Climat : les écolos font pression sur les banques

Sous la pression des climato-gauchistes les banques vont-elles cesser d’investir dans les énergies fossiles ?

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Climat : les écolos font pression sur les banques

Publié le 1 avril 2021
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Par Philippe Charlez.

Selon l’Agence Internationale de l’Énergie, les politiques nationales engagées depuis la COP21 ne permettront pas d’accéder à la neutralité carbone en 2050. Elles consentiront au mieux à maintenir les émissions au niveau actuel (35 GtCO2/an). Parallèlement à cette trajectoire de « politiques publiques », l’AIE a proposé un schéma dit « de développement durable ». Il permettrait de réduire drastiquement les émissions à environ 10 GtCO2/an.

Bien que fortement décarboné grâce notamment à l’amélioration de l’efficacité énergétique (premier levier) et à la mise en œuvre massives d’énergies renouvelables (second levier), le mix énergétique DD contiendrait encore en 2050 40 % d’énergies fossiles : presque plus de charbon, beaucoup moins de pétrole mais encore pas mal de gaz. Pour atteindre la neutralité carbone (à ne pas confondre avec le « zéro fossiles »), il faudra alors compenser les émissions résiduelles principalement grâce au CCS (Carbon Capture Storage – troisième levier).

Nécessaire investissement dans les énergies fossiles

Pour satisfaire une consommation d’hydrocarbures même fortement déclinante, il faudra donc continuer d’investir dans les énergies fossiles notamment le pétrole et le gaz. Rappelons qu’en 2019, sur les 1700 milliards de dollars investis dans l’énergie, 700 étaient toujours consacrés aux fossiles dont 400 à la partie exploration et développement de champs nouveaux.

Une hérésie selon les mouvements climato-gauchistes considérant que : « développer des nouveaux projets pétroliers et gaziers reviendrait à verrouiller l’économie mondiale dans la dépendance aux hydrocarbures » sous la pression « d’entreprises déjà chancelantes, vouées à disparaître et dont il est illusoire d’espérer qu’elles puissent changer sans contrainte ».

Leur principal argument repose sur un simple argument d’épuisement des réserves : les réserves prouvées et développées actuelles seraient largement suffisantes pour couvrir la queue de demande. « Chant du cygne d’entreprises déjà chancelantes et vouées à disparaître », de nouveaux développements seraient inutiles et priveraient le développement des énergies vertes de 400 milliards de dollars par an.

Climat : l’avenir de la pénurie

Nous avions dans un précédent article montré que nos détracteurs confondaient naïvement réserves et production. Par ignorance, ils faisaient abstraction du déclin naturel du « socle1 » (de l’ordre de 6 % par an) compensé grâce à la découverte, au développement puis la mise en production de champs nouveaux.

Arrêter d’explorer et de développer de nouveaux champs et se contenter de vivre avec la production du socle existant conduirait en quelques années à peine à une rupture structurelle offre/demande dont résulterait une flambée incontrôlée de prix source de tension internationale et de conflits sociaux.

Persistant dans leur démarche purement idéologique, ces mouvements font quotidiennement pression sur les institutions bancaires et les investisseurs internationaux pour qu’ils cessent de financer tout nouveau développement des énergies fossiles.

Tout le monde se souvient de la mise à sac spectaculaire du siège parisien de Black Rock en février 2020 par des militants déchaînés d’Extinction Rebellion et de Youth For climate avec des slogans (lutte des classes oblige) à la violence sans limite « le kérosène, ce n’est pas pour les avions, c’est pour brûler les flics et les patrons ».

Dans une étude datant de 2019, OXFAM France montrait du doigt quatre des principales banques françaises (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et BPCE) indiquant que « l’empreinte carbone en lien avec leurs activités dans le secteur des énergies fossiles avait atteint en 2018 plus de 2 milliards de tonnes de CO2 ».

L’ONG demandait la mise en place d’une législation pour garantir l’alignement des activités des banques avec l’Accord de Paris. Récemment, l’ONG Rainforest Action Network « notait certaines restrictions de financement comme les sables bitumineux mais déplorait que des banques engagées dans un objectif de neutralité carbone 2050 n’élabore pas de plan de sortie des énergies fossiles ».

Une clef de croissance

Malgré la pression médiatique et sociétale, la finance mondiale continue fort heureusement de financer tant bien que mal le développement des énergies fossiles. Une déficience d’investissements au cours des prochaines années pourrait avoir raison d’une filière qui reste aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, l’une des clés de notre société de croissance.

Le développement de champs d’hydrocarbures répondant à un « temps long » cette déficience induirait inévitablement une rupture structurelle des offres pétrolières et gazières mettant à bas une société de croissance déjà fortement abîmée par la crise du Covid-19.

