Pourquoi nos enfants n’auront pas à rembourser la dette

OPINION : beaucoup ignorent un aspect fondamental du problème : celui de l’origine de la dette. Cette question est, à nos yeux, plus importante que celle de son montant.

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Pourquoi nos enfants n’auront pas à rembourser la dette

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 14 août 2021
- A +

Par Gérald Autier.

L’augmentation absolument vertigineuse de la dette publique de la France fait craindre à de nombreux commentateurs politiques que les générations à venir auront à supporter l’inconséquence des choix budgétaires faits actuellement.

Cette dette avoisinera prochainement les 120 % du PIB du pays, contre 100 % avant le début la pandémie, et les mantras politiques tels que le « quoi qu’il en coûte » suggèrent que cette irresponsabilité financière n’est pas près de s’arrêter.

Beaucoup ignorent un aspect du problème qui nous semble fondamental : celui de l’origine de la dette. Cette question est, à nos yeux, plus importante que celle de son montant. Explications.

La richesse et la monnaie

Il convient de distinguer richesse et monnaie. La synonymie de ces deux termes dans le langage courant explique en grande partie la confusion des esprits qui règne autour de la dette.

La richesse résulte uniquement de la production. Elle peut être matérielle, comme un stock de marchandises, ou immatérielle, comme une création artistique. Plus cette richesse est rare et convoitée, plus le prix que sont prêts à payer les consommateurs est élevé, et inversement.

La monnaie est le moyen qui nous permet de faciliter les échanges de richesse. Peu importe qu’elle soit fiduciaire, électronique ou autre, si elle présente les caractéristiques que nous attendons d’elle : unité de mesure, transportabilité et réserve de valeur.

À l’époque contemporaine, imprimer de la monnaie ne demande aucun effort ni aucune ressource, à la différence de la création de richesse. Fabriquer de la monnaie ne revient pas à produire de la richesse, et c’est même le contraire, comme l’école autrichienne d’économie l’a prouvé.

Pour financer ses dépenses publiques, la France émet de la nouvelle dette, en d’autres termes et plus prosaïquement, nous faisons tourner la planche à billets (passons ici sur les modalités de l’expansion forcée du crédit – opérations d’open market ou modification des taux d’intérêt directeurs qui ne sont pas le sujet du présent article) .

Dans ce cas précis, il n’y a aucune richesse produite. Nous avons tout simplement plus de monnaie pour toujours autant de richesse.

Pourquoi cela est problématique

Si l’économie était constituée de 100 pommes de terre et que la monnaie l’était de 100 euros, alors nous arriverions à une équation de type : une pomme de terre vaut un euro.

Mais si, dans cette même économie, nous imprimions 900 euros supplémentaires, alors nous changerions radicalement le système des prix existant et nous parviendrions à une équation de type :  une pomme de terre vaut dix euros.

Le consommateur disposerait toujours du même montant en termes de revenus ou d’épargne mais cela serait bien plus difficile pour lui d’acheter cette pomme de terre.

Pour avoir une idée claire du phénomène que nous connaissons, remplacez « pomme de terre » par « tous les biens et services constituant une économie » et remplacez « 100 euros » par « la masse monétaire avant et après politiques monétaires accommodantes ».

Cette impression monétaire profite à l’émetteur des obligations (l’État) puisqu’il a émis un montant de dette en monnaie et que cette monnaie vaudra bien moins lors de son remboursement. Il y a donc un transfert de richesse, du créancier – l’épargnant français – vers l’emprunteur, l’État.

Notons qu’en acceptant de recevoir moins qu’ils n’ont prêté, les détenteurs d’obligations souveraines participent au remboursement de la dette publique.

Voilà nos enfants rassurés.

Les épargnants français ne sont pas les seuls à « rembourser » la dette publique française.

L’économiste Ludwig von Mises a expliqué que l’augmentation de la masse monétaire avait deux conséquences possibles : une augmentation des prix à la consommation mais aussi – et c’est trop souvent ignoré – une augmentation du prix des actifs.

Il y aurait beaucoup à dire sur le prix des biens à la consommation. Gardez toutefois à l’esprit que l’homme est naturellement porté vers le progrès, que ce progrès engendre des avancées techniques et que ces avancées techniques doivent mener en principe, c’est-à-dire sans politique monétaire interventionniste, à une baisse généralisée des prix.

Ce qui nous intéresse ici, c’est l’augmentation extraordinaire du prix des actifs au cours des dix dernières années. En regardant ne serait-ce que l’évolution récente du prix des marchés financiers, des crypto-monnaies et même de l’immobilier, on peut constater que l’inflation n’est pas un « monstre endormi » mais un ogre qui est en train de dévorer ce qui se trouve dans votre réfrigérateur pendant que vous regardez par la fenêtre.

