Climat et GES : confusion entre effet direct et rétroaction climatique

Le concept de « rétroaction climatique » est très peu connu conduisant souvent à des incompréhensions globales du phénomène ainsi qu’à des interprétations erronées.
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Climat et GES : confusion entre effet direct et rétroaction climatique

Publié le 6 août 2021
- A +

Par Philippe Charlez.

Assez bien connu du grand public, l’effet radiatif direct des gaz à effet de serre n’explique que très partiellement le réchauffement climatique. En revanche, le concept indirect de « rétroaction climatique » qui joue pourtant un rôle essentiel est très peu connu, conduisant souvent à des incompréhensions globales du phénomène ainsi qu’à des interprétations erronées.

 

Dans un article publié le 31 juillet 2021 dans Contrepoints, le chimiste Pierre Allemand fait référence à une identité logarithmique simple reliant l’accroissement de température ∆T depuis la période préindustrielle à l’accroissement de concentration en CO2 dans l’atmosphère (par rapport à la référence de 280 ppm valeur reconnue à la fin du XVIIIe siècle).

Cette relation résulte d’une combinaison entre la formule empirique de Myhre (accroissement du forçage radiatif en fonction de la teneur en CO2 dans l’atmosphère obtenue à partir de nombreuses données satellitaires) et et l’effet de serre (accroissement direct de température lié à l’accroissement du forçage radiatif)

:

Selon cette relation (le concept de rétroaction climatique est très peu connu conduisant souvent à des incompréhensions globales du phénomène ainsi qu’à des interprétations erronées) le réchauffement climatique actuel (420 ppm) serait de 0,64°C (valeur bien inférieure aux 1,2°C mesurés) tandis que le doublement des émissions (560 ppm) conduirait à un accroissement direct de température de seulement 1,1°C contre en moyenne 3°C à 4°C annoncé par le GIEC.

En considérant que le doublement des émissions conduirait à un accroissement de température de 3°C à travers le seul effet de serre, Pierre Allemand estime la constante de la relation ci-dessus à 9,96 (au lieu de 3,65).

En réalité, les 3°C du GIEC ne résultent que pour 1,1°C de l’effet de serre direct. Le reste découle de phénomènes indirects non mentionnés dans l’article de Pierre Allemand : les rétroactions climatiques…

En fait, quand la température de surface se modifie, toutes les variables climatiques (vent, humidité, nuages, pluie, couvertures glacières et neigeuses) sont modifiées. Ces variations perturbent le bilan radiatif global de la Terre et en retour en modifient la température de surface. Les rétroactions climatiques sont généralement positives (amplification de la température) mais dans certains cas elles peuvent être négatives (la boucle atténue l’accroissement initial).

La principale boucle de rétroaction climatique est liée à l’augmentation du contenu en vapeur d’eau (gaz à effet de serre possédant le spectre infra-rouge le plus large) à la fois dans la haute atmosphère mais aussi dans la basse atmosphère où la couverture nuageuse est fortement densifiée. L’augmentation de la température change également les propriétés radiatives de la surface du globe notamment via la fonte accélérée de la neige et de la glace qui agissent comme surfaces réfléchissantes.

Pour un doublement de la concentration en CO2 dans l’atmosphère (quatrième rapport du GIEC), les trois rétroactions principales (nuages, vapeur d’eau et fonte des neiges et glaces) conduisent à une élévation moyenne de température de 2,7° (contre 1,1° pour l’effet de serre direct rappelons-le). Les rétroactions climatiques représenteraient donc près des trois quarts de l’élévation de température contre seulement 28 % pour l’effet radiatif direct des gaz à effet de serre.

Le dérèglement climatique est donc avant tout un phénomène indirect et non un phénomène direct.

L’évaluation des coefficients de rétroaction est l’une des clés mais aussi l’une des principales difficultés quant à la modélisation du réchauffement climatique.

La fonte du permafrost, ce sol gelé des régions subarctiques non recouvertes par la calotte glacière, représenterait dans l’avenir une rétroaction climatique majeure. Elle n’est pas considérée aujourd’hui dans les modèles climatiques. Le permafrost couvre un cinquième de la surface du globe dont 90 % du Groenland, 80 % de l’Alaska, 50 % du Canada et de la Russie. Il est constitué d’une couche superficielle qui dégèle l’été sur deux à trois mètres, d’une couche intermédiaire de 10 à 15 mètres soumise à des fluctuations saisonnières mais restant normalement gelée et d’une couche profonde gelée en permanence atteignant plusieurs centaines de mètres.

Au contraire de la glace, le permafrost a piégé au cours de son histoire géologique des quantités considérables de dioxyde de carbone mais aussi et surtout de méthane provenant notamment d’activités bactériennes. Le permafrost contiendrait 455 milliards de tonnes de carbone. Sa fonte conséquente au réchauffement climatique pourrait en libérer une partie significative dans l’atmosphère. Son timide dégel ne le rend aujourd’hui responsable que de marginales émissions. Mais il existe un point de basculement au-delà duquel il pourrait devenir un émetteur comparable aux émissions anthropiques.

[Modifié le 30/08/2021]

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  • La science c’est ce qu’on sait parce qu’on l’a constaté.. ou que l’on extrapole à partir de théories qui ont été mises à ‘épreuve et jamais invalidées… dans les sciences dures..

    le giec ne donne pas 3 ou 4°C…le giec accorde sa confiance en un ensemble de modèles climatiques différents incluant des hypothèses différentes sur notamment les rétroactions et qui donne une plage plus large..
    Le giec doit CHOISIR adopter une approche pour estimer dans cette plage les valeurs les plus plausibles qui repose, je suppose essentiellement , sur le postulat que les modèles qui sont capables de reproduire les données déjà connues donnent des estimations meilleures pour le futur.
    Ce choix est un des rares faisable SI on veut pondérer, quiconque pense que la description par les modèles est incomplète par exemple, ne tient pas compte de certains facteurs en déduit aussitôt que un a accord bon d’un modèle avec les données connues n’aide pas vraiment our prédire le futur..

    je dis je suppose car j’estime que ce n’est pas mon travail d’aller voir cela puisque je suis celui qui doit être convaincu que c’est au giec de me donner la clef pour comprendre comment ils sortent de foutues « probabilités » . d’autant plus que leur notion de probabilités est à la base de toutes leurs conclusions sur le futur et l’attribution..

    comme on dit il faut CROIRE que les modèles sont « bons » robustes ou je ne sais quoi…

