Chine : Jack Ma victime de l’ultrasocialisme

Longtemps en cour auprès du gouvernement chinois, Jack Ma, fondateur d’Alibaba et du système de paiement Alipay, propriétaire d’Ant Group avant son introduction en bourse, est désormais tombé en disgrâce.

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Jack Ma speaks at the Official Launch of Electronic World Trade Platform (eWTP) Africa Kigali, 31 October 2018 BY Paul Kagame(CC BY-NC-ND 2.0)

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Chine : Jack Ma victime de l’ultrasocialisme

Publié le 8 janvier 2021
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Par Simone Wapler.

En Chine et en France, il est permis à un mini secteur privé très encadré de subsister aux côtés d’un monstrueux secteur public savamment piloté par la bureaucratie agréée par le pouvoir.

Longtemps en cour auprès du gouvernement chinois, Jack Ma, fondateur d’Alibaba et du système de paiement Alipay, propriétaire d’Ant Group avant son introduction en bourse, est désormais tombé en disgrâce. Sur les réseaux sociaux le voilà devenu « capitaliste malfaisant » ou « fantôme suceur de sang ».

C’est un retour de bâton voulu par les autorités. Il est probable que le groupe de Jack Ma soit nationalisé.

Beaucoup de Français l’oublient mais la Chine reste une dictature. Le pays a tenté l’expérience du capitalisme de copinage : laisser partiellement fleurir une activité privée, non planifiée mais étroitement surveillée et dans des secteurs réservés.

SiècleDigital cite un article – aujourd’hui censuré en Chine – de l’économiste Zhang Weiying qui rappelle que les activités des entreprises chinoises sont très étroitement surveillées : « sans l’autorisation du gouvernement, vous ne pouvez pas entrer dans ces industries ». Le pays est passé du communisme pur à l’ultrasocialisme. Une version soft du communisme mais très éloigné du capitalisme libéral.

Fred Hu, actionnaire et administrateur de Ant Group, un des proches de Jack Ma s’inquiète de la disparition des libertés économiques :

Vous pouvez soit avoir un contrôle absolu, soit avoir une économie dynamique et innovante. Mais il est peu probable que vous puissiez avoir les deux.

« Peu probable » est un euphémisme.

Effectivement, dans une économie authentiquement libérale et donc dynamique, l’État laisse jouer les mécanismes d’autorégulation. Ils sont au nombre de trois.

Les clients d’abord

On ne produit pas ce qui n’a pas d’acheteurs puisque ça ne se vend pas et donc ce ne serait pas rentable. C’est évident, mais certaines évidences méritent d’être rappelées dans notre pays.

L’économie libérale s’appuie – contrairement à ce que prétendent ses détracteurs – d’abord sur le plébiscite des clients. Bien sûr, je parle de clients libres et non contraints, pas de clients subventionnés. En ce sens le capitalisme libéral est démocratique et pas dirigiste.

La concurrence ensuite

Si un produit ou service plait, est convoité, alors de nombreux entrepreneurs essaieront de le fournir mieux ou moins cher que l’offre existante. Le client a le choix contrairement à l’usager de l’ultrasocialisme qui erre dans les rayons désolants des magasins d’État sans pouvoir trouver ce qu’il aimerait.

La faillite enfin

Si une entreprise n’est pas rentable – car pas suffisamment plébiscitée par des clients libres de choisir – elle disparaît. Ce faisant elle arrête de gâcher des ressources, y compris des ressources humaines. Les salariés iront ainsi vendre leur temps à des entreprises rentables.

Si seulement un de ces mécanismes est entravé, le capitalisme libéral ne fonctionne plus, il devient inefficace. Pour que ces trois mécanismes d’autorégulation fonctionnent correctement, il faut que la législation soit adaptée, qu’elle protège la propriété, la liberté et la sûreté de chacun, sans exception, sans interférence, sans passe-droit, sans subvention (favoritisme) ou taxation (sanction) de tel ou tel groupe d’individus.

Une entreprise nationalisée ou subventionnée échappe aux mécanismes d’autorégulation. C’est ce qui explique les déboires d’Air France, EDF, SNCF, Areva, etc. Liste très (trop) longue au grand désespoir du contribuable français. Leurs clients captifs et contraints ne la contraignent pas à s’améliorer.