De manière plus inquiétante, l’excès d’épargne engendré par l’expansion monétaire ne se répartit pas de manière uniforme dans l’économie,  certains en profitent et d’autres pas. Dans la mesure où cette diffusion n’est pas uniforme il y a manifestement aussi un transfert de richesse entre différentes catégories sociales.

Comme toujours, il y aura donc des gagnants (ceux qui disposent d’actifs tels que ceux mentionnés plus haut) et des perdants (ceux qui n’en détiennent pas). Dans la deuxième catégorie, nous trouverons notamment des représentants des classes sociales les plus fragiles de la société et également des classes moyennes.

Ce deuxième transfert de richesse, ou « remboursement de dette » puisque c’est de cela qu’il s’agit, n’est pas un flux financier futur qu’il faudra anticiper mais bien un effet néfaste des politiques monétaires en cours qui se manifeste déjà.

La conséquence principale de cette explosion de la dette publique française ne sera pas que nos enfants devront la rembourser mais qu’une partie de la population sombrera dans la paupérisation à cause d’un gaspillage de ressources et d’un transfert de richesse.

Tristement et ironiquement, cette politique monétaire défendue par l’ensemble de la classe politique française. Caveant consules !

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  • il n’y pas de miracle…la dette n’est pas une richesse crée..

    le point essentiel me semble t il est la confiance…

    si vous faites mal à la confiance…les conséquences sur l’appauvrissement peuvent changer d’ordre de grandeur..

    les gens qui prêtent savent aussi qu’ils se sont possiblement appauvris …

    je ne peux pas te rembourser…je comprends..
    je ne veux pas te rembourser….je comprends moins…

    si on parle de la dette française il faut aussi parler de ceux qui prêtent et leur point de vue… sinon on a que la moitié de la photo.

    • Il faut distinguer la dette qui permet d’investir pour créer des richesses et, la dette qui permet de payer des charges courantes non couvertes par des flux équivalents.
      Actuellement, notre pays est en train de s’endetter pour permettre à la sphère Étatique de grossir et d’assurer sa prédominance sur un secteur privé à bout de souffle et qui peine à trouver des sources de financement pour produire des biens et des services. Un secteur privé qui est et qui sera de plus en plus ponctionné par toute une panoplie d’impôts et de taxes diverses et variées.
      Au final, soyez en assuré, le remboursement de la dette sera assuré par l’inflation…

      • certes..
        sauf…ceux qui prêtent à la France savent…

      • dans le cadre européen çà m’étonnerait !!!!

      • @duglandin
        la distinction bonne dette (investissement) mauvaise dette (fontionnement) est argument rethorique de nos gouvernements.
        Si vous construisez un pont c ets de la bonen dette (investissement). Si vous payez la DDE pour l entretenir c est de la mauvaise dette (fonctionnement). Est il plus malin de contruire un pont de ne pas l entretenir et d attendre qu il secroule pour en construire un nouveau ?

        en France 50 % des depenses c est le social (paiment des pensions de retraite puis soins medicaux). Ca c est typiquement ce qu on pourrait reduire drastiquement mais c est impossible electoralement

  • « …mais qu’une partie de la population sombrera dans la paupérisation… »

    ?? Mais justement, cela n’equivaut-il pas également à un appauvrissement de nos enfants?
    En gros, l’auteur nous dit: non, non, nos enfants n’auront pas à rembourser la dette puisque ce sont leurs parents qui le feront en devant plus pauvres.
    Sans rire? Je ne savais pas qu’appauvrir une population n’avait pas de conséquences sur ses enfants. 🙂

  • Cet article est correct en soi il me semble, mais n’a montré d’aucune manière que nos enfants (et moi même, ayant 30 ans) n’auront pas à rembourser, ou du moins subir, cette dette contractée :
    – pour satisfaire le besoin d’ultra-consommation et d’augmentation du pouvoir d’achat de cette sacro-sainte generation de boomers
    – pour enrichir cette génération de speculateurs irresponsbles se prenant pour dieu (dixit Lehman) ayant créé un casino où l’on ne perd pas
    – pour perfuser cette génération de retraités fragiles contre le Covid passant son temps a denigrer l’idiotie de la jeunesse.

    Nous devrons assumer :
    – La perte de souveraineté politique inhérente a l’endettement
    – l’impossibilité de se loger dignement du fait d’une stagnation des salaires versus bulle immobilière
    – une correction post-bulle immobiliaire conduisant à une revente à perte
    – une crise ecologique post-boomers…

    Merci pour tout à la génération dorée ?

