François de Rugy part en guerre contre le climato-gauchisme

Climato-gauchisme et nationalisme identitaire se retrouvent avec leur détestation du libéralisme économique et de la mondialisation.
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2016-11-05 - Université de l'engagement au Mans François de Rugy by Parti socialiste (creative commons) (CC BY-NC-ND 2.0)

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François de Rugy part en guerre contre le climato-gauchisme

Publié le 7 avril 2021
- A +

Par Philippe Charlez.

Une transition énergétique durable et soutenable s’appuie sur trois piliers :

  • solutionner le réchauffement climatique,
  • garantir la sécurité énergétique,
  • assurer la compétitivité des entreprises.

L’énergie se doit d’être à la fois propre, disponible et abordable.

Cet équilibre est réfuté par la plupart des climato-gauchistes hypertrophiant le pilier climat aux dépens de la compétitivité et de la sécurité énergétique. Derrière l’objectif climatique, le climato gauchisme « avance couché ». Son dessein premier n’est pas de protéger la planète et de lutter contre le réchauffement climatique mais de mettre à bas la société de croissance et son démon capitaliste. Parallèlement à leurs positions écologistes, les climato-gauchistes sont en effet connus pour leur haine des riches et leur détestation de tout ce qui s’y corrèle : sélection, compétition, réussite sociale.

climato-gauchismeLes deux ennemis de la transition énergétique : à gauche, le climato- gauchisme, à droite le nationalisme identitaire

La prise de position courageuse de François de Rugy début 2021 dans Le Point est sur ce point très éclairante.

Climato-gauchisme : dérive idéologique de l’écologie

L’ancien ministre d’Emmanuel Macron décrit :

La lente dérive idéologique de l’écologie politique notamment quant à son rapport à la science et à sa déconnexion vis-à-vis des réalités économiques. Une vision nourrissant des tendances régressives et rejetant l’idée même de progrès, un prêt-à-penser gravé dans un petit livre vert, des prises de position motivées par un projet de décroissance jamais avoué car électoralement suicidaire.

Tout aussi nuisible que le climato-gauchisme est le nationalisme identitaire.

Par construction, il hypertrophie les piliers nationaux : la compétitivité et la sécurité énergétique d’un pays ont des frontières ; aux dépens du climat qui lui n’en a pas. Tout aussi inconciliable avec les trois piliers du développement durable, le nationalisme identitaire s’est inventé un modèle écologique spécifique : le localisme.

Promu dès la fin des années 1960 par le philosophe d’extrême-droite Alain de Benoist, il consiste à privilégier ce qui est local (démocratie participative, économie de proximité, emploi local) pour minimiser l’empreinte écologique liée au transport de personnes et de marchandises.

Introduit au Rassemblement national par l’essayiste Hervé Juvin devenu l’une de ses têtes pensantes, le localisme consacre un revirement historique pour le parti d’extrême droite dont les dirigeants historiques considéraient l’écologie comme un « passe-temps de bobo ».

Appliqué de façon adéquate et ciblée, ce principe peut se révéler tout à fait pertinent. Quoi de plus stupide que de consommer des cerises du Chili ou des haricots verts du Cameroun en plein mois de janvier !

Climato-gauchisme et instrumentalisation du localisme

En réalité, comme le réchauffement climatique pour les climato-gauchistes, le localisme est instrumentalisé par les nationalistes identitaires comme un levier puissant leur permettant de justifier via un argument environnemental la nécessité d’un nationalisme politique et économique.

Derrière le localisme, les nationalistes identitaires encouragent une opposition frontale entre métropoles élitistes et territoires ruraux populaires. Le localisme leur permet de fusionner écologie et nationalisme dans un triptyque « nature, identité et société » dont l’intégrité ne peut être garantie que par la souveraineté nationale.

Dans ses fondements, le localisme s’accommode parfaitement des idées décroissantistes des climato-gauchistes. De Benoist a ainsi été l’auteur en 2007 d’un ouvrage Demain la décroissance tandis qu’une recherche internet sur le localisme vous conduira inévitablement vers Serge Latouche l’une des principales références du décroissantisme.