Il est possible que Jack Ma soit victime de son audace en ayant proposé d’acheter des bitcoins avec Alipay. Moyen de paiement privé et monnaie privée sont une combinaison dangereuse pour des gouvernements qui souhaitent avoir un droit de regard sur toutes les transactions et contrôler la quantité et le taux de change de leur propre monnaie.

Bien sûr ce que vous lisez n’est qu’une conjecture. Toutefois, il ne s’agit pas d’une théorie complotiste mais d’une évidence : les régimes totalitaires, sans exception, haïssent la concurrence monétaire.

La Chine et la France ont en commun cette tendance à l’ultrasocialisme. La Chine a abandonné le communisme mais pour une liberté conditionnelle et sous contrainte. Il semble qu’elle veuille désormais faire machine arrière, abandonner son expérience ultrasocialiste pour en revenir au communisme.

La France de son côté avance à grands pas vers l’ultrasocialisme. En 2020, avant l’épidémie de Coronavirus, 57 % de l’activité économique était sous contrôle étatique. En mettant le secteur privé à l’arrêt, sans jamais réduire son secteur public, le curseur va s’enfoncer encore plus loin vers l’ultrasocialisme, antichambre du communisme.

Schéma extrait de La Rage de l’Impôt

Où sera le curseur en France au moment du retour à la normale sur le plan sanitaire ? Probablement autour de 62 % d’activité contrôlée par l’État. En effet, la baisse du PIB a été presque exclusivement encaissée par le secteur privé, le secteur public restant intouché.

62 % d’activité étatique, 38 % d’activité privée, bienvenue en ultrasocialisme ! Pour mémoire, la République démocratique allemande, fleuron économique du bloc sovétique, tournait à peu près avec ce ratio. On y produisait des Trabant alors que de l’autre côté de la frontière, en République fédérale allemande, on produisait des Volkswagen, des Mercedes, des Audi…

Petite blagounette de l’époque :

« Pourquoi faut-il toujours prendre l’option dégivrage vitre arrière sur une Trabant ?
– Pour ne pas se geler les mains en la poussant… »

En France, avec l’épidémie de coronavirus, beaucoup de gens constatent la désastreuse gestion bureaucratique des masques, du gel, des tests, des soins et enfin des vaccins et concluent que quelque chose ne tourne pas rond.

Face à ce constat d’échec, une partie de la population – la même qui dénonce en période normale l’ultralibéralisme – souhaiterait que l’État intervienne tout autant (voire davantage) mais autrement. Converger vers le modèle chinois, en quelque sorte.

Une autre partie de la population souhaiterait au contraire tourner le dos à l’ultrasocialisme mais l’offre politique correspondante a du mal à percer. C’est naturel car partis politiques, grands medias et syndicats ne vivent pas de leurs électeurs, lecteurs et adhérents respectifs. Ils vivent tous de subventions et leurs divergences ne portent que sur leurs parts respectives de ces subventions qu’ils entendent préserver et même augmenter.

 

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  • Très bon article mais par pitié, Mme Wapler, ne tombez pas dans le cliché de nos adversaires politiques. Il n’y a pas plus d’ultraliberalisme que d’ultrasocialisme.

  • Avec un secteur privé de plus en plus minoritaire, il n’y a pas d’ultraliberalisme. Il n’y a que de l’ultrasocialisme. C’est ce que dit l’article.

  • Article vrai dans l’ensemble mais l’auteure ne mentionne pas un petit fait « problématique » pour sa doctrine économique : la Chine n’en serait pas là sans le capitalisme libéral : comme M. Wapler le dit, il faut des clients. Les clients furent et sont les milliers d’entreprise occidentales avides de rentabilité (c’est normal et souhaitable) et de profits supplémentaires (parfois discutables…). La Chine se nourrit depuis des décennies du capitalisme. Ce dernier est à la fois formidable comme outil, mais très néfaste en tant que but ou laissé à lui-même.

    • « mais très néfaste en tant que but ou laissé à lui-même. »
      Ah bon? Parce que le capitalisme chinois est laissé à lui-même en Chine et non un outil autorisé et contrôlé par le pouvoir en place pour son propre profit?

      On est donc plus malheureux en Suisse, Angleterre, USA, Hollande ou même HongKong (avant son rattachement) qu’en Chine? Pourquoi donc tant de personnes ont cherché et cherchent encore à quitter la Chine pour aller dans ces maudits pays au capitalisme plus libre sans moins de contraintes?
      Ils sont abusés par la propagande effrénée ultralibérale et capitaliste? Pourquoi ne se précipitent pas tous chez nous 🙂 ?

