Le capitalisme, cette richesse détestée des socialistes

Ceux parmi nous qui soutiennent le capitalisme savent à quel point il est une source de richesse dans notre économie moderne.
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Capitalism by Aschevogel (CC BY-NC-ND 2.0)

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Le capitalisme, cette richesse détestée des socialistes

Publié le 4 janvier 2021
- A +

Par John D. Waterman.
Un article de The Foundation for Economic Education

Ceux parmi nous qui soutiennent le capitalisme savent à quel point il est une source de richesse dans notre économie moderne. Ils savent aussi que les États ne créent pas de richesses mais ne font que prélever l’argent des gens suffisamment productifs pour générer un profit à partir de leurs efforts.

Beaucoup de ceux qui sont en désaccord avec nous pensent que le capitalisme n’est qu’un jeu à somme nulle anarchique qui offre aux riches la possibilité d’exploiter les pauvres et voler le fruit de leur travail. Qui a raison dans ce débat controversé ?

La loi de la jungle

Pour nous aider, commençons par observer ce qui différencie, entre autres,  les hommes des animaux. Ces derniers vivent réellement en anarchie. Ce terme signifie « sans État », ce qui correspond bien à l’environnement dans lequel ils évoluent.

Les animaux doivent s’affronter pour survivre sous la loi de la jungle, là où le pouvoir fait le droit, où la fin justifie les moyens et où la violence est l’arbitre des conflits. Ils mettent œuvre des classements au sein de leurs meutes ou troupeaux. Tous s’affrontent pour la meilleure place et finissent ainsi par s’organiser en hiérarchies qui dictent le rôle de chacun dans leur société.

Les hommes, eux, ne sont pas obligés de vivre en anarchie et peuvent au contraire organiser différentes formes d’États pour décider du contrôle des membres de la société. Cela dit, ils forment aussi des hiérarchies ; simplement elles peuvent prendre des formes plus variées. Le chef dirige et les travailleurs, essentiellement, s’exécutent tout en essayant de se frayer une place pour un meilleur poste. Tous ceux qui ont déjà été employés ont pu observer ce genre de comportements sur leur lieu de travail.

Producteurs versus consommateurs

Comparons maintenant la concurrence au sein du monde animal primitif à la concurrence dans les sociétés humaines plus avancées. Imaginons un groupe de lions vivant dans le Delta d’Okavango au Botswana et se nourrissant d’un troupeau de buffles. Quand un lion tue un buffle, selon la hiérarchie établie dans la troupe, le chef sera le premier à se servir sur la carcasse. Une fois repu, les autres lions pourront se nourrir, toujours dans l’ordre hiérarchique.

Les lions sont à la merci de la nature qui leur offre une quantité limitée de nourriture : le troupeau de buffles. S’il y a une sécheresse, le troupeau déclinera, et les lions auront alors moins à manger. Si la météo et le débit de la rivière sont plus avantageux, le troupeau de buffles prospérera et par conséquent le groupe de lions aussi. Ils n’ont aucun moyen de gérer la santé et le bien-être des buffles, alors même qu’ils sont leur seule source de nourriture. Les animaux sont bloqués dans leur environnement naturel limité, sans aucun moyen d’améliorer leur mode de vie anarchique. D’un point de vue économique, les animaux sont consommateurs et n’ont aucun moyen de devenir producteurs.

Que fait l’Homme dans une telle situation ? Par exemple, ceux qui aiment les côtelettes d’agneau rassembleraient un troupeau de moutons dans un pâturage cerné par une clôture qu’ils édifieraient afin de le protéger des autres prédateurs. Ils procureraient aux moutons de quoi boire et manger, et un environnement propice à leur reproduction pour agrandir le troupeau. Ils remarqueraient que leurs moutons produisent de la laine pouvant être récoltée et transformée en étoffe pour confectionner des vêtements ou d’autres objets.

