Wokisme américain : les Européens réagissent

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OPINION : les Européens sont en train de réaliser que le wokisme est une maladie destructrice qui sape la force des grandes nations.

Par Douglas Blair.

Une maladie provenant de l’Amérique cherche à contaminer toute la civilisation occidentale.

Selon les mots du président Emmanuel Macron, « certaines théories en sciences sociales, totalement importées des États-Unis d’Amérique » sont responsables d’une vague de sentiments critiques envers la République.

Il est néanmoins incontestable que certaines de ces théories des sciences sociales, dont Macron a fait référence, ont été incubées par des universitaires français comme Jacques Derrida et Michel Foucault. Des penseurs américains ont ensuite repris ces idées toxiques et les ont développées sous la forme de nouvelles souches malignes, prêtes à être réintroduites en Europe.

Le wokisme se propage en France et au Royaume-Uni

Un exemple récent de ces sciences sociales à l’œuvre s’est produit en France en avril. Selon BFM TV, l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), un syndicat étudiant financé par l’État, a été critiquée après la découverte que le groupe interdisait explicitement à ses membres blancs de participer à certaines de ses réunions.

La Grande-Bretagne a également  ses groupes de radicaux déterminés à déchirer le pays. Le Winston Churchill Memorial Trust s’est rebaptisé The Churchill Fellowship, une décision qui a attiré quelques critiques. La BBC a rapporté que le secrétaire à la Culture, Oliver Dowden, a déclaré à la radio LBC que l’organisme de bienfaisance se pliait à une brigade bruyante et woke qui essaie de remettre en question tous les aspects de notre histoire .

Un porte-parole du premier ministre britannique Boris Johnson a exhorté l’organisme de bienfaisance à penser encore une fois et ne pas essayer de réécrire le passé , et qu’il y a un débat politique sans fin sur qui est suffisamment pur et politiquement correct. Le Trust maintient que le nom a été modifié pour clarifier sa mission et il note que Churchill fait toujours partie du nouveau nom.

Les efforts récents de décolonisation de l’Université d’Édimbourg détaillés par The Telegraph sont aussi perturbants.

L’université a demandé à son personnel informatique « d’éviter d’utiliser des noms à prédominance occidentale comme Alice et Bob » car l’école « doit remettre en question et retravailler la pédagogie actuelle, qui était enracinée dans les idées impériales et coloniales sur la connaissance et l’apprentissage. »

Tandis que les États-Unis luttent contre leur propre peste de gauche radicale qui infecte le corps politique, le fléau de l’anti-occidentalisme incarné dans des valeurs comme la théorie critique de la race et le postcolonialisme, se propage des côtes américaines vers nos alliés d’outre-Atlantique.

Nile Gardiner, directeur du Margaret Thatcher Center du Heritage Foundation, un think tank américain, déclare :

C’est une idéologie empoisonnée basée sur la division […] C’est aussi fondamentalement raciste.

Heureusement, les gouvernements français et britannique semblent avoir repoussé la vague virulente de l’antilibéralisme.

Réaction des Anglais et des Français

Au contraire de l’assentiment commun américain aux groupes d’étudiants enragés, la réponse française au racisme flagrant de l’UNEF a été de les critiquer pour son comportement antilibéral.

Lors d’une interview à BFM, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a déclaré :

Ceux qui se prétendent progressistes et qui distinguent les gens en fonction de la couleur de leur peau nous mènent vers des choses qui ressemblent au fascisme.

Mais c’est au Royaume-Uni que le gouvernement brille par ses actions coordonnées pour protéger le patrimoine du pays. Les officiels publics britanniques ont condamné sans équivoque l’iconoclasme et la diffamation de l’Occident qui caractérisent la gauche radicale.

Après que des militants de Black Lives Matter ont démoli et jeté une statue du marchand et commerçant Edward Colston dans une rivière, l’ancien secrétaire britannique aux communautés, Robert Jenrick, a écrit un éditorial pour le Telegraph dans lequel il affirme que la destruction des statues controversées par « des foules vociférantes » était inacceptable :

Il y a eu tentative d’imposer un récit unique, souvent négatif, qui ne rappelle pas notre histoire nationale, mais qui cherche à en effacer une partie […] Ce qui existe depuis des générations doit être considéré d’une manière réfléchie, et ne pas être supprimé sur un coup de tête ou à la demande d’une foule vociférante.

L’éditorial a également permis de proposer une nouvelle législation qui exige un permis pour retirer les statues, plutôt que permettre aux militants wokes de détruire celles qu’ils n’aiment pas. De plus, le secrétaire des communautés aurait un droit de veto final.

Selon Gardiner :

Ce que font les Britanniques est un modèle pour un futur gouvernement conservateur américain.

Il sert surtout de modèle mondial.

De l’autre côté de l’Atlantique les amis et alliés de l’Amérique ont réalisé que le wokisme est une maladie qui sape la force des grandes nations et peut les réduire en ruines si elle n’est pas éradiquée. Ils voient le sombre avenir prophétisé par des personnes viles et haineuses et le rejettent de tout cœur.

Avec un traitement approprié, les maladies peuvent être combattues et guéries.

La France et la Grande-Bretagne ont offert une panacée à une Amérique malade. Il est l’heure de prendre nos médicaments.

Sur le web
Article original en anglais paru dans le Daily Signal

Article modifié le 28/09/2021 à 19h46 pour inclure les raisons fournies par The Churchill Fellowship pour son changement de nom et ainsi que les reportages de la BBC sur les réactions au changement de nom.

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