Rien de très surprenant dans la mesure où climato-gauchistes et nationalistes identitaires se retrouvent pour des raisons différentes quant à leur détestation de la mondialisation et du libéralisme économique.

Hervé Juvin déclarait lors d’un discours enflammé précédant les européennes de 2018 :

Le monde de l’ultralibéralisme, c’est une poignée de milliardaires qui ont réduit tous leurs voisins au chômage et qui ont détruit leurs territoires autour d’eux.

Une phrase que n’auraient pas renié Julien Bayou, Jean-Luc Mélenchon, Éric Piolle, ou Clémentine Autain.

François de Rugy se montre tout aussi critique vis-à-vis du localisme que du climato-gauchisme :

Comment aurions-nous pu avancer aussi vite dans la recherche d’un vaccin sans la coopération mondiale ?

Climato-gauchistes et nationalistes identitaires ne partagent pas pour autant un programme commun. Sans surprise, les nationalistes identitaires sont favorables au nucléaire considérant l’atome comme un contributeur essentiel à l’indépendance énergétique française. Un point que De Rugy semble aujourd’hui partager pointant l’opposition obsessionnelle des Verts vis-à-vis du nucléaire et qualifiant à juste titre l’ONG fondamentaliste Greenpeace de « boulet du climat ».

Duel à venir

Lors des prochaines élections régionales, François de Rugy affrontera dans les Pays de Loire le climato-gauchiste Matthieu Orphelin et le nationaliste identitaire Hervé Juvin.

Un duel opposant des conceptions idéologiques d’une écologie instrumentalisée au pragmatisme d’une transition énergétique réussie au service du développement humain. Une clarification des idées qui se révèle nécessaire en prémices des présidentielles.

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  • jacques lemiere
    7 avril 2021 at 7 h 20 min

    ah! au moins on aune ébauche de definition de « mission » et donc de pourquoi l’etat s’en mêle..

    voyons donc l’introduction..
    Une transition énergétique durable et soutenable s’appuie sur trois piliers :

    « solutionner le réchauffement climatique, »

    il y a UNE solution? donc non POLITIQUE.
    tout le monde ne voit pas le rca comme un problème, certains peuvent en tirer profit..
    « garantir la sécurité énergétique, »
    définir. on pense au black out au risque d’approvisionnement on pense « indépendance » mais ce sera juste une question de niveau d’indépendance..
    « assurer la compétitivité des entreprises. »

    MONDIAL donc politique.

    L’énergie se doit d’être à la fois propre, disponible et abordable.

    les transformations énergétiques ne seront jamais propres ne sera jamais propre au point de vue environnemental..

    disponible.. on comprend l’idée.. quand on en a besoin… réglé par le marché.. celle qui sont là quand on en veut pas sont éliminées.

    abordable… non le prix est défini par le marché…

    en fait dans ce mot « abordable » vous pouvez caser la redistribution..

    En admettant que le monde se mette d’accord sur un objectif non pas climatique mais d’emission de CO2 fossile (en ajoutant surement un volt environnemental ne touchez » trop » pas à la biomasse)

    Laissez les gens se démerder avec le reste…

    Or, je pense que les pays ne se mettrons pas d’accord sur les émissions le reste est du rêve de bureaucrate..

    Et n’oubliez pas, il faut avoir confiance ou les moyens de faire en sorte que les accords sur les émissions soient tenu sur près d’un siècle..donc
    que nos enfants soient d’accord..
    de qui se moque t on..??

    donc..que ceux qui veulent limiter leurs émissions de CO2 le fassent…

    • Le raisonnement de l’auteur est faux car il postule l’existence d’un pilier climat qui n’existe pas : le réchauffement actuel n’est pas causé par l’augmentation du CO2.

  • LA présidentielle, car c’est UNE élection à deux tours.

    Sinon, l’auteur semble bien d’accord avec les hypothèses du GIEC. Désormais, si l’on veut promouvoir ou au moins préserver l’énergie nucléaire, il judicieux à beaucoup d’en passer par là.