Celui qui découvre qu’il aime les pommes mettra de côté une partie de sa récolte effectuée sur le pommier trouvé dans la forêt, et plantera des graines pour créer un bosquet, puis un verger. Dès qu’il possèdera suffisamment de pommes pour sa propre consommation, il pourra utiliser l’excédent pour nourrir les moutons, ou bien le vendre à ceux qui le souhaitent.

Capitalisme et création de richesses

Par leur ingéniosité et leur travail, les individus créent de la richesse là où elle n’existait pas auparavant. Ils peuvent produire plus de côtelettes d’agneau et de compote de pommes qu’ils n’en ont besoin. Cette richesse devient un bénéfice pour la société. Les humains ont donc la capacité d’utiliser leur intelligence et leur travail pour faire prospérer leur espèce, là où le travail des lions dépend des ressources limitées fournies par mère Nature.

Dans un système de liberté économique et de libre concurrence où l’individu possède les moyens de production et la liberté de disposer de sa propriété comme bon lui semble (une définition viable du capitalisme), il est motivé à continuer à travailler pour créer encore plus de richesse et l’échanger avec des pairs contre le fruit de leur travail. Contrairement aux animaux, les Hommes peuvent devenir des producteurs en plus d’être de consommateurs.

Le secret du capitalisme

Notez que les hommes et les femmes perdront leur motivation à travailler et créer de la richesse s’ils ne peuvent en tirer bénéfice. La personne qui crée un grand troupeau de moutons et un verger de pommiers et qui est ensuite lourdement taxée par l’État, pourrait estimer que son travail n’en vaut pas la peine. De même, si des bandes de voleurs errants volaient les fruits et les moutons, leur propriétaire réaffecterait une partie de son temps et de son travail à cacher sa richesse et sera dès lors moins productif.

Les socialistes aujourd’hui qui voudraient vous faire croire que la concurrence dans un environnement capitaliste n’est qu’une autre forme d’exploitation anarchique, n’appréhendent pas la réalité de la situation.

Voici maintenant divulguée l’origine du titre de cet essai : c’est une citation issue du livre de George Reisman Capitalism : A Treatise on Economics. Il résume le concept avec éloquence  :

« […] dans le capitalisme, la concurrence est diamétralement opposée à la loi de la jungle : c’est une concurrence entre producteurs pour produire des richesses, et non entre consommateurs pour consommer des richesses ». (chapitre 10, paragraphe 10)

Article initialement publié en janvier 2019.


Traduction pour Contrepoints de « Capitalism : Understanding Its Secret ».

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  • ils détestent l’argent ? alors pourquoi y a t il autant d’élus socialistes (et autres )qui ont des casseroles ou des condamnations pour des abus, ou avoir pioché dans la caisse ,ou profité de la possibilité d’engranger que leur offrait leur poste?

    • Pourquoi?
      Mais parce qu’ils détestent l’argent qu’ils ne possèdent pas.

    • certains vont jusqu’à le dire : ils n’aiment pas les riches. Bien qu’ils touchent chaque mois plus que 99% de la population française au titre de diverses retraites et autres. Mais chez eux, c’est pas pareil : ils touchent de l’argent public, il a été purifié par Saint Fisc.

  • Même Karl Marx a eu besoin de l’aide financière d’un « illuminé » riche appelé Friedrich Engels pour pouvoir imprimer son stupide « Capital » qui lui dénonce le pouvoir de l’argent.

    • Avez-vous seulement lu « Le Capital » ?
      Non bien sûr, comme la majorité de nos contemporains.
      Saviez-vous que « Le Capital » est une oeuvre en 4 tomes ?
      Evidemment non.
      Etes vous conscient que « Le Capital » est une oeuvre philosophique (et non politique, Marx étant l’anti-politique absolu) ?
      Saviez-vous que Marx prône l’abolition de l’Etat dans « Le Capital » ?
      Saviez-vous que les oeuvres de Marx étaient interdites en Union Soviétique ?

  • Le capital est associé à la spéculation au sens noble du terme..
    Je garde du blé pour le semer, je garde la vache pour faire des veaux et donner du lait.. car je suis bénéficiaire sur le long terme..
    la spéculation implique, le risque mon blé peut pourrir ma vache mourir..ou avorter..
    le chasseur cueilleur spécule aussi, il fabrique des flèches, spécule sur le retour du gibier..

