VIDÉO : « Démocratie, le Dieu qui a échoué » de Hermann Hoppe

Screenshot_2021-04-28 Démocratie, le Dieu qui a échoué - https://www.youtube.com/watch?v=3KUPoGF7QRc — Jeunes Libéraux on Youtube,

Il peut être dangereux de sacraliser la démocratie, mais les libéraux doivent convaincre que la liberté est ce qui donne un sens à la vie humaine.

Par Elie Blanc.

Nous avons écrit et monté cette vidéo dans le but de présenter les idées du premier chapitre de Démocratie, le Dieu qui a échoué de Hans Hermann Hoppe. Elle n’a pas pour objectif de recenser l’ensemble des imperfections de la démocratie, mais simplement de montrer qu’il est dangereux de la sacraliser.

Comme l’avaient prédit un certain nombre de penseurs et économistes (Hayek, Kant, Tocqueville ou La Boétie pour ne citer qu’eux) la démocratie peut faciliter la mise en place de mécanismes qui entravent les libertés civiles et économiques.

Malheureusement, les débats actuels (et c’est un point que nous n’abordons pas dans la vidéo) portent bien davantage sur les conséquences de la liberté que sur l’importance de la liberté, ce qui a isolé et même exclu les libéraux du paysage politique.

Il suffit de voir les débats sur les inégalités de revenus ou les questions de sécurité : la liberté a souvent une bien faible valeur lorsqu’elle ne donne pas un résultat jugé socialement souhaitable. Nous l’évoquions dans la précédente vidéo, mais la féministe se fiche éperdument de savoir pourquoi la femme gagne en moyenne moins que l’homme : elle en fait simplement le constat et elle souhaite corriger ce qu’elle perçoit comme une injustice.

Peu importe que nous ne soyons pas libres, pourvu que nous soyons égaux.

La question mérite donc d’être posée : la liberté est-elle intrinsèquement souhaitable ? La difficulté pour nous autres libéraux, c’est que la question nous paraît rhétorique, pour ne pas dire absurde.

On se souvient par exemple de Benjamin Franklin qui déclarait avec sévérité qu’« un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux ».

Victime du communisme, Soljenitsyne soulignait que « les hommes n’étant pas dotés des mêmes capacités, s’ils sont libres ils ne seront pas égaux, et s’ils sont égaux c’est qu’ils ne sont pas libres. ».

Pourtant, face au constat que nous venons de dresser d’une préférence sociale pour l’égalité, les libéraux doivent convaincre que la liberté est ce qui donne un sens à la vie humaine. C’est un défi de communication pour eux. Ils devront faire preuve de pédagogie et de tolérance pour le relever.

Nous espérons apporter une pierre à cet édifice dans nos prochaines vidéos. Vous pouvez nous y aider en les partageant afin de leur donner davantage de visibilité et toucher un maximum de personnes.

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