PMA pour toutes : une liberté nouvelle

Au lieu de chercher à imposer à tous leurs principes moraux, nombre de conservateurs s’adaptent à une liberté nouvelle qui ne remet pas en cause leurs croyances particulières, comme c’est le cas pour la PMA.

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PMA pour toutes : une liberté nouvelle

Publié le 4 février 2021
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Par Patrick Aulnas.

L’Assemblée nationale a voté le 29 juillet 2020, en deuxième lecture, l’ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes, mesure phare du projet de loi bioéthique examiné en deuxième lecture. Malgré une vive opposition de la droite, le texte a désormais toutes les chances de devenir loi.

PMA : situation actuelle

La PMA n’est possible aujourd’hui que pour les couples hétérosexuels mariés ou vivant ensemble et diagnostiqués infertiles. Différentes techniques (fécondation in vitro, insémination artificielle) peuvent être utilisées.

Statistiquement, la question concerne un nombre réduit de couples : en 2015, 24 839 grossesses par PMA sont arrivées à leur terme, soit environ 3 % des naissances.

Les couples de lesbiennes et les femmes seules ne peuvent donc pas bénéficier aujourd’hui de la PMA en France. La législation française apparaît sur ce point particulièrement restrictive.

L’Espagne, le Portugal, l’Irlande, le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-Bas, le Danemark, la Suède, la Finlande, le Luxembourg admettent la PMA pour les couples lesbiens et les femmes seules. L’Autriche l’admet seulement pour les couples lesbiens et certains pays comme la Hongrie, la Bulgarie ou la Grèce l’acceptent pour les femmes seules mais pas pour les couples lesbiens.

Cette diversité législative résulte évidemment de l’emprise des morales traditionnelles à caractère religieux sur le sujet. Le recul des monothéismes en Europe conduit à une libéralisation progressive dans tous les pays.

L’article 1er du projet de loi bioéthique

Le projet de loi relatif à la bioéthique traite de plusieurs sujets (filiation, dons d’organes et de tissus, recherches sur l’embryon, etc.) mais c’est sur son article 1er que médias et opposants se sont focalisés. Il ouvre en effet l’accès à la PMA à toutes les femmes, quelle que soit leur orientation sexuelle et leur statut civil. Les couples lesbiens et les femmes seules pourront donc recourir à la PMA.

L’article 1er a été voté dans les mêmes termes que celui adopté en octobre 2019 en première lecture. Les députés ont à nouveau rejeté la PMA post-mortem, avec les gamètes d’un conjoint décédé, et l’ouverture de la PMA aux hommes transgenres.

La technique dite de la ROPA (don d’ovocytes dans un couple de femmes), a également été rejetée. La droite y voit « un glissement vers une gestation pour autrui » (GPA, recours à une mère porteuse). La position de la droite est en effet constante sur les questions sociétales depuis les années 1960 : refus de toute libéralisation.

Les conservateurs ont toujours eu peur des évolutions sociétales

Les conservateurs se sont ainsi opposés à la légalisation de la contraception orale  dans les années 1960, à l’interruption volontaire de grossesse dans les années 1970, au pacte civil de solidarité (PACS) dans les années 1990 et au mariage homosexuel en 2013. La sociologie politique, par le biais des sondages, montre que l’électorat de droite évolue a posteriori.

Qui est aujourd’hui opposé par principe moral à la contraception orale ? Très peu de monde.

De même, pour l’IVG, alors que 48 % des Français y étaient favorables en 1974, ils sont désormais 75 %. Le mariage pour tous suit la même évolution : les sondages montrent que les personnes souhaitant abroger la loi Taubira de 2013 sont de moins en moins nombreuses.

Chez les conservateurs, l’extension du domaine des libertés sociétales se heurte à de très anciennes normes éthiques d’origine religieuse, considérées comme le stade ultime de l’Histoire. Mais lorsque la société a évolué et que l’expérience montre que leur crainte de l’avenir est infondée, un phénomène de résilience se produit.

Au lieu de chercher à imposer à tous leurs principes moraux au nom d’une vérité qui n’est que leur vérité, nombre de conservateurs s’adaptent à une liberté nouvelle qui ne remet pas en cause leurs croyances particulières.

La famille traditionnelle n’est nullement menacée par la PMA

Il en ira de même pour la PMA, qui ne concerne, en pratique, qu’un nombre réduit de personnes. Le modèle familial traditionnel restera la norme. Les objections simplistes concernant la structure de la famille (nécessairement un père, une mère, des enfants) sont parfois considérées par certains analystes comme découlant du droit naturel. Piètre argumentation.

Le droit naturel était invoqué au XVIIIe siècle par les philosophes des Lumières  pour s’opposer à la toute-puissance du pouvoir politique des anciennes monarchies. Il s’agissait d’un ensemble normatif intermédiaire entre le droit positif et la morale, destiné à asseoir la liberté sur un socle de niveau supérieur aux règles élaborées par le pouvoir politique.

Ainsi, la liberté d’aller et venir, le droit de propriété étaient censés relever du droit naturel. Une règle du droit positif contrevenant à ces libertés était donc analysée comme illégitime. Le droit naturel se situait donc du côté des libertés et en opposition frontale au despotisme, qu’il vienne du pouvoir politique ou des religions officielles, souvent alliés.

Il est particulièrement piquant que certains intellectuels invoquent aujourd’hui le droit naturel pour s’opposer à la liberté. Il s’agit bien en effet pour eux de ne pas permettre une extension de la PMA au prétexte qu’elle aboutirait à ne pas respecter la famille naturelle. Il n’en est rien.

Cette structure familiale ne sera en rien remise en cause. Il s’agit seulement d’accorder une liberté nouvelle à certaines minorités.

Cet étrange retournement de l’Histoire – le droit naturel désormais invoqué contre la liberté – est le propre de la politique. Pour certains esprits, tout argument est bon, aussi pauvre soit-il, lorsqu’il s’agit d’imposer par la violence légale sa vision du monde à la société entière.

Un article publié initialement en août 2020.

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  • Voilà un article intelligent, merci !

  • la triade père , mère , enfant n’est pas religieuse..C’est trop simpliste…!!! c’est l’architecture d’une famille dans son historicité et ses racines et c’est un équilibre généalogique source d’une assise psychologique pour les générations issues de cette famille..Comme le répètent les psychanalystes de tous bords dont on se contrefout à tort..Les désordres psychologiques émergent à la deuxième voire à la troisième génération..

    • 1 – Il n’y a aucun concensus parmi les psys.
      2 – Votre « architecture d’une famille » est incompréhensible. Il y a plein de familles, mêmes de sociétés qui fonctionnent différemment.
      Pour un individu ce n’est pas les racines qui sont importantes, mais l’éducation. Et le sacro-saint papa/maman hétérosexuels à la maison pour garantir une bonne éducation est depuis longtemps réfuté par les faits.
      3 – Comme il n’y a manifestement pas de « désordre » psy évidents, vous faites des prévisions sur les suivantes, malin !

      • Pourriez-vous nous donner des exemples de sociétés (hors primitifs) fonctionnant de cette manière pour une durée significative?
        Il y a une corrélation aux US entre la délinquance juvénile et les foyers d’où le père est absent. D’où l’on peut penser que l’absence d’un père servant de modèle a un impact sur le développement des garçons.
        Après pour les foyers homo avec enfants, leur existence est à la fois marginale et récente, donc on aura sans doute du mal à trouver des stats significatives pour ou contre. Idem pour la violence domestique.

        • Corrélation n’est pas causalité.
          Et bien heureusement qu’un père modèle n’est pas la condition sinequanone pour générer un enfant (et ensuite un adulte) épanoui.
          Ca peut aider, je peux vous l’accorder. Mais ce n’est pas un modèle qu’on peut, et doit, imposer.
          Quant à trouver une civilisation qui fonctionne très bien sur une durée significative, il n’y en a pas.
          La question n’est d’ailleurs pas, enfin pour moi, de trouver le « modèle » idéal qui irait au plus grand nombre. Mais d’avoir une société qui respecte au mieux les individualités de chacun. Et pour cela actuellement c’est sans conteste la civilisation occidentale.

