir aussi vite qu’ils l’espéraient.

  • Ils reproduisent tout simplement le type d’économie que l’on peut trouver dans un pays pauvre dans les coins les plus reculés du monde : des commerçants, des artisans, des cultivateurs si on leur en laisse le temps.

    Évidemment, ça fait désordre car cela montre que l’économie n’a pas besoin d’être organisé par l’état et que au contraire ça marche d’autant mieux qu’il n’y a pas de règlementation et d’impôts excessif. (Il est probable qu’un service d’ordre et des taxes pour le financer vont aussi se mettre en place).

    Impensable, inacceptable, honteux. Enfin surtout pour des socialistes, même s’ils n’ont d’autres solutions que de cacher les migrants sous le tapis.

    • Vous dites vrai et c’est donc bien l’organisation d’un pouvoir qui se permettra, tôt ou tard, à utiliser la force pour se faire respecter (à Calais, c’est la police française qui représente cette force, pas trop bien tolérée).

  • « …l’occupant intérieur tabasse l’entrepreneur… »
    Belle formule 🙂

  • Cet article m’évoque les favelas de Rio et d’ailleurs. Au départ ce sont des constructions illégales, mais une fois installées, il y a toute une société qui s’organise autour, avec des écoles, des commerces, des lois plus ou moins écrites.

    Plutôt que de détruire les favelas et de chasser leurs habitants (qui n’ont nulle part où aller), les autorités locales ont fini par comprendre qu’il fallait mieux les accompagner: adduction d’eau, assainissement, électrification, réseaux télécoms, transports en commun… et les favelas se transforment en villages populaires. L’économie s’y développe comme partout ailleurs: en répondant aux besoins des habitants.

    Principale ombre au tableau: la sécurité et la « justice » dans les favelas sont assurées par les caïds locaux.

  • Deux choses m’etonnent dans cette histoire de Calais:

    -les journalistes se demandant inlassablement pourquoi les Anglais ne laissent pas entrer les migrants et ne se demandant JAMAIS comment ils ont pu arriver en France et y rester.
    -L’étonnement et la surprise chaque fois que ces migrants tentent un coup de force pour passer en Angleterre ALORS QU’ILS SONT LÀ UNIQUEMENT POUR ÇA. Et la violence s’explique naturellement par la difficulté grandissante de l’entreprise et du nombre de protagonistes.

    Alors,  » incompétence, incurie, lâcheté  » ? Oh que oui.

  • Il faut tout de même noter aussi que la France réalise le contrôle des frontières pour le compte de l’Angleterre. Elle empêche les migrants de partir.

  • Et le journaliste de demander à l’épicier s’il n’a pas l’impression d’en profiter aux dépends des migrants!
    Pfff…

  • La scène du type à la boulangerie qui en a rien à carré du pain gratuit des français est sublime. Une belle baffe dans la tronche des étatistes pro/anti-immigrations.

  • Sans doute l’un des articles les plus courageux d’h16. À mille lieues de tous ces pseudo-libéraux qui ne voient jamais plus loin que le bout de leur nez.

  • La région Nord Picardie étant convoitée par une adversaire politique les socialococo se feront un plaisir de lui laisser cet héritage , au cas ou

  • Les commentaires sont fermés.

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