    • Attention tom les boomers qui sont sur ce site n’aime pas qu’on les critique au fait la définition de boomer ce sont toutes les personnes nées entre 1945 et 1950 pas avant et pas après

      • il me semble que les boomers c est 1945-1965
        la definition varie mais c est en general ce qui est retenu

        PS:
        1) il y a pas grand chose de commun entre quelqu un né en 45 et en 65
        2) les nombreux boomers sur ce site devraient quand meme reflechir un peu. Qui a voté Mitterrand ou Chirac ? Qui a profité de budget deficitaire depuis 74 ? Qui beneficie de soins medicaux gratuits, de pensions trop elevees par rapport aux possibilité du pays ou tout simplmenet de l evolee du prix des actifs (actions & immobilier) ?
        Qui herite d un pays endetté, divisé, avec une education en ruine et des gens non intégré ?
        A nier l evidence, ils vont finir comme les nobles en 1789 : ils vont tout perdre

        • Quid de la responsabilité des générations suivantes, les déficits sont toujours la et déplus en plus importants

          Les retraités de la classe moyenne ont largement cotisé , si le système est pourri il faut le changer, mais à chaque fois les salariés du moment (surtout service public) se battent pour que rien ne change… Que peuvent les boomers?
          Les soins médicaux gratuits c’est un euphémisme quand je regarde ma cotisation mutuelle…
          Le gratuit c’est pour les migrant,rsa et autre cas sociaux pas pour les boomers…
          Nous quand on à fait nos études, on était confronté à la sélection pure et dure… Quand tu étais considéré comme « mauvais » à 14 ans tu allais bosser…
          Les dernières mandatures autant pour les votants que pour les dirigeants ne sont plus des responsabilités que des boomers…
          La plupart des boomers que je connais aident les enfants et petits enfants à s’installer dans la vie…
          Je n’ai jamais touche un sous d’aide sociale, j’ai largement payé mes impôts et taxes, tout ce que je possède je l’ai payé par mon travail…
          Pour terminer, je suppose que @cd participe à la vie citoyenne… qu’à t il fait pour changer les choses, pourquoi ses votes que je suppose judicieux n’ont rien changé…?
          @cd va t il se faire guillotiner à son tour…?

  • Si je comprends bien, la dette sera remboursée indirectement, par une baisse du pouvoir d’achat de la monnaie. Charge supportée quand même donc, même inégalement répartie.

  • Si ce n’est nos enfants (et moi même, ayant 30 ans), qui remboursera cette dette contractée depuis 50 par notre sacro-sainte génération de boomer qui aura rendu cette dette abyssale pour vivre au dessus de ses moyens en gonflant son pouvoir d’achat, pour satisfaire son besoin frénétique de surconsomation éphémère, par une fuite en avant vers la dette (regarder anciennes conventions vs nouvelles conventions dans beaucoup de professions), pour investir dans le foncier, avec une garantie de rentabilité future par la création d’une bulle spéculative sur l’immobilier compensant l’inflation des prix (jusqu’à quand).

    Les jeunes générations faignantes et analphabètes (dixit ces mêmes personnes) n’auront qu’à :
    – Assumer la perte de souveraineté politique inhérente à cette dette financière
    – Assumer le paiement des retraites pour cette génération aux convention dorées
    – Assumer la dette écologique laissée par cette génération (démantelement des centrales non budgété, gestion du réchauffement climatique, de la pollution, …)
    – Assumer le besoin de se loger en achetant à prix d’or à notre génération dorée leur patrimoine foncier, tout en subissant une dévaluation fulgurante des actifs lorsque le marché immobilier explosera
    – Assumer leurs leçon de morales permanentes (les jeunes sont mal éduqués… peut être, mais qui les a éduqués justement???)

    En bref, merci pour tout chers boomers 🙂

    • Si vous ne voulez pas de tout ça, il suffit d’arrêter de bosser et de vivre aux minimas sociaux. Combinez ça avec un HLM et quelques revenus au noir, vous vivrez mieux qu’au smic. Bien des jeunes l’ont compris, pas besoin d’être retraité en France pour avoir une rente…

      • Je n’ai pas d’avis ni de réaction concernant votre commentaire trop stigmatisant pour nos jeunes à mon gout.
        Si l’on peut plus vivre dignement avec un SMIC actuellement, les cause sont à chercher dans la fuite en avant de la génération précédente, qui à profité allégrement de l’endetement, et maintenant de leur retraite et petit pavillon, tout en reprochant à la génération suivante de ne pas réussir à faire aussi bien qu’eux avec le SMIC