          • Civilisation occidentale qui est en train de se renier elle-même, mais c’est un détail, sans doute. Prenez un peu de hauteur, et vous verrez que l’évolution sociétale depuis quelques décennies entraîne une natalité déficitaire, et comment évolue une telle société, à terme ? On commence à le voir : ces sociétés sont condamnées, à moyen terme.

            • Il y a quelques décennies, l’homosexualité était encore un délit/une maladie, les femmes n’avaient pas le droit de vote, une femme violée ne pouvait pas avorter, etc etc
              Quand des Etats essayent de manipuler la natalité, dans un sens ou dans un autre, on sait ce que ca donne…
              Mais ce n’est pas le sujet, ici on parle de choix individuels, qu’on souhaite pouvoir respecter, ou non.

              • l’homosexulalité est un « cul de sac évolutionnaire » le droit de vote une illusion (et celui des femmes plus encore… qui empiriquement conduit souvent à des abominations), le « droit à avorter » n’est jamais que celui de tuer le plus faible qui gêne, pas franchement un truc dont on se vante si on observe les faits et non l’idéologie… Quant à la manipulation de la natalité, en effet on est en plein dedans, des tentative « décroissantes » qui visent à réduire l’humanité. A la dénaturer. A couper l’homme de son animalité, de son instinct, de sa nature, pour permettre l’avènement d’un « homme nouveau » qui permettrait enfin le vrai futur riant qu’on prédit (ou les abomination qui ont toujours suivi ce genre de projet).

          • Corrélation n’est pas causalité: sûr. Malheureusement dans les « sciences » sociales, il est difficile de faire des expériences (éthique, durée etc.) et donc, on est plus facilement porté à réfléchir sur des corrélations que sur des preuves. Il nous restera à quantifier combien ça peut aider, et ce qu’est un adulte épanoui.
            Vous chipotez sur les mots « durée significative, » je vais donc répondre à la question: il n’y a jamais eu de civilisation qui ait fait l’impasse de la filiation biologique et de la structure familiale. Quelques sociétés primitives ont fonctionné en matriarcat, mais se sont toujours faites démolir par les sociétés plus avancées.
            Respect des individualités: d’accord sur l’occident comme champion. Mais vous pensez que cela s’améliore quand on cède à des caprices d’ultra-minorités, et je pense qu’au contraire cela conduit droit à l’autoritarisme « bienveillant ». Quand l’Etat distribue des droits comme des bons points, il y a quelque chose de louche.

            • Pourquoi vous parlez d’autoritarisme? On ne va pas vous forcer a faire une PMA…
              Comme on ne va forcer personne à devenir homo ou, trans, de porter un voile, etc..
              Cela restera toujours une minorité.
              Que ce ne soit pas le modèle, la vision du monde que vous souhaitez, je le conçois, mais on vous demandera a minima de respecter ces minorités et cela me semble une bonne chose.
              L »effondrement » de votre « civilisation », il faudra la chercher ailleurs.

              • Bon, nous considérerons donc que la question de la liberté de l’enfant de grandir, de préférence, dans une famille assurant un bon développement, est mise de côté.
                Pourquoi l’autoritarisme, en effet. Cela résulte directement de l’existence de mouvements politiques/ lobbies révolutionnaires, qui de part leur nature, ont tout à gagner à faire des demandes de plus en plus irrationnelles, ne serait-ce que pour continuer à toucher leurs prébendes (subventions, sponsors, etc.)
                Schéma de base:
                – On commence par demander une liberté de base: droit pour les homos de faire l’amour sans être persécutés; droit pour les gens à vivre dans un environnement sain (c’est bien en soi.)
                – Cette demande suscite une forte adhésion, le mouvement devient riche et puissant. Il va faire une demande supplémentaire: par exemple, mariage pour tous (c’est OK même si le mariage civil est une ânerie.)
                Le pouvoir politique trouve cela bien commode d’acheter de l’électorat en se posant en défenseur de la liberté. Il accepte, subventionne, promeut.
                – Le mouvement « gay » (ou écolo ou autre, pas de fixation) se trouve à la tête d’une petite troupe victorieuse, avec plein de thunes et un capital sympathie. Mais ce serait trop bête de s’arrêter là: il reste des archi-minoritaires qui n’ont pas tout ce qu’ils souhaitent, et il reste du pognon et des carrières publiques à récupérer/conserver pour les leaders.
                – Donc pourquoi ne pas faire du lobbying pour une loi aux petits oignons interdisant la discrimination dans les entreprises privées, et puis aussi les discours « homophobes »? La liberté de l’entrepreneur et la liberté d’expression peuvent aller se faire cuire un œuf.
                (- Comme la liberté des enfants… etc… loi GPA.)
                – On peut aller plus loin (pognon, ministères…) alors pourquoi ne pas militer pour les transsexuels (idéologiques, ne pas confondre avec les rares cas médicaux), ou les « trans-abled » et leur liberté de se mutiler aux frais d’autrui?
                – Ça a marché? Il ne reste plus beaucoup de « libertés » à conquérir? Bah il reste la liberté d’obliger une femme vous épiler les coucougnettes si l’on est « trans » (google Jessica Yanniv,) ou la liberté de mutiler ses enfants… Pardon la liberté des enfants de choisir leur genre, haha.
                – Et pourquoi pas la liberté de gestation artificielle? Cela créerait de l’égalité. Tout le monde il a droit à un enfant. Qui se développera dans un sac plastique: on ne peut pas prouver a priori que c’est mauvais pour lui, et puis il n’est une personne qu’après sa naissance.
                – Oui mais il y a une inégalité entre les familles qui éduquent leurs enfants, et les autres. Peut-être même des inégalités entre les enfants de familles « normales », et les enfants de célibataires trans non genrés pansexuels… Insupportable.
                – Éducation et élevage par l’État.
                – Et toutes ces inégalités génétiques? Pouah. É-ga-li-té obligatoire.
                – Conception et gestation par l’Etat.
                A chaque étape, bien rajouter une loi protégeant les opprimés en interdisant la contradiction. Bienvenue dans le meilleur des mondes.
                Je force le trait? Peut-être. Encore une fois, les mêmes personnes qui favorisent ce « progrès » à marche forcée, adorent museler la contestation et s’approprier le patrimoine des autres. C’est sûrement une coïncidence.

              • vous n’avez déjà plus le droit de dire ce que vous pensez de l’homosexualité… Fin de la liberté d’expression !

              • SI personne ne contraint personne à financer les PMA, si aucun médecin n’est jamais contraint à en pratiquer contre son « fors intérieur », s’il n’y a aucune propagande (dans les médias ou ailleurs) financée par les opposants mais expliquant aux opposants qu’ils sont rétrogrades, alors pourquoi pas.
                Sauf que mon petit doigt me dit que ça ne sera pas le cas. Et que la civilisation s’est effondrée quand elle a commencé à nier la nature humaine tout en célébrant la « nature » (et en voulant la figer, ce qui est le contraire même de la vie, au sens des meilleures définitions scientifiques qu’on peut en avoir).

            • La question n’est pas de savoir si le modèle familial traditionnel permet le développement de l’humanité, ça personne ne le conteste, c’est un constat historique.

              La question est de savoir si un Etat doit priver les individus de la possibilité d’être assisté médicalement concernant la procréation.

              Et ici, regarder une époque où la PMA était techniquement impossible pour en déduire qu’elle est néfaste, est une démarche ridicule.

              Il faut avoir bien peu confiance dans la solidité du modèle familial traditionnel pour penser que ne plus interdire la PMA entraînera la fin de notre civilisation.

      • Erreur….Tous les psychanalystes sont d’accord, ce qui est rare, pour dire qu’il faut deux générations pour qu’une névrose développe ses symptômes et trois pour qu’une psychose en fasse de même..Les enfants des PMA et GPA peuvent s’en sortir mais leurs descendants c’est autre chose…Simplement faut-il sortir un peu du réel dans lequel nos sociétés nous enferment et avoir un peu d’introspection…Ce qui est compliqué de nos jours..

