Youpi, du bon gros régalien, juste là où il faut !

Certains faits divers donnent une image exacte et peu rassurante de la priorité donnée au régalien dans le pays…

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Drogues Credit Eric Constantineau (Creative Commons)

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Youpi, du bon gros régalien, juste là où il faut !

Publié le 18 janvier 2021
- A +

par h16

En France, malgré les crises économiques, sanitaires ou politiques, on sait conserver le sens des priorités. Récemment, c’est dans le département de l’Isère que ce sang-froid républicain s’est le mieux illustré, avec une intervention aussi pertinente qu’indispensable des forces de l’ordre pour garantir une société apaisée et une morale sauvegardée.

Il était temps : de dangereux retraités menaçaient d’utiliser leur droit d’expression et d’association pour réfléchir à des questions existentielles et apporter des réponses que la société réprouve.

C’est ainsi qu’un retraité, ancien professeur de philosophie à l’Université, s’est vu placé en garde à vue avec une dizaine d’autres personnes pour soupçon de trafic de drogues. Non, il ne s’agit pas d’une resucée de Breaking Bad puisque la drogue dont il s’agit ici n’est pas de la métamphétamine mais plutôt du pentobarbital, un barbiturique interdit en France depuis 1996 dont un juge, saisi d’une enquête, soupçonne qu’il ait été fait usage pour aider certaines personnes à se suicider.

Pour le moment, les recherches de stupéfiants n’ont rien donné, l’association – dont le professeur était un ancien responsable – ne faisant que réfléchir et militer pour le droit à l’euthanasie.

Mais gageons qu’en mobilisant un nombre considérable d’heures de gendarmes, d’avocats, de juges et de fins enquêteurs, on parviendra à enquiquiner durablement ceux qui tentent de mettre fin à leurs jours avec des barbituriques, et qu’on les poussera plutôt à choisir des moyens d’en finir moins réprouvés par la société comme la pendaison, se jeter sous un train, se faire péter le caisson au calibre de chasse ou inhaler une bonne goulée de butane avant de faire partir en fumée le pâté de maisons environnant.

Il faut dire qu’on n’a que ça à faire, dans le pays et dans la région : tout est très calme.

Tenez, toujours en Isère, prenez Grenoble, tout à côté : c’est une ville fort calme, si calme, si paisible et si policée que cela permet aux forces de l’ordre de s’occuper de toutes ces petites affaires qui paraîtraient bien futiles pour les villes où délinquance, criminalité, trafics de stupéfiants et insécurité sont monnaie courante et qui, en conséquence, mobilisent la police en permanence.

C’est une bourgade à ce point calme que j’en parle assez régulièrement dans ces colonnes : grâce aux actions décisives d’Éric Piolle, son kmaire vert en charge de saboter la ville et sa communauté, on a déjà pu voir une nette amélioration du niveau de vie des trafiquants d’armes et de drogues (et pas que du pentobarbital, hein !), une vitalité renouvelée du marché des stupéfiants régionaux, une vigueur retrouvée des guerres de gangs locaux, en parallèle d’une redéfinition complète de ce que peut être un centre-ville permettant à toute l’équipe municipale de propulser le chef-lieu de l’Isère vers le royaume envié des villes à effet donut.

Encore une fois, les naïfs et les occasionnels de passage ici pourraient croire que j’exagère, mais la réalité a ce petit côté facétieux qui placent plutôt mes observations dans l’euphémisme. Ainsi, on découvre les palpitantes aventures de la crèche de l’Arlequin qui est fermée depuis le 5 janvier.

Il apparaît en effet que de sympathiques commerçants en substances euphorisantes mais malencontreusement illicites occupaient aussi régulièrement qu’illégalement le bâtiment de la crèche de l’Arlequin et que, suite sans doute à un petit différend commercial ou organisationnel, nos frétillants vendeurs en étaient arrivés à menacer le personnel de la crèche qui, le lendemain, avait alors exercé son droit de retrait.