    • une remarque..comment peut on « vérifier » les prédictions du giec qui ont un caractère probabiliste…
      si je SAIS prévoir le temps du 7 juillet ..et que je vous dis demain il ya 95 % de chance qu’il ne pleuve pas…

      quell est l’utilité pratique de cette prévision?

      est ce que je sais si il fera beau? non…

      je peux certes faire des choses qui demande un beau temps avec plus d’assurance.. mais mieux vaut pas risquer sa main la dessus..

      le giec devrait aussi donner les clefs de réfutation…or les clefs de réfutations ne seront sans doute pas les observations sauf cas ou le climat évolue hors plage du possible..

      en fait..la réfutation c’est les modèles et la méthodologie..

      si vous ne croyez pas les probabilités du giec vous êtes… vilain..
      mais demain si certaines incertitudes sont levées sur la vitesse de dégel du permafrost, ou l’effet des aérosol, ou une modification d’une loi had hoc, par exemple le giec va changer ses prévisions…

      c’ets un exercice de croyance obligatoire car ,tu comprends c, c’est grave « grave »… et c’est le mieux qu’on peut faire..

      on doit juste croire ..car ce sont les meilleurs qui font donc le mieux possible … curieux…très curieux..

  • Parler de dérèglement climatique est une escroquerie, le climat terrestre n’étant pas réglé mais en constante variation.
    Les prévisions d’augmentation de température du GIEC reposent effectivement en grande partie sur des rétroactions positives, notamment celle de la vapeur d’eau. Ce principe est-il vérifié dans la réalité ? Pas si sûr : d’une part, les mesures de la teneur en vapeur d’eau dans l’atmosphère ne montrent pas d’augmentation flagrante de celle-ci, d’autre part cela devrait s’accompagner d’une augmentation de la couverture nuageuse dont la rétroaction est au contraire négative car ils augmentent l’albedo terrestre (rappelons au passage que les nuages restent encore un gros sujet mal maîtrisé – même pas du tout – alors qu’ils sont un paramètre climatique majeur).
    Le système climatique est d’une telle complexité que pretrendre prévoir son évolution avec des modèles informatiques, certes sophistiqués mais néanmoins très loin de représenter la réalité, est une grosse imposture. Et tabler sur des réactions positives pour prévoir une augmentation de température de plusieurs degrés est du gros foutage de gueule alors que l’histoire climatique passée montre au contraire que les rétroactions sont surtout négatives sinon il y a longtemps que la terre serait soit un frigo soit un four.
    Et l’histoire des gaz libérés par la fonte du permafrost qui viendraient accélérer le réchauffement, ça ne fait peur qu’aux adeptes de l’église de rechauffologie dont monsieur Charles a l’air de faire partie. Je rappelle qu’il a fait plus chaud qu’actuellement il y a 5/6000 ans au maximum de l’Holocène et que le précédent interglaciare, il y a plus de 100.000 ans, a été encore plus chaud que l’Holocène. Et il n’y a pas eu alors d’emballement vers un climat torride.
    Merci de bien vouloir éviter d’anticiper sur le déluge de catastrophisme que l’on va subir très bientôt avec la publication du 6 ème rapport du Gang Intergouvernemental de l’Escroquerie Climatique.

    • Concrètement aujourd’hui on ne sait pas encore si le Giec a tord, raison ou partiellement raison. Il est encore trop tôt et cette science en est a son début. Cepandant, il serait très préférable qu’ils aient tord.

      -1
      • Concrètement, on se sait pas encore si l’église a raison de prédire le paradis pour les uns et l’enfer pour les autres. Pourtant cette science a 2000 ans d’existence avec des labos et des experts dans tous nos villages. Cependant, il serait préférable pour moi qu’elle est tort.

  • On en sait rien. Ce sont des supputations. A priori, il y a des feed back positifs et négatifs comme tout les systèmes naturels.
    Le GIEC parle de 2° à 4° pour un doublement de CO2 et on observe 0.8/0.9° depuis 50 ans donc plutôt en dessous de la bornes inférieure des prévisions. Rien d’inquiétant. Ne sabordons par nos économies, qui sont aussi des moyens d’agir et de se protéger.

    • « On en sait rien … »

      Aujourd’hui, les « météorologues » (qui sont les mêmes experts du climat que ceux du GIEC) nous expliquent sans rire : nous avons annoncé un été chaud et sec (en insistant sur la certitude) car la probabilité était de 50% (une chance sur 2) !

      Et ils concluent par : « on ne s’est pas trompé de beaucoup ». Et le « temps pourri » n’est que subjectif.

      C’est beau la science.

      • C’est un sentiment de temps pourri

      • en fait ils ne comprennent pas que savoir prédire le temps à 99,99% c’est AUSSI ne pas savoir prédire le temps…

        justement c’est tout ici sauf de la science…

        la question est d’une simplicité, il affirment un truc, la science est d’exiger de savoir d’où ça sort… désarmante d’où sortez vous votre 50%….de probabilité… ? de marge d’erreur?

        en outre ensuite vient la question de l’utilité pratique d’une prédiction…

        • « d’où sortez vous votre 50% »

          C’est ainsi que les météorologues autorisés et décorés expliquent pourquoi ils se sont trompé : ils avaient une chance sur 2 !

          Mais ce qui en découle est clair : quand on ne sait absolument pas, on affirme avec avis d’importance qu’il y a réchauffement et que c’est scientifiquement prouvé !

          • ils ne se sont pas nécessairement trompé!!!!

            donner la probabilité d’une évènement qui se produit une fois est invérifiable..sinon sous l’aspect théorique.

            à la rigueur si ils disent que leur méthode de permet de prédire les étés qui vont venir disons en avril c’est différent… à 50%..on va mettre un certain temps avant de verifier pratiquement ce qu’ils racontent.. en toute rigueur..l’infini..

            • Bof, personne de sensé ne croit aux prévisions météo à long terme et les probabilité à 50 + epsilon % n’intéresse que les boursicoteurs.

              Ce qui m’intéresse dans cette affaire est le biais de croyance comme dans l’histoire du bucheron :

              C’est l’histoire d’un bûcheron qui coupe du bois pour l’hiver. Un Indien passe par là et le bûcheron lui demande :
              – L’hiver sera-t-il froid, grand chef indien ?
              – Oui, HUGH ! hiver très froid. Alors le bûcheron se remet à couper du bois de plus belle. Le lendemain, l’Indien repasse par là et le bûcheron lui demande si l’hiver sera vraiment aussi froid qu’on le dit. L’indien répond:
              -Oui, HUGH ! Hiver très rigoureux…
              Alors le bûcheron reprend sa scie et coupe une montagne de bois. Le jour suivant, l’Indien repasse en disant :
              – Hiver très, très rigoureux.
              Le bûcheron intrigué, lui demande :
              – Mais enfin, dis-moi comment tu devines que l’hiver sera très froid. Il lui répond :
              -Chez nous, on a un dicton : Quand l’homme blanc coupe du bois, c’est que l’hiver va être froid !