        • Une psychose a probablement des raisons neurobiologiques et neuronales, troubles de migration, de connexion des neurones…

        • N’importe quoi !
          D’abord, mêler enfants de PMA et de GPA dans un grand Tout c’est déjà n’importe quoi.
          Ensuite, aller chercher les possibles « névroses » des petits-enfants…
          Bref…

  • les lois de la nature sont simples, pour avoir un enfant il faut un male et une femelle, tout le reste est de la literrature. la liberte n est pas que le contribuable paye les delires des minorites, une femme seule veut un enfant et bien elle se fait engrosser par une bite ou bien elle paye avec son argent, pas le mien, pour les couples de lesbiennes c est la meme chose. ca suffit les delires pseudos liberaux, tout cela n est pas une nouvelle liberte quand c est le contribuable qui paye les conneries.

    • Il y a en effet deux aspects à la législation PMA – l’aspect « liberté / éthique », qui autorise les médecins à poser les actes résultant en une PMA et l’aspect « financier » qui permet la prise en charge par la sécurité sociale des actes médicaux résultant de ce « désir d’enfant ».

      Mais l’extension de la PMA à tous est plutôt le résultat d’une vision « droit-de-l’humaniste » : la République ne peut en effet traiter différemment certains de leurs citoyens sur base de leur orientation sexuelle ou de leur situation familiale – ce qui entraine l’extension des droits à la PMA et à la prise en charge financière correspondante

      • 7° ligne :  » certains de ses citoyens » – désolé

      • non, la société n’a pas à prendre en charge ce genre d’acte.
        Si un acte médical est fait pour soigner, il est normal de le faire financer par l’assurance maladie , si il n’y a pas de problème de santé mais juste un choix de style de vie , alors c’est à chacun de financer ses choix.

        • Sauf à reconnaître l’homosexualité féminine comme une maladie. Implicitement, c’est ce qui se passe.

          • Ou a reconnaitre qu’un enfant a nécessairement un père et une mère et à besoin de ces deux personnes (un ou une substitut n’étant qu’un pis aller qu’on ne devrait jamais imposer « hormis si rien ne peut l’éviter » à un enfant).
            On peut aller à fond dans la PMA etc. mais il faut donner ensuite aux enfants qui en résultent la possibilité de demander et d’obtenir pleine réparation des dommages qu’ils penseront (peut-être, ou pas du tout si l’on croit ce qu' »on » dit… mais dans ce cas, pas de risque, après tout) avoir subi de ce fait.

        • Je soulignais la cohérence du raisonnement : si la PMA est un droit couvert par la sécurité sociale, la PMA pour tous, couverte par la sécurité sociale, en découle.
          Pour les enfants en résultant, « the jury is still out », mais les premiers résultats observés au Canada ne semblent pas indiquer de problème particulier. ( on peut supposer que des enfants générés par PMA sont statistiquement plus désirés que les enfants naturels et que les procédures qui l’encadrent ne favorisent pas les couples dysfonctionnels – mais sans certitude )

      • Dans votre raisonnement logique (ne pas pouvoir traiter différemment etc.), vous oubliez une donnée : les enfants, êtres humains au même titre que les autres, mais considérés comme des objets, même si ils ne le disent pas comme cela, par les promoteurs de cette loi. Cette donnée met tout le raisonnement à terre.

        • En effet, si on ne veut pas détruire l’égalité de traitement, imposer à certains enfants d’avoir une mère et pas de père ou deux mères et pas de pères ou … bref, de ne pas avoir une mère et un père, idéalement leur géniteurs au sens biologique du terme, est une violation de l’égal traitement de tous les citoyens.
          Après tout, pourquoi pas, mais il faut que les enfants en question puissent obtenir plein dédommagement, s’ils sont insatisfaits de leur état, auprès des responsables : les « parents », les médecins qui auraient pratiqué la chose, les politiciens qui l’ont voté pour plaire aux médias, etc. Et le prix d’un suicide, c’est pas léger…

    • + 1000000000 le débat est faussé d’entrée de jeu en France puisque ce sont les autres qui paient

    • Il n’y a qu’une seule loi naturelle : chacun fait ce qu’il veut tant qu’il le peut. Tout le reste est de la literature, en particulier vos délires sur la famille traditionnelle.

  • Toutes les grandes civilisations ont disparu dans l’histoire humaine après qu’ils se sont livrés à l’oisiveté, aux dérives sexuelles, à la montée de l’autoritarisme, à la faiblesse ou la folie de leurs dirigeants, ainsi qu’à une administration corrompue et défaillante.

    • Boboïsme, écologisme et socialisme, vous exagérez un peu de les appeler « grandes civilisations ». Bon,il est probable qu’ils vont bien entamer nos libertés mais la Nature, son droit naturel, l’écologie des systèmes (la réalité au final) finiront bien par les emporter. Soyons résilients!

      • l’individu survit (mais dans quelles conditions). La civilisation, elle… Penez à Rome, à la Grèce antique avant elle, à l’ancien régime Français, plus près de nous… TOUS ont mis la sexualité et particulièrement ses déviances glorifiées et considérées comme « normales » au centre, toutes se sont effondrées du fait de la faiblesse qu’elle ont acquis, détruites par « les autres », les « extérieurs », ces « primitifs incultes » qui ne suivaient pas ces modes (on disait barbares, puis encore barbares, puis « culs terreux »… on dit « immigrés » désormais).

  • Encore de la publicité pour les minorités.
    Ces choses existent depuis la nuit des temps, mais elles étaient réglées en route discrétion et cela n’était pas plus mal.
    Bill Clinton s’était fait élire en voulant s’occuper des américains et non des minorités,il serait bien que nous en fassions de même et qu’enfin disparaisse de ce pays l’individualisme et l’égoïsme.

    • Eh oui :
      « Le libéralisme classique ne reconnaît pas de droits particuliers aux majorités, même démocratiquement élues. De la même façon qu’il interdit à un plus fort d’imposer sa volonté à un plus faible, il interdit à un plus grand nombre d’individus d’imposer leur volonté à un plus petit nombre. Le rôle de l’État libéral n’est pas de faire régner la loi de la majorité, mais au contraire de protéger la liberté des individus et des minorités contre les plus forts et les plus nombreux. »

      • C’est plutôt d’accompagner l’avis de la majorité mais de protéger la ou les minorités. C’est déjà du boulot.

      • Et qu’en est-il de la minorité des enfants ? « Oubliée » ?

        • Occupez vous de vos fesses j’ai envie de dire.
          Mais je pense que si vous vous préoccupiez véritablement du bien-être des enfants, il y a bien d’autres priorités à cibler que les enfants issus de PMA..
          Au moins ces enfants là sont assurément des enfants qui auront été souhaité par leur géniteur.

          • Si vous donnez la garantie que je n’aurais jamais à payer un centime pour votre PMA pour toute, et que les enfants en question pourront sur simple demande obtenir compensation s’ils s’estiment malheureux, défavorisés ou quoi que ce soit, et que la compensation soit vraiment « conséquente », allez y, je m’occupe de mes fesses et je vous laisse les votres. Mais
            1° vous voulez que je paye
            2° vous n’êtez pas prèts à assumer à titre personnel les risques que vous imposez à la société.
            Donc non… Je m’occupe de mes fesses en me plaignant de cette loi mal boutiquée qui n’est pas une liberté pour certains mais une destruction de plus de la liberté de tous !

          • vu la souffrance des enfants adoptés à la recherche de leurs origines, je doute que pour ceux issu de PMA, cela aille beaucoup mieux. Bref, est-il besoin d’en ajouter et de supprimer le droit de ces enfants à avoir une filiation « humaine » ?

    • « Encore de la publicité pour les minorités. »

      Non, c’est de la promotion pour des libertés individuelles.
      Chose qu’un antilibéral comme vous ne peut comprendre…

      • sauf qu’une fois de plus cette promotion se fait au détriment des plus faibles à qui on supprime des droits pour cela.

  • c’est fantastique, toutes ces libertes de foutre en l’air la civilisation.
    des libertes comme ca, je t’en fais plein: liberte de ne pas aller a l’ecole, liberte de ne pas parler francais, liberte de ne pas eduquer ses enfants, liberte de ne pas travailler, liberte de ne pas avoir d’enfants, liberte de promouvoir une sexualite infertile, liberte de ne pas appliquer la loi, liberte de ne pas defendre le pays, liberte de ne pas aller en prison, liberte de tuer les enfants a naitre, liberte de se suicider.
    on a encore de belles marges de progression.