La crèche fermée depuis lors, sa cinquantaine d’enfants et son personnel ont été habilement éparpillés par l’équipe municipale dans les crèches alentours, cette même équipe jugeant nécessaire que la tension retombe pour que tout rentre dans l’ordre.

Pour le moment, l’idée ne semble pas avoir germé au niveau municipal que ce genre de tensions puisse être résolu par l’usage de la force légale et qu’elle mène à un petit nettoyage des environs de la crèche, pour faire bonne mesure. Un peu de procrastination, une bonne couche de bisounourserie, quelques bougies parfumées accompagnées de solides prières pour un retour au calme permettront, on s’en doute, de régler le problème avec le brio qui caractérise Piolle et son équipe.

On a donc d’un côté les autorités légales qui s’amollissent progressivement au point de n’offrir plus aucune résistance à la pire racaille alentours, et de l’autre côté, les gangs qui usent de plus en plus d’arrogance et de violence, ces dernières se révélant largement rentables.

De fil en aiguille, Grenoble et sa région, à force de choix vraiment fûtés dans l’emploi du régalien, vont parvenir à gentiment remonter le classement des villes les plus violentes du monde (sachant que Grenoble est déjà bien positionnée dans le classement européen).

Pas de doute, à la lecture de ces éléments, on ne peut que s’exclamer, goguenard, « Sacré Grenoble ! Sacré Piolle ! » et les plus optimistes d’entre nous pourrons feindre de croire que ce qui se passe à Grenoble reste à Grenoble.

Malheureusement, il faut comprendre que cette ville est devenue, en quelques années de gouvernance écolo-boboïde gluante, un des phares nationaux indiquant la direction prise par toutes les autres villes à sa suite : Paris, Marseille, Nantes, Rennes, Lille et tant d’autres ont largement suivi la même pente de déliquescence choisie, depuis le choix de l’environnement contre les habitants notamment automobilistes, jusqu’à l’endettement plutôt qu’une gestion saine, sans oublier l’impasse sur l’insécurité, par pur calcul politique et idéologique foireux.

Ces villes voient s’accumuler les problèmes graves (sociaux, criminels, environnementaux ou simplement d’hygiène), mais une partie de leur population, la seule à continuer coûte que coûte à s’exprimer dans les urnes après avoir écœuré et ostracisé toutes les autres, insiste pour conserver la voie choisie, dans laquelle le simple fait de réclamer des rues propres et normalement sûres revient à passer pour un extrémiste de droite.

Ce qu’on observe en Isère est très malheureusement une parfaite illustration de la tendance générale : le régalien et la force légale ne sont plus utilisés qu’envers des citoyens sans défense et qui n’offrent aucune résistance. C’est catastrophique pour un pays de droit, ce sera en revanche parfait pour une dictature qui ne dit pas son nom.

Le pire n’est pas certain, mais il se met en place, fait divers après fait divers.

Français, tenez-vous prêts.


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  • À Grenoble, ils n’osent plus faire intervenir les forces de l’ordre et le ministre de l’intérieur. Il ne faudrait pas refaire une erreur de casting…

  • Mais non voyons, tout cela n’est qu’un sentiment d’insécurité…:p

    • Franchement, habitant Grenoble en centre ville je ne me sens pas du tout en insécurité. La police on ne la voit pas, et la racaille non plus vu qu’elle est complètement au sud, donc déjà l’effet donuts c’est complètement faux et serait difficilement praticable vu la topologie du coin.
      D’ailleurs même les coins soit disant craignos, c’est pas l’horreur, on est loin du Mirail, Saint Denis ou de Nanterre.
      Après Piole, n’est que maire, la police nationale ne dépend pas de lui. Et aux dernières municipales, on pouvait jouer aux 7 différences, je les ai toujours pas trouvé.

  • Fallait quand même oser sortir l’argument (en langue soutenue gauchiasse bien évidemment) : « Il nous semble crucial que l’animosité du groupe de personnes ayant commis des violences envers la crèche ne soit pas exacerbée »…
    Par contre, c’est le même adjoint qui te sortira que les gens doivent être verbalisé s’ils ne paient pas le parking… 😀

  • Une bonne partie de la population est très satisfaite de cette situation, les élus pour commencer puis leurs ouailles de banlieue. Rien ne vaut un peu de terreur pour faire marcher droit les mécontents. Ils sont à bonne école avec le gvt qui pratique la même méthode à l’échelle nationale.
    La solution serait biensur d’avoir des places de prison.. Mais il n’y en aurait jamais assez, la racaille arrive par bateaux entiers, .

