La crise covid, arbitre pour la présidentielle

Avec la crise covid, la réforme de l'État devra définir ses périmètres pour la santé en renforçant ses missions régaliennes et déléguer des compétences.
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La crise covid, arbitre pour la présidentielle

Publié le 15 septembre 2021
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Par Bernard Kron.

Quel candidat sera en mesure d’appréhender la profondeur de la crise décrite dans Blouses Blanches colère noire (Max Milo éditions) ?

Le chef de l’État une fois élu devra définir une nouvelle stratégie nationale pour la santé et corriger les erreurs de la gestion des crises.

Trop d’agences et de hauts fonctionnaires entraînent une coûteuse paralysie de leur gestion. Cette situation a entraîné le dépôt de milliers de plaintes.

La réforme interne de l’État pour le rendre plus efficient devra  définir ses périmètres pour la santé en renforçant ses missions régaliennes et déléguer certaines compétences à d’autres instances, telles les collectivités territoriales. Il faudra laisser la liberté aux collectivités territoriales pour appliquer des solutions différentes liées à leurs spécificités locales.

La décentralisation en France

Après l’échec du référendum de 1969 du Général de Gaulle, cela n’avait jamais marché. C’est un oxymore pour un État jacobin qui ne sait ni déléguer ni supprimer les doublons administratifs.

Il faudra attendre les années 1980 pour voir une première tentative : la loi de décentralisation promulguée le 2 mars 1982 par le gouvernement de Pierre Mauroy lui donne toute sa portée. Elle a malheureusement entraîné une multiplication des fonctionnaires, plus de 500 000 !

La crise du covid-19 a mis en évidence l’incapacité de l’État et des organisations sanitaires à anticiper les événements et à prendre les bonnes décisions dans le bon espace de temps. Cela s’est vu aussi bien pour les masques, les tests, le traçage des cas contacts que pour les confinements, la réquisition des cliniques et les vaccins. Le passe sanitaire, faux-nez de la vaccination obligatoire en est le dernier exemple.

Les critères pour réussir une régionalisation de la santé

À mon sens cela ne pourrait prospérer que si était clairement défini ce qui dépend de la santé, de l’OMS, de l’Union européenne, du gouvernement central, du ministère, des régions et des soignants eux-mêmes.

Le rôle des départements et des collectivités pour la protection et la prévention

Dans la continuité de la protection maternelle et infantile, la santé scolaire et la santé universitaire seraient confiées aux départements. Les mauvais indicateurs sanitaires en milieu scolaire et la perte d’attractivité de la médecine scolaire montrent l’échec du pilotage par l’Éducation nationale. Dans l’intérêt de la santé des enfants et des jeunes et dans la cohérence du pilotage de la prévention en santé, il faut aller au bout de cette logique.

Outre les missions de prévention sanitaire, le département devra rester le chef de file du social et du médico-social, pour les agréments des structures et l’orientation des usagers.

La simplification administrative

Il faudra réduire les effectifs des personnels administratifs et des agences de santé.

Plusieurs scandales ont démontré leurs échecs, le dernier étant celui des tests, des masques, des traitements et de la préparation de nos hôpitaux face aux vagues successives de la pandémie.

Les agences et les instituts de l’État pour la santé  devront être regroupés et la majorité devra disparaître. À terme, il faudra diminuer d’un tiers le nombre de fonctionnaires qui naviguent dans le secteur de la santé. Ces conditions sont incontournables pour réarmer l’hôpital avec davantage de soignants pour dégager les budgets nécessaires.

Le travail en réseau, le parcours de soins dans les territoires et les CPTS

Le CPTS (Communauté professionnelle territoriale de santé) vise à faciliter l’exercice en équipe. Les tutelles affirment qu’ils répondraient aux aspirations des jeunes médecins. Cette infantilisation des soignants est à mon sens une mise sous le boisseau de la médecine libérale, déjà de plus en plus contrainte.

Ces territoires de santé représentent-ils une simplification administrative majeure, assurant une offre de santé adaptée aux besoins de la population ? C’est ce qu’affirme haut et fort l’Appel des 50 publié en mai pour soutenir un tel projet. Cela reste à démontrer.

Le développement de la logique du parcours de soins, inscrit dans la stratégie nationale de santé et la loi de santé, suppose une meilleure  coordination territoriale entre offreurs hospitaliers et libéraux.

L’objectif de garantir à tous les patients un meilleur accès aux soins en renforçant la coopération entre hôpitaux publics autour d’un tel projet est je crois une utopie avec la pénurie de soignants.

Les candidats vont faire de nouvelles promesses qui seront vite oubliées après l’élection. »1

Le monde d’après pour la santé n’est peut être pas pour demain

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  • en bref , tout changer , en paroles , pour que rien ne change dans les faits ;

  • Le secteur médical est devenu un levier de contrôle ultra-puissant de tous les aspects de la vie en société. Soigner les gens n’est plus son but premier. Par conséquent, ses « dysfonctionnements » ne sont pas des handicaps, mais des forces, qui lui permettent d’exercer une contrainte supérieure. Sa « lourdeur » est simplement le poids de la tyrannie d’Etat. Attendre des dirigeants qu’ils remettent en cause cette évolution, c’est espérer que les serpents arrêtent de fabriquer du venin.
    De même, le système médiatique est supposé informer la population, mais il a été détourné de cette vocation pour devenir une machine d’endoctrinement, au bénéfice de l’Etat et de ses satrapes.
    De même, le système judiciaire est censé incarner un contrepouvoir, mais il est devenu un rouage de validation juridique des oukases du régime.
    En moins de deux ans, la France s’est transformé en un Léviathan protéiforme. Des entités qui, en théorie, poursuivent chacune leur logique propre se sont retrouvées alignées le petit doigt sur la couture du pantalon, au service d’un pouvoir qui ne tolère aucune voix dissonante. La population, psychologiquement conditionnée et matériellement contrainte, n’a pas d’autre choix que d’obtempérer.
    Il est illusoire d’espérer une « réforme » de la part de ceux qui ont impulsé cette révolution – car c’en est une. Quand bien même ils le voudraient (ce qui n’est pas le cas), il ne peuvent plus revenir en arrière.

    • je suis d’accord sauf pour l’idée que c’est pensé.. l’étatisme engendre l’étatisme..

      il faut qu’état définisse une stratégie de santé publique…en êtes vous sûr..et surtout qu’est ce que ça veut dire….????

  • Peu importe les propositions je regarde les faits. Les faits c’est que tous les partis traditionnels préfèrent confiner, vacciner de force et etablir des couvre feux plutôt que de revoir la formation des soignants, leur bien être et d’établir un coût des soins.

    • Les « partis traditionnels », comme vous dites, ont bien compris que cette évolution violente était souhaitée par des pouvoirs qui vont bien au-delà de la France. Ils savent que s’ils se mettent en travers du Léviathan, ils seront broyés. D’autant que l’opinion elle-même est sous contrôle et qu’elle rejetterait probablement tous ceux qui s’écarterait du discours officiel.

  • Personnellement, je trouve la situation actuelle en France pathétique, ceux qui devraient prendre les décisions empotés, inconsistants et presque tous les media tout juste bons à passer de la pommade !

  • Les commentaires sont fermés.

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