    • D’après les donnes UAH, on est à 0.55°, pas 0.9.

  • Je ne comprends pas bien la finalité de ce billet. En rajouter sur la peur et l’hystérie? Ce serait encore « pire qu’on pensait » à cause du permafrost?

    Mais l’auteur ne donne aucun indice pour évaluer le risque de fonte du permafrost, aucune probabilité, aucun chiffrage d’un éventuel « tipping point ». Et pour cause: même le GIEC ne se risque pas à le faire.

    C’est une menace brandie gratuitement. On pourrait en sélectionner d’autres, certaines même plus plausibles: chute de météorite, éruption géante de la caldéra de Yellowstone… Alors que depuis des millions d’années on n’a pas connaissance de dégel du permafrost, on sait que ces autres catastrophes citées plus haut ont déjà eu lieu.

    • « Je ne comprends pas bien la finalité de ce billet »

      Moi non plus !

      Il me semble détecter dans pas mal d’articles une volonté (ou une nécessité ?) de rester politiquement correct (pour ne pas être classé comme complotiste ?)

      Maintenant, si au niveau scientifique c’est du grand n’importe quoi, il y a une volonté claire et affirmée de changer la société au niveau politique. Les raisons sont connues mais résultent d’autres inquiétudes sur lesquelles on n’a pas non plus de visibilité.

      Mais quand on parle de catastrophes, celle la plus probable et qu’on n’a jamais évité est celle de l’économie planifiée qu’on nous brandit comme solution à ces problèmes virtuels.

    • Effectivement.
      Mais néanmoins, je trouve cela assez positif.
      Car in fine, si nos réchauffistes en sont réduits à tirer dans les coins pour continuer à soutenir leurs thèses et à faire appel à des éléments de moins en moins quantifiables en essayant de faire croire à leur potentielle gravité avec des tremolos dans la voix… C’est que le mouvement s’essouffle au niveau de son alimentation/justification scientifique.
      Ce n’est pas plus mal.

      Évidemment, il faudra encore un certain temps pour que les sphères journalistes/politiques/associatives qui surfent sur cette vague se rendent compte que la vague qui les portait n’a plus bcp de tirant d’eau et qu’ils commencent à racler le fond. Les intérêts idéologiques et financiers sont trop importants pour cela. Mais je trouve que c’est quand même bon signe.

      • Les réactions positives sont un problème connu en physique. Sur ce cas précis, ce n’est pas forcément qualifiable de « tirer dans les coins ».

        Mais la ou je vous rejoins, ce qu’on peut reprocher au Giec, c’est que le sujet est tellement complexe que finalement, essayer de le prédire par des modèles forcemment incomplets ou consulter mme Irma donnerait une fiabilité du résultat assez semblable…

        Les affirmations des réchauffistes sont trop dans l’affirmative alors que c’est encore des hypothèses.

        Il n’en reste pas moins que le problème peut être sérieux et qu’il faut le traiter, dans le calme et l’efficacité (sur tous les plans). Malheureusement, le traitement actuel est du grand n’importe quoi.

    • moi je crois comprendre un peu ….

      si vous le lisez….vous ne savez pas ce que sera l’avenir du climat… mais on sait des trucs…la théorie du RCA est principalement irréfutable… on exige des gens qu’ils admettent une théorie irrefutable!!!!!

      l’auteur nose pas attaquer de front les pseudo climato sceptiques, autrement dit ceux qui disent savoir des trucs….

      le gros problème du rca n’est pas que la théorie soit vraie ou fausse.. ça reste de l’inutilité pratique d’un probabilité pour faire UN choix.. au niveau individuel..il y en a qui osent et d’autres pas..

      et ce n’est même pas une probabilité!!! et celui qui doit faire un choix n’est pas un individu mais l’humanité!!!!!

  • Ouh la la… On ne sait pas mais on fait peur quand même.
    La seule chose qui est sûre c’est que l’Asie du sud-est va construire 600 usines au charbon – 260 GW rien que pour la chine. La production mondiale de CO2 ne diminuera pas.
    Donc de deux choses l’une : ou bien les théorie du GIEC sont fausses, et laisse béton, ou bien elles sont vraies et surtout soignons nos industries, nos machines et moteurs diesel car il va falloir lutter contre les conséquences du réchauffement a coup de gros travaux impossibles à réaliser sans industrie lourde.

  • Si l’atmosphère « absorbait » les infra rouges sans les évacuer quelque part, la terre serait une boule de feu.
    Le phénomène nommé indûment « effet de serre » est en réalité plus complexe et dépend de l’altitude à laquelle les Gaz à effet de serre émettent leurs infra rouge vers l’espace.
    Comme dit dans l’article, l’effet diminue lorsque le volume de gaz à effet de serre augmente, mais il n’est pas nul, l’évolution est logarithmique. C’est ce qui donne, par le calcul, 1,2 degrés pour un doublement du CO2.
    Mais comme expliqué dans l’article, c’est « toutes choses égales par ailleurs ». Or, l’atmosphère réagit à cette élévation de température de manière complexe, et c’est sur cela que la controverse se développe, car ces rétroactions sont plus des hypothèses que des modèles validés.

    • Jusqu’à environ 10km d’altitude, les gaz à effet de serre comme le C02 (très loin en termes d’efficacité comparé à la vapeur d’eau : voir l’étendu comparative des spectres d’absorption infrarouge), ne peuvent réémettre les infrarouges reçus car la pression atmosphérique est trop élevée et le temps de désexcitation radiative est trop élevé pour pouvoir avoir lieu.
      Les schémas explicatifs de l’effet de serre radiatif que l’on trouve partout ne sont donc vrai qu’au-delà de cette altitude.

    • voila …et vous pouvez essayer de comprendre l’objet de l’article à partir du post de pemba..

      il ya un très mauvais  » scepticisme », en fait « pseudo scepticisme » .. ..qu’on ne doit pas tolérer quand on veut représenter le camp de la vérité.., comme vos le faites ici..

    • rapidement est très mal venu…opaque itou…justement… non.. alors donc si vous abandonner les raccourcis..vous posez le truc et on voit arriver..l’effet logarithmique quasiment intuitivement. …. et ensuite..