    C’est regrettable : rien n’interdit de contester le catastrophisme climatique et de défendre les avantages du nucléaire, le tout sur la base des très nombreux arguments rigoureux disponibles à cette fin.

  • Il paraît judicieux…

  • Esprit critique
    7 avril 2021 at 9 h 14 min

    « Tout aussi nuisible que le climato-gauchisme est le nationalisme identitaire. »
    Faudrait m’expliquer le lien et le raisonnement.
    Si être attaché a son identité et défendre les intérêts de sa nation est coupable, alors il faut éradiquer l’humanité en totalité car elle a une histoire et de multiples cultures ce qui ne serait pas acceptable ….
    Bof , j’ai pas du manger assez de Homards pour comprendre.

    • Jerémy Lapurée
      7 avril 2021 at 10 h 26 min

      Pour un libéral, le nationalisme identitaire est effectivement une hérésie, et tout aussi nuisible au libéralisme économique que l’ecolo-gauchisme.

  • Tous dans la même fusée et direction mars ou Jupiter….
    L’independance énergétique, pipeau, consommation locale, pipeau climat, pipeau, coopération mondiale, pipeau…. Mais qu’attendre d’autre d’un politique ?

  • « Quoi de plus stupide que de consommer des cerises du Chili ou des haricots verts du Cameroun en plein mois de janvier ! »
    En fait, cet exemple est illusoire car ces produits sont à faible valeur ajoutée, le prix final serait rédhibitoire pour le consommateur, en clair, ça n’existe pas ou de manière extrêmement marginale.
    Sur les RS, était posée une question sur comment évaluer l’empreinte carbone d’une denrée alimentaire. Ma réponse est assez simple: pour un même produit, il suffit de connaître son prix de revient et par conséquent son prix de vente à l’unité, c’est l’indicateur le plus fiable: peut être contre intuitif mais le moins biaisé par l’idéologie.
    Un œuf issu de poule en batterie aura une empreinte carbone plus faible qu’un œuf issu de poule plein air (et pire, en bio). Le premier sera à 0.12 €, le second à 0.40 €, même si le second apportera une marge unitaire plus élevée, le prix de revient est nettement plus faible pour le premier.

    • Tout à fait d’accord. Le prix reflète les coûts qui eux-mêmes reflètent les gains de productivité.
      Meilleur productivité => moins d’intrant par unité produite.
      Le bio est tout à fait idiot, aussi du point de vue carbone.

      • A condition que les prix ne subissent pas la distortion des impôts de production qui diffèrent d’un pays à l’autre (France : championnedu monde).

    • Jerémy Lapurée
      7 avril 2021 at 10 h 44 min

      « pour un même produit, il suffit de connaître son prix de revient »

      Pas suffisant, car le coût de revient inclut la main d’oeuvre, au coût fort bas dans ces pays lointains.
      Et il n’inclut pas justement les externalités négatives liées aux emissions de GES.
      Dès lors toute comparaison sur cette seule base est faussée.

      Quid alors à l’intérieur d’un même pays ?
      Pour votre exemple, en tout cas, ça ne tient pas. Une étude espagnole a montré que l’élevage en batterie émettait au final plus de GES. Causes :
      – « nourriture à base de soja et d’huile de palme. Importés, bien entendu et dont la production entraîne des déforestations, des changements d’affectation des terres fortement émetteurs en gaz à effet de serre, mais aussi de la pollution des sols et de l’eau par les produits (pesticides et autres) utilisés » ;
      – « remplacement rapide des poules pondeuses épuisées par le rythme de ponte (…) au bout d’un an, on les remplace. Si on était capables de garder les poules pendant un à trois ans pour produire des œufs, on n’aurait beaucoup moins de problèmes de renouvellement et donc pas la création d’un besoin et une consommation d’énergie pour renouveler les poules ».

