Derrière l’épouvantail antivax, les enjeux du pass sanitaire

Le récit d’un mouvement essentiellement « antivax » occulte que l’instauration du passeport sanitaire crée un précédent.

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Derrière l’épouvantail antivax, les enjeux du pass sanitaire

Publié le 8 septembre 2021
- A +

Par Xavier Méra.

Le récit dominant dénigrant toute opposition au pass est d’abord celui d’une France « bas de plafond », groupement hétéroclite d’hominidés plus ou moins poilus mais ayant en tout cas en commun d’être « antivax ». Le variant orwellien, selon lequel le rejet du passeport ne peut que revêtir un caractère liberticide, le complète.

Pour le « camp de la raison » et de la science, l’affaire était pliée dès les premières manifestations. Depuis, malgré d’occasionnelles recensions suggérant que la réalité sociologique du mouvement est peut-être un peu plus riche, le récit est resté essentiellement le même : au fond, ces Néanderthaliens rejettent la « France de Pasteur ».

Malgré tous leurs efforts pour préhistoriser la fronde, les contempteurs du mouvement ont néanmoins du mal à trouver dans la foule quelque slogan réellement anti-vaccin à monter en épingle -même les diatribes les plus virulentes sur la vaccination semblent avoir trait aux nouveaux produits plutôt qu’à la vaccination en général- et encore moins à trouver quelque manifeste ou personnalité antivax influents en son sein.

Si aucun ami authentique de la science ne décrira un phénomène sur la base d’équivoques ou de généralisations hâtives, il ne rechignera donc pas à envisager d’autres hypothèses sur les motivations du mouvement, voire à s’intéresser à celles de ceux qui, manifestement, tiennent beaucoup à le caricaturer, et aux enjeux du pass que la réitération ad nauseam de la caricature fait perdre de vue.

L’épouvantail anti-vaccin et les enjeux immédiats du pass

Puisque des obligations vaccinales existaient déjà sans qu’on ne s’en émeuve spécialement, peut-être que les motivations des frondeurs ont plus à voir avec le fait que, jusqu’à présent, il n’y avait pas été adossé de système de passeport interne interdisant par défaut -tant qu’on n’a pas prouvé être vacciné ou sain- de s’engager dans nombre d’interactions sociales tout à fait consensuelles, normales, voire essentielles à l’épanouissement de chacun.

Peut-être remarquent-ils qu’il y a moins d’un an et demi, demander à ses voisins soignants susceptibles d’être au contact de malades de se tenir à distance était considéré comme scandaleux et punissable quand aujourd’hui, exclure de la société quiconque n’ayant pas prouvé être sain serait parfaitement honorable. Peut-être se rappellent-ils qu’une telle ségrégation forcée était considérée jusqu’à récemment comme incompatible avec un État de droit, sans que cela ne prête à débat.

Peut-être craignent-ils à raison que le passeport ne permette au gouvernement de « connaître les allers et venues et la position géographique des citoyens ». Peut-être ont-ils au moins l’intuition que cette connaissance est beaucoup plus dangereuse dans les mains d’un monopole de la violence que dans celles d’une entreprise sans pouvoir de police et n’ayant d’autre intérêt, les concernant, que de leur vendre des biens ou services.

Ainsi, il ne faut pas chercher bien loin pour trouver des réponses plausibles à la question des motivations répandues au sein du mouvement, plus plausibles en tout cas qu’une soudaine revendication de « droits supplémentaires », d’un droit absolu de « faire ce qu’on veut » sans avoir de compte à rendre à personne, « cache-sexe » d’un rejet irrationnel de la vaccination et de la science.

Pour autant que le mouvement anti-pass ait quelque chose à voir avec la vaccination elle-même, tout le monde aura compris qu’il s’agit surtout de réticences vis-à-vis de nouveaux médicaments distribués au public avant le terme du parcours réglementaire habituel d’essais cliniques. Puisqu’en plus, la plupart des personnes infectées seraient asymptomatiques ou peu affectées par la maladie, il n’est pas étonnant que la quasi-obligation vaccinale et la menace d’une obligation stricte suscitent des réserves et une revendication de liberté de choix, plus en tout cas que les obligations portant sur les vaccins anciens ou la ceinture de sécurité en voiture.

Rien de particulièrement irrationnel là-dedans, au moins en ce qui concerne le peu de recul sur d’éventuels effets secondaires de long terme. Aucun anti-vaccinisme échevelé en tout cas. Les laboratoires pharmaceutiques eux-mêmes n’ont-ils d’ailleurs pas considéré que cette crainte avait quelques fondements lorsqu’ils ont demandé à l’Union européenne des garanties qu’elle contribuerait au financement d’une éventuelle vague d’indemnisations ?