  • Plus exactement, la part du CO2 dans l’effet de serre est déjà à son maximum (son spectre d’absorption est à saturation.) Donc effectivement, « vous pouvez balancer autant de CO2 que vous voulez, cela ne changera RIEN. »

    • si vous le dites..

      en fait encore une tentative de ne pas faire de calcul…

      ça change rien comme postulat de départ…pas la peine de se farcir de calculer ce ce qui change..

  • Bonjour,
    Comme vous dites, la formule de Myhre est empirique.
    Ce qu’on peut dire, c’est que :
    1. en gros, l’irradiance varie comme le logarithme de la concentration de CO2
    2. la température varie comme la racine quatrième de l’irradiance (Stefan Boltzmann).
    … et donc la température croît beaucoup moins vite que la concentration en CO2, … et de moins en moins vite.
    Par ailleurs, vous oubliez (et le GIEC oublie aussi) la rétroaction négative de l’évaporation (chaleur latente) et de la convection (chaleur sensible), sans lesquelles, la température de la Terre dépasserait 100°C, et qui augmentent de 7% par °C, et qui sont bien plus fortes que toutes les prétendues rétroactions positives, dont on ne sait finalement pas grand chose (tant qu’on ne sait pas grand chose sur la formation des nuages).

  • Peur millénariste puissamment entretenue par des groupes occultes dont la motivation est tout sauf claire…..
    Tuer le capitalisme par la décroissance, prise du pouvoir sur l’humanité par la peur (cf l’église catholique, l’Islam…), relancer l’économie par la promotion de nouveaux secteurs d’activité liés au sujet ???
    Mystère, mais très efficace.
    J’ai noté à travers les news Google en ligne, une augmentation radicale des info concernant le réchauffement climatique et ce depuis le début de cet été pourri…Vous avez dit coïncidence !!!

    • J’ai aussi remarqué le nombre d’informations en forte augmentation dans tous les journaux ‘mainstream’ concernant les canicules partout dans le monde et leur conséquences catastrophiques bien sûr jamais vues, inédites ou sans précédent.
      Seule la France semble épargnée par ces cataclysmes caniculaires qui sont remplacées par des inondations jamais vues, inédites ou sans précédent.
      Par contre quand je vais sur le site ‘https://classic.nullschool.net/fr’ et que je regarde les températures au niveau mondial, je ne constate pas spécialement les envolées de températures mises en avant par tous nos journaux et les valeurs indiquées correspondent peu ou prou à celles attendues pour un mois de juillet dans les régions concernées (exemple en Grèce). Mais des températures de 35-36°, c’est beaucoup moins vendeur que 44-45°, ceci explique peut-être cela.
      En tout cas le gars qui à trouvé le vocable dérèglement climatique au lieu de réchauffement climatique est un génie car toute météo un tant soit peu ‘bizarre’ peut lui être attribuer alors que pour le réchauffement c’est un peu moins évident!

  • Sauf qu’il n’y a PAS de dérèglement climatique puisque le climat n’a jamais été stable. Et le CO2 n’est pour rien dans le réchauffement, car en trop petite quantité pour influer.

    • « le CO2 n’est pour rien dans le réchauffement, car en trop petite quantité pour influer »
      Changez de disque!

      On a beau vous le réexpliquer, vous vous obstinez à ne pas comprendre que le CO2 atmosphérique est suffisamment abondant pour contribuer à 4 ou 5° de la température de surface tout comme il est assez abondant pour fournir la matière vivante de la planète par photosynthèse.

      Il est même tellement abondant qu’il intercepte presque toute sa propre bande de fréquence infrarouge émise par le rayonnement thermique et qu’en rajouter n’y changerait pas grand-chose.

      • Cela c’est de l’escroquerie, vous aurez beau affirmer vos âneries mille fois cela ne changera rien aux faits. Le taux de CO2 est trop faible pour influer: 0,04% c’est 4 molécules sur 10.000 dans l’atmosphère. C’est difficile à comprendre? Donc vos explications vous pouvez les réexpliquer, malgré ce que disait Huxley un mensonge répété des dizaines de milliers de fois ne devient pas une vérité!

      • Vous devriez vous pencher un peu plus sur l’histoire du climat de la Terre qui dans le passé a connu des taux de CO2 bien plus élevés. Nous sommes dans une époque où il est très bas comparativement, de 280ppm il est passé à 420 mais on est très loin de la moyenne!

  • sur la rétroaction vapeur d’eau elle devrait se traduire par un point chaud au dessus des tropiques mais celui ci n’a jamais été observé malgré lacharnement des climatologues du « camp du bien » . En outre la vapeur d’eau si elle est GES favorise aussi le développement des nuages qui ont un effet refroidissant. Enfin l’application des formules de Planck aux molécules de gaz est une hypothèse hardie.

    • Vous avez raison, la théorie qui met en cause le CO2 comme principal responsable de l’augmentation dramatique de l’effet de serre qui fait la une de tous nos journaux depuis près de 20 ans maintenant, n’a jamais eu de vérification expérimentale et le fameux ‘hot spot’ subtropical dont on ne parle plus, a été un fiasco.
      Il faut croire que le CO2 est un coupable vraiment idéal pour que le monde engage des milliards d’euros en appuie d’une théorie jamais démontrée jusqu’à ce jour.
      C’est une première scientifique!

      • Si les écolos ont choisi le CO2 comme bouc émissaire c’est parce que l’industrie en émet des quantités, et comme l’industrialisation a favorisé le capitalisme nos pastèques s’en prennent à la source! C’est ce dernier qui est visé ainsi que le prouve leurs discours de décroissance! Ils oublient que la croissance nous nourrit puisque c’est l’économie qui crée les richesses. Décroissance c’est chômage et misère, Cuba illustre bien l’avenir qu’ils nous réservent.

  • Je suis complètement d’accord avec M. Charlez sur l’explication courante du GIEC concernant l’explication du réchauffement climatique (devenu dérèglement climatique après avoir été un temps changement climatique) et les trois rétroactions qu’il appelle albédo, nuages et vapeur d’eau.
    Que ces rétroactions soient positives, c’est-à-dire qu’elles agissent dans le sens d’augmenter l’effet du CO2 est un autre problème qui sort aujourd’hui du sujet. D’après le GIEC, elles le sont, sinon leur effet serait compté négativement dans l’addition qui est faite dans l’article de Philippe Charlez.