      • « une étude espagnole »…
        vu la teneur que vous avancez en résumé, ça sent bon l’idéologie.
        D’abord, la durée de ponte, en conventionnel, c’est 70 semaines mais on peut aller à plus de 100 semaines voire plus, mais c’est le client qui impose de réduire cette durée car le % d’œufs cassés augmente avec le temps.
        Quant à l’utilisation de soja et huile de palme, c’est presque risible: l’huile de palme en pondeuse? c’est très marginal, même à éviter (l’aliment est en farine et l’huile de palme fige à basse température et se mélange mal et l’on préfère l’huile de soja, colza ou tournesol).
        Quant à au soja, responsable -forcément- de la déforestation de l’Amazonie et bien, figurez vous que le développement de cette culture est particulièrement rapide en…Argentine, pas tout à fait dans le coin donc.
        Et de plus, l’indice de consommation (quantité d’aliment nécessaire pour produire une unité) en conventionnel est nettement meilleur qu’en plein air et/ou bio.
        En terme de comparaison, c’est comme si l’on prônait les véhicules consommant 10 l/100 kgs contre ceux qui ne consommeraient que 5 litres, « parce que c’est conforme à un cahier des charges ».
        En poulet conventionnel, on arrive à un indice de 1.7 alors qu’en label, c’est 3.2/3.5. Même si l’aliment conventionnel est plus concentré, on peut considérer que c’est un gaspillage énorme, qui se traduit d’ailleurs dans le prix de revient. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la consommation de poulet label stagne, et que la France importe désormais plus d’un poulet standard sur deux.
        Et pendant le premier confinement, les œufs « conventionnels » étaient pris d’assaut , et il ne restait que des œufs « bio » dans les étals.
        Bref, cette étude mériterait un débunkage en règle.

        • Jerémy Lapurée
          7 avril 2021 at 12 h 58 min

          Tout ceci, bien qu’intéressant, n’apporte guère d’arguments supplémentaires pour conforter votre « intuition ».

          D’une manière générale, ne négligez pas le facteur coût dans le choix des différents acteurs. Les oeufs conventionnels disparaissent plus vite des étals car ils sont moins chers, pas parce qu’ils ont un meilleur impact carbone. Et l’huile de palme est utilisée car elle est moins chère que les aliments qu’elle remplace, que ce soit en matière grasse, dont les poules ont besoin, voire même en remplacement de céréales, comme l’extrait d’un journal du Gabon (je nous fais voyager) le montre ci-dessous :

          « La boue d’huile de palme, un déchet agricole habituellement déversé dans la nature, a été identifiée comme aliment pour l’alimentation de la volaille.
          Selon une étude menée par l’Institut de recherche agricole pour le développement (Irad) basé au Cameroun, la boue d’huile de palme reste une alternative pour remplacer la farine de maïs pour l’élevage de la volaille. En effet, la farine de maïs qui est devenue de plus en plus coûteuse sur le marché de la sous-région d’Afrique centrale et qui constitue 90 % de la provende, peut être remplacée par la boue d’huile de palme pour obtenir de bons rendements en élevage. »

          Les chercheurs recommandent aux éleveurs d’introduire 7 % de ce déchet agricole dans l’alimentation des poulets de chair âgés de vingt à cinquante jours. Le poulet soumis à ce régime gagne presque trois fois plus de poids qu’une volaille qui reçoit une ration alimentaire ordinaire. Il conserve un taux de graisse normal.

          Parallèlement, le producteur obtient une réduction de 17 % sur le coût de l’alimentation de ses poulets de chair en phase finale de croissance. De bonnes nouvelles pour l’aviculture gabonaise qui est confrontée au prix élevé de provende, mais aussi à la pénurie de maïs due à une demande sans cesse croissante. »

          • Des valeurs de 7 %? En pondeuses? Possible au Gabon car ils n’ont pas les céréales en quantité suffisante à proposer. En France, nous n’avons pas ce problème de disponibilité.
            En Europe si l’on monte à 0.5 % de matière grasse ajoutée, c’est le bout du monde surtout pour des formules base maïs comme c’est très souvent le cas.