      • Je ne suis pas sûr que tant de personnes chercheraient encore à quitter la Chine pour certains pays dits capitalistes comme la France si elles étaient mieux informées sur le capitalisme français… 😉

        • Euh, peu de chinois cherchent à venir en France. Ils sont au courant. Ils préfèrent les pays que je vous ai cités.

          • Article de Slate de 2010 : « La France est le pays d’Europe qui compte le plus de personnes originaires de Chine. On estime la communauté à 600.000 ou 700.000 personnes, d’après Pierre Picquart, spécialiste du monde chinois. Il faut s’en tenir à ces estimations, le recensement français ne tenant pas compte compte de l’origine ethnique. »
            Puis-je vous demander d’où vous tenez l’information que « peu de Chinois cherchent à venir en France » ?

            • Les chiffres de Slate sont exacts. Ils recoupent d’ailleurs ceux avancés par Wikipédia.
              Mais vous ne les interprétez pas de manière adéquate.
              Quand on parle de population d’origine chinoise, cela inclue les immigrés récents mais également tous ceux présents depuis longtemps, ainsi que les 2è et 3è générations même s’ils ont abandonné la nationalité chinoise. Cela explique la différence avec les chiffres de l’INSEE qui ne considère que ceux ayant la nationalité chinoise et qui sont 108000 en 2019.

              Et encore, cette donnée n’indique pas l’ancienneté de la présence des individus sur le sol français.
              On peut cependant en avoir une idée en regardant la croissance de l’effectif en question (cf lien 1): selon l’INSEE 108000 chinois en 2019 contre 104000 en 2018 soit +4000 en 1 an. C’est peu, et encore, c’était encore moins de 2014 à 2018 +1000 à 2000/an en moyenne, avec même une baisse en 2016.
              La croissance est donc faible en chiffre et sans doute plus faible en immigration car cette croissance inclus les nouveaux arrivants et les chinois nés en France dont les parents demandent à conserver leur nationalité chinoise. Il doit y en avoir mais je ne pense pas que cela concerne ceux qui ont fui le régime chinois ( 🙂 ).

              Si vous comparez avec les chiffres des entrées par nationalité d’immigrés tjrs selon l’INSEE (cf lien 2), il y a eu 6900 chinois immigrés en France en 2018. Si la croissance totale du nombre de chinois présents en France n’est que de +4000 de 2018 à 2019, c’est que soit certains ont pris la nationalité française et sont sortis des stats (option flatteuse pour la France) soit sont repartis en Chine (peu probable) ou ailleurs (option peu flatteuse pour la France).
              Seuls les cambodgiens, Laotiens et Vietnamiens ont une augmentation annuelle plus faible. Quant aux nationalités dont la présence est en déclin, on retrouve les britanniques, l’Amérique (Nord et Sud) ainsi que l’Océanie.

              Bref, vu le nombre de chinois en Chine et l’importance de la diaspora chinoise (environ 40 millions de par le monde), c’est très peu.
              De plus, cette faible croissance par rapport à l’effectif global des chinois présents en France, montre que cet effectif s’est principalement constitué il y a longtemps. Sans doute à une époque où l’économie et les possibilités de travail en France étaient encore attrayantes et où le régime chinois était plus dur.

              Lien 1 : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2381750#tableau-figure1_radio1
              Lien 2 : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2861345#tableau-figure1_radio1

              • Très beau travail malheureusement incomplet : vous devez faire le même pour les autres pays pour voir si c’est la France qui rebute spécifiquement les migrants chinois ou si ce sont moins de Chinois qui quittent la Chine en raison de l’indéniable amélioration des conditions économiques de ce pays apportées par le capitalisme d’état.

                • 🙂 Mon ami, à vous de travailler un peu! J’ai simplement répondu à votre question et corrigé l’interprétation de votre source.

                  Si vous voulez savoir pour le reste à vous de voir. Rien que sur Wikipédia, on constate que l’immigration chinoise légale aux USA était de 35-40000 personnes/an dans les années 90 et qu’elle est maintenant à peu près stable tournant entre 62-65000/an depuis 2014, les chinois occupant la 2è ou 3è place du podium des nationalités immigrant aux USA.
                  Pour la France, les chinois sont très loin dans le classement des immigrants.