    • Excusez nous de préférer une civilisation de libertés individuelles à vos délires totalitaires…

      « liberte de ne pas aller a l’ecole »
      Pour !
      –> Déposséder les parents de leur rôle éducatif est clairement liberticide.

      « liberte de ne pas parler francais »
      Pour !
      –> L’interdiction des différents patois sur le territoire français est clairement liberticide.

      « liberte de ne pas eduquer ses enfants »
      –> C’est pourtant ce que vous prônez deux lignes plus haut.

      « liberte de ne pas travailler »
      Pour !
      –> Vouloir interdire l’obtention de revenus sans travailler, par exemple uniquement en faisant fructifier son capital, est clairement liberticide.
      –> Vouloir déposséder les héritiers qui n’ont pas besoin de travailler pour subvenir à leurs besoins est clairement liberticide.

      « liberte de ne pas avoir d’enfants »
      Pour !
      Selon vous, il faudrait rendre obligatoire le fait de procréer ?…

      • « « liberte de ne pas travailler »
        Pour !
        –> Vouloir interdire l’obtention de revenus sans travailler, par exemple uniquement en faisant fructifier son capital, est clairement liberticide. »

        Dans la catégorie « mauvaise foi absolue », je demande Raphaël et son commentaire de troll de bas niveau…

        • Bien entendu, il n’y avait aucune mauvaise foi dans le commentaire auquel je répondais…

          • Et sous ce prétexte, vous vous retrouvez à défendre le fait qu’un revenu universel, ou une population qui refuse les us et coutumes du pays qui l’a accueilli, serait « une civilisation de libertés individuelles », et que ceux qui refusent cela présenteraient des « délires totalitaires » ? Que la « liberte de ne pas appliquer la loi » serait une avancé, et qu’au contraire vouloir son application serait du totalitarisme ?

            Arrêtez de creuser…

            • Où voyez vous que je défends un revenu universel, guignol ?
              Merci de ne pas me faire dire des choses que je ne dis pas.

      • Dans l’absolu pourquoi pas…
        Mais vous semblez oublier que la liberté implique la responsabilité. Le fait d’assumer les conséquences.
        Bref, liberté de ne pas travailler et de ne pas s’intégrer à la société : pas de problème, mais faut pas se plaindre de mourir de faim ni d’être victime de « racisme larvé » ou de se faire insulter. L’un ne va pas sans l’autre. Une « liberté » dont on n’a pas à assumer les effets négatifs n’est pas une liberté réelle mais un faux droit qu’on donne à certain, opposable aux autres. Bref, la tyrannie.

        • Où voyez vous que j’oublie que la liberté implique la responsabilité ?
          Merci de ne pas me faire dire des choses que je ne dis pas.

  • La liberté, oui, mais avec la responsabilité. Le pouvoir de donner la vie appelle la responsabilité vis-à-vis de sa descendance. Il est irresponsable de donner ses gamètes comme on donnerait son sang. Il est irresponsable de la part de l’État d’encourager ces pratiques.

    • oui c’est incroyable !
      Le don de sperme c’est de l’abandon d’enfant, c’est incroyablement immoral. Je ne pourrais pas dormir si j’avait des enfants « perdus ».

  • En gros, on n’a pas le droit de tripatouiller les betteraves et le maïs pour respecter « la nature », mais bidouiller joyeusement les ‘lego’ de la création dans les labos…

    Vous me direz que dans les deux cas il s’agit (pour les mêmes) de sauver l’humanité…

  • Il me semble bien que cette liberté existait, avec les responsabilités qui allaient avec, elle n’a strictement rien à voir avec ce qu’ offre le progressisme de cette nouvelle gauche qui ne réfléchit pas une seule seconde aux conséquences de ses décisions que nous tous devrons assumer ( bonjour la liberté !) mais uniquement aux revendications de quelques uns par clientélisme d’un pseudo camp du bien.

  • Un enfant c’est un mâle une femelle,loi immuable de la nature ,fallait y penser avant de préférer les mâles pour un mâle ,les femelles pour une femelle.
    Au nom d’une liberté financée par les autres on part dans des délires Frankensteinien sinon Huxleyen!

    • je suis d’accord avec vous sur la loi immuable, ensuite c’est de la responsabilité privée de ces couples d’avoir ou pas des enfants, rien ne les oblige a for cément en avoir (sauf les conventions sociales qui sont fortes dans ce pays)

  • « Les couples lesbiens et les femmes seules pourront donc recourir à la PMA.Les députés ont à nouveau rejeté la PMA post-mortem, avec les gamètes d’un conjoint décédé »
    et vous trouvez que c’est une liberté nouvelle ? Pas moi. Comment peut on considérer qu’une veuve n’est pas une femme seule ? L’enfant qui pourrait être conçu avec les gamètes de son père biologique (que sa mère aimait) saurait d’où il vient. Tandis que les enfants nés de « dons de matériel génétique » je cite M. Dupond-Moretti, ne sauront pas leurs origines, lorsqu’ils demanderont : qui c’est mon papa ? leur répondra t’on « c’est du matériel génétique conçu en éprouvette ». Quelle fabrique de malheureux est on en train de créer artificiellement !
    Cette loi prend égoïstement en considération le droit à l’enfant, mais que fait elle des droits DE l’enfant ?

    • Bah c’est la faute des veuves, elles n’ont qu’à créer leur lobby subventionné ;p

      • @liliforever : on se demande en effet pourquoi les députés ont rejeté la PMA post- mortem car pour les enfants conçus anonymement on ne se préoccupe pas de savoir si le géniteur est vivant ou mort au moment de l’insémination. Quels sont les arguments qui fondent cette décision ?
        On aimerait aussi savoir ce qu’en pense Aulnas.

    • Il y a environ 40 ans il avait été interdit de recueillir son propre sang avant une intervention programmée et pour faire face à d’éventuelles hémorragies. Si vous le faisiez, il fallait légalement le déposer à la Banque du Sang et il serait donné au hasard et si vous saigniez le jour de la chirurgie, on vous transfusez avec le sang d’un autre (en même temps, le gouvernement poussait les établissements du sang à prélever le plus possible dans les prisons).
      D’une part, l’industrie et les chirurgiens ont rapidement développé des techniques qui permettaient de récupérer le sang au cours des interventions, de le filtrer, de le reconcentrer et de le réutiliser, d’autre part, passaient outre aux interdictions.
      Donc, on verra comment cela évoluera. Cela peut d’ailleurs être une formidable empoignade judiciaire.

    • D’accord avec vous liliforever
      La France… toujours « oui, sauf » et tant pis si le « sauf » est stupide. Bien sûr qu’il vaut mieux être l’enfant post-mortem du conjoint aimé de sa mère, qui saura parler de ce père, que celui d’un inconnu. Même s’il est encore vivant, il est de toutes façons mort et totalement inconnu pour l’enfant !

  • Une loi sur l’avortement passée avec 74% d’opposition est un grand moment de liberté et de démocratie… haha.
    Oui je sais, les « vrais » libéraux doivent se réjouir que des « élites éclairées » transforment la société contre son vouloir… Les mêmes élites déglinguées qui créent le paradis socialiste sur terre, comprenne qui pourra.
    Concernant la PMA pour toutes, l’article n’a pas mentionné l’appendice de notre nouvelle loi de liberté (prise bizarrement par un govt habituellement liberticide,) j’ai nommée l’extension du délai d’avortement pour raisons de « détresse psychosociale », un foutoir qui permet d’avorter quand on le souhaite. J’espère qu’aucun médecin ne sera assez foutraque pour pratiquer un avortement au huitième mois sans danger mortel pour la mère, mais la porte est ouverte.
    C’est un exemple magnifique de l’effet cliquet, qui fait que céder à une minorité vocale (misandriste dans ce cas, mais ça marche aussi pour les écolos etc.) entraîne une course en avant vers l’absurde.