        • Jerémy Lapurée
          7 avril 2021 at 13 h 06 min

          Un dernier mot sur l’intérêt des matières grasses pour les poules pondeuses :

          « LES EFFETS DES MATIÈRES GRASSES SUR L’ALIMENTATION DES POULES PONDEUSES
          L’ajout des matières grasses et des huiles aux aliments pour les poules pondeuses a au moins 5 effets supplémentaires sur l’augmentation des teneurs en matières grasses brutes et graisses ajoutées :
          – Améliore la teneur en énergie métabolisable (EM) des aliments et optimise la performance du nombre d’œufs et du pourcentage de ponte
          – Augmente le poids des œufs grâce au profil des acides gras (C18:2)
          – Renforce la santé du foie tout en limitant le syndrome du foie gras (FHLS)
          – Optimise l’appétabilité des farines
          – Limite la hausse de la chaleur en cas de stress thermique.
          (…)
          Dans l’alimentation des poules pondeuses, il n’est pas rare de trouver des matières grasses saturées telles que du suif, du lard, de la graisse de volaille, de l’huile de palme. »
          (extrait de Lohmann France, producteur de poules en Vendée)

        • Grand bien vous fasse de manger des poulets et des œufs de poules élevées en batterie …..Chacun ses goûts !!

          • A l’aveugle, nous sommes incapables de détecter des différences entre les oeufs.
            L’emballage est très important.

            Anecdote: une entreprise de jambon, aujourd’hui disparue, du moins reprise, avait changé son emballage pour ses jambons découpés, en innovant, passant de la couleur dominante rouge / rose au bleu (une lumineuse idée de la femme du dirigeant).
            Résultats: ventes en chute libre et même, réclamations des clients se plaignant de l’évolution du goût…

            • Jerémy Lapurée
              7 avril 2021 at 16 h 52 min

              « A l’aveugle, nous sommes incapables de détecter des différences entre les oeufs »
              Parlez pour vous ! Je connais un paquet de gens qui sont parfaitement capables de faire la différence…

  • « Une transition énergétique durable et soutenable s’appuie sur trois piliers :

    solutionner le réchauffement climatique, »

    Désolé, mais je me suis arrêté là.
    Cet article repose donc sur le postulat d’un rechauffement climatique anthropique… ce qui, à ma connaissance, n’est pas démontré

    • tout à fait. pourquoi faire une transition énergétique si le système énergétique fonctionne bien ?

    • Jerémy Lapurée
      7 avril 2021 at 10 h 23 min

      Qu’il soit anthropique ou pas, deux remarques :
      – léger réchauffement constaté depuis le 19 eme siècle (1 degré)
      – fin plus que prévisible des énergies fossiles d’ici la fin du siècle.
      Pas la peine de faire un pari de Pascal pour comprendre la nécessité d’opérer une transition énergétique.
      Même s’il est également probable que si le réchauffement doit se poursuivre :
      – il ne sera pas la catastrophe annoncée par les alarmistes (40 cm de montée des eaux, scénario probable du Giec, c’est pas la mer à boire)
      – et s’il est lié à nos énergies fossiles, le problème se réglera donc tout seul d’ici la fin du siècle (quand nous n’aurons plus ni pétrole ni gaz)…

      • Certains aimeraient bien avoir du pétrole et du gaz au delà de ce siècle ?

      • anticiper le manque d’énergie fossile et « solutionner le réchauffement climatique » sont deux choses totalement différentes !

      • Avec les températures très basses que nous avons actuellement, on ne peut que constater que le froid est beaucoup plus préjudiciable que le chaud: les cultures souffrent, l’arboriculture et viticulture seront peut être irrémédiablement impactées, du moins pour cette année.
        Sans parler de la facture de chauffage…

        • Jerémy Lapurée
          7 avril 2021 at 13 h 11 min

          Nous sommes d’accord. Un monde chaud est préférable à un monde froid. Les périodes glaciaires n’ont jamais été une partie de plaisir.
          Une terre chaude ne présente qu’un inconvénient : votre bicoque en bord de mer est menacée par la montée des eaux ! Et la quiétude des pays montagneux menacée par des immigrés en puissance.

      • « fin plus que prévisible des énergies fossiles d’ici la fin du siècle. »

        C’est un raccourci qui peut servir de base ou d’élément de discussion mais en aucun cas de définition d’un problème.