                  • Je vous invite à lire l’article « https://www.francetvinfo.fr/societe/qui-sont-les-600-000-chinois-de-france_1680445.html »
                    Ensuite, à relire le lien Wiki sur la diaspora chinoise : il n’y a que 460.000 Chinois en UK mais il y en a 1.200.000 au Pérou (sur une population de 32 millions) et 510.000 au Vénézuela (certes le PC y a été interdit pendant des années, mais depuis au moins 30 ans, ce n’est pas un paradis non-socialiste). Notons les 340.000 Chinois d’Italie et les 250.000 d’Espagne. Pourquoi parler de ces pays et pas de la France ? Parce que vous dites que les Chinois ne viennent plus beaucoup en France car ce n’est pas assez libéral / trop socialiste. Or à la vue des pays cités ci-dessus, cette raison est totalement bancale et ne repose sur rien.

      • Changez d’échelle pour comprendre mon propos : le producteur/fabricant/possédant l’outil de production/le capital, c’est l’entreprise chinoise, qu’importe qu’elle soit contrôlée par l’état ou par des capitaux privés (ou les deux). Le client/consommateur, c’est le grossiste/particulier/magasin européen/USA dans ce cas. Du point de vue purement capitaliste, la concurrence a bien lieu : la Chine a raflé le pactole de la production et basta. Que les conditions de travail des ouvriers soient mauvaises, que le possesseur du capital (qui s’enrichit à chaque paire de chaussette achetée) exploite/torture/enferme des gens (Ouighours par exemple) ou maltraite/surveille/impose une dictature à ses travailleurs/citoyens, ce n’est pas le problème du client (en théorie). Ce merveilleux capitalisme irresponsable, amoral (comme le pur capitalisme est par définition) est la source d’enrichissement de la Chine, est ce qui permet à un gouvernement dictatorial communiste (notion très discutable) d’asseoir son pouvoir sur son peuple et sur le monde de plus en plus.
        Vous posez l’individu dans un système capitaliste, mais ici, l’acteur n’est pas un individu, c’est un gouvernement.
        Le capitalisme doit être un moyen, une manière de faire des affaires, sous contrôle moral des individus, sous une certaine réglementation, avec des limite. Sinon, un acteur comme le gouvernement chinois vous bouffe tout cru.

      • A l’époque du mur, combien d’allemands de l’ouest ont franchi le mur pour se réfugier dans ce paradis qu’était, au dire de ses dirigeanst, la RDA?

  • la liberté fait peur, car elle implique la responsabilité.

  • Qu’est-ce qui stoppe une Trabbi ❓
    Un chewing-gum 😉
    Patience, on y arrive …

  • « Une autre partie de la population souhaiterait au contraire tourner le dos à l’ultrasocialisme mais l’offre politique correspondante a du mal à percer. »

    « Si une entreprise n’est pas rentable – car pas suffisamment plébiscitée par des clients libres de choisir – elle disparaît. Ce faisant elle arrête de gâcher des ressources, y compris des ressources humaines. Les salariés iront ainsi vendre leur temps à des entreprises rentables. »

    Est ce qu’on peut mettre en parallèle ces deux idées?

  • Comprends pas bien la différence entre le communisme et l’ultra-socialisme… C’est nouveau ça vient de sortir ?
    Pour moi, la Chine est toujours communiste. C’est toujours le parti communiste qui dirige le pays.
    Retour chez nous : qualifier d’ultra-socialiste la France au seul prétexte que son taux de prélèvements obligatoires est de 57 %, et laisser entendre que le pays est aux portes du communisme, alors que toutes les entreprises nationalisées sous Mitterrand ont été privatisées et que le parti communiste fait des scores électoraux voisins de zéro… bref, tout ça est une plaisanterie de mauvais goût.
    L’hyperbole, l’outrance et autres galéjades ne sont amis ni de la pertinence ni de l’intelligence…

  • La dernière phrase tue !

  • Bof, je ne partage pas votre analyse.
    Ce monsieur étais mondialiste, il étais voué a la potence quant il a rejoint la secte il y a des années.

    On as aucune certitude, il n’est pas dit que ce sont les chinois, une autre branche de la secte, une autre secte, n’importe quel pays étranger qui la combat et qui a eu l’occasion.

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