    • Avortement possible jusqu’au terme de la grossesse, pour cause de « détresse psychosociale », autrement dit pour n’importe quelle raison.
      Nous avions un des records du monde du nombre d’avortements par habitant (la Chine de Mao était devant, certes : quelle référence), à savoir plus de 200.000 par an en France, mais il faut croire que ce n’était pas suffisant pour les « progressistes ».
      Dans une même maternité, vous pourrez donc avoir madame X et son bébé prématuré de 7 mois, que les docs et tout le monde sera heureux d’avoir mis au monde et à qui ils sauront assurer un avenir normal et heureux, et madame Y, dont le bébé, pardon, l’amas de cellules de 8 mois 1/2 sera jeté à la poubelle, pardon « recyclé dans la recherche scientifique » (à moins que ce ne soit dans l’industrie cosmétique). C’est pas beau le progrès ?

  • Ce n’est pas une liberté puisque les praticiens n’ont pas la liberté de refuser de pratiquer l’acte: une des deux parties au contrat (de PMA en l’occurrence) est liée par la loi.
    La liberté aurait voulu qu’un praticien puisse librement décider, selon sa conscience et ses convictions, de réaliser ou non un acte de PMA. Comme en l’espèce la clause de conscience a été refusée, il ne s’agit pas d’une liberté nouvelle mais d’un privilège nouveau. Grosse nuance. Ce n’est pas une loi « libérale ».

    • Exact. Et il faut rajouter qu’une liberté c’est un acte dont on assume la responsabilité. Donc les « couples » ou les femmes seules souhaitant une PMA auraient du en payer le prix complet et devraient être pénalement et civilement (monétairement) responsables du bien être (ou plutôt mal être psycho-social, sic, de leur « progéniture » médicalement assistée).
      Sinon cette « liberté » de certaines est surtout le piétinement de la liberté de plein d’autres (la mienne en particulier).

  • huhu à lire les commentaires Mr AULNAS aurait dû s’abstenir..le concept « libéral » est plus subtil qu’il n’en a l’air.

    • Bof. Il était évident qu’avec cet article de troll, qui attaque bille en tête les conservateurs, M. Aulnas s’attirerait les foudres des personnes visées.

      Moi, je m’amuse plutôt des réactions outrées des droitards non libéraux.

      Je trouve plutôt bien que Contrepoints publie régulièrement ce genre d’article, histoire de « bien garder l’église au milieu du village » (pour prendre une expression conservatrice, hi hi) : il est toujours bon de rappeler aux nombreux droitards égarés sur ce site que le libéralisme s’oppose à tous les étatismes, qu’il soit conservateur comme gauchiste.

      • +1 Raphael !
        J’imagine tout les droitards qui appuient frénétiquement sur les -1 en pensant « lui c’est un méchant gna!! » sans être capable de pondre une argumentation sérieuse derrière.
        Le summum étant « ouai mais pas avec mes impots c’est troporrible » haha

      • @ Raphaël

        Encore heureux que les gens réagissent lorsqu’un article contraire au libéralisme est publié sur un site libéral. M. Aulnas est un « liberal » selon la définition anglaise, et non un libertarien ou « libéral » selon la définition française.

        En fait, M. Aulnas est un progressif, c’est-à-dire qu’il s’inscrit dans la mouvance d’Emmanuel Macron. Je rappelle d’ailleurs l’article qu’il avait publié déjà sur ce site et intitulé « Emmanuel Macron, une opportunité unique pour stopper le déclin français ». Certes, il était resté prudent dans son article, mais le titre est quand même assez révélateur.

        Le libéralisme (ou libertarianisme) se fonde sur le droit naturel, qui est un droit « conservateur », puisque l’ordre naturel est un ordre constant dont les règles ne changent pas selon les lubies humaines. A l’inverse, le droit positif a ses modes.

        Un vrai libéral s’oppose autant aux conservateurs qui veulent que les femmes soient traitées comme des objets, qu’aux progressistes qui veulent que les enfants soient traités comme des objets.

        • Et en quoi les enfants issus de PMA sont traités comme des objets?
          Les enfants n’ont jamais eu leur mot à dire concernant leur création.
          Ni d’ailleurs sur l’éducation que fournisse leur(s) géniteur(s). Certains trouvent cela p-e cruel, d’autres non, mais en tout cas les Droits Naturels n’ont rien à voir là dedans. (à moins que l’enfant se fasse violer/torturer/etc auquel cas un tiers peut légitimement intervenir, mais il n’en est pas question ici dans notre affaire.)

          • @ Greg22

            Le droit naturel ne protège pas seulement du viol et de la torture, mais également de la spoliation.

            Or, dès lors qu’un enfant est conçu par un homme et une femme, cela donne le droit à cet homme et à cette femme de prétendre à élever cet enfant, mais cela donne également le droit à cet enfant de prétendre à être élevé par cet homme et cette femme, ou alors, en cas de force majeure, par un père et une mère de substitution.

            Si on refuse à cet enfant un père ou une mère, on le spolie. De même, lorsqu’on enlève un enfant à ses parents, autant les parents que l’enfant sont spoliés.

            Ensuite, si vous considérez qu’un nourrisson doit être protégé contre le viol et la torture, malgré le fait qu’il n’a pas non plus la capacité d’exprimer en bon français son opposition à ces pratiques, pourquoi ne devrait-on pas non plus le protéger contre la spoliation des êtres qui sont les plus chers à ses yeux?

            • pourquoi spolier un enfant de sa filiation… ?

              • J’ai du mal avec votre histoire de spoliation là dedans : un enfant peut exiger que son père l’élève alors que ce dernier ne le souhaite pas?? Non. Personnellement mon père n’a pas été spécialement présent (comme beaucoup), dois je réclamer quelque chose?
                A moins que vous considériez qu’il est plus important d’avoir un père biologique « reconnu », qu’un adulte qu’il l’aime et soit présent pour lui?
                Issu d’un couple hétéro ou non, PMA ou non, un enfant ne peut rien exiger envers ses géniteurs. (je parle dans les faits, pas en droits).
                Un enfant se construit par l’éducation qui lui est fournit, que ca soit un couple classique hétéro, (séparé ou non, par un seul si l’autre est mort), homos, trans, whatever, une tante, une grand mère, une soeur, un frère, par 3 personnes en même temps, ou une communauté.
                Le bien-être d’un enfant passe par le fait qu’on s’occupe bien de lui (on en vient à rappeler une évidence..), le reste…

                • @ Greg22

                  Dans le droit actuel, un enfant ne peut rien exiger de ses géniteurs. Mais c’est un droit inique.

                  Les géniteurs d’un enfant sont responsables de sa venue dans le monde, il n’est pas du tout correct, qu’ils puissent simplement rejeter leur enfant, et en charger la société.

                  Un droit qui serait juste, considérerait que les géniteurs sont responsables de la naissance de leur enfant et qu’ils devraient au minimum le prendre en charge jusqu’à sa maturité. S’ils ne veulent pas s’en occuper directement, ils peuvent déléguer son éducation à d’autres, mais en gardant la responsabilité civile devant l’Etat, car ce sont eux, qui ont mis cet enfant dans cette société.

                  Ce ne serait pas à l’enfant d’exiger que son père l’élève, mais ce serait à l’Etat d’exiger que les géniteurs gardent la responsabilité civile de leur enfant jusqu’à sa maturité.

                  Quant au bien-être d’un enfant, la situation idéale pour lui est qu’il ait été d’abord ardemment désiré, puis mis au monde par ceux qui l’ont ardemment désiré, puis élevé par ceux qui l’ont ardemment désiré et mis au monde, dans une ambiance aimante et équilibrée. Cela ne veut pas dire qu’un enfant qui n’a pas cette situation idéale ne s’en sortira pas, mais cela veut dire qu’il faut adopter un droit qui permette le plus possible la meilleure situation pour chacun.

                • un enfant a moins le droit de connaître son père, c’est à dire sa filiation, d’où il vient : c’est essentiel pour lui permettre de se construire.
                  cette nouvelle loi détruit cela.