    Il faut remarquer que je n’ai jamais parlé d’effet de serre dans mon article. En effet, ce que j’ai appelé sensibilité climatique avec la valeur de 3 degrés C, c’est la traduction de ce qu’on appelle Equilibrium Climate Sensitivity (ECS ou Sensibilité Climatique à l’Equilibre). Sa définition est la suivante : (AR5, Résumé pour décideurs page 16, paragraphe D2) :
    “the change in global mean surface temperature at equilibrium that is caused by a doubling of the atmospheric CO2 concentration. Equilibrium climate sensitivity is likely in the range 1.5°C to 4.5°C (high confidence)” : Le changement de la température moyenne du globe à l’équilibre, causé par un doublement de la concentration atmosphérique du CO2.
    Le changement en question, auquel j’ai donné la valeur moyenne des valeurs limites du GIEC, soit 3 degrés C, est celui qui est atteint à l’équilibre comme le dit explicitement le GIEC, c’est-à-dire en tenant compte de toutes les actions et rétroactions possibles. Albedo, Nuages et vapeur d’eau inclus. Il ne faut pas surajouter les rétroactions à la relation CO2-température sous peine de les compter deux fois.
    La courbe représentative de la relation logarithmique simple que j’ai donnée dans mon article est ici : (http://perso.numericable.fr/candide78/Climate%20change/CO2-Temp%C3%A9rature.png). On peut voir sur la courbe ou en appliquant la formule, que le passage de 280 ppm au 420 ppm actuelles conduit à une augmentation de température de 1,75 ° (et non pas 0,68 ° comme l’indique Philippe Charlez. Cette valeur est à comparer aux 1,2 ° effectivement mesurés. Mais elle est plus grande. Pour l’expliquer, il faut introduire une autre notion que l’on appelle Transient Climate Response (TCR) qui est également définie dans la référence ci-dessus. C’est, en gros, la réponse instantanée au doublement du CO2 (mais la définition est plus compliquée). Cela explique que l’augmentation finale de la température sera de 1,75 °, mais que la valeur actuelle n’est que de 1,2 °.
    Concernant l’usage des logarithmes népériens ou décimaux, j’ai précisé que cela n’avait aucune importance puisque cela changeait uniquement la valeur du facteur A. Celle-ci a donc la valeur de 9,96 pour les logarithmes décimaux, et 4,33 pour les logarithmes népériens.

  • J’ai oublié de signer le commentaire ci-dessus de Pierre-Ernest. Ce dernier nom est mon prénom + mon deuxième prénom que j’utilise dans mon blog : (https://www.climatdeterreur.info/accueil)

  • Je ne crois pas que c’est ce que veut dire ce billet. Il rappelle juste ce qu’est une réaction positive et l’ampleur théorique qu’elle pourrait occasionner.

    Est ce qu’en 100 ans on peut changer l’avenir de la planète? : Oui, on peut impacter les constantes planétaires au même titre que de grandes catastrophes. La hausse récente et brutale du taux de CO2 le montre. Il ne faut pas oublier que l’homme s’est largement multiplié et a aquis des moyens considérables pour modifier son environnement. La surface de la terre est aujourdhui très différente de ce qu’elle était il y a une dizaine de siècles.

    • En même temps, j’ai appris récemment dans une revue que l’Amazonie définie comme un des poumons de la terre était une savane il y a 12000 ans…

      • et la forêt amazonienne n’est pas une forêt « primaire »( dite aussi « forêt vierge »), car des études ont montré qu’elle avait été largement occupée et exploitée par l’Homme il y a 3 000 ans.

    • le taux de CO2 ne monte pas.. ( il monte et il descend de façon saisonnière) . et brutal est une considération subjective..

      sur le fond je suis d’accord avec vous.. mais ici la forme importe…

      fondamentalement nous ne comprenons pas tout à fait l’evolution du taux de CO2 atmosphérique puisque ça implique les échanges ocean atmosphère et la biomasse..et les variation climatiques non anthropiques..

      par contre, nous changeons « la donne » en brulant de la biomasse fossilisée..
      les calculs radiatifs théoriques , et dans une approche préliminaire ce n’est pas un problème que ce soit théorique , prouvent le point…ça joue au niveau planétaire en ce sens qu’onpeut le voir et le mesurer..ce n’est pas un epsilon.. . tous les moins du monde n’y peuvent rien changer …

      novotra a raison de dire que la question est la liberté… il n’a pas besoin de son introduction que je juge fausse…

  • @ Pemba: vous avez raison, mais selon l’explication des scientifiques, il existe un effet de bord sur les raies d’absorption du CO2 (fréquences ou l’absorption est moindre. C’est dans ces fréquences que ce situerait le problème.

    • Je crois que le spectre infrarouge de la vapeur d’eau recouvre en partie celui du CO2 sauf en bordure de la raie d’absorption du CO2 située au voisinage de 15µm de longueur d’onde (à vérifier).
      Je ne pense pas que ce soit un problème sauf à diminuer encore la force du CO2 en tant que gaz à effet de serre.

  • Les gens de IPCC « Intergovernmental Panel of Climate Change (=Pannel de bureaucrates et de militants politiques et non pas d’experts du climat) affirment que la durée de vie du CO2 anthropique dans l’air va durer des décennies si ce n’est un temps infini pour 18 % de celui-ci (rapport AR4)
    Sous l’angle des stocks planétaires : la quantité de carbone était officiellement d’environ : 830 GT dans l’air, contre 39’000 GT dans les océans, ~2000 GT dans les sols et ~550 GT dans la végétation, soit un total de ~42’400 GT en 2012 On émet actuellement 10 GT de carbone annuellement soit moins de 1/4000 des stocks en présence. (Rapport AR5)
    Vers 2012, les océans absorbaient officiellement ~80 GT/an de carbone et la biosphère et les sols ~123 GT/an soit un total de 203 GT/an. La totalité du CO2 atmosphérique étant de 830 GT, soit quatre fois plus.
    Un principe simple : imaginons que nous ayons 4 pommes dans un panier, que nous en mangions une par jour, immédiatement remplacée par une autre. L’espérance de vie de chaque pomme dans le panier sera deux fois moins grande que si nous avons 8 pommes dans le panier. Inversement, si nous en mangeons 2 par jour au lieu d’une, l’espérance de vie sera 2 fois moindre.
    En tenant compte de ce principe simple on peut estimer les échanges annuels de CO2 atmosphérique avec les milieux terrestres et océaniques à ~25%.
    Le temps de transfert moyen serait donc de l’ordre de 4 ans.
    Si l’on admet ce chiffre et que l’on additionne correctement année après année la quantité résultante on obtient un proportion de CO2 d’origine anthropique de 6 % alors que le taux de CO2 a augmenté de plus de 30% en un siècle