  • Je vivais à Grenoble il y a encore 2 ans. Vers chez moi, en plein centre, il y a avait un point de deal connu de tous (un parmi d’autres, citons le quartier St Bruno, la Villeneuve etc..), où une dizaine de jeunes faisaient le guet et orientaient les clients vers le vendeur, chaque fois dans un immeuble différent du quartier.
    Une fois par mois environ, on avait droit à la descente d’une cinquantaine de flics qui bloquaient tout le quartier pendant une après midi. Nos jeunes bambins entrepreneurs se déplaçaient d’une centaine de mètre vers les quais de l’Isère et réorientait les clients. Le lendemain ils avaient repris leurs quartiers.
    J’ai assisté à ce spectacle sans exagérer une bonne dizaine de fois.

    • Nous sommes donc d’accord, les débiles qui organisent ces descentes sont stupides, ou le font simplement pour donner du sentiment de sécurité aux habitants.
      faudrait surtout pas arréter des méchants.. puisqu’on sait pas quoi en faire

      • Paradoxalement les points de deal ne sont pas des endroits insécurisés, loin de là. C’est juste que la sécurité est assurée par d’autres que ceux qui ont en principe le monopole de la violence légale.. Mais je peux vous promettre que là où le business se fait, il n’y a pas d’insécurité au quotidien, juste quelques règlements de compte de temps à autres.

    • Et quel était le résultat de ces descentes ? Parce qu’il y a une différence avec faire une descente et mettre en prison plusieurs années ces personnes ou les relâcher 2h plus tard avec un avertissement…

      • 500 gardés à vue , 480 libérés dont 3 rappels à la loi et 20 relâchés pour défaut de procédure je suppose….la loi est bien faite, surtout pour les malhonnêtes..

  • Oui, tout ça c’est bien sauf que c’était du tamoxifen-barbara-butanol. Nous sachons.

    https://youtu.be/QPqQ2_5Vmlo

  • Ma foi, vu la répartition efficace du gouvernement des exogènes dans les coins les plus reculés de France, pour « aider » à une sorte de salubrité des métropoles (lol), on peut raisonnablement penser que ce constat va se faire bientôt dans les ville de plus en plus petites. Au moins, il n’y aura plus de différence entre les aires urbaines et les territoires, chers à nos ministres. Et, enfin, on constatera que les migrants ne sont ni ingénieurs, ni médecins mais d’aimables soutiers des diverses mafias que nous accueillons avec bonheur pour un commerce florissant de proximité. D’ailleurs, il n’y a plus aucune mafia française vu le nombre de pays, pas trop bien notés sur l’échelle du développement économique ou l’indice de corruption, qui se sont trouvés une place au chaud chez nous. En éradiquant sèchement la concurrence.

    • La mafia grenobloise est italienne, et cela dure depuis bien longtemps, ils sont bien tranquilles mis à part un ou deux dessoudé de temps en temps, mais c’est entre eux.

  • Et oui, en France on ose le dire: Le suicide est à proscrire et le seul moyen de le combattre c’est le jusqu’au boutisme: Il faut condamner à mort ceux qui essayent de se suicider.

  • Le problème, c’est que vu le niveau de corruption des élus qui étaient supposés libéraux, vu l’enlaidissement des villes par des mafias supposées libérales, les gens ne savaient plus à quel saint se vouer alors ils se sont mis à voter à gauche et écolo… et ils se sont trouvés encore plus maltraités. La France est un pays désespérément mafieux où les gens sont désormais faits comme des rats, alors ils n’ont pas fini de se battre.

  • Y a t’il d’autres candidats ? Même la candidate RN à Grenoble était écolo-gentille.

  • Les commentaires sont fermés.

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