      • AH, ben dites donc vous faites fort. Un article qui célèbre une loi votée par une parlement et appliqué via la « sécurité sociale » et l’hôpital public (donc un truc ultra étatiste) qui force tout le monde à financer les lubies d’une minorité étroite, piétine la liberté de conscience des médecins et transforme les enfants en « objets du désir » ce n’est pas provoquer les « droitards » c’est provoquer les libéraux (enfin, je pense, perso je ne mets même plus dans le camp « libéral » qui tourne à l’étatisme gauchisant assez rapidement et me place plutôt du coté anarcho-capitaliste)…

      • @raphael vous faites un curieux libéral qui réclame une loi et des sous à l etat alors que le libéral fait tout pour s en passer …. enorme lol. Comme le dit thibs plus bas les lesbiennes s etaient bien débrouillées avant, les moyens ne manquaient pas…L argument PMA est le chiffon que l on agite pour détourner l attention sur les vrais buts de la loi : un blanc seing pour les labos pour des expériences sur les embryons et une extension de l IVG jusqu’au….9e mois , super les labos vont adorer « s occuper » des bébés.

        • Où avez-vous lu que je réclame des sous à l’Etat ?
          Merci de ne pas me faire dire des choses que je ne dis pas.

          D’ailleurs ce sujet-là n’est pas évoqué dans l’article non plus.

  • Monsieur Aulnas se garde bien de donner son avis sur la ROPA et la PMA post mortem. A « piètre argumentation » il préfère l’absence d’argumentation.

  • La PMA, c’est une aide « MÉDICALE » a la procréation pour un couple rencontrant des problèmes relevant de la médecine. Le texte qui vient d’être voté institue très précisément La GPA pour et réservées, pour l’instant aux femmes. Les deux choses n’ayant strictement rien a voir, Dire que ceux qui perçoivent du foutage de gueule dans l’utilisation des mêmes mots pour designer des choses complémentent différentes, sont des « …esprits…pauvres… » cherchant a s’imposer par la « violence » ….
    Ho La Aulnas !

  • Je confirme qu’on peut se sentir Libéral tout en rejetant intellectuellement le mythe du « droit naturel ».
    Le droit est une construction humaine, il n’existe rien de tel dans la nature. Cela me fait toujours penser à l’orange mécanique : les deux mots ensembles ne veulent rien dire, c’est du bruit, dénué de sens. Il en va de même pour le « droit naturel ».
    J’en conclu que le loup a le droit de manger la chèvre, jusqu’à temps que la chèvre gagne au tribunal en faisant valoir son « droit » à la vie.
    Le « droit humain » n’a rien de naturel.
    Un jour des scientifiques sauront bien rendre viable un croisement homme-jument ou femme-chien, de nouveaux « droits » à débattre en perspective.

    • « Le droit est une construction humaine, il n’existe rien de tel dans la nature.  »

      Oh la la… « droit naturel » ne signifie pas « droit qu’on trouve dans la Nature »…
      Vous confondez « Droit naturel » et « lois naturelles »…

      « les deux mots ensembles ne veulent rien dire, c’est du bruit, dénué de sens »
      Visiblement, vous ne savez pas du tout ce qu’on entend pas « droit naturel » en philosophie politique. Au lieu d’étaler votre inculture crasse, vous gagneriez à vous instruire un peu.

      Commencez par lire ceci : https://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_naturel

      • Il y a un livre de Burgess qui s’appelle « l’Orange Mécanique » mais ce fruit ou cette machine n’existent pas. Vous me parlez de philosophie, essayez donc d’en manger…
        Vous confondez abstraction et réel, la carte et le territoire.
        Si demain, nous sommes envahis par des extra-terrestres hostiles, vous leur expliquerez ce qu’est le « droit naturel ». Et c’est d’ailleurs déjà le cas, nous sommes entourés de gens qui se contrefiche du « droit naturel » : ils font une autre construction qu’ils appellent « droit positif » et si vous voulez, vous pouvez intellectuellement le trouver « positif ».

      • Et je sais très bien que le « droit naturel » existe dans la philosophie libérale, mais je pense que cette expression est malheureuse, que les libéraux devraient avoir plus de succès en changeant de vocabulaire pour être compris par le plus grand nombre.
        Il faudrait être un peu plus rigoureux dans notre discours. Il vaut mieux dire que l’on voit le ciel comme étant bleu, plutôt que « le ciel est bleu » et il est plus près du réel de parler de « droit humain » ou « droit libéral » que de « droit naturel ».

      • @ Raphaël

        C’est visiblement tant vous et l’auteur de l’article qui ne comprenez rien au droit naturel.

        Par définition, le droit naturel interdit un ensemble de choses, il ne fait d’ailleurs qu’interdire, alors que le droit « positif » va autoriser, voir même obliger à faire des choses (d’où son nom « positif »).

        L’argument de l’auteur de l’article est hallucinant: tout en admettant que le droit naturel est à la base du libéralisme, il considère que son application qui consiste justement à interdire tout ce qui s’oppose à la liberté individuelle serait opposé au libéralisme!! C’est le serpent qui se mange la queue. Cela n’a aucun sens, et cela montre bien qu’il n’a aucun autre argument à présenter que son hostilité assez visible vis-à-vis de ceux qui ne pensent pas comme lui…

        • « Par définition, le droit naturel interdit un ensemble de choses, il ne fait d’ailleurs qu’interdire, alors que le droit « positif » va autoriser, voir même obliger à faire des choses (d’où son nom « positif »). »

          Vous croyez m’apprendre quelque chose ?
          Adressez-vous plutôt à votre copain droitard AlfredSG qui raconte absolument n’importe quoi sur le sujet. C’est à ce commentaire que je répondais.

    • hop hop hop…
      Attention « droit naturel » c’est « droit dont dispose l’homme à l’état de ‘nature' » pas « droit dans la nature ».
      C’est à dire qu’un droit naturel c’est un droit pour lequel il faut une intervention d’un autre humain pour m’en priver, alors qu’un droit « positif » est un « droit » dont je ne peux jouir qu’en contraignant un autre humain.
      Le premier est un droit, le second une violation du principe de non agression, bref une forme larvée de tyrannie.

  • « Il est particulièrement piquant que certains intellectuels invoquent aujourd’hui le droit naturel pour s’opposer à la liberté. Il s’agit bien en effet pour eux de ne pas permettre une extension de la PMA au prétexte qu’elle aboutirait à ne pas respecter la famille naturelle. Il n’en est rien. »

    ben si, on change tout le droit sur la filiation pour cela (lequel concerne tout le monde).

    comme le « mariage pour tous », on a changé la définition du mariage pour cela : cela concerne donc tout le monde.

    Il y a ce qui se voit et ce qui ne se voit pas. Je crains ce qui ne se voit pas.

    Par ailleurs, monsieur Aulnas constate qu’à chaque fois, ces « progrès » ont été fait contre la volonté populaire : bel exemple de démocratie et de respect de cette volonté populaire.

    De tels changements auraient mérité un référendum, qui n’a jamais eu lieu, les révolutionnaires sachant bien que leurs délires ne seraient pas acceptés !

    De même que cette deuxième lecture a été voté par 60 députés à 4 heures du matin : cela ne vous choque pas monsieur Aulnas ?

    Quelle légitimité peut avoir une telle loi, un tel vote de l’Assemblée Nationale ?

    • Changer totalement le sens d’un mot, « Mariage » qui est la traduction dans le langage humain d’un phénomène Socio-biologique qui va bien au delà de l’espèce humaine, en faisant croire que c’est un « Progrés », la disparation d’une « inégalité », ou la lutte contre une « injustice », est une escroquerie intellectuelle totale.
      Progrés, inégalité, injustice, sont des notions de « Valeurs » créer par la culture humaine, qui n’ont rien a voir ni de transposable avec la biologie et la génétique. La malhonnêteté intellectuelle me gène, cela d’autant plus quand les Malhonnêtes insultent ceux qui les démasquent, pour tout argument.

      • Demandez a 1 000 personnes ce que signifie le mot « mariage » pour eux, et vous aurez à peu près autant de réponses différentes.
        Le mot mariage évolue avec le temps, et en fonction des sociétés.
        Bon, et après?

        • il y avait une définition juridique (cf code civil) qui convenait à une très large majorité. Mais une minorité qui se croit éclairée l’a changé, malgré des immenses manifestations : est-ce démocratique et respectueux des libertés ?

        • @ Greg22

          Les mots peuvent évoluer, mais les concepts ne changent pas. La définition du mot mariage donnée par le Littré est:

          « Union d’un homme et d’une femme consacrée soit par l’autorité ecclésiastique, soit par l’autorité civile, soit par l’une et l’autre. »

          Or, au départ, le mariage était un contrat privé, que l’on soumettait à une Eglise de son choix. C’est parce que l’Etat est venu s’octroyer le monopole de la ratification de ce contrat et qu’il a attribué des privilèges à ceux qui le concluaient, que le problème s’est posé.