« C’est une situation unique dans laquelle nous ne pouvons pas prendre de risque si, dans quatre ans […], le vaccin présente des effets secondaires », expliquait alors à Reuters un dirigeant d’Astra Zeneca qui avait apparemment perdu la raison (ou rallié le camp des « pétainistes » et « éternels salauds »). Si un procédé rhétorique implique de considérer comme antivax des fabricants de vaccins, c’est probablement qu’il est fallacieux.

Nos contempteurs du mouvement l’ayant ainsi caractérisé avant que quiconque n’ait pu sérieusement l’étudier, leur utilisation de l’épithète relève d’une affirmation gratuite sur les arrière-pensées de l’ensemble de ses membres, affirmation massivement reprise par les rédactions de médias institutionnels dans des publications se présentant comme informatives, plutôt que comme des éditoriaux d’opinion (certains d’entre eux allant par ailleurs jusqu’à publier des autocritiques larmoyantes de non vaccinés repentis, sans doute pour montrer leur dévotion à l’approche scientifique et pour nous aider à établir rationnellement notre bilan bénéfices/risques de la vaccination).

À ce jeu, les uns et les autres s’exposent en retour à quelques piques et spéculations non moins plausibles sur leurs intentions. La ficelle est tellement grosse, pour réduire les enjeux du pass à une question de couverture vaccinale, pour réduire les anti-pass à un mouvement obscurantiste, voire pour attiser la haine à leur égard, qu’on peut en effet se demander légitimement quelles sont les motivations réelles de ceux qui tirent dessus.

Pour ce qui concerne celles du gouvernement lui-même, s’il s’agissait de minimiser l’occurrence de formes graves de la maladie et d’éviter des reconfinements, quitte à prendre quelques mesures contraignantes bien entendu provisoires et proportionnées pour ce faire, pourquoi ne pas cibler que la minorité de personnes vulnérables, plutôt que de forcer tout le monde à se faire vacciner et attribuer un code QR en guise de passeport ? Ne serait-il pas ainsi plus facile d’obtenir le résultat voulu avec moins de restrictions et à moindre frais ? Ou l’objectif annoncé de vaccination généralisée ne serait-il pas plutôt un moyen d’instaurer le pass, jetant les bases d’un système de contrôle social à la chinoise ?

Voilà le genre de questions desquelles l’épouvantail antivax détourne l’attention.

Big brother en embuscade

Des siècles de littérature théorique et historique, censée inspirer ceux qui chérissent la liberté, suggèrent qu’il est dans la nature de l’État, y compris dans sa forme démocratique, de chercher à étendre ses prérogatives au détriment des libertés de ses sujets et que les situations de crise sont des opportunités pour ce faire.

En fait, rien de plus extravagant n’est requis pour arriver à de telles conclusions que l’idée selon laquelle des hommes possédant un monopole de la violence sur un territoire ne sont pas moins mus par leurs intérêts propres que les autres et, pour ce qui concerne les crises, qu’elles sont les moments où l’opinion publique tolère le mieux leurs prétentions (à moins qu’elle ne les en tienne pour responsables).

Pourtant, la question des risques du pass pour les libertés -au-delà de celles qu’il restreint dans l’immédiat- ne se pose pas, ou à peine, pour la plupart de ceux qui se réclament du libéralisme dans les médias, voire relèverait de la psychose paranoïaque.

Il faudrait prendre pour argent comptant la communication gouvernementale actuelle, même s’il y a seulement trois mois, le président de la République lui-même expliquait que « Le pass sanitaire ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français » et qu’il « ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas ».

Que la séquence des décisions et annonces gouvernementales semble suivre la technique du pied-dansla-porte ne peut être qu’une coïncidence. Circulez, il n’y a rien à voir.

Pendant ce temps, ce ne sont pas les scénaristes d’une « fiction Netflix » mais des sénateurs de la République française qui proposaient déjà d’aller plus loin que le dispositif existant, grâce à une utilisation systématique des « technologies intrusives ».

Il faudrait créer une plateforme de collecte de données « sensibles » (géolocalisation et données médicales, par exemple) à collecter et croiser à chaque nouvel état d’urgence, « notamment en vue de contrôler au niveau individuel le respect des mesures imposées par la situation, et y compris si cela implique d’exploiter des données de manière intrusive et dérogatoire ». Il s’agirait par exemple d’envoyer des rappels à l’ordre et de désactiver des abonnements de transport et des comptes bancaires en cas de non-respect.