        Dans le pire des cas, une ressource ne disparait pas : son prix ou son coût deviennent simplement trop élevé. (Et le prix élevé a tendance à retarder le processus en augmentant l’offre par des technologies nouvelles).

        Mais si on considère (à tort) un monde « fini », on peut trouver des milliers d’arguments de ce genre.

        « la nécessité d’opérer une transition énergétique »

        Je vous renvoie au « lapsus » ou l’incongruité de la première phrase : « une transition durable ». Si c’est durable, c’est une évolution permanente et pas une transition. Donc pas de plans sur la comète, de priorité par rapport à d’autres problèmes ou de solution définie.

        Qui prétend que nous ne devons pas nous adapter ? A part les prophètes de la décroissance qui veulent nous renvoyer dans le passé et le figer.

      • La nécessité est de laisser une transition énergétique s’opérer, pourquoi voudriez-vous en planifier une ?

  • Jerémy Lapurée
    7 avril 2021 at 10 h 16 min

    Ah qu’il est loin l’heureux temps où la gauche dynamitait les bateaux de Greenpeace !…
    Plaisanterie mise à part, l’analyse est pertinente. L’écologie dans les deux cas n’est qu’un prétexte destiné à renforcer l’obsession de base : l’anti-capitalisme pour l’EG, le repli sur soi pour l’ED. Pas glorieux du tout.

    • Pas glorieux et peu cohérent ! Le « camp du bien » cherche des bouc-émissaire pour promouvoir ses idées ?!?

  • Il n’y a pas de solution au réchauffement. La Terre est dans un cycle de réchauffement depuis la fin du Petit âge glaciaire, lequel a fait des millions de morts dans le monde. Depuis les années 1870 elle a entamé une remontée de température estimée à 0,8°. Mais on ne sait pas vraiment pourquoi, le CO2 accusé n’y étant pour rien, il y eut des périodes où il était 20 fois plus élevé (Cambrien) sans que la température soit en proportion. Il est extraordinaire que les gens refusent de comprendre que le climat sur notre planète n’a JAMAIS été stable!

  • Jacques-Marie Moranne
    7 avril 2021 at 11 h 53 min

    Qu’entend-il par « solutionner le réchauffement climatique » ?
    Si c’est essayer de lutter contre, c’est de la pure arrogance, d’autant plus que la France représente moins de 1% du CO2 mondial, et que, au train actuel, les accords de Paris seront respectés : +1°C depuis 1850 + 1°C/siècle (rythme actuel depuis 40 ans selon les relevés satellites) = 1,8°C en 2100 (soit moins des 2°C).
    Si c’est s’adapter, ça ne semble pas poser de difficulté majeure : il n’y a jusqu’à présent aucun effet délétère constatable : au contraire, la Terre a verdi de 30% en 50 ans (source NASA).

  • François de Rugy est envoyé par Macron pour prendre des voix aux écolos, c’est tout ce qu’il y a à dire, et le reste n’est que blabla de campagne électorale.
    De Rugy est le camelot vert de Macron épicétou.

  • 1. le réchauffement climatique ne se résoud pas; il se constate, puisqu’il n’a rien à voir avec l’acivité humaine. Notez que le CO2 est le gaz de la vie. Sans lui, nous serions tous morts.
    2. la sécurité énergétique est assurée par les centrales nucléaires

    Une fois ceci posé, on peut discuter du reste….

    • On peut discuter de la science, on peut discuter de l’humain, mais on ne peux pas faire le mélange des genres.

      Au niveau de l’humain on doit reconnaître qu’il n’y a pas de vérité absolue et que tout passe par des consensus.

      Au niveau de la science on discute du vrai et du faux. Il n’y a pas de « juste milieu ». Une opinion est forcément tranchée (ou alors on reconnaît qu’on ne sait pas). C’est la certitude qui permet d’aller en avant et l’aboutissement qui arbitre. La discussion est futile si on s’éloigne d’un domaine précis ou de points de détail et on ne peut travailler qu’avec des gens partageant les mêmes certitudes.