    La notion de propriété du sol est sans doute plus cruciale.. car elle est une raison de conflit potentiel entre humains et groupes humains. La propriété du sol est un pur artifice et une convention qui définit le groupe elle fait disparaitre la violence au sein du groupe. mais peut l’exacerber vis à vis d’autres groupes.

    Il faut lutter contre la nature.il faut lutter contre d’autres groupes humains pour obtenir les « richesses » de la nature.

    le socialisme prétend reposer sur le partage des ressources en SUPPOSANT le partage de la peine.. Le partage de la peine peut facilement se voir sans un groupe réduit où les taches sont semblables..si facilement que le travail de « police et de contrôle » est imperceptible. Les règles sont faciles à établir et si tu n’es pas d’accord, tu quittes le groupe.. quand le groupe croit en taille.. quand tout est « possédé » et être en désaccord signifie être en conflit ça devient « impossible »..

    • tout ça pour dire…le socialisme est une vue de l’esprit..inhumain.

      • Et il nous ramène à la condition animale citée dans l’article! Les plus forts, c’est à dire ceux qui détiennent le pouvoir, se servent en premier laissant les miettes aux autres, comme cela se passe dans tous les régimes socialistes!

    • La propriété du sol est née avec l’agriculture, car lorsque vous vous êtes échiné durement toute l’année pour obtenir une récolte, ce n’est pas pour que les autres vous la vole! La propriété garantie votre droit à récolter le fruit de votre travail.

      • non avant..les éleveurs de rennes..
        la propriété de rivières à saumon etc etc…

        ce n’etait pas formulé..pas pensé..juste ..vous dégagez..d’ici pas la place pour vous.

      • Non. Totalement FAUX. Totalement HISTORIQUEMENT FAUX.
        Pourquoi on parle de forêts « communales »?
        Avant l’arrivée du capitalisme, les terres étaient propriétés des seigneurs et de l’église. Cependant, la propriété d’USAGE, était de rigueur: cela signifie quoi? Que même sans avoir la propriété privée du terrain, ils avaient la garantie du droit à planter et récolter. Pour l’usage de ces terrains, c’était les villageois dans leur ensemble qui se le répartissaient.

        C’est avec l’apparition du capitalisme que les terres ont été privatisées et que les clôtures sont apparues. A ce moment la, les paysans n’ont plus eu le droit d’usage sur les terres anciennement communales et se sont retrouvé dans la pauvreté et la famine. Ca tombait bien pour le Kapital, les usines avaient besoin de gens offrant leur force de travail, la seule chose qui leur restait. Et c’est ainsi que les paysans autonomes sont devenus les ouvriers asservis dans le rapport salarial.
        Je vous invite à vous documenter plutôt qu’écrire des conneries tellement grosses que ça va faire planter nos ordinateurs.

        • attendez… d’abord définissez la notion de propriété..

          dès lors qu’il ya un groupe humain le concept de ce qui est à toit ce qui est à moi apparait dans un groupe..

          ce dont vous parlez est un vision étriquée de la propriété..
          dès qu’il ya une petite société..

        • « Avant l’arrivée du capitalisme »

          Qui a inventé le « capitalisme » ? Quand ? Puisque vous parlez d’un avant, vous pouvez aussi définir un après, bref une date d’apparition.

        • Quand vous dites « avant l’arrivée du capitalisme » vous voulez dire « avant l’arrivée du progrès » non ? C’est lui qui a amené à créer des usines pour diffuser le confort. Les paysans voulaient-ils rester paysans chauffés par l’étable et éclairés à la bougie ? Ou ont-ils apprécié le confort issu des machines et appareils fabriqués dans les usines ?

  • Citation qui aurait pu se poursuivre ainsi :
    Le socialisme est la forme moderne de la loi de la jungle (concurrence entre consommateurs) et son Etat obèse est la grande fiction (à somme nulle) à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde.