La plateforme serait nationale d’abord, mais idéalement européenne ensuite. Dans un premier temps, on obligerait quantité d’acteurs des services publics, ainsi que des « opérateurs télécom, entreprises technologiques, établissements financiers, laboratoires pharmaceutiques, transports publics, employeurs » français, à construire et maintenir des bases de données standardisées et à se tenir prêts à les « brancher », sous le régime de la réquisition que permet l’état d’urgence, à la plateforme alors activée centralisant toutes les données. Et il faudrait compléter la collecte auprès des entreprises étrangères comme Facebook et autres GAFA grâce à des partenariats.

Bien entendu, on doit croire que Big Brother ne ferait rien des précieuses données collectées pendant une crise, une fois la crise terminée. Aussi, l’objectif annoncé est de « préserver les libertés individuelles » en s’épargnant un « reconfinement chronique » autrement inévitable (hors caractère chronique de la menace, le gouvernement et nombre de « libéraux » ont bien sûr utilisé exactement le même sophisme en faveur du pass).

Ceci présuppose notamment que des urgences et des états d’urgence, il y en aura d’autres, régulièrement. En effet, « la probabilité de prochaines épidémies, peut-être plus graves encore, fait consensus au sein de la communauté scientifique ». À demi-mots donc, les sénateurs demandent aux lecteurs de leur rapport de s’habituer à l’idée que l’état d’urgence ne doit plus être considéré comme un régime d’exception.

En somme, au-delà de son caractère d’ores et déjà liberticide, l’instauration du passeport sanitaire crée un précédent facilitant à l’avenir l’adoption de tout ou partie du projet des sénateurs. Partant, il deviendra à son tour plus aisé, au gré des multiples urgences identifiées par des législateurs en position de redéfinir les contours de la notion, d’interdire l’accès à des services sous prétexte de mauvais « bilan carbone » (trop de déplacements en « état d’urgence climatique »), ou parce qu’on fait trop ou pas assez d’enfants (surpopulation détruisant la planète ou baisse de la natalité minant le système de retraite), ou parce qu’on aurait diffusé des fake news ou « mégenré » quelqu’un.

Voilà ce que le récit d’un mouvement essentiellement « antivax » occulte.

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  • Sain de corps dans un premier temps et sain d’esprit pour finir.

  • et sur le fond, il n’y a rien de choquant à être antivax..ou anti ogm, ou antinucleaire.. c’est une position dogmatique similaire aux interdits religieux..

    le problème de certains antivax est qu’il sont des obligationnistes..d’autres ont besoin de justifier..avoir une opinion est un droit.. c’est inutile de chercher à aller plus loin.

    je sais ce que c’est qu’un vol… je peux le juger dérisoire;.

    mais je ne sais pas ce que c’est qu’un écocide.. car j’ignore comment la gravité est définie.. vous imaginez qu’un vol ait été défini par l’action de se saisir d’une objet « important » appartenant ‘une autre personne sans son consentement???

    l’intervention politique est justifiée pas la « gravité…la question que je pose depuis le départ est comment définissez vous que le covid est grave???? la gastro ou le rhume ‘tuent aussi…ils ont contagieux…

    le vrai danger c’ets d’abord la criminalisation de la pensée…tant que l’on peut dire je ne suis pas d’accord en risquant non pas la orison mais les horions de la foule ça va encore…

    • « vous imaginez qu’un vol ait été défini »
      Une bonne définition du vol: c’est trouver un objet qui n’a pas encore été perdu!
      OK—–> je sors!

    • Bonjour,
      J’ai du mal à comprendre votre intervention. Vous dites :
      « le problème de certains antivax est qu’il sont des obligationnistes ». Pourriez vous développer ? Et dire si cette tendance vous semble majoritaire. Pour ma part je trouve que l’analyse faite par l’auteur correspond en grande partie à ce que j’ai pu voir (dans la rue et sur le net)

      • Je pense qu’il voulait parler des « vaxxistes » et non des « anti-vaxxistes ».
        La plupart des anti-vaxx que j’ai rencontré (et ils sont très rares, les vrais « anti ») ne veulent pas interdire les vaccins, juste qu’on ne les force pas à se faire vacciner ou faire vacciner leurs enfants.

        De même que les « anti-pass » ne veulent même pas supprimer le pass, juste faire en sorte qu’il ne soit pas obligatoire (en gros si un resto veut un pass pour qu’on y mange, c’est son droit, mais le resto d’à coté doit pouvoir s’il le souhaite, accueillir tout le monde).