          Du point de vue libéral, le mariage n’aurait jamais dû être autre chose qu’une union privée, et l’Etat devrait se contenter de défendre le droit naturel d’un enfant, d’être pris en charge par ses géniteurs, qui de surcroît sont les seuls responsables de sa venue sur Terre.

  • Cet article est truffé de parti-pris et de contradictions.

    Une fois de plus, l’auteur part du principe que la liberté des uns (les adultes) vaut plus que la liberté des autres (les enfants nés ou à naître). Je n’appelle pas cela du libéralisme ; cela ressemble davantage à la loi du plus fort, le contraire du libéralisme.

    Quant aux principes invoqués par les conservateurs, ils ont la même origine que le fameux « tu ne commettras pas de vol », dont les libéraux se réclament – à juste titre – à longueur d’articles pour fustiger le vol « légal » organisé par les hommes de l’État au travers des impôts et autres prélèvements obligatoires. Comme quoi, ces principes ne sont pas si anti-libéraux que l’auteur ne l’affirme.

    • @ Jacques B : Oui, des contradictions il y en a à la pelle dans cet article. J’en relève une : Quand Aulnas dit « cette structure familiale ne sera en rien remise en cause » on a l’impression qu’il est partisan de ce type de structure familiale mais il critique tout au long de l’article ceux qui lui sont favorables.

  • M. Aulnas, il ne s’agit pas « de l’emprise des morales traditionnelles à caractère religieux sur le sujet » mais de respect vis-à-vis de l’enfant. Tout le monde s’enflamme pour la préservation de la planète et l’interdiction des OGM dans l’agriculture mais vous applaudissez le tripatouillage génétique chez l’humain . Cela me semble contradictoire. Les couples de lesbiennes auront beau faire comme si, mais pour concevoir un enfant, elles auront besoin d’un mâle et l’enfant qu’elles élèveront n’aura qu’une mère, pas deux! Il ne sera pas le fils ou la de dieu mais bien d’un homme! On peut être libéral et areligieux sans être taxé de ringard réac parce que l’on s’oppose à ces manipulations.

  • correctif: le fils ou la fille. J’ajoute, juste au cas où, que je suis favorable au traitement des betteraves et aux OGM .

  • Par ailleurs, il n’y a bien sûr, rien d’autre plus urgent à traiter dans notre pays ???

  • La PMA existe depuis la nuit des temps, en faire une nouvelle liberté? j’ai de très gros doutes. Certaines utilisaient les méthodes naturelles comme l’actrice américaine Jodie Foster. D’autres utilisaient des seringues et la procédure ne coutait que 2-3 francs à l’époque, sans risque majeur.

    • C’est un processus continu. appelez-le cliquet, fenêtre d’Overton, whatevs. On peut théoriquement aller jusqu’au « meilleur des mondes » combiné avec la surveillance de « 1984 ».
      La distribution sans fin de nouveaux droits est incompatible avec la liberté.

    • @thibs alors pourquoi font il une loi ? Une idée thibs? Je croyais que les libéraux étaient pour un corpus de lois minimal, laissant au maximum les gens gérer leur vie et laissant l etat en dehors du circuit….. bizarre bizarre drôles de libéraux vraiment.

      • Ce que je dis est qu’il n’y a pas besoin de loi, cela se faisait et n’a jamais été interdit. Ce n’est pas une nouvelle liberté, la technique n’était pas bien compliquée. 0 loi, peut-on faire un corpus législatif plus réduit? Vous ne m’avez pas compris ou je ne vous comprend pas.

  • Arretez toutes ces conneries qui n’ont aucun sens..

  • Excellent article de Patrick Aulnas, qui répond par avance à la plupart des commentaires puritains que j’ai la grande tristesse de lire sur un site libéral.

  • Tout ça est sympathique mais quand vous serez de gré ou de force islamisé tout ça vous paraîtra anodin. L’absence de religiosité actuelle sera évidemment comblée, l’homme ne pas vivre sans règles en société.

    • Ah ah !
      Alors vous, je vous ai gratifié d’un « +1 »
      Vous êtes vraiment le champion du monde du commentaire de droitard totalement en roue libre, aveuglé par son idéologie : réussir à voir un problème d’islamisation de la société dans un article consacré à la PMA !! Ah ah !

      • @Raphaël : c’est un article consacré à la PMA mais sans profondeur, sans subtilité concernant le thème en question censé être développé…
        Il me paraît évident qu’ Aulnas en utilisant les termes « conservateurs », »normes d’origines religieuses », »morales traditionnelles » vise une certaine religion. Une certaine religion et pas une autre. Alors la remarque d’@Avorton ne me paraît pas incongrue. C’est vous qui prenez la mouche !

      • Hallucinant de voir autant de upvotes sur le commentaire d’avorton absolument à côté de la plaque concernant l’islam, qui n’a vraiment rien à voir avec le sujet.

        S’il y a bien une question pour laquelle le catholicisme et l’islam marche main dans la main, c’est dans leur volonté d’imposer par la loi (c’est à dire la force) le modèle familial traditionnel.

        Affirmer que la pma ferait le jeu de l’islam est complètement délirant.

      • La disparition d’une religion entraîne obligatoirement l’apparition d’une autre et cela ne sera pas l’écologie. C’est comme ça aucune société ne peut fonctionner sans règles morales..la morale n’a pas besoin de plus de liberté mais de contraintes.. Sans contraintes un homme devient tout simplement un sauvage. Je suis un sauvage, la preuve j’ose des propos considérés comme droitards alors que c’est interdit..Comme la morale chrétienne devrait interdire la pma et toutes ces fantaisies entraînant une fécondité ne permettant pas le renouvellement du troupeau .

      • Croire que vous détenez la vérité ne vous autorise pas (idem pour Greg22) à être insultant dans vos commentaires…

  • L’auteur de l’article est conscient que son plaidoyer va à l’encontre du droit naturel, qui est le fondement du libéralisme, et le seul argument qu’il trouve à opposer est que le droit naturel empêche une liberté!!

    C’est pourtant bien la définition du droit de manière générale: empêcher de faire tout et n’importe quoi.

    Ainsi, le droit naturel interdit également de tuer gratuitement son prochain, de le voler, de violer une femme, d’user de la force contre un innocent. Il interdit également à des gens égoïstes de violer les droits des enfants, qui sont en premier lieu d’avoir un père et une mère.

    Donc oui, le droit naturel va à l’encontre de certaines libertés, en l’occurrence la liberté du plus fort d’opprimer le plus faible.

    Quelle est l’alternative au droit naturel? C’est le droit positif. Là où le droit naturel empêche les forts d’opprimer les faibles, le droit positif donne au contraire l’autorisation, voir même l’obligation, d’opprimer autrui. Ainsi, le droit positif que l’auteur de l’article prône, autoriserait d’imposer à des enfants d’être privés d’un père ou d’une mère, ah quelle belle liberté que voilà… Cela n’est clairement pas le libéralisme.

  • Que découvre-je aujourd’hui ?
    Des libéraux qui refusent un surcroît de liberté !
    C’est assurément étrange.
    Et plus étrange encore, qu’ils arrivent à le justifier nonosbtant leur supposé libéralisme, voire même, et nous atteignons là un sommet de la rhétorique, au nom du libéralisme !
    J’ai longtemps cru qu’il était impossible d’aller aussi loin sur le chemin du jésuitisme qu’un haut-fonctionnaire valorisant les bienfaits du 80 km/h sur la sécurité routière. Je viens de comprendre que j’avais tort…

  • Les conservateurs sont également constructivistes.

  • Une des missions de la sécu consiste à rembourser les soins en cas de maladie ou d’accident. Faire financer la PMA ou autre GPA (à venir) par celle-ci revient à considérer qu’elles sont des maladies ou des accidents. Personne dans nos élus pour relever cette incongruité?