        • Stigmatisant? Mais je professe moi même qu’il faut faire cela. J’ai plusieurs amis qui font ça, et je pense que c’est une bonne chose, je ne les critique pas. Le système est irréformable, autant en profiter jusqu’à ce qu’il s’effondre.
          Vous me trouvez cynique et profiteur? Je ne professe que la maximisation de l’utilité pour chaque individu, et il s’avère que pour ceux qui sont peu diplômés ou peu enclin à l’effort, en France c’est la voie à suivre. C’est un constat, et le chômage en France montre que ma parole convainc…

          • Si seulement le dogme de la maximisation de l’utilité pour chaque individu qui conduit à une société efficiente se vérifiait en pratique, vous m’en verriez ravi…
            Qu’on est loin des idéaux du libéralisme à vous écouter…

    • Vous pouvez dire merci aux syndicats pour la rédaction des conventions…
      Et à l’époque des fameux « boomers », la croissance de la France était bien supérieure à maintenant, donc on peut se permettre… C’est parti en live lorsque ça a commencé à décroitre ; merci encore aux syndicats de ne pas avoir accepté de s’adapter 😉

      • Vu qu’on a de la croissance, peut importe l’origine de cette croissance au fond hein (exploitation des ressources et des peuples à outrance, croissance DU PIB par l’endettement, pollution), on peut se le permettre et puis après tout, on verra bien, profitons 🙂

        Et pour info, les syndicats ce n’est pas un individu, les syndicats ils représentaient qui et étaient composés de qui… les Boomers encore tiens.

        • les boomers ont retroussé leurs manches pour bosser et redresser le pays !!! faites en autant et ensuite revenez nous faire votre crise de jalousie !!!!

          • @robin
            Les boomers sont né au plus tot en 45. Il n ont pu redresser le pays car la plupart etaient enfant.
            Au contraire nos boomers c est mai 68 (20 ans en 68 = ne en 48), le depart de De Gaulle, l election de Mitterrand …
            De quoi en etre fier vraiment !!!

            Mais quand il s agit de se payer sur la bete, la pas de probleme

    • Il y a des « boomers » (je suis plutôt un post boomer) qui ne sont responsables de rien (en commençant par n’avoir jamais voté Mitterrand qui a initié la dette avec 800 milliards ,Giscard ayant brisé le tabou de la dette mais pour des montants très faibles) et qui vont léguer à leurs enfants du capital au lieu d’avoir tout « cramé » en voyages et loisirs divers et variés…
      Leurs enfants leur en sauront gré, sauf si l’état, une fois de plus, se met à encore plus se gaver sur les droits de succession.
      Trop « simple » de mettre tout sur le dos des « boomers »…

      • … et de ne pas reconnaître les différences individuelles en les mettant tous dans le même sac. Ceux qui se sont efforcés d’aller contre la tendance socialo-collectiviste majoritaire se trouvent bien mal récompensés ! Pas une bonne motivation pour que leurs enfants, pour ceux qui en ont, fassent mieux…

        • Je suis d’accord avec vous, mon propos est trop caricatural 🙂
          Mais quand même… ceux qui n’ont pas voté Mitterand pronnaient quand même une société plus libérale, ou de droite, qui aurait tout autant proné la croissance à tout prix par une exploitation déraisonnable des individus et de la planète (et probablement par la dette).
          Je n’en veux à personne individuellement, j’aurais probalement eu le même comportement si j’avais vécu à cette époque, et j’aurais aussi profité. Ce qui me dérange, c’est de n’entendre jamais aucun boomer :
          – Reconnaitre que cette génération a peut être été irresponsable écologiquement et économiquement avec le recul
          – Avoir de la compassion pour notre jeunesse qui va devoir se retrousser les manches, et réparer les dégats. J’entends plutôt « les jeunes ne savent plus rien, ne veulent plus rien faire » alors que si l’on est un minimum honnête, c’est plus motivant de trouver du travail lorsque on a le plein emploi (salarié en position de force) plutôt qu’en période de chomage généralisé (salarié en position de soumission)
          – Reconnaitre que oui un emballage plastique, dans du plastique, lui même dans du plastique, non ce n’est pas MODERNE ou COOL. Et je suis conscient que TOUS les jeunes ne sont pas responsables écologiquement.
          – Reconnaitre que l’héritage construit sur une époque comme celle là est très inégalitaire, et que les inégalités créent des frustrations, donc des tensions, donc des votes extrèmes ou violents (je le déplore)
          – Reconnaitre que si notre jeunesse est mal éduquée, c’est parce que quelqu’un les a mal éduqués.