    Pour pouvoir un temps beaucoup plus long de résidence les « experts » ont dégotté une formule (qui fait très sérieux) qui est une addition d’exponentielles négatives et d’une constante, formule qui implique une atmosphère subdivisée en panneaux étanches où chaque « chambre » reçoit une part du CO2 émis et rejette dans les autres réservoirs (sols, océans biosphère) une part du CO2 reçu:
    Bern2(t) = 0,18 + 0,14 exp(-t/420) + 0,18 exp(-t/70) + 0,24 exp(-t/21) + 0,26 exp(-t/3,4)

    Cette formule est absurde, l’atmosphère n’est pas séparée de panneaux étanches.
    Le reste est le résultat des émissions naturelles des océans, et des sols riches en carbone, qui plus chauds, libèrent plus de carbone dans l’air.
    On inverse la cause et l’effet

    • Il semble que vous fassiez la confusion entre temps de résidence et réponse du système à un pulse de CO2, comme à peu près tous ceux qui défendent votre thèse.
      Et les thèses de Salby ont été debuggées depuis longtemps.

      • Non il ne suffit pas d’avancer un ou deux arguments pour prétendre avoir débuggé une théorie.
        Je tiens bien compte de la réponse du système et de l’ensemble des transferts atmosphère, biosphère atmosphère océans superficiels océans superficiels et profonds etc. Les prétendus débuggages:
        1) L’argument du courant dominant basé sur l’extrapolation d’une loi empirique 30’000 ans en arrière pour prétendre qu’elle est fausse parce que l’on obtient un taux de CO2 négatif en période glaciaire est absurde (la droite des moindres carrés de Salby est fondée sur 3 décennies de données) . Pour prendre une analogie la population mondiale augmente officiellement de 80 millions d’habitants, données fondées sur la dernière décennie. Diriez vous que c’est impossible parce qu’en remontant 100 ans en arrière en 1920 on obtient un taux de population négatif…?!
        2) Acidification des océans comme prétendue preuve: le transfert de CO2 entre milieux dépend des contrastes de pressions partielles la croissance de CO2 atmosphérique impose une croissance du transfert de CO2 de l’atmosphère dans les océans des régions froides et son transit vers les régions chaudes donc une acidification de ces derniers. Ils analysent visiblement les océans comme des objets immobiles et oublient les gyres océaniques.
        L’évolution du d13C: je l’ai recalculée, 37 ppm de CO2 d’origine anthropique et des sols (eux aussi pauvres en 13C qui libèrent plus de carbone avec le réchauffement) et non 120 ppm considérée comme la fraction « aéroportée »
        Le point de vue d’une atmosphère en compartiments séparés de la formule de Berne, elle, par contre, c’est certain elle ne tient pas la route.

    • Effectivement le temps de résidence dans l’atmosphère du CO2 donné pour 100 ans et plus est une autre anomalie de la théorie. Il est facile de montrer que compte tenu des observations passées il ne peut excéder une dizaine d’année et que la valeur la plus probable serait comprise entre 4 et 6 ans.
      Ces valeurs sont d’ailleurs admises par le climatologue François Marie Bréon qui donne comme explication que la durée de résidence de plus de 100 ans provient d’une réponse à une impulsion anormale (comme le sont les émissions anthropiques par exemple).
      Cette explication serait peut-être admissible si tous les puits de CO2 de la planète étaient complètement saturés; dans le cas contraire l’explication semble pour le moins tirée par les cheveux!

      • Le temps de résidence du CO2 dans l’atmosphère est de l’ordre de 5 ans, personne ne le conteste. Mais on s’en fiche. Le temps de 100 ans que vous citez est le temps de retour à l’équilibre après un pulse de CO2 extérieur au système. C’est celui là qui nous importe.

        • J’avoue ne pas bien comprendre par quelle mesure expérimentale le temps de retour à l’équilibre a été établi à 100ans (voire plusieurs centaines d’années selon certains articles). Pour définir un pulse extérieur au système, il faut déjà définir le système. Je suppose que le CO2 libéré par une irruption volcanique ne fait pas partie du système comme évidemment le CO2 libéré par l’industrie mondiale.
          En supposant que le réchauffement climatique observé actuellement à une autre origine que les émissions de gaz carbonique anthropique (cela est tout aussi plausible puisque, à ma connaissance, aucune preuve expérimentale formelle de la théorie actuelle n’a été jusqu’ici fournie), cela conduirait aussi à une augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère ne serait-ce que par dégazage; dans ce cas le CO2 émis ferait-il partie du système ou non.
          Bref, cette notion de pulse extérieur au système (qui correspond à la réponse de François Marie Bréon) me semble toujours loin d’être claire!

          • Il est possible que vous ne soyez pas familier de la théorie des systèmes. Ce que dit Breon est juste l’application de la théorie.
            Le temps de 100 ans cité précédemment est issu d’hypothèses sur l’action successive de différents types de puits de CO2 avec des constantes de temps différentes. C’est assez plausible, mais peu vérifiable.

            • Je ne suis effectivement pas familier de la théorie des systèmes mais j’aimerais bien comprendre la logique de cette affaire et je dois dire que c’est toujours loin d’être clair pour moi.
              Si quelqu’un me donne des explications plus pertinentes, je suis preneur.
              J’aurais même pensé à priori que le paramètre important était le temps de résidence et non celui de retour à l’équilibre mais c’est sans doute une erreur même si les explications données pour éclairer ma lanterne me paraissent un peu légères.

              • Ce qui importe est le taux de CO2 dans l’atmopshère…

                Les gens qui ont insisté sur le taux de résidence le font si je me souviens bien du fait d’un abus de definition qui a été interprété et présenté comme une erreur..ce sont des arguments de faible niveau…

                le temps de résidence joue un rôle… mais… la belle affaire, en fait, on sait pas trop…

                source d’incertitude d’ailleurs pour les modèles…qui font que vous n’avez pas de relation simple entre émissions de CO2 fossile et taux de CO2 atmosphérique.. autrement dit si vous connaissez les émissions humaines.. vous ne connaissez par le taux de CO2 atmosphérique car la biomasse peut « changer » dans sa réaction tout comme l’océan.. c’est le genre de truc qu’on met dans les modèles si vous voulez..
                on ne sait pas « calculer » le taux de CO2 atmosphérique..ce ‘ets pas le fruit d’un équilibre thermodynamique moyen ou global l qui ne fait pas sens..
                on a juste un recul historique.. on sait qu’il varie en fonction des glaciations.. on fait des beaux modèles qui quand ils marchent laissent à penser que l’on comprend les facteurs en jeu..
                nous savons que nous vivons de ce fait une anomalie historique en ce qui concerne le CO2 atmosphérique..
                et cette anomalie historique correspond assez bien à l’idée que cette anomalie trouve son origine d’unepart dans la combustion des fossiles..entrainant d’autres anomalies…qui me compensent augmentation du volume de biomasse, piégeage par les océans…

                vous vos rendez compte…pour en comprendre plus il faut se farcir des études de biomasse planétaire et des échanges océan atmospheres.. PAS FACILE!!!!!

                on entre dans un terrain inconnu au regard de l’histoire connue du taux de CO2..