  • « Cette diversité législative résulte évidemment de l’emprise des morales traditionnelles à caractère religieux sur le sujet. » Plaçons-nous alors sur le terrain strictement logique, en évacuant la morale qui a l’air de vous déranger. Est-il normal qu’une majorité de la population soit amenée à financer les caprices (« Je ne veux pas coucher avec un mâle, na ! ») d’une toute petite minorité ? La messe est dite, inutile d’aller plus loin, vous avez tort monsieur Aulnas.

  • Et le droit des enfants ? Ces « législateurs » qui se réfèrent à tort et à travers aux sacro-saints « droits de l’homme » piétinent délibérément la déclaration des droits des enfants. Selon son article 7, « l’enfant à le droit de connître ses parents ».

  • grâce à cette loi, des cliniques/labo et autres industries vont s’enrichir sur les dos des contribuables de la sécu… Sacrée connivence !
    On a déjà vu ce que cela a donné avec le COVID.

  • L auteur fait l impasse sur les embryons congelés qui résultent invariablement de la « manip » . On demandera tout aussi invariablement à la mère : « on les garde, on les détruit,on les donne à la science ? » Hey M. Aulnas, quelle est votre réponse ? La mienne n est pas de mise car jamais je ne me trouverai devant cet abominable choix. Courage aux mères, la vie est longue avec un tel fardeau. Sans compter les questions des embryons gagnants devenus grands « c est qui papa? » Je connais des lesbiennes qui ont des enfants PMA. Quand la grand-mère demande à sa fille ce qu’elle va répondre à cela, sa fille se met dans une rage folle. La rage ce n est pas une réponse qui satisfera un ado …. bonne chance ….

  • Une de mes connaissances lesbienne essaye d’être enceinte via PMA. Elle a fait une pause car ça lui a déjà coûté 4000 euros et pas mal de traitements . Elle va être contente, maintenant c est nous qui allons « régaler » . Vivement la GPA comme ça elle trouvera un ventre pour porter l objet non identifié tant convoité. Et vivement le suicide assisté et l euthanasie pour s en débarrasser, elle n est pas belle la ̶m̶o̶r̶t̶ vie .

    • Je connais un gamin de 4 ans qui répète à l’envi : « j’ai de la chance, j’ai deux mamans ». Personne ne lui demande rien mais au lieu de dire bonjour ou bonsoir aux habitants de la résidence il leur dit en les croisant « j’ai de la chance, j’ai deux mamans »…

      • prochainement il va déchanter, les enfants sont cruels, à l’école il va manger, puis détester autrui pour ça et la société , bref un futur patient de psy..merci qui?

      • @helebore rendez vous dans 40 ans …

      • A 4 ans, on répète bêtement, tout et n’importe quoi, je ne vois pas bien ce que ca prouve. Il y en a d’autres qui croient au père noel ou chante alleluia sans rien y comprendre non plus.
        Quant aux enfants (mais aussi les adultes) qui sont méchants entre eux, n’importe quel pretexte est bon.
        A chacun, issu de PMA ou non, d’apprendre à vivre avec (ignorer, se défendre, etc…)

  • Une « liberté » qui doit être financée par la force des baïonnettes ou de l’impôt et qu’on doit « voter » au « parlement » n’est pas, par définition une liberté. En fait n’importe quelle « liberté » qui requiert l’intervention d’une tierce personne sans son consentement (et il est difficile de demander le consentement d’un enfant à naître) n’est qu’une pantomime de liberté, un simulacre que le libéral devrait craindre au plus haut point.

  • Article qui ne présente que des « droits supérieur » des individus, sans aucune considération pour les enfants qui vont naître et dont beaucoup vont passer leur vie à chercher leur passer…
    D’autre part, l’évolution des opinions sur l’avortement est tout de même très lié à la propagande orchestré par à la fois les médias et l’éducation. Je n’ai jamais entendu un prof critiqué cette loi, mais elle m’a toujours été présentée comme un grand progrès et Mme Veil comme une héroïne. Les médias ne sont pas en reste pour traiter de rétrograde un pays qui aurait encore un doute sur cette révolution progressiste. Je n’ai jamais entendu le témoignage d’une personne qui a regretté cet acte, et pourtant ils sont nombreux, et il est toujours présenté comme anodin, ce qu’il n’est pas. Donc l’évolution de l’approbation de l’avortement est d’abord, à mon avis à une propagande générale. En change radicalement le message à l’école et dans les médias, les avis changeraient rapidement.

  • Les arguments de Mr Aulnas sont fallacieux, mais je dois dire que les commentaires critiques ne me satisfont guère. D’abord qualifier de « libéralisation » une nouvelle loi qui crée en fait un nouveau « droit à… », on cherche encore une fois à nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

    Entendons-nous bien: en France la sécurité sociale est obligatoire, et permet la PMA aux couples hétérosexuels. Dans le cadre de ce système, il est tout à fait cohérent que des couples d’homosexuelles y aient aussi droit. Notons au passage qu’on parle bien ici de droit. La PMA pour les lesbiennes n’était pas interdite, c’est juste qu’elle n’était pas prévue dans ses dispositions légales, elle n’était pas autorisée. Le parlement n’a donc pas « libéralisé », mais créé une nouvelle disposition, un nouveau droit à… CQFD.
    Et si la droite est attachée à ce système de sécu que le monde entier nous envie (si si, plein de gens viennent de l’étranger pour en bénéficier), alors elle est en effet dans une posture conservatrice plus inquiète de protéger ses principes moraux qu’autre chose. C’est une position défendable, mais pas très cohérente.

    Le raisonnement de Mr Aulnas est d’autant plus fallacieux que cette nouvelle loi est votée dans un pays où l’assurance santé est un monopole d’état fermement obligatoire, où la très grande majorité des accouchements sont supervisés par la sécu, avec la PMA, l’avortement, et tout ce qui a trait à la procréation, la naissance, la santé et la mort est intégralement sous le contrôle de l’état… le problème n’est pas de savoir qui a le droit à quoi dans le cadre de ce système, le problème est ce monopole dont tout le monde est aussitôt captif dès la naissance en France.

    Dans un système où chacun pourrait cotiser à l’assurance maladie de son choix, pour bénéficier des soins et des remboursements de son choix, cela ne causerait aucun problème collectif que chacun bricole sa PMA-GPA comme il l’entend, à ses frais et avec l’accord de son assurance. Mais dans un système collectiviste qui se targue d’attribuer des droits, les désirs humains étant sans fin, on va inévitablement être amené à donner toujours plus de droits à toujours plus de catégories, résultant en toujours plus de réclamations, débats, lois et règlements, se multipliant comme des métastases dans une société toujours plus divisée et conflictuelle. Et le plus grave est que ce phénomène, déjà à l’oeuvre dans le domaine sensible de la procréation, nous conduit inéluctablement vers un système eugéniste.

    Pas sûr que les lesbiennes y gagnent vraiment, à plus long terme… un nouveau droit? Sans doute, mais d’abord, une nouvelle catégorie de captifs.

  • D’accord, sauf que je ne suis pas nécessairement solidaire des malades et j’aimerai bien ne pas avoir des « cotisations sociales » mais des primes d’assurance, librement consenties, avec lesquelles je partagerai le risque et les coûts, pour certaines choses avec d’autres souhaitant librement ce même partage.
    Mais clairement pour ces histoire de caprices coûteux et anti-naturels, je ne suis vraiment pas content que mon argent soit ainsi utilisé, sans mon consentement, ou dirais-je plutôt contre mon consentement.

  • c’est pratique de faire passer une loi ultra controversée en pleine pandémie. Ca n’apparait pas directement dans google news, et les gens ne peuvent pas aller manifester (légalement!).

  • 1- Je n’aime décidément pas l’expression « liberté nouvelle ». Comment diable une liberté pourrait elle surgir ainsi du néant ? Ne faudrait-il pas plutôt parler d’annuler une interdiction ? La question devient alors : pourquoi une lesbienne n’avait pas le droit de se faire inséminer ? Quoique je le réprouve moralement, je dois bien reconnaître que la chose ne me cause aucun tort.

    2- Le volet financier de l’affaire est causé par le monopole de la Sécu, qui transforme toute question de santé (au sens large), même la plus intime, en « question de société » inextricable par définition. Liberté partout ! Laissons chacun décider de cotiser ce qu’il veut pour obtenir ce qu’il souhaite.

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