          En définitive, je crois que pour trouver enfin une vision commune, il faudrait que les boomers fassent enfin preuve de plus de modestie, au lieu du ton paternaliste habituel 🙂
          (Et si ce n’est pas possible, et bien nous aurons le conflict générationnel annoncé)

          • ce ne sont pas les boomers qui ont foutu le bordel en 1968 mais des gauchos qui comme leurs prédécesseurs teutons ou russes croyaient pouvoir refaire l’homme nouveau !!! et ce sont ces mêmes fouteurs de m… e qui ont cassé l’éducation parentale et nationale !!!!

            • La génération des 18-23 ans qui a fait mai 68 est née quand??

              • Ceux qui ont fait mai 68 n’étaient pas une génération, mais quelques groupes (groupuscules) qui ont séduit les étudiants de l’époque en leur permettant d’aller se dorer au soleil pendant une exceptionnelle vague de beau temps plutôt que de bûcher leurs examens. Les circonstances ont permis aux gauchos de mener l’ensemble de la génération, et ont interdit aux raisonnables de les contrer.
                Tout comme aujourd’hui, l’argument « c’est la faute aux boomers » va conduire à des excès similaires et à la même réduction au silence de ceux qui pourraient faire des propositions raisonnables. Peut-on deviner à partir de sa génération si un individu, aujourd’hui, va soutenir la retraite par capitalisation ou une réduction drastique de l’impôt ?

    • « En bref, merci pour tout chers boomers »

      Vous ne pouvez pas écrire ça et vous plaindre quelques lignes plus bas qu’un commentaire « stigmatise les jeunes ».
      En réalité chaque individu fait au mieux à chaque époque, les allemands et les suisses ont aussi eux des « boomer » sans que ça ne tourne au vinaigre.
      .
      Ce qui arrive à la société française est beaucoup plus profond et beaucoup plus ancien.
      .
      Premièrement, ce n’est pas le fait d’une seule génération, la situation déjà mal barrée mais encore récupérable jusqu’en 2010 est devenue critique sous Hollande et totalement catastrophique sous Macron. Son gouvernement, la bureaucratie et les médias sont infestés de quadra et de trentenaires comme l’étaient les manifs anti-réforme et les « boomer » ont votés à plusieurs reprise pour une droite qui les a trahis.
      .
      Le seul filigrane de tout ça c’est l’étato-socialisme.
      Pour l’expliquer il faut remonter beaucoup plus en amont: les « élites » françaises n’ont jamais été libérales et ont toujours eu une appétence particulière pour un jacobinisme complètement perché aux résultats invariablement médiocre depuis 200 ans (avec une parenthèse après-guerre). Les « intellectuels » français sont pétris d’idéologie égalitaire, si ce n’est anti-capitaliste depuis au moins 100 ans.
      .
      La voie était toute tracée vers une variante d’étato-socialisme particulièrement aveugle et stupide (les Suédois ont un gros état mais beaucoup plus libéral).

      • Je dois reconnaitre que vous avez plutôt raison dans votre analyse oui. Le ton que j’ai employé était déplacé je le reconnais. Comprennez simplement un jeune qui lit un énième article lui expliquant (sans convaincre) que NON il n’aura pas a supporter le poids des dettes, par un argumentaire creux et complaisant (« Peu de gens savent » en début d’article, l’auteur se posant arbitrairement en position de « sachant »), alors que l’inverse parait être une évidence

        • dans ce cas il faut critiquer le fond de l’article et son auteur et ne pas s’en prendre à ceux qui vous ont permis par leur travail de l’ouvrir un peu trop grande aujourd’hui !!!!!

        • Je comprends parfaitement et je dis parfois pire à mes enfants (19 et 21): « La génération « interdit d’interdire » a mangé tout le pain blanc permis par la liberté des années 80-2000 et est devenue fasciste ».
          .
          Mais ce n’est pas une question de génération mais d’idéologie qui a pris le dessus après la chute du mur (les raisons sont diverses et complexes).
          .
          Sinon, je suis d’accord avec vous au moins sur le titre de l’article et le contenu un peu maladroit et simpliste parfois.

          • Les raisons sont diverses et complexes, mais globalement on peut résumer par le fait de ne plus avoir depuis la chute du mur l’exemple-repoussoir de comment ça se passe avec une étouffante administration collectiviste et les journalistes aux ordres. Au point qu’on se demande parfois quel côté de l’ex-mur a imposé son modèle à l’autre. La co-existence des deux systèmes permettait des comparaisons qu’on ne fait plus, hélas !