      Le « consensus scientifique » comme base de décision commune est un non-sens absolu.

      • jacques lemiere
        7 avril 2021 at 15 h 49 min

        oui… d’autant plus que si des décisions sont prises, et donc des éventuelles responsabilités devant être assumées..on peut imaginer que les gens qui les ont motivées vont devenir biaisés à évaluer analyser..en gros tordre la science ..

  • Philippe
    On se connait, tu devrais répondre à
    kekouzzz7 avr. 9h20 en proposant des solutions
    « Une transition énergétique durable et soutenable s’appuie sur trois piliers :

    solutionner le réchauffement climatique, »

    Désolé, mais je me suis arrêté là.
    Cet article repose donc sur le postulat d’un rechauffement climatique anthropique… ce qui, à ma connaissance, n’est pas démontré
    Amitiés
    Frederic Sommer

  • Opportuniste ou vraiment sincère et éclairé, je félicite M. de Rugy pour ce revirement de pensée. Cela fait un grand bien.

  • Faire un article sur des déclarations de François de Rugy … Il y en a qui s’ennuient grave, à cause du confinement j’imagine.

    • Ce n’est pas le type qui sert à ses invites des homards et du champagne alors qu’il a horreur des homards et du champagne ?
      Encore une victime des femmes ! (je rigole a peine, bcp de femmes en écologie, peu d’hommes de conviction …)

  • C’est quoi le rapport entre ces 3 « piliers » ? Quand je regarde le schéma et la comparaison, je préfère largement me tourner vers la droite, car le cercle « climat » ne veut rien dire…
    Par contre, la compétitivité, ça c’est un vrai sujet, et la sécurité énergétique (et ses innovations technologiques) permet de répondre au sujet philosophique du « climat » (le fameux combat dans une guerre démarrée par l’homme, booouuhhh)…

    • « le cercle « climat » ne veut rien dire… »

      Oui, mis entre guillemet cela fait référence à une position politico-scientiste (sans jugement). Alors que sans guillemet, c’est une validation de la « novlangue ».

      « Réchauffement climatique » passe car on ne peut nier le réchauffement si on ne précise pas de point de départ (quelques siècles ou millénaires de réchauffement sont indéniables). « Climat » est subjectif car il n’y a de climat que localement.

      Les 3 piliers portent un message d’équilibre auquel je souscris volontiers, mais pas à la simplification du problème à 3 aspects plus ou moins flous – sinon même avérés.

      J’ai aussi beaucoup de mal à accepter le terme « externalité ». Le fait que des facteurs à prendre en compte manquent est une évidence. Qu’on les maîtrise et que des groupes de pression donnent des leçons à tout le monde est plus discutable. Le fait que cela devienne une mode et un élément de langage de la « novlangue » me procure instantanément un avis défavorable (et partisan) aux remarques émises.

      Drôles de débats.

  • Les commentaires sont fermés.

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La décentralisation politique est un des princip... Poursuivre la lecture

Par Paul-Jacques Lehmann[1. Paul-Jacques Lehmann est économiste, professeur des Universités. Il est l'auteur de Le capitalisme est-il encore d'actualité ? publié chez Ellipses en 2012.].

Le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire a annoncé fin novembre la prolongation  jusqu’au 31 décembre 2022 du renforcement du contrôle des investissements étrangers pour protéger des entreprises françaises de secteurs stratégiques.

Cette mesure avait déjà été modifiée en 2018, date à laquelle le seuil de détention déclenchant le... Poursuivre la lecture

Par Benjamin Faucher. 

En 2019, le Parlement européen a déclaré l’état d’urgence climatique. Il faut dire que les sujets liés à l’environnement ont pris soudainement une ampleur considérable en 2019 : réchauffement climatique, extinction des espèces, effondrement de la société humaine… plus personne ne peut les éviter.

En tant qu’acteurs du débat politique, les libéraux ont évidemment leur rôle à jouer. Pourtant, face à l’ampleur des enjeux, force est de constater que nombre d’entre eux ne sont pas à la hauteur, loin de là.

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