      • les antivaxx qui ont besoin de prouver que toute vaccination est à presocrire…

    • @jacques lemiere
      Obligationiste ? Jamais entendu personne réclamer l’interdiction des pseudo vaccins à tout le monde. Les opposants au « pass pseudo sanitaire » vrai pass de contrôle social, défendent la liberté du choix, liberté déniée par la plupart des gouvernements du monde depuis le début de l’épidémie, français en tête.

      • .un antivaxx est une personne qui est contre la vaccination…

        comme un anti ogm est une personne opposée à la manipulation génétiques;.

        vouloir l’interdiction en général suit..

        les antivax sont en fait très peu nombreux..

  • On n’a pas fini d’en baver avec les états gloutons

  • Entièrement d’accord avec cet article.
    Pour illustrer ce que l’avenir pourrait être dans une société dominée par le politiquement correct et le contrôle social, on peut lire « Le petit polémiste » d’Ilan Duran-Cohen. Pas franchement réjouissant.

  • Excellent article qui résume bien le mouvement. Disparate d’un point de vue social et inquiet des conséquences sur le contrôle de masse

    J’en rajouterai deux importantes :
    – l’obligation vaccinale déguisée pour les enfants. C’est clairement le truc qui va faire déborder le vase
    – le traitement de l’information, qui est symptomatique du pouvoir de caste du journalisme et que dénonçait déjà Serge Halimi dans les Nouveaux Chiens de garde

    • L’obligation vaccinale déguisée pour les enfants me semble effectivement être la plus problématique.

      Dans ses publications autorisant Pfizer à continuer son expérimentation, à marketter son candidat vaccin avec le nom commercial de Comirnaty, la FDA a demandé à Pfizer de mener de nouvelles études ou de fournir les résultats d’études déjà en cours, dont plusieurs ciblent explicitement les enfants et les femmes enceintes:

      – C4591009 (protocole: 31/08/2021, fin: 30/06/2025, rapport: 31/10/2025): evaluation du nombre d’occurences de péricardites et de myocardites survenant après l’injection de COMIRNATY (USA)
      – C4591021 (protocole: 11/08/2021, fin: 31/03/2024, rapport: 30/09/2024): evaluation du nombre d’occurences de péricardites et de myocardites survenant après l’injection de COMIRNATY (Europe)
      – C4591021 (protocole: 31/01/2022, fin: 31/03/2024, rapport: 30/09/2024): sous-étude décrivant les occurences naturelles de péricardites et de myocardites post injection
      – C4591036 (protocole: 30/11/2021, fin: 31/12/2026, rapport: 31/05/2027): étude sur 5 ans d’une cohorte de patients ayant fait une myocardite ou une péricardite post injection
      – C4591007 (protocole: 30/09/2021, fin: 30/11/2023, rapport: 31/05/2024): sous-étude pour évaluer le taux d’incidence des myocardites / péricardites ne nécessitant pas d’hospitalisation post-injection chez les sujets de 5 à 15 ans
      – C4591031 (protocole: 30/11/2021, fin: 30/06/2022, rapport: 31/12/2022): sous-étude pour évaluer le taux d’incidence des myocardites / péricardites ne nécessitant pas d’hospitalisation post-injection chez les sujets de 16 à 30 ans
      – C4591001 (protocole: 07/10/2020, fin: 31/05/2023, rapport:31/10/2023): évaluer la sécurité et l’efficacité du COMIRNATY chez les enfants de 12 à 15 ans
      – C4591007 (protocole: 08/02/2021, fin 30/11/2023, rapport: 31/05/2024): évaluer la sécurité et l’efficacité du COMIRNATY chez les enfant de moins de 12 ans et de plus de 6 mois
      – C4591023 (protocole: 31/01/2022, fin: 31/07/2024, rapport: 31/10/2024): évaluer la sécurité et l’efficacité du COMIRNARTY chez les bébés de moins de 6 mois
      – C4591022 (protocole: 01/07/2021, fin: 30/06/2025, rapport: 31/12/2025): sur l’exposition au vaccin pendant la grossesse tant chez la mère que chez l’enfant
      – C4591007 (protocole: 30/09/2021, fin: 30/11/2023, rapport: 31/05/2024): évaluation de l’immunogénicité de doses plus faibles chez les sujets de 12 à 30 ans
      – C4591014 (protocole: 22/03/2021, fin: 31/12/2022, rapport: 30/06/2023): évaluation de l’immunogénicité de doses plus faibles chez les sujets agés
      – C4591014 (debut: 22/03/2021, fin: 31/12/2022, rapport: 30/06/2023): évaluation de l’efficacité vaccinale