          • Guillaume P : Merci pour votre indulgence, ce fut un plaisir de vous donner raison ?

            robin35 : je vous remercie pour la leçon de morale. Mais n’étant pas issu d’une famille ayant capitalisé sur cette époque dorée, ni assisté, je n’ai pas de leçon de recevoir de vous. Vous êtes tout ce que je dénoncais justement

            • Tom,

              Comment pouvez vous qualifier de « dorée »une époque que vous n’avez pas vécue ?

              Sauf erreur de ma part, il ne semble pas que les années 60-70 aient reçu le label de « belle époque », pourtant attribué aux dures années 1900 qu’aucun de nos contemporains ne voudrait revivre !

              LA notion de » bonheur doré » reste relative et subjective,et vos questions concernant de supposées responsabilités de
              « boomers »,censés avoir atteint aujourd’hui la béatitude, sont toujours d’actualité.

              Ainsi vous ne trouverez jamais personne pour plaider dans bien des domaines,quelque niveau de culpabilité que ce soit, toutes générations confondues !

              La paresse intellectuelle implique en général la stigmatisation de boucs émissaires facilement identifiables et évidemment……. toujours coupables !

              • Dans les années 60-70, il fallait trouver de quoi loger et nourrir ses parents ruinés par la guerre et l’inflation, et arrivant à l’âge de l’impotence. Et ça se faisait dans chaque famille ou presque, en travaillant dur. La tentation de paresse et de vie plus facile en déléguant la tâche à l’Etat n’en était que plus grande pour les étudiants 68tards.

        • La dette Mitterrandienne m »était déjà insupportable à l’époque (en plus d’une allergie à la maxime « on rase gratis »).
          Son accroissement n’a cessé de m’irriter depuis et surtout le « je m’en fout’isme » de la gente politique.
          J’ai globalement honte de léguer à mes enfants une telle dette mais c’est bien à mon corps défendant…
          La dernière arnaque fut de présenter macron comme compétent en finances (où est l’équilibre des comptes de l’état depuis 2017 ??) et « libéral »…

      • Oui effectivement si on revient au concile de Trente
        L’explication qui est donnée dans le livre de Peyrefitte « le mal français » est tout à fait pertinente

  • Plus prosaïquement, je pense simplement qu’il prend l’argent partout où il y en a, sans se soucier des conséquences. Il n’y a pas de « calcul », il faut juste arroser à max pour se faire réélire, et après moi le déluge. Cela explique toute sa politique depuis 2 ans.

    • A titi
      « … qu’il prend l’argent partout où il y en a, sans se soucier des conséquences.  »
      Très juste !
      La dette sera remboursée grâce à la loi Sapin II qui permet la ponction de l’épargne des Français. L’assurance vie sera la première touchée. Nos « sachants » n’ont-ils pas déjà fait allusion à cette éventualité constatant que le montant des assurances vie est équivalant au gouffre de la dette covid ?

  • 20 milliards de dette ? 2.500 moins 2.000 : 500 milliards…(encore un peu moins que Sarkozy avec 600 milliards…)

  • Notre dette est le plus grand scandale actuel de gaspillage d’argent donc de ressources. L’augmentation perpétuelle de la dette résulte pour l’essentiel d’une gestion peu rigoureuse. Que fait le parlement ? Tous nos contre-pouvoirs sont mollassons, les cigales se régalent et se multiplient et les citoyens font la grève du vote. Nous n’allons pas attendre 50 ans la venue du grand homme pour nous sauver ? Je ne crois plus aux mesures. Que pouvons nous et devons nous changer dans le système, ce petit détail qui fait la bascule, pour nous remettre sur un chemin plus prometteur ?

  • L’impression monétaire revient à prendre aux pauvres pour donner aux riches, le parasite se servant grassement au passage.