  • Jerémy Lapurée
    4 janvier 2021 at 9 h 50 min

    Absolument d’accord avec le fond de l’article.
    Une remarque toutefois sur le rôle de l’Etat qui y est tout à la fois présenté comme un parasite et comme une besoin d’organisation cohérente : un Etat, ou tout autre nom qu’on puisse donner à l’organisation d’un groupe d’individus, est nécessaire pour créer les conditions de vie et d’actions permettant à un pays de prospérer. Il ne peut y avoir de marché libre, de concurrence saine, d’entreprises performantes, de capitalisme vivifiant sans un Etat centralisateur et régulateur – au sens où il impose des règles communes sur tout le territoire et s’assure qu’elles soient respectées (pas au sens francais/jacobin, où toutes les décisions sont prises à Paris).
    Les pays sans Etat sombrent rapidement dans le chaos ou n’en sortent jamais et ne deviennent jamais prospères.
    A l’inverse, une fois qu’il a garanti le bon fonctionnement de la société, en offrant aux individus une liberté optimale sur le plan politique et économique, il doit se faire le plus discret possible.

  • [4 jan 2021]
    Le capitalisme convertit la pulsion d’égoïsme en prospérité généralee, le socialisme convertit la pulsion de jalousie en misère générale.

  • J’aimerais juste rappeler une chose: Le capitalisme tue au minimum 20 millions de personnes par an. Du fait de la « concurrence civilisée » entre les « producteurs » (non, entre les propriétaires des outils de productions, les producteurs, c’est les travailleurs qui ne possèdent que leur force de travail), 20 millions d’humains (dont un paquet d’enfants hein), n’ont pas assez d’argent pour se payer à manger, à boire ou pour se soigner.

    20 millions, c’est une fourchette basse, parce que, rappelons que la sagesse du Capital favorise toujours autant la pollution (de l’alimentation à l’atmosphère) et détruit tout (dont les barrières de corail et autre) le tout dans un gaspillage généralisé…

    Donc, trouver « cool » un système économique qui mène l’humanité à sa perte… Heu…

    • 1. D’où tenez vous ces chiffres ?
      2. Sans capitalisme, ni progrès inhérents (logements, transports, alimentation, santé…) combien de morts en plus ?

    • Le capitalisme mène l’humanité à sa perte, et ce donc depuis des siècles maintenant. Entre temps la condition humaine s’est pourtant améliorée. J’imagine que c’est sur le « long terme » qu’il « détruit tout ».
      La malnutrition dans le monde baisse, mais j’imagine que la pollution va tuer tous ces pauvres enfants mieux nourris, à moins que la vieillesse ne les emporte en premier…

    • Merci, enfin un nouveau troll pour mettre un peu d’ambiance.

  • Excellent article et excellente citation de Reisman.
    Comme toujours le mot « capitalisme » suscite discussion parce qu’il faudrait d’abord se mettre d’accord sur une définition, et qu’il est compris par beaucoup dans des sens différents, et que dans les médias et la société il est souvent présenté comme un épouvantail, notamment par les idéologies de gauche.
    Le mot « capital » par contre est tout à fait clair, il est synonyme d’épargne et de progrès. Aucune société humaine dépassant le stade animal ne peut se passer d’accumuler du capital. Même le plus fruste des chasseurs-cueilleurs veillera jalousement sur son « capital », au minimum ses armes et ses outils.
    Quant au « capitalisme », si l’on entend par là la propriété privée des moyens de production, il peut donner lieu à un grand nombre de variantes d’organisation de la société, depuis le « capitalisme de connivence » dans une société apparemment démocratique jusqu’à la captation totale par une oligarchie dans une dictature, de gauche ou de droite. Ce n‘est que s’il est régulé dans une société vraiment libérale d’hommes libres et responsables qu’il peut donner sa pleine mesure pour le bien-être de tous.
    Les slogans simplistes du genre « 20 millions de morts » « qui mène l’humanité à sa perte » dénotent une vision biaisée et « rousseauiste » de l’histoire, malheureusement souvent propagée par des intellectuels d’inspiration marxiste.

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