      Source: FDA STN #125742 BLA Approval

  • Toute la question est là : comment faire confiance à un gouvernement qui a continuellement menti, disant tout et son contraire à quelques jours d’intervalle ? Comment ne pas comprendre que des millions de citoyens s’interrogent sur la « science » quand Véran balance n’importe quoi comme chiffres, issus d’études bidons sans aucune valeur scientifique ? Quand des pays comme le Danemark ont rapidement abandonné le Pass car totalement inutile voir contre-productif ? Et nous, crétins de citoyens, ont doit croire la science de Macron, et Véran qui nous dit : le pass s’arrêtera le 15 novembre… sauf si le Covid n’a pas disparu de nos vies. Mes amis, ont est parti pour des décennies de flicage numérique..

    • « comment faire confiance à un gouvernement qui a continuellement menti »

      Les mensonges du gouvernement n’ont rien de nouveau, ni aujourd’hui ni hier.

      En revanche les mensonges assumés de la presse … Car il ne s’agit plus d’opinions mais de la communication d’une certaine caste. Même la rubrique des chiens écrasés n’est plus crédible. J’en viendrais presque à douter de la disparition de Bebel.

  • La critique des « anti-pass », de même que celle du « climato-scepticisme » dans les médias est, pour qui a un peu de recul, immensément amusante :
    On voit dans les deux cas des journalistes, ayant vaguement, et de loin, suivi des études littéraire, traiter « d’anti-science » des professeurs d’université et chercheurs de haut vol. On entend des lycéens qui peinent à obtenir le bac 2020 donner des leçons de « science » à des docteurs en physique, en biologie ou en épidémiologie.

    On voit les statisticiens/empricistes qui disent dans les deux cas « on ne sait pas assez, on ne peut pas conclure » se faire traiter d’anti-scientifiques par les modélisateurs…

    Il y a en effet beaucoup de « novlang » dans ces discours « contre les contre » d’une majorité qui se croit formée et informée (mais est en général ignorante et contente d’elle même, au mieux des « demi-habiles » pascaliens) et fait interdire de réseau sociaux des récipiendaires de Prix Nobel pour « pensée déviante contre la science ».

    • Sauf que prendre du recul avec ses gens qui veulent s’en prendre à vos fesses, n’est pas la bonne tactique. Ils serait préférable de faire front, non ?

    • That’s the pot calling the kettle black !

      • En français on dit « l’hôpital qui se fout de la charité ».
        Sauf que…
        Les « anti » idéologie dominante, sont pour la plupart et par la force des choses très renseignés sur le domaine (parfois mal, effectivement, mais peu sont ignorants). Au contraire, celui qui supporte l’idéologie « scientifique » dominante du moment n’a pas besoin de chercher des sources, de lire des articles de recherche, non, il régurgite juste ce qui est raconté à la télé…

        Après, je fais partie des bas du front sous éduqués qui s’opposent au pass… Et je suis enseignant-chercheur, diplômé de grande école, deux fois docteur. Savez vous, par ailleurs qu’aux US la courbe liant études et opposition aux « mandates » vaccinaux est en U avec le plus fort soutien pour ces mesures chez les gens avec un Bachelor… et le plus faible soutien chez les gens ayant un PhD.

  • Merci pour cet excellent article.

  • « des sénateurs de la République française qui proposaient déjà d’aller plus loin que le dispositif existant, grâce à une utilisation systématique des « technologies intrusives ». »
    Deux « LR » et une Radicale…

  • Que tant de journalistes, d’experts de plateaux TV, de politiciens et autres personnalités du showbiz défendent le principe du pass sanitaire devrait interroger à la fois sur les liens/conflits d’intérêts de nombre de ces gens, mais aussi sur un phénomène vieux comme le monde : la courtisanerie. Combien parmi ces gens amateurs de feux de la rampe espèrent être remarqués – pour être promus – par les puissants du jour, jusqu’au plus puissant de tous, le président Macron ?

    Encore des questions que l’épouvantail « antivax » permet d’éluder.

    • J’y vois surtout de la bêtise. Des journalistes, sans bagage scientifique, prêts à avaler n’importe quoi et qui fonctionnent par panurgisme.
      Ah ça, ils sont plus doués pour faire l’exégèse des petites phrases que pour essayer de tirer le vrai du faux des contre-vérités et des demi-mensonges balancés par les politiciens ou par les toubibs qui sortent de leur champ de compétences…

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