  • On se trompe en pensant que la dette est seulement un fardeau que l’on transmet à nos descendants. C’est aussi un problème immédiat qui se pose dès que la dette est créée et bien avant son remboursement (ou non remboursement).
    En effet l’état qui émet une dette qui va s’inscrire au bilan de la banque centrale (qui ramasse les OAT dont les banques ordinaires se débarrassent rapidement) ne va évidemment pas garder cette ligne de crédit en conserve. Il va l’utiliser pour acquérir des biens ou de la force de travail sur le marché. Et dans la mesure où la production de ces biens ne peut pas s’accroitre par miracle (personnels compétents, matières premières, chaines de production opérationnelles…), il va simplement contribuer à en faire monter le prix de marché et à en priver d’autres acteurs économiques qui en auraient fait un meilleur usage. D’où à la fois une inflation (qui peut rester peu visible tant qu’elle ne touche pas les produits ordinaires) et surtout une pression à la baisse sur la croissance puisque les secteurs qui auraient pu la générer sont privés des ressources accapares par l’état (et dirigées vers une clientèle peu productive ou vers des projets délirants de type éoliennes !).
    Il ne faut pas chercher plus loin la raison d’une croissance anémique conjuguée à un état captant-contrôlant une toujours plus grande proportion de la production. Et j’ajoute que notre mode de calcul du PIB masque une partie du désastre : les fonctionnaires public sont en effet censés contribuer au PIB à la hauteur de leur cout, même s’ils ne produisent rien !

  • Je ne dois pas être très malin mais 1€ sur 100 pour la pomme de terre ou 10€ sur 1000 çà ne change rien : ma pomme de terre vaut toujours 1% de ma richesse monétaire et il ne serait pas plus difficile d’acheter la fameuse pomme de terre contrairement à ce qu’écrit l’auteur !!!! De plus la France fait marcher sa planche à billets ; dans le cadre européen çà me parait assez encadré ( ce n’était pas le cas avec le franc ) et là encore l’auteur s’égare !!! Je suis habitué à des articles mieux structurés sur ce site !!!!

    • L’important est la diffusion de la nouvelle monnaie. Si elle est diffusée au pro rata de la monnaie déjà possédée, rien ne change en effet.
      Mais l’état ne fait pas ça… Disons que l’émission d’argent arrive à une personne. Certains lui vendent leur patate 1€, disons 10 patates. Mais la demande augmente, car la masse monétaire en circulation est maintenant de 110€. Les suivants acceptent de vendre donc pour 1.1€. Etc… Jusqu’à ce que la nouvelle monnaie soit intégralement dans le circuit économique, et le prix de la patate stabilisé à 1+M/100 où M est la nouvelle monnaie crée.
      Vous remarquerez que l’émetteur a payé moins cher, car l’inflation ne se diffuse pas instantanément. Ce sont les plus loin de l’émetteur dans la chaine de valeur qui payent le différentiel…

  • « La conséquence principale de cette explosion de la dette publique française ne sera pas que nos enfants devront la rembourser mais qu’une partie de la population sombrera dans la paupérisation à cause d’un gaspillage de ressources et d’un transfert de richesse. » N’est-ce pas un peu la même chose ? Paupériser structurellement ou paupériser en prenant dans le portefeuille individuel, c’est toujours paupériser, et c’est bien ça le problème posé par l’endettement de l’état.

  • Justement, le problème lorsqu’il se posera commencera ainsi : cf. crise de la Grèce…

  • Cette dette est basée sur un vol (enfin un « emprunt » à la BCE), c’est ça le problème. Personne ne consentit à retarder la jouissance de son argent en le plaçant dans l’état en pensant que cela lui rapportera plus. L’argent est créé, on diminue la valeur de votre argent pour que l’état se paye des trucs.
    Il faudrait regarder la structure de la dette française, à mon avis pas beaucoup de vrais prêteurs (exclu la BCE, banques, les fonds à qui on tord le bras etc…). Forcément un rendement négatif, ça n’excite pas trop…

  • -Un individu s’endette pour profiter d’un bien plus tôt dans sa vie, ensuite il rembourse et meurt en ne devant plus rien à personne et en n’ayant volé personne.
    .
    -Un état est « immortel », il n’y a pas « d’investissement » possible (sauf après destructions de guerre). Des politiques endettent le pays pour acheter des votes sans augmenter les impôts, mais ils augmenteront invariablement pour les suivants.
    .
    Le premier cas, c’est une bonne gestion de vie mutuellement bénéfique, le deuxième un racket mafieux, un vol pur et simple et en général un très mauvais signe qui signifie que votre classe politique est soit mafieuse et corrompue, soit totalement incompétente (le plus souvent c’est un mélange des trois).

  • Les gens pensent que tout devient plus cher.
    Mais ce sont eux qui deviennent plus pauvres…

  • Bof bof… préférez vous naître dans un pays qui a une dette de $50’000 par habitant (la france) ou dans un qui en a 25 fois moins (le Zimbabwe) ?