                SI vous voulez imaginer ce qui va se passer d’une façon qui tienne la route et on va dire contrôlée.. soit en ecrivant quelque part les hypothèses que vous faites…vous faites en gros des modèles climatiques..

              • A M le jardinier

                Le temps de résidence est une notion relative aux flux de CO2 entre les différents réservoirs; 5 ans indique que le brassage est intense. Au bout de 5 ans, tout le CO2 a été renouvelé.
                Mais ce qui nous importe, ce sont les stocks, ce sont eux qui définissent la variable CO2 du so called « effet de serre ».
                Dans une piscine, l’eau est renouvelée en permanence en circuit fermé; mais c’est ce qu’il y a dans le bassin qui vous permet de vous baigner.
                Et si quelqu’un jette un gros seau d’eau dedans (élément extérieur au système) elle déborde.

                • Votre illustration du temps de résidence m’éclaire un peu car je n’avais pas la même notion de ce paramètre, ce qui explique en partie mes interrogations.
                  La comparaison avec une piscine est pertinente pour bien comprendre les différents paramètres mis en jeu mais sans doute pas tout a fait transposable comme toutes les analogies, au problème du CO2 dans l’atmosphère.
                  Merci pour votre aide!

                  • mais la question est inverse pourquoi a t on vous réussi à vous convaincre de l’importance du taux de résidence d’une molécule de CO2 dans l’amosphère??? les équilibres macroscopiques ou les flux macroscopiques sont souvent accompagnés d’intenses échanges microscopiques…

                    d’où vous sortez l’importance du taux de résidence, sinon d’une polémique… tranchée au premier commentaire qui signale , on ne parle pas de la même chose…

                    Effectivement le temps de résidence dans l’atmosphère du CO2 donné pour 100 ans et plus est une autre anomalie de la théorie. posez vous des question quand donc « la théorie » a telle dit cela…?

                    par ailleurs personne n’est à même de comprendre les flux macroscopiques ( nets c’est déjà pas simple!!!) ..et c’est ce qui importe de signaler…

                    fondamentalement…on sait pas…

                    l
                    par contre…grosso modo ce qui est en arrière plan c’est notre connaissance de l’avolutionhistorique du taux de CO2… le truc « non perturbé »..

                    personne ne sait par le calcul ce que le taux de CO2 serait…
                    personne ne sait par le calcul ce que l’ennuagement serait..

                    vous n’avez pas de démonstration possible

                    c’est simple..taux de CO2 atmosphérique (part minime du CO2 systémique global) d’ailleurs) …historique présentant une anomalie …

                    correspondance en ordre de grandeur et en chronologie avec le fait qu’on ajoute un flux de CO2 fossile dans l’atmosphere….

                    et on a TOUJOURS des gens qui disent que cette anomalie est causée par le réchauffement et non le flux de CO2 fossile dans l’atmosphère…

                    pourquoi bordel??? pourquoi ne pas juste être sceptique…?? pourquoi faut il essayer de prouver que les modèles seraient foireux puisque on sait qu’ils le sont essentiellement.???

                    c’est aux type que « défendent » les modèles de prouver qu’ils sont aptes à prédire… c’est ça ce sur quoi il faut insister…

                    on doit CROIRE que les modèles sont utiles..on sort de la science. croire en l’expertise de « scientifiques ».. c’est ça le débat…le passage dans le scientisme…avoir confiance dans les scientifiques.

        • C’est effectivement le point de vue de l’IPCC et c’est là qu’est le problème, car cette vision « biblique » d’un prétendu équilibre anté-industriel que ce soit sur les températures planétaires ou sur le cycle du CO2 n’a rien à voir avec la réalité. L’ensemble les interactions entre soleil- hydrosphère-atmosphère-biosphère-cryosphère ne sont pas et n’étaient pas en équilibre avant l’ère industrielle, mais tendaient et tendent toujours constamment vers divers équilibres, (thermiques, hydrostatiques etc.) produisant ainsi d’autres déséquilibres.

        • voila..littéralement on s’en fiche ou presque…ce n’ets pas ce qui importe..

          • Pouvez-vous développer?

            • c’est le taux de CO2 atmosphérique qui importe.

              • à quelle grandeur macroscopique ou flux net macroscopique… pouvez vous relier le taux de résidence d’une molécule de CO2 dans l’atmosphère? sans d’ailleurs vous soucier du temps de résidence du CO2 dans l’océan ou la biomasse???

                le flux de CO2 par exemple vers l’océan est contre balancé par un flux de CO2 de l’océan vers l’atmosphere..ce qui importe est le net.. quand deux objets sont à l’equilibre thermiques ils n’dchangent pas de chaleur mais échangent intensément de l’énergie cinétique au niveau microscopique..

                • Attention, le transfert de CO2 du pole vers l’équateur permet un échange thermique, réchauffant le pôle, et refroidissant l’équateur.

    • les  » chambres étanches » sont les « éléments finis » du modèle mathématique bien connu, informatisé depuis des années et utilisé dans de nombreux modèles de simulation, notamment de résistance mécanique.
      Ce modèle part du principe que les éléments finis échangent entre eux de proche en proche les évolutions des contraintes subies, et ce de manière linéaire et simple.
      Or dans l »atmosphère, je prétends que ce modèle montre ses limites, car le milieu et les rétroactions sont non connus suffisamment.

      • ils ont partout des imites… mais justement…ces modèles mathématiques reposent tous sur l’application des lois de la physique simplifiées donc FAUSSES. sur une description simpliste donc fausses des systèmes qu’on étudie…on peut parfois argumenter et dire pourquoi on pense que les modèles vont avoir une capacité prédictive … mais dans quelles limites?????

        bon un modèle de résistance mécanique c’est sassez simple… mais imaginez qu’on vous demande de savoir combien de temps un pont va pouvoir continuer à porter des bagnoles quand on ne sait pas trop si l’acier est conforme, si le béton est conforme… dans quel environnement il se trouvera pour les 100 prochaines années et vous avez déjà l’idée d’un modèle climatique..

        donnez moi donc une probable qu’un béton soit conforme….