Un résultat parfaitement en phase avec l’agenda des climato-gauchistes. Leur but ultime n’est en rien de solutionner la problématique climatique mais de l’instrumentaliser. Leur dessein reste toujours le même : la peau de la société de croissance et de son démon capitaliste et ce au mépris total du bien-être humain.

  1. Le socle est l’ensemble des champs existant et actuellement en production. Son potentiel 2019 était de l’ordre de 110 millions de bbls par jour.
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  • ben ..les écolo gauchistes ont beau jeu… si je crois ce que les gouvernement racontent.. ce que les médias reportent, la fameuse volonté citoyenne de se passer des hydrocarbures;…

    on hallucine… normalement les gauchistes devraient se réjouir de voir ces infames capitalistes investir dans des trucs qui vont droit dans le mur…

    car si je crois ce que j’entends , personne ne voudra de pétrole., de gaz ou de charbon… d’ailleurs ça ne sera même pas rentable..

    c’est les mêmes personnes qui veulent interdire les supermarchés parce que personne n’en veut..

    comment diable avoir réussi à convaincre tout le monde de dire  » je hais les supermarché » ou je hais le pétrole et le plastique..je rends hommage aux verts de savoir exploiter à fond la connerie des occidentaux…

    • Les écolos gauchistes n’ont que de la gueule, ils font de l’auto estime de soi sur les réseaux mais agissent comme tout le monde, la plupart sont dans les couches aisées de la société et ont une empreinte carbone plus élevée que la moyenne.

      • Pas la plupart. Tous ! Accessoirement, je n’ai jamais connu de pire employeur qu’un patron se disant « de gauche »…

    • Ce n’est qu’un avatar de la déresponsabilisation des citoyens par l’état. Tout le monde est tellement habitué à un cocon confortable où rien ne peut nous arriver, mais où pas grand chose n’est permis ou alors après un parcours du combattant administratif, qu’on n’imagine pas un seul instant que cela pourrait connaître une fin.

      Ceux qui ont connu ou qui connaissent encore la décroissance et la misère que le gauchisme provoquent font moins la fine bouche. Dommage qu’on ne peut pas envoyer les militants écolos en stage d’un mois dans la vie qu’ils nous préparent. Je pense que beaucoup en reviendraient vaccinés contre la connerie des occidentaux.

  • Bien d’accord avec la conclusion.

  • A supposer que cela marche et que le taux de co2 baisse qu’en sera til de leur politique zero viande tout vegetal, sans carbone, pas de végétaux pour nourrir l’humanité… Heureusement, tout cela est vain, le monde se révoltera avant contre ces illuminés. Savent ils que l’eau et les sols renferment une gigantesque quantité de co2 prête à compenser notre baisse d’emission ou leur puits d’absorption ?

  • J’ai entendu que WV arrêtait de concevoir de nouveaux moteurs thermiques….

    • Et qu’ils allaient se renommer en Voltswagen ? Cette info était un poisson d’avril.

      • Ah, ils ont fait voltface ?

      • Par contre Volvo est sérieux quand il annonce la même chose.

      • pour le renommage, oui. Mais pas pour les moteurs thermiques, l’ensemble des constructeurs arrêtent leur développement, à commencer évidemment par les moteurs Diesel (ceux qui émettent le moins de CO2, donc), poussés par les normes européennes de plus en plus draconiennes.

  • « la peau de la société de croissance et de son démon capitaliste » même pas, ceci est aussi un leurre . Ils veulent juste le chaos et à la faveur de celui ci le pouvoir . C’est ce que j’appelle la martingale des avides : ils veulent le pouvoir , ils veulent la gloire mais se savent incapable d obtenir l’un ou l’autre à la loyale alors la martingale est la démolition de l’autre. Un peu comme un sportif envieux et fumiste qui voudrait rendre tous les autres cul de jatte.

  • Les écolos sont les idiots inutiles de Larry Fink : https://www.blackrock.com/corporate/investor-relations/larry-fink-ceo-letter
    Quand les prédateurs financiers traîtres au libéralisme obligent les entreprises à se ruiner dans le vert par le haut, les Khmers verts le font par le bas !
    on n’est pas sorti du sable…

    • Certaines grandes banques américaines sont en train de mettre en place une jauge indiquant si le 401k (votre epargne retraite) est écolo-compatible. De là à dire que bientôt les entreprises et les secteurs mal notés vont être la cible d’attaques visant soit à les forcer à s’adapter à la doxa du moment soit à se voir refuser toute forme de financement…

  • Les banques n’ont pas besoin de pression pour agir dans le bon sens, le vert à la côte, y a forcément du pognon à se faire. Le vert est sexy en bref. Un dicton, l’occasion fait le larron, elles vont s’en mettre plein les poches… Qu’elles ont particulièrement vides après les 2 dernières crises financières et des taux absurdes… Les climatos machins… Manipulables et manipulés.

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