  • Bon, à priori il y en a qui auraient préféré naître au Zimbabwe 😀 je suppose qu’ils ont déjà leur billet d’avion en poche pour rectifier l’erreur…

    • … et aller faire des enfants au Zimbabwe ? Parce que pour ceux qui sont déjà nés, l’erreur est difficile à rectifier 😉

      • Oui naître ou vivre au Zimbabwe.
        Ce qui est rigolo c’est qu’à part toi avec ta remarque humoristique, ma remarque leur a cloué le bec.
        En fait $50’000 c’est un peu comme un ticket d’entrée et c’est pas très cher je trouve pour arriver dans un pays avec toutes les infrastructures existantes. Le souci étant juste qu’on les paie doublement avec les impôts.

        • Ça c’est de l’argument 😀

          • Ce n’est absolument pas la dette qui fait un bon pays, la Suisse parfaitement gérée en a très peu (35%), comme la Suède, la France qui est à 324% du PIB (dette maastricht+ hors bilan) est en train de s’effondrer et le Liberia qui est un des pires pays au monde 590%.
            .
            La dette c’est le signe que les politiques sont soit mafieux et/ou incompétents, en bref ils achètent des votes sans augmenter immédiatement les impôts ou tentent de résoudre des problèmes qu’ils ont créé avec un argent qu’ils n’ont pas. Les politiques français font les deux.
            .
            Pour finir les Zimbabwéens ne sont que 14 millions et gagnent aussi 25 fois moins que les Français (qui gagnent 3 fois moins que les suisses).
            Pour eux la dette est lourde, elle est même très problématique.
            .
            Bref, il n’y a vraiment rien à sauver dans votre commentaire.
            .
            Pour le prochain je vous suggère un lien entre prospérité et contenus
            pédopornographiques: la France héberge 63% du contenu mondial, le Zimbabwe 0%.

            • « Ce n’est absolument pas la dette qui fait un bon pays,… »

              Sophisme, je n’ai jamais dit ça…
              Le but de mon commentaire était de faire réfléchir…
              Se focaliser sur le niveau de dettes (votre référence : la Suède) sans regarder la valeur c’est tout aussi inepte : la couronne suédoise a perdu entre 20 et 30% en 10 ans vs l’€ qui n’est pourtant pas une référence…
              Next ?

              • sam player a écrit: « Sophisme, je n’ai jamais dit ça… »

                Si:
                « Bof bof… préférez vous naître dans un pays qui a une dette de $50’000 par habitant (la france) ou dans un qui en a 25 fois moins (le Zimbabwe) ? »

                • Avec 2 sous de jugeote vous auriez dû déduire de mon propos que la dette n’est donc pas un critère… mais vous en avez déduit l’inverse…
                  C’est pas gagné…

                  • « vous auriez dû déduire de mon propos que la dette n’est donc pas un critère »

                    C’est cela oui.
                    Votre phrase est limpide et il n’y a pas besoin non plus de jugeote pour s’apercevoir que vous trichez sur les votes de manière très peu subtile.
                    Sacré Pantone/Hamster/Chat Bleu/Cactus/Lépine etc. etc.
                    Vous avez l’air en forme.

        • Evacuer les commentaires susceptibles de vous pousser à vous gratter les méninges au prétexte de bêtise, ça n’est qu’une autre bêtise…

          • @casuffit,

            « En attendant GODOT » ?

            Ne pas oublier que la destruction créatrice s’explique par la nature cyclique de l’économie, et il est vain de vouloir lutter contre ce phénomène.

            L’innovation restera la force motrice de la croissance économique sur le long terme, et il ne semble pas que le déluge soit pour demain, le capitalisme ayant subi bien d’autres épreuves depuis son avènement !

            • +1
              Effectivement ça fait 20 ans qu’on entend que demain ça va péter, que l’économie va s’écrouler mais rien ne se passe, le capitalisme est résilient.
              J’ai plus l’impression que ceux qui nous chantent cette déconfiture l’appelle de leur vœux pour une remise à plat, façon grand soir, façon LFI

              • L’histoire a montré que l’avènement de grands soirs, prélude au paradis sur terre,un peu comme les histoires d’amour, finissent mal…….en général.

                Les sempiternelles promesses,n’engageant que ceux qui y croient, sont d’excellents moyens de diversion permettant aux démagogues de flatter les masses en quête d’espérance en des jours meilleurs.

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Telle est la conclusion que l’on peut tirer de la publication par le Bureau des Statistiques de l’ONU d’une étude sur l’évolution des PIB par habitant de divers pays, examinée sur une longue période. Ce n’est d’ailleurs pas surprenant car l’on voit bien que tous les clignotants de l'économie française sont au rouge, et que la dette de la France ne cesse de croître, d’année en année. Et l’on voit les habitants  réclamer en permanence une amélioration de leur pouvoir d’achat.

 

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