  • C’est quoi cette hystérie avec l’épouvantail du pergélisol ? A moins qu’on ne soit dans de la cancel géologie, le point de basculement de ces prédictions a déjà eu lieu, on y a bâti Paris, Bxl, Londres, Berlin, Washington, etc. On peut presque dire qu’on parle des reliquats.

    • Le pergélisol qui fond… le truc à la mode, tout plein de virus rigolos, de méthane satanique et tout et tout…
      Et puis le « Gulfstrim » va s’arrêter, c’est le point de basculement climatique ma bonne dame !

      C’est une catastrophe et c’est de votre faute, la faute de votre style de vie qui nécessite 2,2 planètes par an au lieu de 0,8.

      Il faut d’urgence mettre un autocollant de panda sur votre voiture électrique.

      Ce qui est important ça n’est pas la réalité des faits, l’honnêteté intellectuelle ou l’esprit critique mais la communication.

      • Le méthane produit effectivement un « effet de serre » 25 fois fois plus puissant que le CO2, mais à quantité égale, et dans une atmosphère dépourvue de vapeur d’eau.
        Or il y a actuellement 200 fois moins de méthane que de CO2 dans l’atmosphère…
        Les principales raies d’absorption du méthane sont vers 39 THz de fréquence. A cette fréquence les capacités d’absorption du méthane se superposent à celles de la vapeur d’eau qui absorbe déjà, à elle seule, plus de 99 % du rayonnement infra-rouge terrestre. Sous l’effet Doppler et Lorenz ces raies ont tendance à se superposer. Donc à moins d’inventer la poudre qui pète deux fois…
        Le méthane s’oxyde dans l’atmosphère sa durée de vie est estimée à environ 12 ans…

  • juxtaposition…n’est pas raison…

    en une seconde UN homme change l’avenir..

    alors en 100 ans évidemment…

    Oublions la véritable question qui est en fait qu’il faudrait imaginer que l’humanité actuelle et à venir !!! ait une opinion et agisse comme un seul homme, qui penserait notamment que ce qui vient est catastrophique…

    si vous êtes capable de prouver que les calculs du giec sont faux..je vous en prie.. contentez vous de dire qu’ils sont hypothétiques.

    Mais les simples considération radiatives concernant le CO2 PROUVENT que théoriquement ..
    l’humanité a un impact climatique…peu de physiciens vous diront le contraire.. le CO2 fossile change les transferts radiatifs..

    Aussi que vous dites sur la capacité de l’humanité a changer l’avenir , phrase idiote ‘à remplacer plutôt par avoir un impact planétaire ayant des conséquences » pratiques  » est tout simplement faux. que « nous » changions l’avenir est une certitude!!! affirmer que « nous » devons tous ( et nos enfants avec!!!!) considérer que un changement est un mal ou un bien est un escroquerie intellectuelle..

    le message du giec est avant tout de dire…. tu n’a pas le droit de te foutre du changement climatique..

    le message du giec comme d’ailleurs le message du club de Rome est politique et scientiste….il introduit de façon subreptice un concept d’interet général… et une fois que l’idée d’interet générale est acquise…un matin un type débarque chez toi et te liquide au nom de l’interet général…

  • ah ben si ça changera des trucs… déjà selon votre propre approche très caricaturale, l’épaisseur à la quelle tous les infrarouges sont absorbés…

    la part radiative est la partie sous controle ( théorique) du machin….

  • « Le dérèglement climatique est donc avant tout un phénomène… »

    Qui n’existe pas.
    Un peu d’humilité scientifique. La planète est gigantesque, les interactions sont complexes à la puissance 1000. Il y a zéro preuve solide que le climat est « déréglé » et que l’homme qui n’ajoute au CO2 que l’équivalent de l’épaisseur d’un cheveu sur la longueur d’un terrain de foot tous les 15 ans est responsable.
    Si le climat était aussi sensible à un ajout aussi infime, la vie n’existerait tout simplement pas.
    .
    Le taux de CO2 était 5 fois plus important au jurassique (Geocarb III 2000ppm) et 17 fois plus important au Cambrien. Au jurassique il faisait bon 16,5 °C (+3 °C par rapport à l’actuel), mais ça ne veut pas dire que le CO2 est en cause, tout au plus qu’il est en relation avec la température (plus de biomasse, donc plus de CO2).

    • il faut bien dire que le choix des mots pour vendre leur soupe est malheureux…

      écoutez les prévisions météo on s’en sert. et on estime chaque année en France qu’lhiver sera plus froid que l’eté.. pourtant la météo est chaotique par nature..

      quand on a constaté que le taux de CO2 a augmenté tendanciellement avec comme cause plausible possible les emissions fossiles…, on a un truc tangible …

      sur ce truc tangible on bien des raisons théoriques de penser…ça va jouer sur le climat..
      il est normal de se poser des questions.. mais qui vont être de la spéculation scientifique..
      la théorie du rca plus exactement les prévisions climatiques modelistiques ce n’ est pas de la science.. mais c’ets ce que fait la science pour essayer de comprendre..

      • si vous avez un virus emergent il est légitime d’essayer de savoir ce qui va se passer..un modèle mathématique est le « meilleur » moyen de le faire…plus exactement un des rares qui va laisser à vérifier des hypothèses de départ.. soit faire de la recherche scientifique..apprendre.. on sait pourtant que le virus va muter..qu’on ign,ore des tas de trucs..

        pour autant ce qu’on a de « mieux »..ne veut pas dire un truc vraiment utile pratique ou pertinent.

        il faut juste remettre les modèles à leur place…ce qui n’est PAS FAIT..

        • Les modèles informatiques vous donneront comme résultat suivant les données que vous y insérez. Si vous partez du postulat que c’est le CO2, ils vous donneront des 4 à 8° degrés d’augmentation! En fait on ne sait pas grand chose sur les évolutions du climat. Mais les réchauffistes ne veulent pas le reconnaître, malgré tous les climatologues qui s’opposent à cette arnaque ( voir l’Oregon Petition aux USA ).

  • Couverture glaciaire avec un A svp, je vois cette erreur constamment, la glacière c’ est pour aller à la plage…

  • Les commentaires sont fermés.

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